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MOBIUS UNLEASHED Chapitre 1

Publié par Viper Dragoon le 3 juillet 2009

Le chapitre 1 va commencer à introduire le monde et les personnages, important donc si vous voulez suivre, beaucoup d’exposition d’intrigue dans ce chapitre important qui s’arrêtera chronologiquement à la fin de la cinématique d’intro de Sonic Unleashed. Prochain chapitre dimanche.



Aphrodite et White, à bord du Cargo de luxe Shnelles Gloire
(Cliquez sur l’image pour la musique d’ambiance du chapitre)
Art de MOT

Séquence d’ouverture

Putain, putain... Malgré tous les ventilateurs je continue à cramer comme une grosse chipolata poilue. Quel été pourri. Ça m’apprendra à être né avec de la fourrure sur le dos tiens. Encore une journée d’été chaude, annonçant plus de journées où il fera encore plus chaud, et où les femmes porteront encore moins de vêtements. Remarque, ça m’arrange un peu faut dire hé hé hé. Quand la vie n’est pas facile, faut savoir profiter de tous les petits plaisirs qui la composent. C’est un peu notre philosophie, à nous les mobiens. Bien dans not’tête, bien dans not’ corps et on en a bien besoin avec toutes les merdes qui courent dehors, jveux dire, wow. Un petit cours d’histoire pour ceux qui prennent le tram en route :

Nous sommes le 14 juin 2404, tout ça doit vous sembler vachement futuriste mais croyez moi, c’est juste une question de calendrier, enfin chuis pas expert hein. On est en 2404, ça va faire genre, bientôt 300 ans que les territoires humains unis sont devenus les fédérations unies et ont créé le gouvernement mondial. Il faut dire qu’à peu près le monde entier était déjà à leurs bottes à l’époque. Une nouvelle ère s’ouvrait, le monde, dirigé par les humains, pour les humains. Résultat des courses on a reçu le droit de vote il y a deux ans accompagné par l’égalité des salaires, trois siècles qu’on attendait ça. Faut dire que les humains ne voient pas les gens de notre espèce d’un bon œil.

Ouais, des mobiens, des animaux à forme humaine, ça t’étonne ? Ben pourtant on est plein, un tas dans ce monde, jte raconte pas. Y’a une époque on était les boss, jveux dire, y’a pas photo on te rentrait dans une armée de gus et on faisait le ménage en cinq minutes montre en main avec nos biceps d’athlètes et notre habilité. Mais les humains sont de plus en plus nombreux et ils ont fini par inventer la technologie, et face à des canons et à de l’artillerie nos techniques ancestrales en ont pris un coup. Au final c’est eux qui ont dominé le monde. Depuis notre espèce survit comme elle peut, y’en a qui ont la chance d’avoir un bon job comme moi, mais la plupart errent sans trop savoir où aller dans des réserves construites spécialement pour eux, ou bien partent faire fortune en ville pour finir à la rue. Pour les bonnes gens bien comme il faut c’est un problème. On a la réputation d’être soupe au lait et de s’emporter facilement, détruisant tout sur notre passage. C’est la bonne vieille histoire, on se laisse un peu emporter après avoir picolé un coup et on finit en taule. C’est des pauvres types qui vivent dans un autre temps, des préceptes comme l’honneur et la fierté sont en perdition devant les lois et décrets. On n’est pas vraiment des bureaucrates, on a le sang chaud, on aime bien la castagne. Les humains nous ont imposé leur système de valeur, d’argent, et leur bureaucratie, ils nous ont forcé à nous adapter.

J’avais la volonté de m’en sortir, j’ai bossé et trimé dur pour ça. Mais j’ai rencontré que du mépris. Alors quand on m’a proposé d’aider à pirater l’ordinateur de l’armée et qu’une bonne paye était à la clef ; j’ai accepté. J’ai joué quitte ou double, et j’ai perdu. Trainé devant le Commander, je lui ai proposé de m’embaucher plutôt que de me jeter en prison. Et c’est comme ça que je suis devenu militaire. Envoyé au front, dans les commandos suicides, j’étais au fond du gouffre, enfin, de la tranchée, mais j’ai toujours réussi à m’en tirer et tout ce qu’on peut dire c’est que j’en ai pris pour mon grade, au sens propre du terme.

Il faut savoir que mon métier n’est pas de tout repos, laisse moi te présenter les choses telles qu’elles se sont produites : Les fédérations unies avaient gagné, elles avaient main mise sur tout le vieux monde et ont eu de nombreux siècles pour le changer. Mais assez récemment de l’opposition a commencé à naitre, y’a quelques années de ça un type qui se faisait appeler le Dr Eggman est apparu. En à peine une journée il avait réussi ce que les fédérations unies s’évertuaient à faire depuis presque mille ans, faire tomber le dernier empire mobien indépendant sous sa coupelle : Mobotropolis. En une journée à peine, l’ancienne capitale devint le point de départ du docteur pour batir son empire provoquant des vagues d’immigration sans précédent vers les fédérations. Depuis, l’Eggman Empire fait la nique au gouvernement mondial. Nul doute qu’il aurait déjà réussi à mettre la main sur le monde s’il n’y avait pas eu...Mais bah vous connaissez cette histoire non ?

Ces dernières années une crise économique a également commencé à ravager le pays, une société jusqu’alors inconnue a trouvé le moyen de racheter la plupart des autres et à se hisser dans un conglomérat surpuissant. La Shnelles Corporation est à la tête de 74% des entreprises du pays à présent, les autres se font lentement grignoter inexorablement jusqu’à la faillite. Le gouvernement n’a pas trop aimé ça, et il s’est retrouvé pris entre deux adversaires de taille, l’un sur le plan économique, et l’autre sur le plan militaire. Pris en sandwich, pauvres types. J’aimerais pas être dans leurs bottes... Mais j’y suis, vu que je bosse pour eux. Et c’est pendant ces dernières années que les choses ont vraiment commencé a devenir moches.

Notre présidente a été victime d’un coup d’état, laissant à sa place un homme pas net pendant un an. Auguste Winston, candidat du Parti Communautaire Humain. Une belle ordure, un type qui considère qu’on n’est rien de plus que des animaux et qu’on devrait être traités comme tels. De nombreux humains le soutenaient, principalement des victimes des débordements de mes compatriotes mobiens et qui avaient tout perdu. Winston avait perdu les élections de justesse mais il accéda tout de même au pouvoir après un putsch audacieux. Pendant un an, il commença à alimenter un culte de sa personnalité tout en organisant en douce de grande rafles de mobiens. J’ai été un de ceux qui se sont aperçus de la supercherie, en temps que militaire, mais également en temps que Mobien, j’ai assisté les forces de résistance avec un groupe armé naissant, et nous avons fait tomber le tyran... Si on peut appeler ça faire tomber. Il s’est laissé capturé et a été arrêté, depuis j’ai entendu dire qu’il s’était évadé... Avec lui dans la nature je ne suis pas tranquille, ce sale type ne va pas s’arrêter là, il n’y a pas eu de procès, et donc, personne ne sait ce qui s’est vraiment passé, sa campagne de désinformation avait marché du tonnerre...

Après quoi j’ai été nommé capitaine inquisiteur du Gardien Uni des Nations, le GUN, l’armée des fédérations unies. J’étais chargé de la chasse aux sorcières et de traquer tous les fidèles de l’administration Winston. Ce n’est pas un job facile, mais de simple troufion, j’ai gravi les échelons pour atteindre cette position et j’ai du y sacrifier quelques une des plus belles années de ma vie, mais ça en valait la peine non ?

Qui je suis ? Un mec normal. Avec une licence pour porter un gros flingue et des fringues classes. Quand on sait que la majeure partie des miens sont à la rue en train d’oeuvrer dans l’illégalité ou de faire d’autres choses ignobles pour survivre dans ce monde régi par l’argent, je me dis que je ne suis pas trop mal loti, et grâce à ma position je peux taper sur les doigts de ceux qui me crachaient dessus y’a quelques années de ça. Autant utiliser ce pouvoir pour faire de ce monde un monde meilleur. C’est pas dans ce climat de peur encore présente, qu’on va arriver à faire quelque chose.

Et voilà, chuis à la bourre, c’est pour ça que j’aime pas causer boulot. J’ai un rendez-vous important ce soir. Faut pas que je l’oublie. Dépêche toi vieux !


-Quelle robe je mets ?
-N’importe laquelle ira très bien...
-Nan mais quelle robe je mets ? La bleue ou la noire ?
-Si je dis la bleue tu vas prendre la noire pas vrai ?
-Mais c’est pas vrai, j’ai fait quoi pour mériter d’être considérée comme ça bordel de dieu ?
-Surveille ton langage.
-Alors ?
-*Soupir* La bleue
-Parfait la noire donc.

Le Rhinocéros se passa lentement une main sur le visage alors qu’il regardait sa protégée partir se changer derrière le paravent. A quoi bon continuer cette farce ? Ca faisait des années que c’était comme ça. Bon évidement, il savait que ce n’était pas méchant. Elle faisait ça pour le taquiner voilà tout. Refermant la porte derrière lui, le mobien massif descendit les escaliers d’un pas léger. La plupart des installations mondiales prenaient en compte les mobiens de grande taille tel que lui et avaient revu la majeure partie de leur architecture dans son sens. Et heureusement, où il passerait à travers les sols pour atterrir directement à la cave. Lourd d’une bonne tonne, il n’y pouvait rien, c’était sa nature. Et vu les destructions que les gens de son espèce engendraient les architectes avaient plutôt intérêt à bâtir des trucs solides.

Oh bien sur, il ne parlait pas pour lui, lui était diplômé d’une université prestigieuse de psychologie et avait choisi de prendre la voie de garde du corps par choix plutôt que parce que son physique le suggérait, avec sa peau épaisse, son poids lourd et sa grande taille, il faisait un bouclier pare balle parfait. Ça ne l’empêchait néanmoins pas d’être un homme de savoir.

-Combien avons-nous de temps Ceera ?

Un homme venait de sortir au détour d’un couloir, vêtu du costume noir des gardes du corps, chauve, un bouc, habillé sobrement comme à son habitude, ses yeux se braquèrent sur Ceera qui fit un bon en arrière de surprise quand il vit les orbites rouges flamboyantes comme des lasers de son supérieur.

-R... Rude s’il vous plait ! Remettez vos lunettes de soleil !

Rude, le chef des gardes du corps chargé de la sécurité de Miss Aphrodite. Tout comme lui, il assurait déjà la sécurité à l’époque où le père de celle ci, Sir Clayfeet, était encore vivant. Mais Rude pour protéger son employeur avait pris un boulet de démolition en pleine poitrine. Il aurait du finir sa vie comme un légume sur une chaise roulante mais on pratiqua sur lui une opération de la dernière chance payée par son employeur reconnaissant. La plupart des os brisés de son corps furent remplacé par un lourd endosquellette de métal. En faisant par ironie, un garde du corps encore meilleure qu’avant. Le travail des chirurgiens était tel qu’il était difficile de remarquer quoi que ce soit avant de voir les chaises se plier sous son poids, ou dans ce cas là, recevoir un regard direct de l’homme en question. Rude remit ses lunettes de soleil pour cacher ses yeux dépourvus de paupières, et Ceera le Rhinocéros répondit.

-J’ai bien peur qu’on ne soit pas là pour l’heure prévue.
-C’est bien pour ça que j’ai donné une fausse heure à Mademoiselle. Nous avons encore quatre bonnes heures devant nous pour palier ses retards éventuels, nous devrions y être de justesse.

C’était le genre de liberté que les gardes du corps pouvaient se permettre. Lorsque Sir Clayfeet mourut, il laissa derrière lui une florissante société de transport de marchandises, une copieuse fortune ainsi que sa fille de cinq ans, une jeune échidné au teint argenté du nom d’Aphrodite. Ses gardes du corps, qui étaient également les seuls amis du grand patron depuis que sa femme était décédée héritèrent de la garde de la petite, qu’ils élevèrent comme leur propre fille, essayant de ne pas la rendre trop gâtée pourrie par l’argent et le pouvoir.

-AOUCH ! BORDEL DE MERDE DE SÈCHE-CHEVEUX DE MES DEUX ! Cette exclamation fut accompagnée du bruit d’une fenêtre qu’on ouvre et d’un objet qu’on lance.

Ils n’étaient pas sur d’y être totalement arrivés néanmoins.

Toute la nuit elle avait veillé dans le but de préparer cette décoction, elle puait la mort, mais c’était bien mieux comme ça. Plus le remède a l’air dégueulasse, plus le patient est persuadé qu’il est efficace. C’était une des première choses qu’elle avait appris, sauf que le patient aujourd’hui, c’était elle. Sur la table en bois divers récipients en plastiques bricolés comme un établi de chimiste, des jerrycans vides gardaient encore un liquide poisseux qui commençait à tourner au vert. Elle se massa le front tandis qu’elle soulevait ses lunettes d’un air perplexe. L’instant de vérité, récupérant la mixture qu’elle avait faite dans un bol à moitié fêlé, elle la touilla un peu avec une brindille avant de commencer à la pencher lentement vers la tasse de café, les deux liquides se réunirent dans une osmose macabre, ne semblant pas se fusionner tous les deux au premier abord, mais dans quelques temps... Ce serait prêt. Le liquide, mais pouvait on bien l’appeler liquide ? Car il serait plus facile de le couper au couteau que de le boire à la paille, aborda un aspect vert beige qui n’était pas très stimulant...Mais il fallait bien ça. L’alchimiste leva le breuvage devant elle et son museau se tordit de douleur rien qu’à en renifler l’odeur, avant de le porter à la bouche et de le boire d’une seule traite, trois gorgées, rien de plus, trois gor...

-J’ai fait du thé !

S’étranglant de surprise, elle avala une quantitée incalculable de produit avant de se retourner d’un mouvement de colère et de balancer le mug sur le mur qui vola en pièces, rependant sa mixture sur le mur.

-Nom d’un chien ! Je t’ai dit de frapper avant d’entrer ! Tu aurais pu me tuer !

Dans l’encadrure de la porte, le gamin plissa un peu du nez tandis que ses oreilles se rabaissaient, avec la peur il avait lâché le plateau et répandu le thé sur le sol, ses yeux se mirent à se remplir de larmes alors qu’il levait le visage vers elle. C’était un petit souriceau qui n’avait pas quinze ans, il portait un vieux t-shirt et un short, il se mit à gémir et elle sut qu’elle était allée trop loin. L’alchimiste se leva, rabattant ses dreadlock en arrière révélant deux yeux vert émeraude contrastant avec sa peau bleu nuit, le pull trop grand qu’elle portait lui arrivait en haut des cuisses et était tatoué d’un solide G entouré de lauriers. L’échidnée s’approcha de l’enfant et le serra contre lui.

-Tim...
-Je voulais pas, je voulais pas...
-Shhh, c’est pas grave, tu m’a fait peur c’est tout. C’était gentil de ta part de m’amener du thé, mais la prochaine fois, il faut que tu..

Prise d’un spasme, soudain elle se tint la gorge et fut prise d’une lourde quinte de toux tandis que le sol commençait à se tacher de sang

-Merde... Toujours pas ça... Toujours pas ça
-Mme Karma ! Mme Karma accrochez-vous ! Je vous en prie ne mourrez pas ! Mme Karma !

Alors qu’elle perdait connaissance les cris du souriceau furent la dernière chose qu’elle entendit.


Le chacal chancela un peu, il essaya de se relever malgré tout mais il fut envoyé au sol par un violent coup de pied qui lui écrasa le visage, le faisant se coucher, en sueur et en sang, sous les éclats de rire gras des clients qui consommaient comme des fous. Deux personnes ouvrirent la cage et tirèrent le corps du mobien hors de celle-ci alors qu’une voix rauque retentissait de l’autre coté de l’arène.

-C’est ça la boxe du chacal ? Petit tu vaux que dalle, reviens me voir dans 10 ans, et tu pourra peut-être me toucher cette fois.

Il prit une bouffée de sa cigarette avant de la jeter par terre et de s’essuyer le visage avec une serviette et de la poser sur ses épaules. Il ne comptait plus le nombre de personnes qu’il avait envoyées au tapis aujourd’hui. Ricanant un bon coup il finit par lever son corps musclé par l’exercice et faire craquer les articulations de sa nuque ainsi que de ses poings comme s’il jouait un morceau d’accordéon avant de se lever et de prendre sa pause. Se dirigeant vers le comptoir, il lança une piece au barman qui lui servit une pinte de bierre plus grosse que sa propre tête, qu’il prit à deux mains et se mit à engloutir avant de pousser un soupir alcoolisé.

-Ca fait du bien par où ça passe !
-Tu va faire le clown pendant combien de temps ?!

Le mobien tatou se retourna vers celui qui s’était adressé a lui d’une manière aussi familière, son oeil se braquant sur son interlocuteur, un autre mobien portant un pantalon en jean troué comme seul vêtement et qui semblait passablement excité, un de ses yeux était rouge et globuleux, comme s’il avait été infecté.

-Ca fait trois heures que j’attends que tu me files de quoi faire le plein et qu’on se casse de ce rad merdique !
Il fallait bien être soit extrêmement audacieux pour qualifier un bar de rad merdique au beau milieu de ce dit bar rempli de motards, ou particulièrement stupide. La présence du Tatou aux cotés du Coyote fut ce qui leur fit reconsidérer la question.
-Tu vois, j’allais le changer ton billet et m’faire de la monnaie mais il se trouve que dans ce rad y’avait une prime au gonze qui explosait "le péon le plus fort du monde". J’allais pas le laisser clamer ça alors que j’étais dans les parages, et en plus y’avait une prime, comme on est un peu à cours de fric, j’ai pensé...
-La ferme ! Répondit le mobien coyote en se mordillant la lèvre. Pendant que toi tu t’amuse smoi je dois me le coltiner, et il est en train de perdre patience ! S’il est sage pour le moment c’est parce que j’ai promis que je revenais avec toi ! Alors tu va venir avec moi !
-T’es fou ? Ils m’ont embauché pour tenir le rad pour la journée en temps que musclor du coin, je touche un pourcentage sur les paris et à la fin de la journée je nous rapporte un gros cachet, après ça tu achètes toute l’essence que tu veux, pour c’que j’en ai à carr...
-Bruiser le cyclopec ?

Le mobien à l’oeil crevé tourna son regard de l’autre coté du comptoir pour tomber sur un grand humain qui le regardait en affichant un sourire étincelant. Il semblait porter des vêtements de camionneur, une casquette vissée sur sa tête et un air louche..

-Tu ne sembles pas être du coin amigo. Répondit l’intéressé. Qu’est-ce que tu veux ? T’as entendu parler d’moi c’est ça ? Chuis quasiment sur d’avoir vu ta sale tête quelque part...
-Tu cherches du boulot ? Répondit l’homme sans se perdre en politesses.
-Ça m’intéresse pas, j’bosse déjà sur quelque chose actuellement, pas vrai Armadillio ?
-Ouais ! T’as pas pigé ce qu’on te dit tocard ?! Dégage de là si tu veux pas en prendre plein la gueule ! Tu m’connais pas moi chuis un f...

Pour toute réponse, l’homme souleva une grosse valise noire sur le comptoir avant de l’ouvrir en un déclic, à l’intérieur de celle ci se trouvait vingt rangées de liasses billets. Immédiatement, Armadillio le coyote se rua sur les espèces sonnantes et trébuchantes et l’homme referma la valise sur ses doigts.

-Tsk tsk tsk. Pas touche, la prochaine fois c’est ta cloison nasale que j’éclate.
-Putain l’enfoiré ! Cria l’intéressé avant de se ruer sur son arme et d’être stoppé par le tatou, plus intelligent.
-Je t’écoute, qu’est-ce que tu veux.
-Un marché simple, un combat équitable, toi contre moi. Si tu gagnes, je te file cette mallette et je disparais.

L’homme saisit un énorme cigare avant de le tendre à Bruiser qui l’alluma à l’aide de son briquet.

-C’est louche Br...
-La ferme Armadillio, papa et maman sont en train d’avoir une discussion. Et si je perds ?
-Alors tu bosses pour moi.

Bruiser regarda d’un oeil circonspect la mallette. C’était louche, il sentait le piège venir à des kilomètres. Et cet air de déjà vu de ce mec ne lui disait rien. Mais tous les humains qu’il avait affrontés étaient des lopettes et il n’avait pas peur d’un ancien combattant venu prendre sa revanche, il était bien plus fort qu’à ses débuts et continuait à le devenir. Ca faisait quand même un paquet d’argent, de quoi se retirer immédiatement des affaires et pouvoir peut-être commencer à bosser dans un business plus honnête ou financer sa propre carrière dans le domaine professionnel. C’était pas qu’il en avait quelque chose à faire, mais c’était mieux que d’être un jour descendu dans le dos par un flic après les efforts qu’il avait fait pour avoir ce physique. A contrario il pouvait utiliser cet argent pour monter sa propre affaire et se faire un nom il finit par tendre sa main-une poigne solide couverte de bandages- à l’homme. Armadillo commença a ouvrir la bouche

-Bruiser on devrait pas f...
-Ta gueule Armadillio. On a un deal mecton, serre moi la pince.

Au moment où ils se serrèrent la main Bruiser comprit qu’il n’avait pas affaire à n’importe qui, ce type était entrainé, il avait des mains puissantes, de celles rompues à l’exercice martial. Néanmoins ça ne l’impressionait pas d’avantage. Les capacités physiques d’un mobien entrainé étant largement supérieures à celle d’un humain.

-Ravi que tu aies pris la bonne décision. Voyons-nous un autre jour, je ne veux pas t’affronter dans cette petite forme...
-Tu déconnes ou quoi ? fanfaronna le tatou. J’ai bien assez d’énergie pour te botter le cul et ta mère avec. Allez ramène toi, c’est la fin de la pause.

Les deux candidats entrèrent dans la cage, sous le regard impatient d’Armadillo. Il aurait préféré le faire à sa manière, refuser et buter le mec pour empocher son blé. Mais non, Bruiser n’en faisait qu’à sa tête. Il espérait juste pas avoir à perdre et bosser pour ce trou du cul, ou bien il le descendrait d’une balle en pleine tête. Le tatou se débarrassa de sa cigarette et jeta un regard vers le serveur improvisé arbitre de cette rencontre.

-Eyh imbécile ! Qu’est-ce que tu attends ?

L’humain se racla un peu la gorge, avant de proclamer.

-Euh, un nouveau combat commence ! Dans le coin rouge, le tenant du titre, 24 victoires d’affilée en une seule journée et aucune défaite, veuillez acclamer Bruiser le cyclope !

S’appuyant sur les barreaux de la cage, Bruiser réfléchissait, il allait en finir vite. Il ne voulait pas faire s’éterniser ce combat, de peur que ses pressentiments se réalisent. Il allait tout donner dès le début. Pas de fioriture. L’homme se débarassa de sa veste et de sa casquette, montrant un torse incroyablement musclé et des cheveux blonds gominés.

-Dans le coin bleu, le challenger audacieux !Le serveur baissa son micro et parla directement à l’homme. Rappelez-vous que pouvez abandonner à tout moment si vous le souhaitez. Votre nom s’il vous plait ?

L’homme prononça le nom de son adversaire, et celui ci fit sonner une cloche d’alerte dans le crâne de Bruiser, il connaissait ce nom, mais ne savait plus où il l’avait entendu, en voyant les visages se tourner dans le bar, il ne semblait pas être le seul à connaitre l’inconnu qui se tenait devant lui.

Soudain le signal du combat fut donné Bruiser cracha son mégot sur le sol et avança comme un robot vers l’homme, inexorablement, mais puissamment, préparant une attaque qui allait le mettre au tapis.

Lorsque le poing percuta sa tempe, traversant sa garde pourtant excellente grâce a sa petite taille et son armure de tatou il se rappela, soudainement de qui était cet homme talentueux qui n’avait pas chercher à frapper comme une brute et à se faire mal sur sa défense, mais plutôt taper les oreilles pour lui ôter son sens de l’équilibre. Et l’envoyer au sol avant de s’écraser de tout son poids, coude à l’avant, sur son ventre à présent non gardé.

Il l’avait vu quand il était petit, il venait le voir tous les jours sur les postes de télévisions lorsqu’il vivait à la rue, à la même heure. Une des personnes qui avait inspiré son style de vie, celui qui pendant un temps, avait été la star montante du combat freestyle.

Geese Howard.

Le tatou mordit la poussière, s’étalant de tout son long sur le sol de la cage.

Le combat était terminé.


-C’est quand qu’on arrive ?
-Bientôt. Répondit Ceera pour la énième fois.
-Pourquoi on n’a pas pris l’hélicoptère ?
-Je te l’ai déjà répété, là où on va mieux vaut ne pas se faire remarquer. Ne te plains pas c’est toi qui as voulu qu’on passe prendre cette personne.

Aphrodite gonfla les joues avant de croiser les bras et regarder à travers la vitre de sa voiture alors que celle ci fonçait sur l’autoroute grande vitesse. Malgré qu’elle soit à la tête de l’entreprise de livraison la plus puissante de tout Mobius elle restait une gamine de 19 ans, surdouée peut être, mais une gamine, chez les mobiens tout arrivait vite, on pouvait devenir un héros alors qu’on n’était même pas encore rentré au cours préparatoire. Les années passaient trop vite pour elle. Elle avait l’impression d’avoir à peine fini de grandir et que toute sa vie n’avait été qu’une succession de formalités.

Orpheline à l’âge de cinq ans, les trois gardes du corps de Clayfeet devinrent les tuteurs légaux d’Aphrodite et les gestionnaires de sa fortune. Les rôles furent distribués entre les trois hommes, Rude l’humain, Ceera le rhinocéros, et Russel le gorille. Rude s’occuperait de gérer la société jusqu’à la majorité de l’héritière, empêchant celle-ci de tomber en morceaux ou d’être rachetée pendant cette période. Ceera et Russel se chargeraient de l’éducation de la petite. Ceera eut le rôle de l’instructeur. Il supervisa Aphrodite pendant ces longues années et la format pour reprendre l’héritage de son père. Russel quant à lui, n’ayant pas vraiment de diplômes puisqu’ayant grandit dans la rue, s’évertuait à tirer la gamine des leçons ennuyeuses du Rhinocéros et à la sortir, lui apprendre des gros mots et à réciter l’alphabet en rotant. Aphrodite se retrouva étonnamment douée dans les deux domaines, donnant un mélange surprenant de raffinement et de vulgarité qu’elle savait utiliser à son avantage dans toutes les situations. Son intelligence et ses manières lui permettant de percer dans la haute société, et son coté trash de savoir quand briser la petite cuillère en argent dans sa bouche. Un coté ange, un coté démon. Un voyou avec le cerveau d’un PDG.

Aphrodite n’était pas n’importe quelle demoiselle. Elle était issue du peuple échidné. Son père était né aux Mystic Ruins, là où se trouvait la réserve nationale... Il fut un temps les échidnés dominaient le monde. A présent que leur temps était passé, le peuple belliqueux et tribal se retrouva confiné dans des camps, dans les jungles où se trouvent les ruines de leur ancien empire, où ils continuent à vivre comme ils vivaient il y a mille ans de cela. Dans son sang, Aphrodite portait le patrimoine de ce peuple de guerriers fiers et en tirait un égo démesuré plus grand que le plus grand building que l’homme pourrait jamais construire. Coupé du reste du monde, le père d’Aphrodite avait vu son propre père mourir car il n’avait pas réussi à ramener à temps des médicaments de la ville. Il avait alors pris son courage à deux mains et avait monté sa propre entreprise de livraisons. Cela lui avait pris trente ans, mais il avait réussi. Il avait son siège social, ses camions, et son système de distribution et d’aide sociale à ceux de sa race. Clayfeet avait compris que dans le monde des humains, pour évoluer, il fallait s’intégrer dans la société et non la combattre.

Beaucoup enviaient le capital de Clayfeet et sa popularité, sans parler du fait que certains humains trouvaient inacceptable de voir un "animal" diriger une société. Ce fut probablement pourquoi il fut assassiné, laissant sa fille seule sur un ilot entouré de requin. Aphrodite arrivée à ses 18 ans et reprenant la direction de la société était mirée par les yeux de tous les vautours. Mais elle se révéla néanmoins être d’une poigne inattendue et se battit toutes griffes dehors. Épluchant les registres obscurs de sa société, elle la purgea du mal qui la corrompait et se focalisa sur l’idée d’une société propre et honnête, tout comme son père l’aurait souhaité.

Un an plus tard, l’Aphrodite Corporation fut mise en relation avec la Shnelles Corporation, la grande société montante qui se retrouvait stigmatisée par l’état qui voulait briser son monopole. La Shnelles Corporation était une société totalitaire se développant via l’espace. Elle s’était établie sur Mobius et, tel un trou noir, elle avait avalé la majorité des parts de marché. Le gouvernement tenta de la briser en faisant passer en masse des lois et des taxes rendant la vie plus cher aux sociétés extra-terrestres.

La Shnelles était une machine à profit, une société capitaliste poussée à l’extrème et qui était bien connue pour préférerl’argentauxvies humaines.Ainsicela surprit tout le monde lorsque l’Aphrodite Corp et la Shnelles s’allièrent. Ne fusionnant pas pour autant, le président humain de l’époque, Arthur Shnelles, promut Aphrodite directrice de la sectiontransport de la société, tout en lui laissant sa propre indépendance. L’alliance permit à l’Aphrodite Corp de multiplier ses bénéfices par 500% devenant la seconde société au monde. La vérité derrière l’affaire, c’était qu’Arthur Shnelles et Aphrodite étaient devenus des amis fidèles qui partageaient le même rêve de créer un monde meilleur. Malgré la corruption de la Shnelles, Aphrodite profita de son influence pour étendre ses actions à la distribution de médicaments dans les réserves éloignées de la ville et la construction d’hôpitaux de proximité. La rendant extrêmement populaire parmi les mobiens, et très médiatisée. Donnant une nouvelle raison à sa race d’être fière après des siècles d’humiliation.

Ce soir, c’était le grand gala de la Shnelles, ils allaient rejoindre le cargo "Shnelles Gloire" ancré à Diamantipolis, une ville boréale et mégalomaniaque érigée par la Shnelles où se trouvaient tous leur sièges sociaux. A la mort d’Arthur Shnelles, il y a un an de ça, pour se débarrasser des taxes des fédérations unies, Diamantipolis déclara son indépendance du monde Mobien, devenant une cité état à part ent...

Mais vous vous en foutez de ça pas vrai ? Vous voulez de l’action ? Des trucs qui explosent ? Jvous comprends. Moi aussi je trouve ça chiant les expositions d’intrigues, j’avance toujours le résumé au début du seigneur des anneaux et de Star Wars. Faisons comme ça.

>>Il était une fois dans une galaxie lointaine le seigneur Voldemort
possédait des sociétés et des actionnaires qui faisaient des tas de
profit jusqu’au jour où le seigneur galactique Xenules jeta tous dans
un volcan ce qui explique pourquoi tous les émos se taillent les veines
et comment on fait les bébés les gens qui liront le livre trouveront
la nouvelle écrite en echidné mais vous n’êtes pas un échidné vous avez
fait toute cette recherche pour donner ce sentiment échidné à votre
livre vous savez pour Mobius.

InAmerica

-Mademoiselle, nous sommes arrivés.
-Il y a quelqu’un qui s’approche de la limousine, je vais lui dire de partir
-Sois pas bête, c’est lui qu’on attend, fit Aphrodite en rigolant.

Les gardes du corps se regardèrent un moment d’un air ahuri avant d’ouvrir la portière arrière.

Le téléphone sonna et fit tomber à la renverse celui qui roupillait depuis déjà douze heures. Bon sang, bon sang, bon sang. Un appel, un appel ! Dans son office à lui ! Garde ton calme vieux ! C’était le premier appel qu’il avait en six mois, il avait bien fait de poser ses petites affichettes dans les supermarchés, il le savait ! Et dire qu’il pensait que c’était une mauvaise idée y’a peu de temps. Bon, se calmer tout d’abord, se calmer pour ne pas paraître ridicule, aie l’air clean, viril, capable de secourir toutes ces demoiselles en détresse. Se raclant la gorge, il décrocha l’appareil avant de lancer d’une voix charismatique

-Allô agence Lightbolt ici Loki j’écoute ? ... Pardon ? Mais mais... Écoutez vous pouvez pas me faire ça ! Je suis dans le privé... Ecoutez moi ! Si vous me coupez l’électricité plus personne ne pourra m’appeler ! Monsieur ? Monsieur ? Allô ?

Le caméléon raccrocha le combiné en soupirant. Il aurait du s’en douter. Son dernier appel datait de 6 mois, et c’était la compagnie des eaux qui lui retirait celle-ci. Son néon au plafond finit de grésiller et il se retrouva dans le noir.

Ce n’était pas comme ça qu’il finirait sa grille de mots croisés.

S’effondrant lourdementsur sa chaise il poussa un profond soupir ; comme pour rajouter au pathétisme de la situation une plaque de plâtre lui tomba pile poil sur le coin de la tête ce qui le fit se lever précipitamment en se tenant les yeux et en hurlant... Saleté de plâtre qui attaquait sa rétine ! Il se dirigea vers la salle de bain et ouvrit le robinet pour s’essuyer... pas d’eau, titubant jusqu’au bureau, il voulut mettre la main sur un torchon et renversa quelque chose.

Le cadre photo se brisa au pied du bureau.

Dans un silence de marbre, il récupéra celui ci et souffla dessus avant de s’asseoir sur une chaise et regarder l’image, bien vite les larmes lui vinrent aux yeux, dégoulinant sur son visage blanc de plâtre.

-J’ai fait tout ce que j’ai pu, mais je crois bien que c’est fini. J’ai tenté de protéger notre rêve... Mais tout le monde nous a oubliés... Je n’ai pas ta poigne pour les affaires. Et depuis que tu as disparu... Eh bien, ce n’est plus la même chose.

Posant le portrait sur la table, Loki saisit son imperméable, le décrochant du porte-manteau poussiéreux.

-Je n’abandonne pas mon ami... Je veux juste survivre... Pardonne-moi.

Fit le caméléon alors qu’il jetait un dernier regard à la photo contenant un Loki plus jeune accompagné d’une hérissone joviale ainsi qu’un robot de la série Phi avec un chao sur la tête.

-Pardonne-moi Omicron.

Refermant la porte derrière lui, Loki laissa la dernière trace de son rêve et de son ami rejoindre le passé auquel ils appartenaient...

-Tiens toi bien.
-Arrête, je l’ai déjà fait quinze fois ce nœud.
-Ca se voit t’as vu l’état de ce truc ?
-Argh, ne serre pas si fort, j’ai loué ce costume moi !
-Oh arrête de faire ta chochotte.

Le renard polaire avait du mal à respirer avec son nœud papillon, Aphrodite regarda un peu celui ci et finit par le retourner et lui donner une tape sur les fesses en rigolant.

-Allez zou, toi et ton joli petit paquet êtes invités à monter à bord.

Devant les deux mobiens et la limousine se trouvait un énorme paquebot qui devait bien a lui tout seul faire la taille de deux terrains de foot mis bout à bout et la hauteur d’un batiment à dix étages. Il s’agissait du Shnelles Gloire, le grand paquebot de la Shnelles Corporation où se trouvait ce soir, le grand gala.

Le militaire se massa un peu l’arrête du nez. Comment est-ce qu’elle l’avait entrainé dans cette histoire déjà ? Il était membre du GUN, l’armée des fédérations unies. Il avait personnellement mené il y a quelques semaines de ça une action de pression sur la Shnelles pour la forcer à payer une taxe portuaire, il était un peu comme un chien dans un jeu de quilles à présent. Le voir ici, venir en temps qu’invité et non pas capitaine inquisiteur des nations unies allait le faire passer aux yeux de tout le gratin de Diamantipolis comme un contrôleur d’impôts épluchant les comptes de la banque de France pendant les journées porte ouverte.

C’était pour ça qu’il était venu, rien qu’à penser à la tronche qu’allaient tirer tous ces snobinards et aux discussions qui allaient se taire dès qu’il allait approcher. Un sourire en coin, il saisit la main de sa cavalière qu’il entraina jusque sur le bateau. Aujourd’hui il venait en temps qu’invité personnel de la directrice de la section transport. Comment avait-il rencontré l’échidné ? Eh bien, pour résumer en quelques lignes, elle avait besoin d’informations gouvernementales et elle lui avait fait du pied pour les avoir. Ils avaient finalement apprécié la personnalité de l’un comme de l’autre et ne se quittaient plus. Ce qu’elle avait aimé chez le militaire c’était son coté ripoux prêt à abuser de ses pouvoirs dès que ça pouvait lui donner un avantage, pour elle... Eh bien la même chose.

Eh, j’ai jamais dit que j’étais un bon flic !

Rude accompagna le couple, restant à distance respective et laissant Ceera en retrait pour garder la limousine. Celui ci alluma la radio et rabattit les sièges pour s’étendre

...erci Professeur Makiho pour votre analyse sagace de la situation, vous êtes toujours sur Radio Gogo Breaking news, si vous venez d’arriver nous avons de nouvelles informations, Sonic et le Dr Eggman auraient engagé le combat dans l’espace.


Plus de radio, plus de gagne pain, elle s’assit sur les marches de la grande université de Spagonia et soupira, se tenant le ventre. Ce n’était pas tout de vivre dans une grande cité reconnue pour sa culture et sa gastronomie raffinée, encore fallait-il pouvoir la payer. Elle se tint les joues alors qu’elle regardait ses pieds griffus. Si elle ne gagnait rien aujourd’hui elle ne mangerait probablement pas. Elle n’avait plus d’argent, tout coutait plus cher depuis quelques années, la jeune femme s’étendit sur les marches et regarda le soleil dans le ciel qui se couchait derrière la grande entrée de l’université... Comme beaucoup des siens, elle vivait d’air pur et d’eau fraiche, mais elle mourrait de faim et ne voulait pas aller vivre dans les réserves, comme les mobiens.

Malgré que Spagonia soit là où elle était née, elle savait parfaitement que, malgré toute sa bonne volonté, elle ne pourrait pas trouver du travail. Les langues de vipères avaient fait leur mal, et a présent tous se méfiaient d’elle. La danse, c’était tout ce qu’elle avait, c’était tout ce qui la rendait heureuse... Mais ce n’était pas ce qui remplirait son ventre.

Pourtant elle avait espoir, à coeur vaillant rien d’impossible. Elle était sûre qu’en persévérant, elle finirait par se tailler sa place dans ce monde, avoir beaucoup d’argent lui était égal, tout ce qu’elle souhaitait c’était vivre en ayant toujours de quoi manger, vivre en paix. Elle ne voulait pas quitter sa ville. Mais de jours en semaines puis en mois, elle s’aperçut qu’elle ne pouvait pas continuer à vivre comme ça, à la rue, et qu’elle devait partir trouver sa voie ailleurs.

Et peut-être un jour... Revenir plus forte.

La mobienne lynx se leva. Inutile d’attendre plus longtemps ! Elle allait partir tout de suite, à la faveur de la nuit les routes seraient plus belle, et elle était sûre de trouver beaucoup d’aventures sur son chemin. Elle se leva et marcha d’un pas décidé vers les portes de la ville. Inutile de réunir ses affaires, elle les avait toutes avec elle. Toutes ses possessions sur elle, et l’aventure au bout du chemin !

Aujourd’hui, Kanna part découvrir le monde.

-Mademoiselle Aphrodite Clayfeet directrice de la section Transport et logistique et Mr White White, capitaine de l’inquisition Mobienne.

Les regards se tournèrent vers White et Aphrodite qui regardaient l’annonceur d’un œil noir. Les mobiens n’avaient jamais eu besoin de nom de famille. Ceux-ci étaient purement humain. Lors de son admission à la Shnelles elle avait du remplir un formulaire où le nom de famille était obligatoire, en dépit de cause elle avait donné le nom de son père. Comme ce dossier était un dossier général, tout le monde y avait accès et tout le monde faisait l’erreur. L’administration demandait un nom de famille, les mobiens y mettaient n’importe quoi, dans le cas de White, il n’avait rien trouvé de mieux que de redonner son autre prénom.

-T’aurais du choisir Snow. Gloussa Aphrodite dans l’oreille de son cavalier
-La ferme. Lui répondit gentiment le renard.
-Oublie pas ce que je t’ai appris Don Juan, tache de pas me marcher sur les pieds.

Aphrodite avait passé la semaine dernière à lui apprendre quelques règles à observer dans la jet-set et la haute société, comme c’était plus la seconde que la première auquelle il allait avoir affaire, il avait intérêt à bien se tenir à table pendant qu’il fermerait son clapet et qu’elle discuterait des perspectives d’avenir de sa société avec d’autres dignitaires. La voir au bras du militaire firent courir les rumeurs les plus folles. Aphrodite n’avait pas honte d’amener son homme du moment dans la haute société... Partant sur le fait que ça faisait un moment qu’elle n’avait pas eu "d’homme" à proprement parler. Tous ce qu’on qualifie de tels aujourd’hui ne sont que des métrosexuels qui pleurent en regardant Bambi. White avait au moins le mérite d’être un mec, un vrai. En vérité elle ne voulait pas avoir à affronter toutes ces harpies et ces serpents toute seule pour la soirée, White était donc là pour permettre à la soupape de ne pas exploser. Le bateau quitta le port et environ vingt minutes après s’être éloigné de Diamantipolis...

-Bonsoir Aphrodite, vous êtes resplendissante.

Un homme aux cheveux blonds en catogan venait de se présenter, il essaya de faire le baisemain à l’echidné qui retira sa main avant que la bouche ne la touche.

-Merci Mr Sergeïovtich.

Répliqua-t-elle, se gardant bien de lui retourner le compliment bien qu’elle aurait pu admettre qu’il était "Bien fagoté, pour un mec". Piotr Sergeïovitch, président du département technologique. Un homme étrange. Elle le suspectait d’être un véritable calculateur depuis l’événement qui avait emmené à la nomination du nouveau président de la Shnelles. Un personnage étrange, elle savait qu’il était issu d’une noblesse d’épée qui possédait encore une vaste fortune. En plus de ça il s’agissait d’un tacticien et d’un homme d’affaire redoutable qui ne s’était pas hissé par son poste à coup de poignard dans le dos comme tous ses prédécesseurs mais en attendant patiemment son heure.

-Je discutais justement avec Mr Shnelles, voulez-vous vous joindre à nous ?
-Je pensais...

Amorça l’échidnée pour se dégager quand un homme arriva, il était brun et possédait un visage agréable, on aurait pu dire innocent s’il n’y avait pas une certaine lueur dans ses yeux qui indiquait tout le contraire, ça, et son costume d’apparait militaire qu’il portait en guise de smoking.

-Mademoiselle Clayfeet, quel plaisir de vous revoir...

Aphrodite serra les dents. L’homme qui se tenait devant elle n’était nul autre que Clovis Gary Shnelles, son actuel patron. L’histoire pas banale d’un militaire qui découvre être le lointain petit neveu de l’ancien président et qui accède, par la loi de l’héritage, au statut de président du conglomérat. Seul un Shnelles peut diriger la Shnelles Corporation. C’est pourquoi, en manque d’héritier, cet homme était devenu président. Le fait que le cadavre de son père et candidat à ladite présidence avait été retrouvé criblé de balle dans une ruelle le matin où il avait accédé à ce poste ne finissait pas de la laisser dubitative.

Aphrodite avait été la première à s’opposer à cet homme, non seulement avait-il commencé à licencier massivement ses employés pour des motifs allant jusqu’au racisme pur, mais il était également un être purement militaire qui n’y connaissait rien en finance et qui détruirait tout ce qu’elle avait réussi à gagner en se battant bec et ongles. Le conseil avait été derrière elle pour le destituer de ses fonctions mais Piotr, seul contre tous, avait rivalisé d’intelligence pour le garder malgré tout en place. Elle le suspectait d’être de mèche avec lui et de se servir de Clovis pour arriver à ses fins. Elle lui serra la main en refrenant une grimace. Il savait autant qu’elle à quel point elle le détestait.
White leva un regard penaud vers Clovis. Lui aussi le connaissait, et pour cause, il lui avait apporté l’ordre de taxe et occupé tout son port par des forces armées. Bien qu’au final Clovis ait signé, il doutait que ces retrouvailles soient heureuses pour eux...

-Argh ! Sonic !

Le professeur déjà à genoux se mit à poser la tête contre le sol, implorant, alors que Sonic jaillissait derrière lui, entouré d’un halo d’or.

-Je... Je suis désolé ! Vraiment ! Allez aie pitié de moi ! Je vais changer ! Je te le promets ! Donne moi juste une chance !

Sonic se posa devant Eggman, un sourire narquois au lèvres tandis qu’il pouvait voir le croiseur stellaire du docteur exploser par la vitre de la station spatiale. Eggman s’étala de toute sa longueur tandis qu’il levait les poings liés en signe de repentir. Le hérisson doré s’avança vers lui et lança.

-Eh bien, ça c’est nouveau. Tu éprouves des remords Eggman ? Si tu avais été gentil, je n’aurais pas cassé tous tes joujous...
-Je te tiens !

Fit le scientifique alors qu’il écrasait le bouton de sa télécommande. Aussitôt huit dispositifs jaillirent du sol pour propager une onde d’energie bloquant le hérisson malgré sa super-forme. Eclatant de rire, Eggman s’éleva dans les airs grâce à une plateforme alors que Sonic tentait de se débattre, en vain. Les emeraudes furent expulsées du corps du hérisson alors qu’un 9 ème dispositif ressemblant à un énorme gode (NDLA : Je suis désolé mais c’est vrai) se déployait depuis la station vers la terre.

-Ho ho ho ho... Oh J’ai attendu si longtemps cet instant...

Et levant le doigt en l’air d’un geste magistral, Eggman écrasa le bouton de lancement

-Feu !

-Je crois que nous devrions parler de ça lors d’une réunion ultérieure M. le président, oui... c’est celà.

Aphrodite attrapa White par le bras qui envoya un salut militaire rapide à Clovis avant de se faire trainer derrière elle.

-Ce crétin me met toujours aussi en boule.
-Ca reste ton patron non ? Fit le renard qui avait saisi une coupe de champagne, histoire de ne pas rester les mains (et la bouche) vides.
-Jle sais que trop bien, mais il me met les nerfs en...

Une épaisse lueur blanche parvint alors jusqu’au bateau alors qu’à l’horizon apparaissait un gigantesque trait de lumière violette qui sembla faire taire tout le monde pendant quelques secondes. Aphrodite ouvrit la bouche, elle ne se referma pas...Qu’est-ce que c’était ?! Un tir de l’ARK ? Elle croyait que cette saloperie avait été désactivée après l’invasion des Black arms ? Oh bon dieu, est ce que ça voulait dire qu’ils allaient encore se retrouver dans un monde merdique ?

Le bateau tangua soudainement sous les vibrations infernales et la mer se souleva littéralement..

Aphrodite se mordit la lèvre.

Oh merde. Pourquoi elle pensait ces trucs quand elle savait que ça allait se passer comme ça ?

Le forum RPG All Over Mobius : Avec les partenaires sur la page principale de PSo :)

Le Deviantart du forum où sont réunis les arts de tous les artistes : http://mobiusmembers.deviantart.com/

MOBIUS UNLEASHED, sur le forum de PSo : http://www.planete-sonic.com/forum/index.php/topic,4857.0.html



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