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MOBIUS UNLEASHED Chapitre 2

Publié par Viper Dragoon le 8 juillet 2009

Nouveaux personnages, anciens personnages, et anciens nouveaux persos ! Egalement une guest star surprise qui ne va plus l’être une fois que vous aurez vu l’art du chapitre.



Knuckles appercevant l’impact du laser depuis Angel Island
(Cliquez sur l’image pour la musique d’ambiance du chapitre)
Art par KANNA

Naufrage

Rail Canyon, trois heures avant les incidents.

Trainant de plus en plus les pattes dans la poussière, essayant de récupérer chaque goutte de sueur qui perlait sur son front pour la mettre dans sa bouche, elle se sentait faiblir de plus en plus à chaque seconde alors qu’elle s’évertuait pourtant à avancer, ça faisait un jour entier qu’elle marchait... Elle n’avait rien trouvé à se mettre sous la dent, seulement plus de montagnes et pas la moindre ville à l’horizon. Trainant les pieds, elle se mit à plisser les yeux alors que le soleil tapait de plus en plus fort, trainant derrière elle son seul gagne-pain : ce vidéocassette d’une autre époque. Elle avait l’impression d’être le futur messie, portant ces poids lourds et voulant atteindre le sommet de la montagne en se déplaçant, et à la fin, elle allait en mourir, pas de crucifixion, mais bel et bien à cause de l’effet de serre. Le moment semble bien choisi pour ramener sur le devant de la scène le bon vieux discours écolo de mes deux en disant "Vous voyez ! C’est parce que vous n’avez pas utilisé les poubelles recyclables que la jolie petite lynx est morte ! Culpabilisez ! MAINTENANT !"

Kanna ne s’imaginait pas que ce serait si dur de partir de Spagonia pour découvrir le monde, elle était enthousiaste bien sûr, mais elle pensait qu’elle pourrait trouver un peu d’ombre après avoir quitté la ville.. .Mais il fallait bien avouer qu’aller à l’aventure, c’était bien, éviter de se perdre, c’était mieux. Le soleil martelait sa nuque et le dos de sa tête sans cesse... A chaque fois elle se fixait de nouveaux objectifs, dans vingt pas, je fais une pause, dans cinquante je ferai une pause... Et à chaque fois qu’elle y arrivait, elle repoussait les limites de son corps encore un peu plus loin, atteignant sa dernière exigence elle se sentit tomber à genoux au beau milieu de ces roches arides.

-Ah... Ici aussi c’est bien...

Le visage du Lynx s’écrasa sur le sol et tout devint noir.

Spatioport de Central City, deux heures avant les incidents.

Dans la tour de contrôle les opérateurs s’affairaient à rappeler les appareils envoyés dans l’espace pour ne pas être engagés avec le docteur Eggman, tout cela conformément aux ordres donnés par le QG du GUN. C’était l’effervescence et plusieurs standardistes de relais avaient été tirés de leur sommeil pour superviser cette opération.

-J’appelle tous les appareils actuellement en vol dans l’espace orbital de Mobius ! Retournez à la base ! Je répète retournez à la base !
-Chef, le dernier appareil est en train de se diriger vers la plate-forme d’atterrissage.

Le chef standardiste se laissa tomber en arrière et poussa un soupir de satisfaction. Aucun des précieux vaisseaux stellaires des fédérations unies n’avait été détruit. Ces navettes, contrairement à ce qu’Eggman semblait penser, leur coutait une petite fortune à produire.

-On a évité de peu la catastrophe, contactez le QG et dites leur notre situation.
-Tout de suite monsieur.

Pendant quelques minutes, l’effervescence retomba et les responsables purent enfin se détendre et s’apprêter à renouer leur cravate et à s’éponger le front. Le moniteur se mit à grésiller.

-Ici le capitaine Simmons, répondez Spatioport.
-Ici Spatioport, toutes les navettes sont rentrées à la base, conformément aux ordres.
-Un ordre ? S’étrangla le moniteur. Quel ordre ?! Nous n’avons envoyé aucune directive demandant aux bâtiments de regagner le port ! Ils devaient effectuer le tir de couverture !
-Qu’est-ce que ça veut dire ?!
-Monsieur ! Un appareil non identifié se dirige vers le spatioport à une vitesse largement au-dessus de celle autorisée !

Les têtes se tournèrent. Perçant la voute céleste comme un épieu fend les cieux, une capsule oblongue fonçait à toute vitesse vers la tour principale.

-Écoutez moi ! lança le colonel Simmons. Vous devez à tout *Krrzz* empech *Krrrzzzzzz * Désastre *Bzzzzzzwt ! * Ici les forces libératrices de l’Eggman Empire ! Dégagez le passage on arrive !

Les standardistes se ruèrent vers l’escalier dans une panique totale, certains préférant même ouvrir les fenêtres et se jeter de celles-ci au lieu d’attendre, cinq minutes plus tard la capsule percutait de plein fouet la tour de communication, la faisant exploser sous l’impact alors que l’objet, qui avait déployé une foreuse pour mieux s’enfoncer dans l’édifice, s’était stabilisée dans une longue trainée sur le sol, éclatant quelques-uns des astronefs du GUN au passage. La porte de celle ci s’ouvrit.
Une forme immense apparut à l’intérieur de l’édifice, un énorme robot de quatre mètres de haut en sortit. Il portait ce qui s’apparentait à une grande chemise blanche et une veste noire, à son col une cravate estampillée du logo de l’Eggman Army, deux puissantes cornes poussaient sur chaque coté de sa tête, ses bras de métal étaient aussi épais que des roues de 4x4, sa mâchoire semblait renforcée par de puissants clous de jointure et son visage était cavé dans son crâne, comme pour mieux le protéger. A ses pieds, une trentaine d’Eggpawns nouvelle génération qui sortirent comme des lutins de leur boite.

-Vous savez ce que vous avez à faire ! Détruisez tous les engins spatiaux, il ne doit plus en rester un seul !

-A vos ordres amiral.

Sortant leurs blasters et leurs épées, les robots se mirent à canarder les bâtiments de sorte à ce qu’il n’en reste aucun, l’homme qu’ils appelaient amiral attrapa la fusée par laquelle ils étaient arrivés et la souleva à bout de bras avant de charger l’enceinte du spatioport, défonçant cloisons sur cloisons comme un véritable bélier vivant.

-Au nom du Docteur Eggman, nous prenons possession de l’espace ! Si quelqu’un a quelque chose à y redire...

(Par MOT)

Une pluie de balles déchira sa manche droite à son impact mais ne sembla pas l’entailler, deux hot-shot, robots de combat du GUN venaient d’arriver en guise d’éclaireurs. Le robot humanoïde fronça les sourcils et regarda les bipèdes comme un homme peut regarder un singe avant d’arracher du bitume deux panneaux de signalisation, détachant avec eux deux lourds blocs de béton..

-Il peut venir me faire ses réclamations.

Lança le robot, ses yeux brillants d’une lueur de furie alors qu’il écrasait le cockpit du Hot Shot d’un coup puissant, lui ravalant littéralement la tête dans le corps.

Mystic Ruins, une heure avant l’incident.

Les yeux de l’alchimiste s’ouvrirent et elle put trouver à ses cotés le souriceau qui l’observait. Elle n’avait aucune idée de combien de temps elle avait été inconsciente, mais elle se sentait terriblement faible pour le moment. Ça ne l’empêcha pas de tenter de s’asseoir dans son lit, elle se tourna vers Timothée et lui lança, de la fatigue dans sa voix.

-Combien de temps...
-Je crois que ça va faire depuis ce matin, la nuit va bientôt tomber.

Karma se laissa retomber en soupirant. Il lui fallait une clope, elle ouvrit le tiroir de la table de nuit et n’y trouva rien avant de soupirer. Elle était sûre que Timothée avait profité de son inconscience pour se débarrasser du paquet de cigarettes qui nuirait à sa santé d’après les dires du souriceau. C’était gentil, mais c’était pas ça qui allait l’aider à la décontracter. Elle tourna ses yeux vers l’avorton qui vivait avec elle depuis maintenant un mois et passa sa main entre ses oreilles pour le caresser un peu. Elle l’avait trouvé en train d’errer, tout seul en pleine jungle, alors qu’elle cherchait des plantes pour ses élixirs, son histoire était triste. A présent orphelin, il avait perdu ses repaires, perdu pères sur pères adoptifs. Du haut de ses treize ans, le petit Timothée avait connu plus de malheurs que la plupart des plus vieux humains.

Mais Karma savait que cette situation, aussi horrible était-elle, était loin d’être sujette uniquement à la mauvaise chance du souriceau, bien des enfants se retrouvaient rapidement orphelins, parfois même leurs parents étaient assez cruels pour les abandonner derrière eux. C’était ça, les mobiens, aucun sens des responsabilités... Elle avait pris le souriceau sous son aile, attendrie et ayant pitié de l’enfant. Son sens maternel l’avait guidée... Et elle lui permettait de vivre avec elle pour le moment. Elle aussi avait eu des enfants. Elle espérait que ceux-ci étaient en sécurité malgré les temps qui courent.

-Tu m’as portée jusqu’à la chambre ?
-Euh oui.
-Tu as fait ce que je t’avais dit ?
-O... Oui, j’ai récupéré les rejets et je les ai brulés.

On n’était jamais trop prudent avec l’alchimie, le sang qu’elle avait vomi pouvait très bien se mettre à prendre vie et créer beaucoup de dégâts. Elle avait donné ses instructions à Timothée pour qu’il puisse gérer la situation en cas de problèmes comme celui-ci. Timothée n’était pas juste un souriceau ordinaire. Elle avait appris en le côtoyant qu’il possédait de grands pouvoirs magiques. Mais malgré toute la puissance qu’il détenait, il n’en restait pas moins un enfant, avec ses peurs, ses doutes et son innocence. Il fallait également souligner que malgré sa puissance impressionnante il n’avait aucun contrôle sur ses dons, provoquant de nombreux désastres à chaque tentative d’utilisation. L’échidné le serra maternellement contre lui.

-C’est bien... Je suis fière de toi.
-Vous allez pas mourir hein ?
-Non. Je suis plus solide que j’en ai l’air...

L’alchimiste poussa un soupir avant de se passer une main sur les yeux. Elle revoyait tout, les flammes, une forme monstrueuse se dressant parmi celles-ci, une forme ne ressemblant même plus à quelque chose d’humain. Elle chassa ces pensées avant de répondre avec un faux sourire.

-Je suis juste très malade.

Fit-elle sans trop y croire elle-même avant de poser une main sur son ventre et de regarder par la fenêtre.

-Tim ?
-Oui ?

Karma se retourna vers le souriceau et lui lança avec douceur.

-Je serais partante pour une tasse de thé.

Le visage du petit mage s’illumina alors qu’il quittait la pièce pour aller préparer le thé.
Il ne vit pas la crosse de fusil qui s’abattit sur sa nuque. Deux hommes saisirent le mobien par les épaules avant de le tirer discrètement hors de la maison.

-Préparez-vous à entrer.

Murmura l’un des hommes à son micro. Dans son lit Karma faisait mine de se languir, s’étirant, sous son oreiller, sa main saisit un poignard...


Heure H.

Le naufrage ! Le putain de radeau de la méduse, le putain de Titanic et maintenant le putain de Shnelles Gloire allaient faire un trio, le bateau tremblait comme une coquille de noix alors que tout le monde se cramponnait à ce qu’il pouvait, se raccrochant au costume de White lui-même s’accrochant à la rambarde du bateau qui était secoué à présent par d’innombrables vagues comme un moucheron dans une cocotte minute, Aphrodite faisait ce qu’elle pouvait pour garder son calme. Le bateau tanguait et des lames de fond inondaient le pont de leur éclaboussures. Malgré que la petite fête de la Shnelles soit ratée à présent, Aphrodite eut une vision qui néanmoins la ravit et la convainquit qu’elle n’avait pas perdu sa soirée en vain : Piotr était cramponné à la rambarde du navire et s’était mis en tête de nourrir les poissons en rendant tout le caviar qu’il avait ingurgité dans la soirée. Quelle charmante attention. Cette vision lui fit même penser à sortir son téléphone portable pour le prendre en photo, négligeant totalement le laser de l’apocalypse qui percutait la terre.

-La vache, ce truc va TROP devenir mon nouveau fond d’écran. Lâcha Aphrodite à White.
-Si on survit tu me l’enverras ? Répliqua le capitaine qui essayait de se stabiliser sur la mer en furie.

Les deux mobiens furent soulevés d’un seul mouvement par Rude qui les cala sur ses épaules comme s’il s’agissait de sacs à patates avant de courir vers le centre du pont. Ça avait quelque chose d’humiliant en quelque sorte. Ca les faisait paraître... petits. En même temps ils étaient petits. Mais un jour un grand nain a dit : "On ne lancera jamais un nain." De sages paroles, pensa l’héritière en hochant la tête. Le lecteur étranger à cette histoire serait bien surpris de voir qu’Aphrodite n’avait pas un peu plus peur du cataclysme qui se déroulait autour d’elle. Bien sûr, elle avait peur du naufrage du bateau. Mais c’était pas une raison pour y penser maintenant. L’approche imminente de la mort provoquait contre toute attente les pensées les plus grotesques dans l’esprit de l’échidné qui en riait jaune volontiers. Certains peuvent lancer des boules de feu par le nez ou encore invoquer les ténèèèèèbres du chaos, elle pouvait bien avoir ce genre de pouvoirs spéciaux nan ? Très rapidement des hélicoptères vinrent survoler le bateau comme prévu dans le plan d’urgence, car plan d’urgence il y avait. Lorsqu’on était aussi important dans le monde des affaires sur une planète où le terrorisme international et le grand banditisme avaient encore lieu (souvenez-vous ce que White disait au chapitre d’avant "Nous les mobiens... Pas des enfants de cœur." Bref.), il y avait toujours un plan d’urgence. Rude ne sembla pas avoir entendu le monologue intérieur de l’héritière sur le lancer de nain - ce qui était pour le moins normal car il s’agissait d’un monologue intérieur- et balança Aphrodite et White sur un des hélicoptères tandis que Clovis hissait Piotr, ayant perdu toute sa superbe, par le pantalon, celui-ci essayant d’éviter de vomir par dessus l’hélico, tout un programme. Elle plaignait ceux qui allaient faire le vol de retour avec lui.

Aucune raison de paniquer donc, puisqu’elle se retrouvait saine et sauve à bon port, elle avait bien fait d’en rire va, quand elle racontera ça au boulot... Mais... Mais quelque chose clochait. En effet, Rude n’était toujours pas monté dans l’hélicoptère et il le regardait partir.

-Monte ! Cria Aphrodite tandis que Rude reculait.
-Je dois rester là, l’hélicoptère ne supportera pas mon poids ! Cria l’homme.

Alors le rire cessa et le miroir se brisa.

Elle se revit, il y a presque un an de ça, aux funérailles de Russel, son troisième parrain et garde du corps qui était mort alors qu’il enquêtait à Ice cap, le perdre avait été aussi douloureux pour elle que de perdre un membre de sa propre famille, indirectement, c’était cette perte qui l’avait plongée dans cet accident qui causerait à l’héritière quatre mois d’hôpital. Sur trois personnes qui s’occupaient d’elle, il ne lui en restait plus que deux. Et l’idée de perdre à nouveau un de ses pères adoptifs brisa en elle ce calme qu’elle arborait en situation de crise.

-RUDE ! MONTE ! TU VAS PAS MOURIR AUSSI BETEMENT ! Fit-elle en tendant désespérément sa main vers l’extérieur de l’hélicoptère.
-Mademoiselle, arrêtez ! Vous faites tanguer l’appareil ! Cria le pilote.
-RUDE ! Continua Aphrodite en tendant la main, sa voix s’étranglant dans le désespoir tandis que White l’attrapait par sa robe pour la tirer en arrière. MONTE SUR LE...

Soudain des geysers de flammes jaillirent de l’océan alors que des flots de magma en fusion sortaient de tous les points et que l’eau s’engouffrait à l’intérieur des trous nouvellement créés. La planète se morcelait, petit à petit, divisant continents entre continents, et ils avaient la malchance de se trouver sur une de ces brèches en pleine éruption. L’énorme brèche se disloqua et se mit à monter dans les airs tout doucement, l’océan se mit à engloutir les eaux alentours alors que le Shnelles Gloire commençait à pencher dangereusement vers les abysses, l’arrière du bateau penchant inexorablement vers la mort. Rude plongea son poing dans le parquet et le traversa, se cramponnant à celui-ci pour s’assurer une meilleure prise. Paniquant, l’héritière se débattait comme une lionne à l’intérieur de l’appareil qu’une secousse éruption proche fit tanguer dangereusement pour finalement faire passer l’échidné par dessus bord.

-Oh merde.

Fut tout ce que put dire Aphrodite alors que l’hélicoptère s’éloignait du bateau et qu’elle faisait une chute de près de dix mètres de haut.

Le thé c’était bien, le vin, c’était mieux. Mais comme tout il ne fallait pas abuser des bonnes choses de la vie. Depuis la fenêtre du château il observait l’onde de choc pourpre que la collision du laser avait créée, une main sur sa hanche, l’autre remuant son verre de liqueur, il la porta à sa bouche et la but trait par trait avant de sourire finement, un superbe sourire, très aristocratique entrecoupé de canines pointues et acérées.

-Superbe.

Trois coups sonores résonnèrent à sa porte, nets, précis. Ne se retournant même pas, il lança sur un ton absent.

-Entrez

La porte en chêne s’ouvrit lentement alors qu’un homme faisait son apparition, son port altier, sa cadence de pas, ses vêtements, tout annonçait la venue d’un homme aussi prestigieux que le maître des lieux qui se retourna d’ailleurs pour le saluer. L’homme à la fenêtre était un mobien chauve-souris au teint brun portant des vêtement aristocratiques dans les tons sombres, une cape à l’intérieur vermeil retombait sur ses ailes, il portait une veste de smoking assortie avec des boutons de manchettes dorés et une lavallière. Son sourire satisfait se transformant en sourire enjoué, il se mit en tête de saluer son visiteur.

-Monsieur le Vicomte de Bragelonne.
-Vous connaissez mon nom ?
-Allons, quelle modestie ! Je reconnaîtrais les armoiries de votre famille n’importe où, asseyez-vous je vous en prie, je vais vous servir un peu de ce vin.

Le second mobien prit place autour de la table il s’agissait d’un chat au pelage clair dont l’un des yeux était couvert d’un bandeau, il portait une rapière à sa ceinture ainsi qu’une veste d’apparat. Ses cheveux longs étaient noués au-dessus de sa tête et retombaient derrière lui.

-Qu’est-ce qui vous emmène chez moi ? Demanda la chauve-souris avec patience.
-Vous n’avez pas vu ce qui se passe dehors ?
-Et moi qui espérais que vous veniez me faire la conversation.
-Monsieur le comte...
-Je vous en prie, appelez moi Vladimir, je vous appellerai Raoul.
-Vladimir, cette colonne de lumière à l’horizon ne peut pas décemment vous inspirer confiance... Je suis venu vous voir, car je sais que vous étudiez les sciences mystiques, peut-être serez-vous plus à même de m’expliquer la nature de ces événements.
-En temps et en heure mon cher ami, je prévois de faire un rapport complet à notre prince.
-Vous saviez que cela allait arriver ?
-Êtes-vous familier monsieur, avec les manuscrits de Gaïa ?
-Non.
-Eh bien... Comment expliquer ça à un néophyte...

Vladimir observa sa coupe sous la lumière de sa chandelle avant de lancer, un sourire aux lèvres.

-D’après la légende, qui n’en est plus une à présent, il y a une bête ensommeillée dans les profondeurs de la planète, elle se prénomme Dark Gaïa, elle y a été enfermée pendant les anciens temps, et à une période donnée, celle-ci est libérée et détruit la planète.

Soudain, contre toute attente, le sol se mit à vibrer avec puissance, renversant les verres et la bouteille, Vladimir se cramponna à la tapisserie tandis que Raoul reculait pour s’accrocher à la porte.

-... Et il semblerait que quelqu’un l’ait réveillé prématurément.
-Et ces secousses... Commença le chat.
-... Ne sont que le début. Acheva le comte.
-Je retourne auprès du prince, lança le chat avec tension, j’attends votre rapport complet avec impatience, à bientôt monsieur le comte.

Le ton formel repris à la fin ne passa pas inaperçu aux yeux de la chauve-souris qui néanmoins l’ignora. Sur ce le vicomte se retira, abandonnant Vladimir seul dans la pièce. Il se rassit simplement et releva sa bouteille de vin pour se servir le fond qui restait dans un verre a pied, puis porta celui ci à son nez et en huma le contenu avec délice avant de le porter à sa bouche et de murmurer, les yeux rivés à sa fenêtre.

-Ah ça ira, ça ira les aristocrates à la lanterne.

Le nuage de l’explosion semblait s’étendre pour recouvrir le monde d’une volute mauve de mauvais gout, ce qui n’empêcha pas l’homme de continuer sur un ton langoureux, savourant chacun de ses mots.

-Ah ça ira, ça ira, les aristocrates on les... Pendra.

Un fou rire remonta le long de sa gorge et il éclata, ne pouvant empêcher son hilarité de se répandre, renversant le verre de liqueur sur le bord de la fenêtre en pierre alors qu’il se tenait le ventre d’une seule main.

Elle approche.

C’était dans ces instants là qu’il était bon d’être un mobien, dix mètres, qu’est-ce que c’était dix mètres pour un mobien ? Une promenade de santé, une simple roulade sur le coté, ou un encaissement sur le genou était suffisant pour ensuite se relever de manière classe sous les explosions en background suivi de l’hymne américain, à un détail près, Aphrodite était peut-être très belle et très intelligente, mais elle n’était pas douée
pour les arts martiaux, et le roulé-boulé ne faisait pas partie du programme de management de cette année. Ce qui fit qu’elle se ramassa en plein sur la tronche sur le pont, celui-ci tanguant à présent dangereusement vers le gouffre.

-Je te laisserai pas mourir Rude ! Lança l’héritière au visage rougi par l’impact violent sur le parquet.
-Imbécile ! Cracha le garde du corps, sauve ta propre vie avant de penser à moi !

Dans sa position, le corps de l’échidné se mit en inertie et glissa en arrière, la robe longue et lisse permettant à la jeune femme de glisser encore plus vite que prévu. Une petite voix dans sa tête ne put s’empêcher de rétorquer que si elle avait pris la robe bleue à franges, elle aurait glissé plus lentement mais les autres neurones de son crâne se liguèrent pour faire taire la traitre en la fusillant sur la place publique de son cortex, admettre qu’elle avait eu tort ? Et puis quoi encore ?!

Non sans blague, elle allait crever.

Glissant en arrière, elle tenta de se rattraper sur le bord du bateau avec ses ongles dans un geste désespéré et qui avait tout d’un passage de cartoon, sauf que le matelot qui avait briqué le pont n’y avait pas été de main morte sur la cire comme c’était un grand gala, ce qui faisait qu’elle glissait plus vite qu’un palet sur une piste de curling.

-Oh crrrrr......otte.

Commença Aphrodite très vite rattrapée par son souffle court, elle se mit à glisser lentement, inexorablement vers le bord du bateau. Ayant atterri trop loin, Rude ne pouvait pas l’atteindre là où elle était. A bord de l’hélicoptère les avis étaient partagés.

-Mademoiselle Clayfeet ! Oh je n’arrive pas à croire ce que je vois.

Fit Clovis qui ne pouvait néanmoins pas se départir d’un sourire satisfait sur son visage malgré qu’il semblât désespéré dans son ton. Cette petite peste l’avait cherché et avec elle en moins, le conglomérat n’allait plus faire pression longtemps. Ça lui évitait la désagréable tache d’avoir à embaucher des assassins. Le Shnelles Gloire à lui tout seul valait des millions, et c’était une grande perte, mais à toute chose malheur est bon non ?

-...Mr Shnelles... Fit une voix pathétique à bord de l’appareil.
-Pas maintenant Piotr, regardez à l’extérieur, je ne veux pas que vous me dégueulassiez mon hélicoptère.
-D...Diamantipolis elle...

Alors que Clovis levait les yeux vers Diamantipolis ce qu’il vit les lui firent écarquiller alors que sa bouche s’ouvrait à présent en grand. Diverses explosions retentissaient dans la ville des glaces alors que la fissure s’était propagée jusqu’en Diamantipolis pour la fendre littéralement en deux, déracinant et brisant des buildings qui s’écrasaient dans la ville. Diamantipolis, la cité-état, le symbole de l’opulente Shnelles Corporation n’était plus.

Le rugissement de désespoir de Clovis se fit entendre jusque sur le bateau où Aphrodite continuait à glisser. Si elle avait su elle n’aurait pas suivi tous ces conseils diététiques pour garder la ligne et serait devenue super grosse, la graisse aurait pu ralentir un temps la chute, mais avec sa taille de guêpe y’avait bien que sa poitrine qui avait assez de masse pour la ralentir et c’était pas une sensation des plus agréables. Avec ce qui lui restait de respiration elle cria.

-White !

Fit-elle en levant les yeux vers le renard polaire qui regardait comment la situation évoluait sur le paquebot et qui sentait que son moment d’entrer en scène était arrivé, le militaire se mit à retirer sa veste de smoking dans le but évident de sauter avant de le tendre à Piotr. Il approcha du bord, se mit à frissonner et se rappela qu’après tout, ils étaient en Holoska et se retourna vers Piotr.

-Finalement rendez-le moi. Fit-il alors qu’il le remettait sur son dos.
-White à l’aide ! Je vais tomber ! Cria Aphrodite.
-C’est mieux, j’ai pas envie d’attraper froid.

Lança le renard tandis qu’il se rhabillait.


La secousse fut ressentie partout dans le monde, même aux endroits les plus reculés, ce fut donc tout naturel qu’elle se propage jusque dans les cieux. Il courait, il courait comme il n’avait jamais couru de sa vie, créant un nouveau chemin depuis l’autel jusqu’au gouffre, défonçant littéralement tout ce qui avait le malheur de se trouver sur son chemin. Il avait ressenti une puissante perturbation dans les forces chaotiques, et ce qu’il allait voir n’allait que lui donner raison. Arrivé sur la jetée, il contempla le monde alors que celui-ci commençait à se briser, se déchirer en de longues failles parcourant la planète, la criblant comme si celle-ci était sur le point de se fendre avant de se séparer lentement pour décoller dans l’espace. Les yeux écarquillés, l’échidné restait interdit devant ce spectacle monstrueux.

-Qu’est-ce qui se passe ? Paniqua le gardien.

Cela ressemblait à un rêve ou plutôt un cauchemar, un cauchemar où l’émeraude mère échappe à sa surveillance et où les humains détruisent le monde grâce à sa puissance, mais l’émeraude mère était toujours sur l’île, et il veillait sur elle avec fermeté, dédiant toute sa vie à la tache. Il était le maître de l’équilibre mondial, sans lequel le pouvoir démesuré de l’émeraude mère déchirerait le monde et le ferait tomber dans le chaos éternel. Il avait été chargé, comme son père avant lui et comme le père de son père à veiller sur la pierre, dut-il la protéger avec sa vie.

C’était comme dans un mauvais rêve, se répéta Knuckles alors qu’il s’appuyait sur un palmier. Il ignorait totalement ce qui venait de se passer, mais en levant les yeux vers le ciel et en contemplant le rayon, il n’y avait pas besoin d’être un génie pour comprendre. C’était encore un de ses tours, ramener Chaos à la vie n’avait pas suffi, il lui en fallait toujours plus. Serrant les poings il les brandit vers le ciel à présent couvert de nuages distribuant la foudre.

-EGGMAN !

Cria le gardien alors que la foudre balayait les cieux et que le mobien serrait les dents. Il n’y avait pas de temps à perdre, ils devaient faire quelque chose ! Il allait immédiatement contacter Tails et trouver un moyen de rejoindre la forteresse volante d’Eggman, il lui botterait même son gros arrière-train personnellement s’il le fallait.

C’est alors que la foudre tomba sur l’autel et la pluie s’abattit sur Angel Island.

Knuckles le ressentit, il ressentit immédiatement que l’émeraude mère était en danger comme par un sixième sens greffé directement sur son cerveau, et se précipita à nouveau dans les profondeurs de l’île, utilisant tous les raccourcis possibles pour parvenir devant l’autel, alors qu’il surgissait des buissons il asséna un coup de poing ravageur à un des intrus qui vola littéralement dans les airs, lâchant la partie de la gemme qu’il portait, laissant l’énorme pierre écraser le second sbire qui tomba dans la boue, le gardien dont la pluie ruisselait sur son corps et dégoulinait le long du croissant de lune blanc, symbole sacré de sa tache, serra les dents alors que des centaines de paires d’yeux se braquaient sur lui, le gardien avait les dents serrés et les poings fermés alors que la nuée noire l’encerclait. Il sentait bientôt la sérénité être remplacée par la colère sourde, cellequi réclamaitquejustice soitfaite, iciet maintenant et que les voleurs soient punis !

-Vous avez choisi le mauvais moment pour me déranger ! Cria-t-il avant de charger les intrus comme une bête féroce.

Aphrodite commençait à se rapprocher dangereusement du bord, et donc du gouffre. Pourquoi l’écriteau derrière le guide du voyageur galactique proclamant "DON’T PANIC" lui revenait en tête ? Pourquoi les grilles-pains ont toujours une option pour bruler les toasts jusqu’à ce qu’ils soient noirs comme du charbon ? Pourquoi il n’y a jamais de crayons dans les bureaux de postes mais toujours dans les banques ? Toutes ces questions justifiaient une chose aux yeux de l’héritière : elle ne pouvait pas mourir tant qu’elle n’aurait pas les réponses. Elle ne pouvait d’ailleurs pas se permettre de mourir ! Elle n’avait pas le temps pour ça ! Vous n’avez pas vu son agenda nom d’un chien ?! A la rigueur, elle pouvait mourir dans six mois, mardi, entre 13h30 et 14h, mais pas avant ! Alors que son temps était compté elle rassembla tout son souffle pour une ultime complainte qui fut entendue jusqu’à Diamantipolis, une complainte digne des amants déchirés et de la mort du petit chien la nuit de noël et du cygne blanc agonisant.

-WHITE BORDEL DE B*TE EN BOIS TU VAS SAUTER OUI OU MERDE ?!

Lança Aphrodite qui commençait à perdre patience, le renard entendit son ramage et se dit que s’il ne sautait pas ça allait chauffer pour son plumage et que cette leçon lui vaudrait sans doute son fromage. Il se jeta alors dans le vide sans réfléchir, se rattrapa à une table qui tombait et saisit deux chandeliers en or qui allaient passer par dessus bord. Toujours le bon réflexe de Mobien : profiter du chaos pour truander un maximum de choses chez les bourgeois, en réalité il ne s’agissait pas de la véritable raison pour laquelle White avait saisi ces objets, d’une main il planta les chandeliers dans le pont, brisant les fragiles bougies contre le parquet mais plantant également les pointes de métal servant à les caler pour ralentir sa chute et les stabiliser, il comptait utiliser ces griffes de fortune pour récupérer Aphrodite et la ramener vers le haut du bateau. Décomplexé par sa tache, bien moins mortelle que d’affronter un bataillon de l’Eggman Army, White se laissa glisser en déchirant une bonne partie du parquet vers Aphrodite. Un problème néanmoins survint dans son plan alors que l’héritière saisissait sa queue pour essayer de lui grimper dessus (Sans double sens bien sur).

C’était une bonne solution pour une personne de faible poids, pas deux.

Les deux mobiens tombèrent à la renverse vers le gouffre et furent encore une fois sauvés in extrémis par White, s’accrochant à la rambarde de toutes ses forces alors que l’héritière s’accrochait à sa taille. Aphrodite avait les pieds qui pendaient dans le vide et fit ce qu’elle put pour enfouir son visage entre les omoplates de White pour ne pas voir ça.

-Remonte-remonte-remonte-remonte remonte-remonte-remonte-remonte... Ohmeeeeerde.

Lança-t-elle alors que le bateau penchait de plus en plus vers le gouffre. Rude pendant ce temps, utilisa la force destructrice de ses poings et de ses pieds pour briser le pont en les frappant, créant des trous tout en descendant, fabriquant ainsi des prises pour lorsqu’ils devraient remonter.

-Tenez bon !

Lança le garde du corps alors qu’il descendait vers White mais déplacer une masse telle que Rude d’un point à l’autre du bateau fit chavirer un peu plus celui-ci vers le gouffre où l’édifice se trouvait pratiquement à la verticale à présent. Ce nouveau chavirement fit hurler Aphrodite, car l’eau gelée d’Holoska se déversait à présent sur ses jambes, mais au lieu de lâcher sous la douleur elle resserra encore plus son étreinte sur le militaire qui levait à présent un de ses chandeliers vers Rude qui le tira vers lui.

Aphrodite profita de ce bref instant où elle n’était plus en contact avec l’eau gelée pour oser jeter un regard sous ses pieds, la plaque tectonique s’était carrément soulevée de plusieurs centaines de mètres de haut. Pour l’instant il n’y avait pas un "gouffre" à proprement parler, seulement une élévation d’une centaine de mètres de haut au-dessus du niveau de la mer pour la partie supérieure du bateau, le bateau ne sombrerait surement pas dans le gouffre naissant à leur pieds, mais il se retournerait comme une coquille de noix dès qu’il aurait cessé de chavirer.

Rien ne pouvait survivre à ça, un bain glacé dans les étendues du grand nord, et ils étaient tous bon pour mourir de froid comme en témoignait Aphrodite qui claquait trop des dents pour pouvoir balancer des insultes à tour de bras pour défouler la peur et la douleur qui lui bouffaient le ventre. Ils avaient vu pas mal de choses sordides dans leur vie, l’attaque des Black Arms, les tirs au canon de l’Ark, et j’en passe. Mais celle là était surement la pire à laquelle ils avaient affaire pour s’être trouvés précisément au mauvais endroit, au mauvais moment.

-White... White...

Gémissait Aphrodite qui n’arrivait plus qu’à dire ça. Alors qu’elle enfouissait son museau dans le dos du militaire celui ci tentait d’escalader comme il pouvait derrière Rude.

-T’en fais pas, on va s’en sortir. Fais-moi confiance, cramponne-toi c’est tout.

Alors qu’il disait cela le bateau se mit à trembler à nouveau alors que l’eau le poussait un peu plus en arrière, si le Shnelles Gloire mettait autant de temps à sombrer, c’était grâce à son immense taille, et c’était ça qui sauvait pour l’instant les passagers du naufrage imminent dans les eaux gelées. Sanglotant doucement, Aphrodite se rattrapa rapidement et se mordit la lèvre de toutes ses forces. Elle était forte. Si elle devait crever ici et maintenant elle crèverait sans verser une larme... Plutôt mourir que d’être faible. Plutôt mourir que de craquer. La situation semblait désespérée. Les hélicoptères étaient partis chercher des renforts pour tenter de redresser le navire mais elle savait qu’ils n’arriveraient jamais à temps.

Était-ce la fin ?

C’est à ce moment là alors que ce qu’elle pensait être le hurlement du vent vint siffler a ses oreilles.

-PATROOOONNE !

Cria quelqu’un sur la strate inférieure, un bateau au mépris du danger fonçait vers le continent en train de se soulever, c’était un gros baleinier estampillé du logo de la Shnelles et qui devait servir à récupérer des baleines pour alimenter les cosmétiques SHNELLES SPLENDEUR. A bord de celui ci se trouvait un rhinocéros avec un porte-voix. Ceera avait tout de suite pressenti que ce rayon mauve ne présageait rien de bon, il avait tout de suite payé l’équipage du chalutier pour venir jusqu’aux eaux sinistrées, à la base pour sauver Rude, mais à présent il s’avançait comme l’acteur décisif du dénouement de l’histoire.

-ENVOYEZ LE HARPON ! Cria Ceera alors que le harpon géant était propulsé vers le pont pour se ficher dans le parquet de celui ci.

Rapidement, Rude tira White sur son dos et utilisa sa force colossale pour se balancer vers le harpon et le saisir au vol avant de crier.

-Cramponnez-vous !
-Tirez ! Cria le Rhinocéros.

D’un coup de pied, Rude décrocha le harpon qui se mit à se rembobiner à toute vitesse vers le bateau, les trois survivants ricochaient sur l’eau, le moteur du harpon fabriqué pour supporter des baleines, il n’avait aucun mal a tirer les trois passagers même malgré le poids de Rude. Arrivés à distance rapprochée du bateau le rhinocéros leur balança une bouée que White utilisa pour s’accrocher avec Aphrodite tandis que Rude remontait simplement le câble du harpon vers le pont alors que ces derniers se faisaient hisser. Parcouru de gelures diverses, le renard blanc se hissa sur le pont de toutes ses forces et s’y renversa en haletant bruyamment, laissant Aphrodite tomber a coté de lui, rassuré par sa respiration signifiant qu’ils étaient en vie.

Il y eut un grand glissement et le Shnelles Gloire s’écrasa en arrière avant de se briser en deux et de sombrer dans les profondeurs de la terre, sous la vision de ce bateau tombant au plus profond des enfers, le militaire perdit connaissance.

-Monsieur le président ! Monsieur le président !

La pluie tombait à torrent sur la demeure présidentielle du White Hall. Deux hommes en noir bousculaient les gardes du corps sur leur passage avant de s’arrêter devant les appartements présidentiels du White Hall et frapper.

-Monsieur le président ! Ouvrez je vous en prie ! Une catastrophe vient de se produi...
-Monsieur le président est parti pour rejoindre son bureau. Lança un homme qui était en train de passer l’aspirateur dans les couloirs. Je l’ai vu se lever il y a une demi-heure.
-Merde ! Cria un des deux hommes alors qu’ils changeaient de direction pour se précipiter vers le bureau présidentiel.

Un vif tremblement de terre se fit sentir, envoyant les deux hommes qui couraient à terre. Le second se rattrapa de justesse et tira son congénère pour qu’il se relève. Les deux agents étaient haletants, l’un portait un attaché-case et ils suaient tous les deux à grosses gouttes.

-Tiens bon ! Plus que quelques mètres !

Son compagnon hocha la tête. Le monde, le monde était... Ils ne devaient pas trainer plus longtemps ! Arrivant à la porte du bureau présidentiel, oubliant toute bienséance les portes du cabinet s’ouvrirent à la volée et ils pénétrèrent dans le bureau présidentiel plongé dans la pénombre la plus totale, un éclair traversa alors la grande baie vitrée pour montrer un homme se tenant debout, à coté du fauteuil présidentiel, les agents gouvernementaux s’approchèrent.

-Mr Rakkuen ! Il s’est passé quelque chose de grave ! Toute la planète est en...*STUB*

L’un des deux hommes tomba au sol, terrassé d’une balle de silencieux dans la gorge tandis que l’autre le regardait avec stupeur et se tournait vers l’intrus. La foudre frappa à nouveau, illuminant le cabinet, dans le fauteuil présidentiel, le président, étendu, une balle dans la tête.

-Tssk. Fit l’assassin.
-M... Monsieur le président ! Fit l’autre en écarquillant les yeux tandis que l’homme rechargeait son arme, l’agent gouvernemental sortit son pistolet et se mit à vider son chargeur sur l’homme. FILS DE **** !

L’homme fit une roulade pour se protéger de la pluie de balle derrière le bureau avant de sauter par la fenêtre, la traversant, dans une myriade de copeaux de verre volant autour de lui, il se rattrapa au rebord de la fenêtre et se laissa tomber depuis le premier étage dans une roulade athlétique dans les jardins alors que l’homme prenait à présent la fuite sous la pluie. L’agent arriva à la fenêtre et tenta de lui tirer dessus, sans succès. La fusillade ayant été entendue une vingtaine de gardes du corps débarquèrent pour fouiller les lieux et découvrir l’horrible destin de l’homme qui les gouvernait.

Wulf Rakkuen, président des fédérations unies venait d’être assassiné.

Dans le cendrier sur le bord du bureau, une cigarette encore fumante s’éteint.

Et Wulf ne fumait pas.

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