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MOBIUS UNLEASHED Chapitre 4

Publié par Viper Dragoon le 19 juillet 2009

Pourparlers et bombardiers, guerre et paix, enjoy the show, ce chapitre est un point tournant.



Roxanne, défendant Central City contre les hordes monstrueuses
(Cliquez sur l’art pour accéder a la musique d’ambiance du chapitre)
(Art par MOT)

La panacée

-Eeeet…Coupez !

Lança le caméraman sous le tonnerre d’applaudissements des téléspectateurs qui s’arrêta d’un seul coup. On aurait pu en conclure qu’il ne s’agissait que d’un poste audio diffusant un clip d’applaudissements en boucle, un peu comme dans un vieil épisode des Castors Allumés, mais non. La foule était bien là et avait bien applaudi à tout rompre pour s’arrêter brusquement à l’unisson. Auguste Winston se détendit et se laissa tomber dans sa chaise avant d’éponger la sueur qui rendait son front luisant. Le nouveau président des fédérations unies se laissa un peu aller alors que son principal associé s’avançait vers lui et le saluait d’une poignée de main.

-Excellent discours d’investiture monsieur le président.
-Je vous en prie, Richard, épargnez-moi vos sarcasmes et dites à votre associée de sortir des coulisses, je vais encore avoir besoin d’elle.

L’homme sourit. C’était un businessman aux cheveux bruns mi-longs, un air sérieux sur le visage, une paire de lunettes cachant des yeux bruns. Richard Malvenne, 44 ans, directeur de la prestigieuse société Malvenne, l’une des rares à ne pas avoir totalement sombrée sous la houlette de la Shnelles. Depuis des générations, les Malvenne avaient été de grands stylistes, des couturiers hors pairs à l’avant-garde de la mode. Mais le dernier né de la famille possédait une autre ambition des plus sombres. Homme chaleureux en public, la société Malvenne n’en avait pas moins pendant le précédent règne de Winston, entraîné des centaines de mobiens à l’abattoir pour les transformer en manteaux de fourrure. Grâce à une gestion magistrale des événements, Malvenne échappa au scandale et son rôle ne fut jamais clairement établi. Richard Malvenne s’était depuis évertué à rester discret dans ses agissements.

-Certainement. Alice ? Voulez-vous nous rejoindre ma chère ?

Depuis les coulisses une femme apparut. Proche de la trentaine, celle que Richard appelait Alice était d’une pâleur de linceul et possédait des cheveux d’un noir de jais. Elle était très belle, mais en même temps il y avait une sorte de dureté, une certaine rigidité presque palpable qui la rendait antipathique. Elle s’avança auprès de Malvenne, ignorant Winston pour le moment.

-Vous souhaitez que je finisse le travail ?

Fit-elle simplement. Malvenne tourna naturellement son regard vers Winston. Ils parlaient en toute aise au centre du studio de télévision, sans que personne ne semble en être choqué. En réalité, tous regardaient devant eux, un regard vide et un peu de bave coulant de leur lèvre inférieure.

-Votre technique d’hypnose est fascinante mademoiselle De Roselac.

Lança Auguste paternellement. Il se fit foudroyer du regard par l’intéressée qui ne semblait pas vouloir voir son véritable nom venir dans la discussion.

-Voulez-vous que je les tue ? Les mobiens dans le public, le public…
-Non non, surtout pas, en revanche je veux qu’ils quittent ce studio en étant persuadé de la véracité de mes dires et de mon pouvoir sur la situation.
-Je continue à penser que nous devrions les tuer… Commença Alice.
-Chaque chose en son temps. Si nous les tuons maintenant, leurs familles vont s’inquiéter et le doute se rependra comme de la traînée de poudre. Il m’est, qui plus est, bien plus utile de profiter de la situation telle qu’elle est actuellement. Acheva Winston, et elle poussa un soupir.

Alice de Roselac, alias « La princesse », était une associée de la Malvenne depuis bien longtemps, depuis que Richard l’avait tirée du taudis où elle vivait entre la manipulation et le meurtre de mobiens pour la faire travailler pour lui, elle le suivait comme une ombre. C’était une de ces femmes purement mauvaises et qui, malgré leur intelligence, ne possèdent pas la patience d’attendre pour voir plus de sang couler. Son pouvoir d’hypnose était bien utile pour rendre la lourde tache de la capture de Mobiens plus facile, ainsi que la torture que Malvenne aimait tant voir.

-Soit. Mais je ne promets pas…
-Vous promettrez Alice. Fit Malvenne d’un ton sec. Dois-je vous rappeler que vous devez encore vous racheter à mes yeux ?

La princesse serra les dents, ça datait maintenant d’un peu plus d’un an. Alors qu’elle était chargée de la supervision du chantier de la grande prison où Winston comptait envoyer les mobiens à la puissance démesurée, le chantier avait été interrompu provisoirement pour inspection par un agent du gouvernement. Au lieu d’obéir aux ordres de Richard, elle avait ouvert le feu sur le lieutenant du GUN venu enquêter. Après une riposte fulgurante la princesse avait été arrêtée, le chantier avait été fouillé et les restes d’un village mobien furent découverts, avec les cadavres de ses habitants mutilés. Pour éviter le scandale la Malvenne s’était désolidarisée de la princesse et l’avait poursuivi en justice. Depuis les évènements récents Malvenne avait donné une seconde chance à sa protégée, qui s’était entre-temps évadée grâce à ses pouvoirs. Le jeune lieutenant du GUN, également mobien, se vit promut au grade de capitaine Inquisiteur de Mobius. Son nom était White. Se mordant la lèvre inférieure, la princesse ravala son ton hautain et lança.

-A vos ordres.
-Bien. Vous tacherez de faire au mieux et d’épauler Mr Winston pendant toute la durée du plan. Pour ma part je retourne sur Prison Island superviser la suite des opérations, obéissez lui comme si ses ordres découlaient des miens, et pas de mutinerie cette fois, est-ce que c’est bien clair ?
-Parfaitement clair. Fit la princesse en mâchant ses mots comme si chaque syllabe lui écorchait la gorge.
-Mademoiselle, je suis ravi de vous avoir à mes cotés. Vos talents me seront des plus utiles, lança Winston, flatteur alors qu’il se levait et croisait les bras derrière son dos et s’avançait jusqu’aux coulisses. Je crois qu’il est temps pour nous de quitter la scène, n’oubliez pas mes instructions.

Auguste Winston retourna à sa loge d’un pas guilleret.

L’hélicoptère quitta Diamantipolis sous le regard contrit de Clovis Shnelles. Il y avait à peine une heure de ça Aphrodite était venue le voir dans ses quartiers et avait bataillé pour obtenir un de ses rares hélicoptères, baragouinant qu’elle avait un rendez-vous important. Clovis avait fait la grimace et fini par accepter. Mais en vérité il fulminait à l’intérieur, il comptait sur le fait qu’Aphrodite reste quelques jours à l’hôpital pour la persuader d’injecter des nouveaux fonds dans les tiroirs de la Shnelles Corporation une fois la crise passée. Cette espèce de petite peste s’était rhabillée et était repartie dès qu’elle avait repris conscience. Soutenu par ses exécrables gardes du corps et son exécrable boy-scout de copain. D’une humeur massacrante, le PDG de la Shnelles corporation appuya sur son interphone.

-Madame Pinçon, faites monter mon repas je vous prie.
-Bien monsieur. Répondit la secrétaire d’une voix stricte alors que Clovis serrait ses dents, il finit par appuyer a nouveau sur l’interphone
-Et faites monter également le responsable sécurité du Shnelles Gloire.
-Oui monsieur.

Il allait pouvoir défouler ses nerfs sur cet incapable, ça serait mieux que de se venger sur de la nourriture, l’interphone se mit en marche et une voix d’homme se fit entendre.

-Monsieur Shnelles.
-J’ai demandé à ne pas être dérangé.
-Monsieur Shnelles, un rassemblement suspect de Mobiens se fait à l’est de la ville.
-Quoi ?!
-Monsieur Shnelles ?
-…
-Monsieur Shnelles ? Quelles sont les instructions ?
-Attendez moi, j’arrive.

Finalement il allait pouvoir passer sa colère sur un bien plus gros gibier. Il ouvrit le tiroir de son bureau et saisit son pistolet personnel qu’il arma avant de récupérer derrière un tableau de chasse un fusil d’assaut. Ca allait lui rappeler le bon vieux temps.

Au même moment l’hélicoptère d’Aphrodite quittait l’héliport de l’hôpital, piloté par ses gardes du corps, l’héritière se trouvait à présent dans un fauteuil roulant, un drap sur les genoux et White a l’arrière avec elle a ses cotés.

-Rappelez moi de toujours prendre l’hélico pour venir à l’avenir, au cas où le monde viendrait à se disloquer encore une fois sans prévenir !
-Oui patronne. Répondit Ceera en soupirant.
-Mon dieu j’me sens vieille avant l’heure, j’ai même pas vingt ans merde ! Qu’est-ce que je fous dans un fauteuil roulant ! ?
-Ca aurait pu être pire lança White qui s’appuya sur le siège arrière. Je suis content que tu aies pris la bonne décision au mépris de tes soins.

Aphrodite cligna des yeux.

-Quelle décision ?
-Eh bien, retourner à Central City pour que j’aie cette discussion avec Winston, et que je le coffre.

L’héritière secoua la tête.

-Euh, on va pas à Central City, on va aux Mystic Ruins.
-Mystic Ruins ? Pourquoi ? Demanda White incrédule.
-Le Gardien est venu me voir pendant que je comatais, il veut qu’on se réunisse là bas.
-T’es sûre que c’était pas un rêve érotique ?
-Non, ça l’était pas. Répondit Aphrodite en soupirant de dépit. Chuis sérieuse White.
-Ecoute, le plus urgent pour le moment, c’est d’aller à Central City, quand toute cette histoire sera réglée, on ira…
-Hors de question ! Trancha Aphrodite, soudainement agressive. Après il sera trop tard ! C’est maintenant qu’il a besoin de moi !
-Si on ne va pas à Central City maintenant, c’est pas seulement lui qui sera en danger, mais le mo…
-J’EMMERDE CENTRAL CITY ! On va aux Mystic Ruins ! Lança l’héritière qui commençait à perdre patience.
-Calme toi… Commença le renard.
-Nan je me calme pas ! T’es dans mon putain d’hélico, je vais où je veux ! T’imprimes ? ! Cracha l’héritière au renard qui commençait à perdre patience.
-Tu me parles sur un autre ton, t’as compris grognasse ? ! Tu vas pas te venger sur moi parce que t’es vénère d’accord ? ! Je suis pas ton larbin ! Répliqua White avec agressivité.
-Ta gueule !
-Du calme à l’arrière ! Cria Rude aux deux mobiens qui se foudroyaient l’un comme l’autre du regard. Aphrodite croisa les bras et détourna la tête en boudant.
-Bien.
-Très bien. Répondit White en croisant les bras aussi et en détournant le regard.
-Parfait. Répliqua Aphrodite.
-Excellent.
-Je vois que tout le monde est content, tant mieux.
-Je te suis pas dans cette affaire.
-Nan tu me suis pas, et tu sais pourquoi ?

Vingt minutes plus tard, White se retrouvait les pieds dans le sable sur la plage alors que l’hélicoptère était toujours en stationnement et qu’Aphrodite lui balançait les chandeliers qui avaient servi au renard à lui sauver la vie il n’y avait même pas un jour de ça.

-Parce que tu rentres à pattes ! Sayonara et bonjour chez toi !

L’hélicoptère décolla sans plus attendre, abandonnant White dans son smoking débraillé et mité de part en part avec son sac, ses chandeliers, et la lune pour seule compagne alors qu’Aphrodite le laissait littéralement au milieu de nulle part… Au moins avait-elle la bonté de ne pas le lâcher en Holoska. White retira sa veste et la porta sur son épaule alors qu’il s’éloignait. Il regardait l’hélicoptère partir à l’horizon et il sentit que ses tripes se retournaient dans son ventre. Il se retourna et finit par hurler à l’appareil disparaissant dans les nuages.

-MAIS QUELLE PET…

La fin de sa phrase fut interrompue par les croassements d’une nuée de corbeaux s’échappant d’un arbre près de lui.


Royaume de Mercie, de bon matin.

Le serviteur fut envoyé au sol d’un mouvement vif alors qu’il s’étalait sur le parquet en pierre, la lame siffla dans l’air et vint se coller contre la glotte de l’intéressé dans un mouvement simple et précis. Le mobien soupira.

-Monseigneur, j’ai bien peur de ne pas être de taille à vous affronter.

Le vicomte de Bragelonne rengaina son épée d’un geste tandis qu’il congédiait son partenaire d’entraînement. Le chat au pelage argenté fit quelques pas pour observer par la fenêtre de la salle d’armes le royaume qui s’étendait sous les pieds du château, ses cheveux ramenés en catogan fouettant ses mollets.
Le royaume de Mercie, le dernier pays mobien au monde à ne pas être tombé sous la houlette des fédérations unies et à posséder son indépendance. Ils avaient pu résister aux guerres humaines grâce à la présence de Mobotropolis pendant des millénaires, mais à présent que l’ancien empire mobien était devenu la capitale de l’Eggman Army, ils se retrouvaient seuls et ostracisés du monde, mais cela leur convenait. Malgré que leurs frontières soient difficiles à passer, beaucoup de mobiens désireux de survivre en ce monde en étant libres rejoignaient leur nation, et celle-ci était encore vivante malgré son ancienneté. Le peuple était heureux de son prince et de son règne envers et contre tout, car il était cent fois préférable à la tyrannie humaine qui se déguisait en système démocratique.

-Monsieur le Vicomte ? J’ai entendu dire que vous cherchiez un partenaire.

Une voix qu’il n’avait jamais entendue le fit se retourner, dans l’ombre du portique se trouvait adossé un mobien souriant. Il balaya sa cape noire d’une main, affichant un veston marron alors qu’il s’avançait vers le chat, ses bottes marquant son passage. Celui-ci lança.

-Effectivement, et vous êtes, monsieur ?

Le renard apparut en pleine lumière et se découvrit humblement, son chapeau à plume créant des arabesques raffinées.

-Achille de Myrmidon monsieur. Enchanté de faire votre connaissance.
-Ah, vous êtes ce fameux capitaine de la garde qui vient d’être promu ? On m’a dit grand bien de votre lame.
-Je suis flatté que vous ayez entendu parler de moi, monsieur. Je dois être reçu par le prince incessamment sous peu, et comme je trouvais le temps long, mon épée a trouvé besoin de se dégourdir quelque peu.
-Faites, je suis grandement las de mes exercices, j’espère que vous serez un défi à ma mesure.

Lança le vicomte en dégainant sa lame et en se portant en garde alors qu’Achille faisait de même, le regard du chat et du renard se croisèrent et, d’un coup sec, les fers se rencontrèrent. S’ensuivit un échange de passes gracieuses ponctuées des chocs entre les deux armes, Achille pris la parole.

-Par ailleurs, savez-vous ce que notre prince pense des récents évènements ? La lame percuta avec violence celle du fleuret de Bragelonne qui recula sous l’assaut.
-Il n’a pas encore été très clair à ce sujet. J’attends de ses nouvelles.

Bragelonne contre-attaqua en repoussant la lame de son adversaire avant de remonter vers sa poitrine pour voir le coup dévié et glisser sur la lame de son adversaire.

-Pensez-vous que tout cela ait une origine magique ?
-Je ne fais guère confiance aux lanceurs de sortilèges, ces exploits défiant le naturel ne sauraient provenir de source saine, par conséquent je le pense.

Achille fronça les sourcils alors qu’il tentait de guider sa lame vers le poignet de Bragelonne pour l’induire en erreur. Les lanceurs de sorts. Beaucoup de mobiens développaient de naissance des capacités surnaturelles, comme celle que le héros national possédait pour courir aussi vite que la lumière. Mais certains développaient des dons pour les sciences occultes et étaient capable de lancer des sortilèges. Ce n’était pas facile, mais potentiellement, tout le monde pouvait y arriver, bien qu’à sa connaissance, peu d’humains y soient jamais parvenus. Le comte Vladimir était une de ces personnes, et malgré qu’il ait toute la confiance du prince, il n’aimait tout simplement pas ça, c’était de la sorcellerie à ses yeux, tout comme ce rayon qui avait frappé la planète, mais comme Mercie était déjà coupé du reste du monde, alors cela ne changeait pas vraiment leurs habitudes. De parade en parade la lame d’Achille se porta au cou du vicomte à plusieurs centimètre de la glotte et se figea dans son mouvement. Bragelonne observa le phénomène et lui lança.

-Pourquoi vous êtes vous arrêté ?
-Allumer une bougie pour créer une ombre. Répondit Achille alors que la lame du vicomte se trouvait à distance de son ventre, près à le transpercer. Vous vous étiez arrêté monsieur.

Les deux épéistes rengainèrent leurs armes, satisfaits l’un comme l’autre de la performance de son adversaire, un homme de trempe et un bretteur de talent ne pouvaient que les satisfaire l’un comme l’autre. Un hérisson binoclard vêtu d’un pull en tweed pénétra alors dans la salle d’entraînement.

-Messires, le prince souhaite vous recevoir dans ses quartiers. Il a une grande annonce à faire.
-Fort bien, nous arrivons sur le champ, venez Achille.
-A vos ordres.

Les deux mobiens quittèrent la salle d’entraînement et cheminèrent un moment avec le hérisson orange à l’air sérieux qu’ils n’avaient encore jamais vu dans les environs. Il ne semblait pas vêtu d’atours de Mercie et était de toute évidence un étranger. Finalement Achille brisa le silence et demanda.

-Pardonnez moi mais je ne vous ai jamais vu ici, pourrait-on savoir qui vous êtes ?
-Je suis le professeur Horgelus. J’ai été mandaté ici par le Comte d’Ombrelune pour l’aider à faire la lumière sur les événements récents.
-Eh bien professeur, qu’en avez-vous conclu ? Demanda Bragelonne avec curiosité. Est-ce bien un phénomène magique comme nous le pensions ?

Le professeur remonta ses lunettes sur son nez alors qu’ils arrivaient devant la tour menant aux appartements du prince il lança aux deux bretteurs avec un ton placide.

-Avez-vous entendu parler d’Angel Island ?
-L’île flottante ? Demanda le chat. Bien sur, mais quel rappo…
-Il semblerait que quelque chose soit en train de se passer là bas. Et ça nous emmène à la situation où nous sommes.

Les trois mobiens entrèrent dans les appartements du prince, celui-ci était assis dans un fauteuil de velours et regardait par la fenêtre le ciel que les nuages noirs parcouraient, zébrant d’éclairs le ciel de Mercie. A ses cotés, un Vladimir souriant qui les salua. Achille et Bragelonne s’inclinèrent respectueusement alors qu’Horgelus demeurait fixe et remontait ses lunettes sur son nez. L’homme qui leur tournait le dos allait se retourner mais la chauve-souris l’en empêcha.

-Messieurs, le prince a une annonce importante à faire.

Le comte d’Ombrelune sourit découvrant ses canines acérées avant de lancer.

-Nous partons en voyage.

-Je n’ai jamais vu une foule pareille…

Murmura Kuamy alors que le brouhaha des échidnés réunis autour du lac Rocky au milieu des Mystic Ruins emplissait toute la vallée. Plusieurs centaines de milliers de mobiens réunis autour du lac et qui observaient Angel Island, à présent stabilisée dans le lac. Pour qu’Angel Island soit descendue du ciel, cela signifiait un terrible présage, car comme tous le savaient, Angel Island ne devait jamais se poser sur la terre ferme. Cela signifiait que l’équilibre avait été rompu et que le danger était tellement grand que la tradition ne voulait plus rien dire, et pour les échidnés, la tradition, le respect des usages et des coutumes de leur peuple étaient très important. Le nombre d’échidnés présents ici devait bien dépasser celui de la réserve de Mystic Ruins, et ceux-ci étaient tous en train d’attendre le discours du gardien. Certain mobiens et échidnés s’étaient risqués à essayer de nager jusqu’à l’île pour rencontrer Knuckles. Mais un cordon d’échidnés triés sur le volet les empêchait d’approcher du sanctuaire, alors ils attendaient patiemment, respectant la volonté du gardien. Partout autour il n’y avait que grandes discussions et pique-niques. De mémoire d’échidné, et ils étaient l’une des races les plus anciennes, un rassemblement tel que celui ci était sans précédents, mais en même temps, une situation comme celle-ci était sans précédents.

-Je n’ai même jamais vu autant d’échidnés au même endroit…

Fit-elle en regardant tout autour les membres des différentes tribus de la jungle qui étaient réunies ici. La réserve était divisée en de nombreux clans qui étaient rivaux et se faisaient parfois la guerre. Il s’avérait aussi qu’en ces temps de crise, les chefs ennemis buvaient entre eux et oubliaient leurs querelles, car il y avait des choses bien plus importantes à régler pour le moment.

-Kouam ! Lança une voix sur la droite. L’échidné se retourna et un sourire égaya son visage.
-Maximi ! Fit-elle alors qu’elle s’approchait de son ami pour le prendre dans ses bras et lui faire la bise.

Maximi était un échidné adolescent qui portait un kimono. Lui et Kuamy avaient été dans le même dojo, à l’époque où un maître échidné établi sur Green Hill enseignait à ses élèves la maîtrise de l’énergie chaotique par le biais d’un art martial. C’était là qu’elle avait développé ses pouvoirs mentaux.

-Toi aussi tu…
-Tout le monde ! Répondit Maximi avec entrain alors qu’il essayait de se faire entendre dans le brouhaha, tous les échidnés dans le monde entier ont reçu le message ! Tu devrais voir ça ! Certains sont venus d’autres pays pour assister au discours du gardien !
-Votre attention s’il vous plait ! Ca va bientôt commencer ! Lança un échidné dont le front arborait un tatouage blanc en forme de croissant de lune alors qu’il tapait sur le sol avec sa lance, sa voix avait porté dans toute la vallée grâce à un micro et ses pieds foulant le sol de l’île sacrée.


Ca faisait déjà le cinquième chargeur qu’ils vidaient sur le monstre mais celui ci ne semblait pas subir le moindre dégât des attaques combinées des vingt-cinq soldats du GUN qui le mitraillaient avec leurs fusils d’assaut. La créature, gigantesque ne ressemblait en rien aux monstres précédemment apparus, mélange de nuances sombres et de noir. Cette créature était une immense gerbe immonde de dix mètres de haut, amas de chair et d’organes partant dans tous les sens et qui rampaient sur le sol, détruisant tout ce qu’elle trouvait sur son passage et dévorant de ses milliers de dents tous les êtres vivants qu’elle rencontrait. Les balles s’enfonçaient dans son gras alors que la bête hurlait, mais chaque balle, qui provoquait une succession de blessures minuscules, ne faisaient que rendre la créature encore plus folle de rage. Celle-ci détruisit toute la façade avant d’un building d’un coup de patte aléatoire, hurlant de colère alors qu’elle glissait plus qu’elle ne marchait vers la barricade des soldats du GUN.

Nous sommes toujours à Central City, cinq heures se sont écoulées depuis le discours d’Auguste Winston.

Roxanne avait embrassé la carrière de militaire car elle avait grand soif de justice, mais devoir se battre du matin au soir contre des aberrations surgies de nulle part n’était pas mal non plus, et pour la première fois en des années de service elle se sentait utile à quelque chose dans une mission. Néanmoins la blonde aux cheveux courts aurait aimé pouvoir se sentir utile dans une mission où il y avait un espoir de succès. Ca faisait dix heures que sa troupe et elle protégeaient le centre ville en canardant tantôt les pawns, tantôt ces créatures ombreuses. Alors que la relève approchait enfin, cette créature surgissait de nulle part et ne reculait pas devant les assauts malgré les grenades et les tirs de fusils. Cette horreur avait déjà éclaté la première ligne, comme en témoignaient les camions explosés sur les cotés de la rue sur lesquels se trouvaient les tourelles de défenses et mitrailleuses montées sur pivot qui auraient été bien plus efficace pour descendre un monstre pareil. A présent, ses troupes étaient les seules à pouvoir empêcher le monstre d’arriver aux réfugiés par le quartier est. Malheureusement leur armement était bien pitoyable contrairement à la capacité d’endurance extrêmement impressionnante de cette monstruosité. Roxanne, simple soldat dans un bataillon, avait vu le commandement lui échoir après que leur lieutenant ait été sérieusement blessé par un tir de blaster d’un pawn. Elle serra les dents et observa la situation. Elle savait qu’il n’y avait qu’une seule chose à faire.

-Repli !
-Lieutenant ! Si nous nous replions nous…
-Que nous nous replions ou pas, nos armes n’arrêteront pas cette chose, nous sommes impuissants et je ne sacrifierai pas mon bataillon en vain !
-Mais… Et les civils ? !
-J’ai dit repli ! L’équipe Omega a récupéré des véhicules accidentés qu’elle a utilisés comme barrage au point G, canardez-le et attirez-le là-bas, nous les ferons exploser avec cette monstruosité !
-Bien compris !

Alors que Roxanne perdait son temps à expliquer la situation à ses soldats, un « bras » de la créature se mit à pousser dans le but de l’atteindre. La militaire vit sa vie défiler devant ses yeux, son existence détruite dans sa jeunesse qu’elle avait voulu réparer en rejoignant les forces du GUN, son entrainement drastique pour devenir la meilleure des recrues et comment son désir de paix ne serait jamais rien de plus qu’un rêve idiot. Alors qu’elle était saisie par le bras de la créature et ramenée à elle, le bruit du battement des ailes des anges l’appelant au paradis se firent entendre…

Et ils ressemblaient aux pales d’un hélicoptère.

Un missile thermique explosa en plein dans l’amas de chair qui hurla alors qu’il prenait feu. Sa chair en putréfaction se mit à faire apparaître des cloques qui explosèrent sous la chaleur alors que le bras se sectionnait du reste du corps et laissait tomber le soldat au sol.

-Qu’est-ce que…

Derrière elle, une véritable armée venait de débouler. Des militaires habillés en noir commencèrent à avancer dans la rue avec un rythme cadencé à l’extrême. Le rythme de leurs pas organisés rappelait ceux des tambours de guerre. Vêtus de combinaisons noires, leurs fusils en main, ils formaient de manière parfaitement organisée une barricade de fortune. Derrière eux arrivaient plusieurs camions et chars d’assauts, quant au ciel il était occupé par des chasseurs qui descendaient des monstres volants à coup de missiles téléguidés. Roxanne en resta bouche bée, qui était ces hommes ? Ils ne portaient aucun uniforme connu du GUN, et devaient être au bas mot au moins cinq cents avec des armes d’assaut par dizaines alors que celles-ci étaient toutes occupées à protéger les places logistiques importantes. Des armures de combat mobiles avançaient d’un pas ferme et enjambèrent Roxanne qui était soulevée par un gradé. Celui-ci portait un blason sur l’épaule sur lequel était marqué N.E.W.M.A.N, son visage était dissimulé sous une paire de lunettes d’assaut et une cagoule noire, comme celui de tous les autres soldats.

-Ne craignez plus rien soldats ! Le bataillon N.E.W.M.A.N sous les ordres du président Winston va prendre la relève !

Roxanne regarda les forces se déployer de manière parfaitement organisée et quadriller le périmètre. Au sol il ne restait plus que de la chair brûlée. Ils étaient bien plus nombreux qu’eux et ils ne couvraient qu’un secteur minime de la ville, ce qui voulait dire que le bataillon principal devait être dix fois plus imposant… La question était : où est-ce que Winston avait pu trouver autant de soldats en si peu de temps ?

Dans la ruelle proche de Roxanne, un être malade et pathétique haletait en toussant bruyamment, l’échidnée s’appuya contre le mur et tenta de faire quelque pas, en prise à de violents maux de têtes, du sang coulant de ses blessures diverses, Karma s’effondra.

-Vous n’avez rien à faire ici. Foutez-moi le camp.

Cria le PDG de la Shnelles Corporation, passant littéralement ses nerfs sur les autochtones qui venaient de se rassembler dans la rue principale. Celle-ci avait été coupée en deux par un tremblement sismique de moindre importance, alors que cinq mètres séparaient les deux assemblées. D’un coté, les forces de Diamantipolis, les militaires de la FISSA (Forces d’Intervention Spéciales Shnelles Assaut) mêlés au bataillon de combat personnel de Clovis, composé majoritairement de ses anciens camarades de régiment, des militaires endurcis qui étaient devenus son escorte personnelle. De l’autre coté, une foule de Mobiens de tous les horizons qui se tenait là, unie devant le président de la Shnelles,lementonhaut et les yeuxbraquéssurlecanondesarmes.Clovislui,nese dépareillaitpas de sonsourire, malgré qu’il soit en colère,car il avait trouvé enfin quelqu’un qui allait prendre pour la journée infernale qu’il vivait depuis la destruction de Diamantipolis. Les PDG faisaient pression pour qu’il fasse quelque chose, il allait faire quelque chose ! La représentante des mobiens prit la parole.

-Pas avant que vous nous ayez donné ce que nous réclamons.
-Il est hors de questions de vous confier nos précieux avions pour que vous puissiez partir. Alors pensez bien que nos armes non plus.
-Ce n’était pas une demande. Lança l’échidné au croissant de lune blanc peint sur son front. C’est un ordre.
-Un Ordre ? ! S’étrangla Clovis Shnelles.

Les rues de Diamantipolis étaient à présent balayées par le souffle polaire et les palmiers commençaient à plier sous le vent du nord. En effet, Diamantipolis survivait dans les contrées glaciales grâce à un bouclier thermique, qui en plus de mettre la ville à température ambiante, empêchait ce genre de pestes d’entrer. C’était une vraie tempête polaire qui avait pris la ville dès le tremblement de terre, le froid s’immisçant dans tous les trous qu’il pouvait trouver et se répandant comme une traînée de poudre. Les mobiens vivant dans les environs de Diamantipolis avaient pénétré dans la citée boréale, avec leurs raquettes aux pieds, leurs traîneaux, leur parkas et leurs chiens. Tout ça pour demander à Clovis de leur donner sans résistances le seul moyen qu’ils avaient de pouvoir quitter cet enfer des glaces et de se défendre contre les nations unies. Le sourire de Clovis s’effaça alors que la colère coulait à nouveau sur son visage. Il leur lança.

-Allez vous faire foutre ! Allez tous vous faire foutre ! Retournez donc dans vos yourtes bouffer du morse !

S’écria le président de la Shnelles alors qu’il abattait le bras et que tous les canons des militaires de la FISSA se braquaient sur la foule.

-Vous avez trois secondes pour partir, sinon on ouvre le feu ! Un !

Les militaires tirèrent une salve de semonce en riant grassement, les mobiens ne reculèrent pas.

- …Vous autres les humains êtes tellement stupides. Lança l’échidné.
-Deux !
-Votre arrogance sera votre perte.

Et alors que Clovis allait ordonner sans états d’âmes de fusiller ces personnes quelque chose d’imprévu se passa. Un mur d’ombre s’érigea entre les balles et leurs cibles alors que celles-ci s’enfonçaient à l’intérieur pour disparaître. L’échidné dont les yeux étaient devenus blancs comme de la neige, leva le bras et des créatures sombres apparurent alors, malgré qu’il fasse jour, et bondirent pour attaquer les militaires, des créatures tombant en déluge sur la formation d’assaut qui ne s’attendait pas à un tel revirement de situation.

-Restez fixes bande de lâches ! Cria Clovis. Ce ne sont pas des tours de magie qui vont effrayer la Shnelles ! Battez-vous comme des hommes ! Ils ne peuvent rien contre nous !

Clovis saisit son propre fusil et tira, assenant une rafale de balles dans la tête d’un morse qui tomba dans le trou béant qui séparait les deux armées, cette mort de leur coté fut comme un coup de fouet pour les mobiens qui se précipitèrent vers l’armée ennemie en hurlant.


-J’arrive pas à croire qu’on soit aussi loin ! C’est l’événement le plus important de ma vie et je suis aux dernières loges ! Bordel ! Je suis sûre que si on s’était pas arrêté pour déposer ce crétin on serait arrivés plus tôt !

Pesta Aphrodite à Rude qui poussait le fauteuil roulant en silence alors que l’héritière fulminait. Le fait d’être à nouveau dépendante de quelqu’un d’autre la mettait dans une colère noire. Mais ce pourquoi elle était encore plus en colère, c’était que White ait osé lui parler comme ça, comme si assister à ce meeting n’était pas important. Elle était une échidné, c’était sa responsabilité d’être là pour écouter le gardien de la Master Emerald parler, et White s’était mis entre elle et sa responsabilité. Elle ne voulait pas entendre les raisons qu’il avait, d’après lui Auguste Winston était un type dangereux. Peut-être, elle avait autre chose à foutre que de s’intéresser à la politique du pays pendant que son mandat d’un an avait été mis en place. Mais ce qui était sûr, c’était qu’elle ne raterait pour rien au monde cette convention. Pas parce qu’elle était une fangirl de Knuckles, mais parce que c’était un fait important pour toute sa race, et elle se DEVAIT d’y être, parce que comme elle l’avait dit plus tôt, son sang le lui commandait. Par respect pour les traditions ancestrales qu’elle n’avait jamais reniées, elle allait assister à cette conférence, et si elle ne le faisait pas, plus jamais elle n’oserait se regarder dans le miroir. Ce qu’avais fait Knuckles, c’était donner un ordre direct à toute leur nation, et aujourd’hui ils étaient là, tous le monde, amis comme ennemis, échidnés comme mobiens d’autres races, pour écouter le discours le plus important encore jamais fait de l’histoire de Mobius, un discours qui rendait déjà celui de Winston ridicule.

-Nom d’un chien on voit rien !

Continua Aphrodite dans sa lancée en trépignant sur son fauteuil roulant. Ils avaient été placés le plus loin possible de la rive du lac, parce qu’il n’y avait aucun moyen de faire passer son fauteuil roulant travers tous ces mobiens. Des regards se tournèrent vers Rude et l’héritière de nombreuses fois et les gens commencèrent à parler entre eux. Oui ils la reconnaissaient, ils savaient qui elle était, mais la présence d’un humain dans leur réunion les rendait aussi mal à l’aise que de voir une baleine essayer de se glisser dans une boite de sardines. Aphrodite était littéralement survoltée, elle avait passé le reste du trajet à faire la gueule et à maugréer dans sa barbe contre White. Ses gardes du corps eux, restaient silencieux, leur patronne était assez grande pour prendre ses décisions toute seule maintenant et lui parler ne ferait qu’augmenter sa colère et lui donner quelqu’un sur qui la déverser. Ceera tendit en silence une paire de Jumelles à Aphrodite qui les prit sans dire merci et regarda l’île comme un fan de Michael Jackson essaye de le voir en survolant Neverland en hélicoptère : peu de chance, la forêt était trop épaisse, et des espèces de… Subalternes bloquaient l’accès. Si elle avait eu ses deux jambes, peu importe les molosses, elle se serait infiltrée sur l’île pour chopper Knuckles et essayer de lui demander un autographe. Sur un carnet, ou sur son corps s’il préférait, elle n’était pas à ça près. Aphrodite bouillait d’impatience à l’idée de voir enfin l’échidné paraître en vrai devant elle. Même si c’était à 50 mètres sur une île lointaine. Soudain alors, la foule se tût et un des subalternes du gardien (Elle ne se souvenait pas qu’il en ait eu d’ailleurs, elle était sûre que MobiusMatch en aurait parlé quelque part, entre deux articles de photos compromettantes en compagnie de Sonic sous une cascade. Avoir des vigiles rendait la vie d’un paparazzi plus difficile, elle commençait à douter de la véracité des informations de son magasine people préféré) utilisait le micro pour attirer l’attention de la foule, l’échidné retourna dans la forêt et tendit le micro. Depuis la brousse alors une silhouette apparut.

C’était un échidné qui marchait d’un pas lent vers l’avant de l’île, il portait une lance ainsi que des sandales, son corps était encore couvert de cicatrices diverses sur le visage autant que son torse, sur celui ci brillait néanmoins toujours aussi fièrement la lune d’argent, le symbole des gardiens. Knuckles s’assit en silence sur un rocher. Le public était figé de respect et de crainte, car le gardien semblait en bien petite forme et portait de nombreuses blessures. Qu’est-ce qui avait pu lui arriver pour mettre à mal sa force légendaire ? La foule était complètement choquée de voir le symbole de la force échidné mis à mal.

-Mes frères ! Mes sœurs !

Lança Knuckles pour lancer la conversation avant de reprendre son souffle, toute l’assistance était suspendue aux lèvres de l’échidné qui regarda, les yeux durs et tristes, la foule immense réunie aujourd’hui devant Angel Island. Plusieurs échidnés sortirent derrière Knuckles, beaucoup arboraient des lances et le croissant de lune sur leur front, près de lui se trouvait un échidné portant une blouse de scientifique, et à sa droite, un échidné à la musculature osseuse avec un bandeau sur les yeux, un long bâton et des mitres dans ses dreadlocks dans la plus pure tradition de sa culture. Le gardien reprit la parole.

-Vous êtes venus si nombreux aujourd’hui et votre présence me réchauffe le cœur en ces temps bien sombres, car je dois vous faire une annonce qui va bouleverser votre vision du monde. Comme vous le savez peut être la planète est en mille morceaux, et les seuls responsables de cette crise sont…

Il marqua un temps pour fermer les yeux avant de lancer sur un ton grave.

-Les humains. Les humains ont volé la Master Emerald.

Un temple au beau milieu des glaces éternelles. Des inscriptions couvrant les murs, qui n’avaient plus été contemplées depuis des millions d’années, au milieu de tout ça, un yeti observait tranquillement un homme accroupi, une main sur sa tempe et qui semblait dans une réflexion intense. Celui ci ouvrit finalement les yeux et se leva. C’était un homme simple, il portait une chemise blanche et un jean, il semblait totalement imberbe, il avait le crâne rasé, des yeux bleu pleins de malices, pas de cheveux, pas de sourcils, pas de poils sur les bras. Simplement un homme blanc, immaculé. Rien à voir avec le mastodonte couvert de poils qui se trouvait avec lui. L’homme croisa les bras et lança avec sérénité.

-J’ai fini la transcription des pictogrammes sur ces murs.

Le yéti qui était adossé sur les dix pictogrammes inestimables arrêta de grelotter de froid et répondit d’une voix rauque.

-On y va ?
-Tout de suite.

L’homme en parla, qui n’était pas un yéti bien qu’il en avait l’air à cause de sa grande taille et de son manteau velu, ouvrit la route tandis que l’homme ne portant nulle protection contre le froid le suivait tranquillement. Ils traversèrent à nouveau le corridor de glace qui les séparait de la sortie tandis qu’ils passaient sur la planche de fer qu’ils avaient déployé pour éviter un piége de pics mortel. Le yeti se retourna vers l’homme, il portait des lunettes noires et une cagoule dans les mêmes tons que son parka en moumoute de bison, impossible de voir à quoi il ressemblait.

-Vous n’avez pas froid ? Vous êtes sur ?
-Vous savez que mon métabolisme dégage quelque chose de particulier, c’est donc sans surprise que je suis capable de générer assez de chaleur pour que mes organes puissent survivre malgré cette température.

L’homme haussa les épaules tandis qu’ils contournaient le fléau d’arme incrusté dans le mur qui avait failli leur coûter la vie à tous les deux.

-J’ai tendance à oublier que vous êtes un robot, vous avez l’air tellement humain.
-Ce n’est pas totalement vrai. Répondit l’intéressé avec patience. Même si mon corps est en grande partie métallique, je reste un être vivant avant tout, certains de mes organes d’origine sont encore là vous savez.
-La science est impressionnante aujourd’hui. De là où je viens vous seriez déjà mort depuis longtemps.
-C’est intéressant. Fit l’homme. Voulez vous m’en dire plus ?
-…Nan. Je crois que vous avez plus besoin de moi non ? Répondit le yeti sur un ton bourru.
-Non, j’ai toutes les informations que je souhaitais.

Fit l’homme dont la rétine devint pendant quelques secondes un micro écran d’ordinateur consultant immédiatement la totalité des informations enregistrées dans son disque dur de cerveau, également dans celui qui se trouvait chez lui grâce à la magie d’internet.

-Alors je vais rentrer. Je vais aller voir ce que c’était que ces tremblements de terre.
-Je comprends, permettez que je vous raccompagne à Spagonia.

Les deux hommes se serrèrent la main.

-C’était un plaisir de travailler avec vous professeur Rearith. Fit l’abominable homme des neiges.
-Tout le plaisir était pour moi, vous êtes très professionnel, je ne crois pas avoir pu arriver aussi loin dans le tombeau sans votre concert.

Alors qu’ils arrivaient dehors, un attroupement de mobiens se trouvait autour de leur avion, l’un d’entre eux, un ours audacieux, avait saisit un pied de biche et s’était mis dans l’esprit de forcer la porte avec celui ci. Les deux humains se regardèrent.

-Je vais régler ça.
-Faites. Répondit le professeur en croisant les bras.

Le yeti arriva près des mobiens et agita les clefs de l’avion.

-C’est ça que tu cherches peut-être ? L’ours se retourna vers l’homme et le pointa du doigt avant de crier.
-Si tu tiens à ta vie humain, tu ferais bien de me donner ces clefs !
-Tu sais que si tu forces cet avion avec un pied de biche tu ne pourras pas le piloter, pas sous cette neige infernale. Si tu veux les clefs, viens les chercher.

L’ours se précipita en beuglant sur l’humain, levant son énorme patte il la fracassa sur le sol, créant un énorme impact sous celui ci. Le yeti esquiva d’un geste simple et lui assena un uppercut dévastateur avant de lui donner un coup de boule en pleine poitrine et de le saisir par le bras et l’envoyer par dessus son épaule dans les eaux glacées près de l’entrée des ruines. Avec une maîtrise et une force monstrueuse, il s’était débarrassé du Mobien le plus fort du groupe. Une multitude d’autres mobiens escaladaient l’avion, ne prêtant guerre attention à ce qui était arrivé à leur ami. L’avion n’avait de toute façon que deux places, ils pourraient y entrer à trois ou quatre vu leur taille, ça allait se transformer en bagarre dès que la porte serait ouverte. Homme récupéra un pistolet à sa ceinture et tira en l’air, la détonation terrifia la foule de mobiens qui se retirèrent de l’avion et se mirent à fuir. Le yeti continua à tirer derrière eux pour leur faire peur avant de crier.

-C’est ça cassez vous bande de morfals ! Si y’a quelqu’un qui mérite de rentrer, ici, c’est moi !

L’homme fit tomber sa cagoule et sa capuche pour dévoiler son visage, pour que sa voix porte plus loin, des cheveux noirs et humides, imbibés de neige tombèrent en catogan derrière sa tête.

-J’EN AI MARRE D’AVOIR FROID !

Cria au vent du grand nord Mr.Magnum, le meilleur mercenaire de tout Mobius.


Un brouhaha colossal se mit alors en place alors que les échidnés suivant le gardien essayaient de demander le calme pour qu’il puisse continuer. Les sourcils de Kuamy se dressèrent sur son visage.

-Impossible… Fit elle alors qu’elle tremblait.
-Kouam ! Lança Maximi. C’est pas Theorem sur l’île ?

L’échidné n’en fut que plus surprise d’avantage, celui qui se tenait à la droite de Knuckles n’était autre que son fiancé qui était parti plusieurs jours avant les incidents. Ce bandeau, cette carrure, ces mitres, aucun doute, c’était lui. Elle savait que Theorem avait un lien de parenté avec la famille des gardiens, car il était issu d’une branche qui n’avait pas accédé au poste, mais de là à le voir aux cotés même de Knuckles il y avait un gouffre. Theorem, son bâton en main, écoutait, rigide comme un I, le discours du gardien dans une apparence stricte et soutenue qu’elle ne lui connaissait pas. A coté de lui, le scientifique arborait un sourire assuré, elle ne l’avait pour sa part jamais vu. Knuckles se leva, arborant son corps couvert de blessures.

-Voyez ce qu’ils m’ont fait pour me l’arracher des mains ? J’ai été attaqué par des bataillons entiers de militaires, ils étaient trop nombreux et je n’ai pas pu tous les contenir. Le GUN m’a attaqué, après tout ce que j’ai fait pour l’aider. Avec cette même émeraude mère, les humains se sont pris pour des dieux, et ils ont brisé notre planète.

Un sursaut d’indignation prit alors la foule tandis que ceux ci se mettaient à crier, complètement choqués.

-Aujourd’hui ! Cria le gardien pour se faire entendre. Aujourd’hui j’en appelle à vous mobiens et échidnés de Mobius ! C’en est assez ! Nous ne supporterons plus la tyrannie humaine et leur folie plus longtemps ! Nous devons les empêcher de semer le chaos et la destruction ! Prenez vos armes et soulevez-vous contre les fédérations unies ! Mettez un terme à leurs méfaits une fois pour toutes, et que jamais l’équilibre mondial ne soit à nouveau rompu !

Humiliés pendant des siècles, le peuple mobien se souleva alors, d’une seule et même voix, acclamant la révolution offerte par les gardiens sous les yeux exorbités d’Aphrodite qui se laissa tomber dans son fauteuil.

-C’est… C’est…

Fit elle en posant une main sur son front alors que tous ses efforts fait pour faire s’ériger sa nation depuis les cendres par la voie pacifique volaient en éclat. Knuckles venait de déclarer la guerre au monde. Et celui ci ne s’arrêtait pas là.

-Ensemble, rejoignez les élus et recevez les dons de la lignée des gardiens ! Je vous donnerais le pouvoir ! Le pouvoir de tout renverser sur votre chemin comme les vagues du raz de marée du renouveau ! Rejoignez-moi et je vous promets la victoire ! Son discours fut accompagné d’un tonnerre de cris et d’applaudissements.

-C’est… C’est pas possible… Fit Kuamy en tremblant avant de reprendre confiance en elle. Elle ferma les yeux et tenta de pénétrer l’esprit de Knuckles, pour essayer de se rassurer et voir de ses propres yeux les méfaits qu’elle ne pouvait pas croire possible.

A ce moment là beaucoup de choses se passèrent en même temps. L’art de la télépathie n’était pas sans danger. Avant de pouvoir entrer dans l’esprit de quelqu’un, il fallait d’abord confronter son esprit au sien et essayer de contourner ses défenses mentales, même le plus bête de tous en avaient, elle devait briser ces défenses et entrer dans l’esprit, en faisant attention à ne rien y déranger pour le bien de la personne et y trouver ce qu’elle cherchait. Dans le cas de Kuamy, s’infiltrant dans l’esprit d’un être tel que Knuckles, elle risquait de se faire briser instantanément par la volonté du gardien.

Mais contrairement à ce qu’elle imaginait, Kuamy entra directement dans l’esprit de Knuckles d’un seul coup. Sans comprendre comment elle avait fait, son esprit avait pulvérisé les barrières du gardien et avançait dans son cerveau comme un chien dans un jeu de quilles. Cela se traduisit directement sur ce qui se passait devant elle, Knuckles se tordit brusquement de douleur et s’effondra au sol tandis que les vivas de la foule couvraient tout ce qui se passait. Kuamy fut horrifiée par deux choses : Ce qu’elle avait fait sans le vouloir au gardien, et ce qu’elle avait appris en fouillant dans ses pensées. Le regard aveugle de Theorem se tourna directement vers elle et la repéra au milieu de ces centaines de milliers d’inconnus, car Theorem était également un télépathe et il avait immédiatement ressentit la perturbation et avait localisé la source du problème. L’échidné en blouse blanche saisit Knuckles par l’épaule et lança au micro :

-Notre gardien est encore peu remis de ses blessures, croyez donc bien qu’il n’y a que ça qui l’empêche de rejoindre l’armée et de se battre à vos cotés dans cette guerre ! Je vous invite à rejoindre nos recruteurs qui vont organiser les…

Deux des gardes échidnés disparurent de l’île et se téléportèrent de manière incompréhensible aux coté de Kuamy pour l’immobiliser soudainement, leur croissant de lune sur le front brillant comme jamais, alors que la foule complètement folle ne remarquait rien, à l’exception de Maximi.

-Qu’est ce que vous faites à Kouam bande d’enf…

Il n’eut jamais le temps de finir sa phrase car il s’effondra au sol, derrière lui, Theorem détendit sa main. Le cri de désespoir de Kuamy fut étouffé par les clameurs des échidnés qui criaient le nom du gardien tandis que les larmes d’incompréhension coulaient sur ses joues.

-Theorem… pourquoi ? ! S’étrangla-t-elle.

L’aveugle qui voyait tout approcha de Kuamy son bâton aux grelots tintinnabulants marquant le rythme de chacun de ses pas, il tendit la paume vers le front de sa fiancée et lança avec un ton glacial.

-Bonne nuit Kuamy.

Et tout devint noir. A vingt mètres d’elle, son propre père, Mr Khan, était en train d’enregistrer le discours sur sa camera.

-Monsieur le président, c’est à vous dans une minute.

Auguste Winston hocha légèrement la tête pendant que la maquilleuse rehaussait le coté sympathique de son visage pour la dernière fois. Alors qu’il se levait, une secrétaire blonde aux cheveux noués en chignon et portant une paire de lunettes de soleil vint voir le président. Sa démarche laissant transpirer son agacement. Winston congédia la maquilleuse d’une main avant d’ordonner à la secrétaire de se taire de l’autre. Il lança :

-Je sais ce que vous allez me dire ma chère, mais vous êtes toujours recherchée par le GUN, et apparaître à vos cotés compromettrait mon image, je ne peux pas me le permettre.

La Princesse trépignait. Elle avait eu à se déguiser de manière ridicule pour pouvoir suivre le président partout où il allait et procéder à un relooking complet. Couper ses longs cheveux noirs, mettre des lentilles de contact sous ses lunettes de soleil, se faire teindre en blonde et changer sa garde de robe de princesse de la guerre pour la métamorphoser en princesse du marchandising avait un effet détestable sur son humeur que Winston pouvait sentir massacrante depuis des kilomètres.

-L’aimable Miss Marple, ma secrétaire personnelle, paraîtra sûrement de meilleur goût à tous ces mobiens à qui je prépare mon discours.

Ils se trouvaient à Green Hill, comme promis, le temps de prendre un avion et de réunir les bonnes personnes au bon endroit, Winston était là pour rassurer les mobiens de Green Hill. A peine sept heures s’étaient écoulées depuis son précédent discours, et Winston avait dormi tout le temps qu’il avait pu pour avoir l’air au top de sa forme malgré le décalage horaire.

-Ces animaux stupides ne méritent pas tant d’effort ! Protesta la princesse. Nous devrions les tuer en profitant un maximum du chaos, tant qu’ils sont réunis, les attirer dans un coin et…
-De quoi ai-je l’air ? La coupa Winston qui réajustait négligemment sa cravate et ses boutons de manchette, ne se privant pas pour ignorer la princesse car sachant ce genre de discussions aussi stériles qu’un abattoir à mobiens.
-De quelqu’un qui va faire un discours à des animaux sauvages !
-Merci Alice, votre honnêteté est rafraîchissante.

Et sans plus de cérémonie, Winston passa derrière le rideau pour saisir son micro. Ils se produisaient ici, en pleine campagne, c’était la première fois qu’un président prenait la peine de venir s’adresser directement aux mobiens sur leur territoire au lieu de rester cloîtré chez lui. Mais ce déplacement était nécessaire pour regagner la confiance du public mobien dans le cadre de son plan. Il ne devait laisser rien au hasard, il y avait beaucoup d’Autochtones dans la foule, des humains vivant dans la région, mais relativement peu de mobien contrairement à ce qu’il pensait. Ignorant bien sur quelle autre réunion avait lieu en ce moment même. Il ne se départit pas, les mobiens se méfiaient peut être encore, qu’à cela ne tienne, il utiliserait le bouche à oreille pour se faire une bonne image.

-Lever de rideau dans 5, 4, 3, 2, 1…

Depuis les coulisses les membres de l’équipe d’Auguste Winston regardaient l’homme politique avec tension alors que le rideau se levait et que le président était accueilli autant par des applaudissements que par des huées, il commença son discours.

-Résidents de Green Hill, mobiens comme humains, c’est une joie pour moi de renouer avec vous en temps que président des nations unies. J’ai tenu à venir personnellement vous assurer de notre soutien inconditionnel en ces temps de crises. En ce moment vous l’avez peut être vu, des soldats de ma milice spéciale ont été déployés dans tout le continent principal dans le but de protéger nos citoyens des monstruosités et des robots de l’Eggman Army qui errent dans les rues. Ce n’est qu’une question de temps avant que vous aussi ne receviez notre protection.

Les caméras de télévision retransmettaient le discours en direct sur toutes les chaînes alors que le président entamait son programme pour gérer cette crise.

-Soyez sur qu’en ce moment même nos équipes sont à la recherche du r…

Winston fut interrompu par des cris au bas des tribunes, des troubles fêtes avaient visiblement commencé à vouloir monter sur la scène pour s’adresser au président, mais la sécurité se composait d’une bonne trentaine de soldats entraînés et sur entraînés pour affronter des mobiens placés de chaque coté de la scène. Il n’y avait donc pas de raison de s’inquiéter, Auguste repris alors avec sérénité

-…Du responsable, il ne fait aucun doute qu’il s’agit encore d’une attaque des terroristes de l’Eggman Army et nous feront tout pour protéger comme il se doit les citoyens les plus d…

Soudain, des cris, de la panique, il y eut un bruit strident et cinq des soldats d’élites de Winston s’écroulèrent en une seule attaque des deux cotés de la scène tandis que les coups de feu et les impacts se profilaient. Du coté droit un mobien lézard cornu surgit, une écharpe en lambeaux autour du cou, un sabre court en main, tranchant les tendons des gardes sur place, il s’avançait calmement sur la scène, son visage écrasé par son arcade sourcilière prononcée qui servait à supporter les cornes sur son visage. Du coté gauche, une explosion se fit entendre alors que les gardes du corps volaient dans les airs et que d’un seul coup, un mobien chien d’une taille impressionnante vêtu d’un kimono vert crasseux et portant un long sabre nodachi complètement dégainé avançait vers Winston en même temps que l’autre mobien.

-AUGUSTE WINSTON ! Cria le chien alors qu’il se mettait à courir pour disparaître de la vision du président aux yeux écarquillés. MEURS !

Le temps s’arrêta à cet instant précis alors que les yeux de Winston étaient figés dans une expression d’effroi et que celui ci reculait. Scias bondissait vers lui pour le trancher en deux, Taoshymiru le lézard cornu se retournait pour voir ce qu’il advenait de son camarade, et Alice se précipitait sur la scène pour intervenir.

Silence

Scias réapparut instantanément devant Auguste, sa lame était à quelques centimètres de son torse, se préparant à l’embrocher vivant sur celle ci. Le chien avait beau y mettre toute sa force, le katana n’avançait plus et ne pouvais pas l’embrocher. Winston tomba en arrière. Scias était figé, son katana immobilisé dans son action ne pouvait plus bouger. Dans les airs le bruit vrombissant d’un disque qui tournait se fit entendre.

Un petit rire retentit. On pointa du doigt le sommet de l’estrade, au dessus du préau où se trouvait une silhouette, assombrie par le soleil qui descendit sur scène. Un sourire narquois gravé sur son visage, l’inconnu se plaça entre Winston et son agresseur et dévia tranquillement la lame de son chemin du bout des doigts.

-Tu devrais faire attention, ce genre d’objet est très tranchant.

D’un seul coup Scias put à nouveau pousser sur sa lame et celui ci partit sur le coté, tombant de l’estrade. Toute la foule était foudroyée de stupeur alors que les yeux de Winston se levaient, aveuglé par le soleil.

-Bonjour, Mr le président.

Lança l’homme qui portait un masque de soleil d’argent et une grande cape noire sur son dos. Il était l’ennemi public numéro deux, l’homme le plus recherché au monde après le Dr Eggman, un personnage sinistre dont la légende avait terrorisé Mobius et dont le masque au sourire arrogant toisait le président des fédérations unies.

Le chevalier noir, terroriste international, apparaissait en plein jour, pour la toute première fois.

Le forum RPG All Over Mobius : avec les partenaires sur la page principale de PSo :).

Le Deviantart du forum où sont réunis les arts de tous les artistes : http://mobiusmembers.deviantart.com/

MOBIUS UNLEASHED, sur le forum de PSo : http://www.planete-sonic.com/forum/index.php/topic,4857.0.html




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