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MOBIUS UNLEASHED Chapitre 5

Publié par Viper Dragoon le 27 juillet 2009

La guerre se prépare alors que l’ARM commence a reconquérir les bases du GUN en Adabat, pendant ce temps en Spagonia des mercenaires essayent de mener à bien leur mission tandis que du coté des fédérations unies les choses bougent pour le mieux.



Le prince Zackiel en visite au White Hall
(Cliquez sur l’artwork pour écouter la musique d’ambiance du chapitre)
(Art par KANNA)

Le sinistre

Le chevalier noir repoussa sa cape d’un mouvement de main alors qu’il s’était interposé entre le mobien chien et le président. Rapidement la princesse sortit des coulisses mais c’était trop tard pour éviter un second assaut. Scias se releva et se retourna vers l’homme, son visage transpirait la colère sourde alors que ses dents s’étaient crispées dans sa mâchoire et ne semblaient plus exister que pour être plantées dans la gorge de cet adversaire importun au costume ridicule.

Le chevalier noir. Non pas celui qui avait affronté Sonic dans un monde onirique dans un combat d’épées et d’armures, mais bel et bien le terroriste qui était apparu bien avant lui. Il y a trois ans, cet homme dont tous ignoraient l’identité était sorti de l’ombre et avait commencé à rechercher les Chaos Emerald. Après une quête de longue haleine, il avait réussi à mettre la main sur celles-ci, et leur pouvoir démesuré l’avait rendu fou. Submergé par la puissance, il avait menacé de détruire le monde, et l’aurait sûrement fait s’il n’avait pas été arrêté par une coalition de héros de choc (NDLA : Tous les détails sur l’affaire chevalier noir dans l’AOM BOOK I). Depuis sa défaite, il était apparu comme un homme à l’arrogance détruite et avait été un beau jour laissé pour mort par le robot Omicron au cours d’un combat à Ice Cap où il avait sombré dans les eaux glacées. La nouvelle avait fait le tour du monde. Un an plus tard néanmoins le chevalier réapparaissait, bien vivant en pleine lumière lors d’un grand évènement télévisé, nouveau costume, nouvelles ressources, nouveaux pouvoirs. Nul ne savait comment il avait survécu mais il était revenu avec un costume des plus glauques et arrogant, son masque arborant à présent le soleil invincible ainsi que trois épées de facture exceptionnelle. Il possédait en outre, grâce à un équipement complexe greffé sur son costume, le pouvoir de maîtriser la gravité.

Face à lui, Scias de Takezo, un mobien réputé pour les dégâts qu’il avait causés lors de sa précédente visite à Station Square. C’était un chien sorti totalement d’une autre époque, portant des valeurs et des armes depuis longtemps oubliées. Surnommé « Little Budha ». Scias était réputé dans tout le continent d’Adabat comme un combattant errant acharné et plein d’honneur, qui n’avait jamais subi la moindre défaite. Malheureusement son comportement archaïque doublé d’une tendance à prendre toutes les merveilles de technologie qu’il voyait pour des « Démons de métal » lui avait causé beaucoup d’ennuis, surtout après qu’il ait tranché une trentaine de voiture dans les rues de Station Square le jour où il avait eu le malheur d’y entrer. Le chien avait assisté il y a un an de ça, impuissant, au massacre de plusieurs dizaines de mobiens commandité par Auguste Winston et cherchait depuis à se venger. Son style de combat, ô combien particulier, était basé sur des déplacements à une vitesse extrême sur de très courtes distances, donnant l’impression qu’il disparaissait momentanément.

-Qu’est-ce que ça signifie ?!

Lança Winston en s’étranglant de surprise tandis que le chevalier soulevait Scias des airs d’une main et s’inclinait de l’autre. Le chien se mit à battre des pattes dans les airs en essayant d’avancer, en vain. Autour de ses poignets, le chevalier avait de larges disques de métal qui se mirent à tourner comme des scies circulaires.

-Allons monsieur le président, ne jouez donc pas les innocents, pourquoi me serais-je donné la peine de venir dans un trou à rat comme celui-ci si ce n’était pour vous rencontrer ?
-Je ne veux rien avoir à faire avec quelqu’un de votre espèce. Répondit Winston.

Négligemment le chevalier noir balança Scias qui s’écrasa contre un arbre au loin.

-Ce n’est pas ce que vous disiez hier, dois-je vous rappeler vos propres paroles ? « J’appelle tous ceux qui veulent bâtir le monde meilleur dont je rêve à s’unir pour lutter contre l’envahisseur. Que ceux-ci soient des criminels ou des parias. », n’était-ce pas ce que vous avez dit ? Il se trouve que j’ai la subite envie d’œuvrer pour un monde meilleur et d’aider mon prochain.

Les soldats n’arrivaient pas à choisir quelle était la menace à arrêter sur le moment. Pas moins de deux mobiens extrêmement puissants étaient là, accompagnés d’un des hommes les plus dangereux de la planète. Taoshymiru le lézard cornu acheva son dernier sbire et se précipita vers le chevalier noir qui malmenait son compagnon. Prenant appui sur l’estrade, il se projeta en avant et utilisa sa queue lestée pour donner de la vitesse à sa lame, tombant en vrombissant vers le guerrier.

-Comment oses-tu m’ignorer ? ! Cria le mobien alors qu’il s’apprêtait à pourfendre l’homme tout de noir vêtu, le chevalier noir claqua des doigts.
-Bellum. Répondit simplement le chevalier.

Taoshymiru s’écrasa sur le coté, le souffle coupé alors qu’un nouvel adversaire avait jailli de nulle part pour le frapper d’un violent coup de hallebarde avec le manche de celle-ci. Le nouvel arrivant se posa. C’était de par sa taille, assurément un mobien. Il portait une capuche et une cape similaires à celles du chevalier ainsi qu’un masque en forme de croissant de lune. L’inconnu fit tournoyer sa hallebarde d’un geste expert alors qu’il chargeait le lézard qui esquiva d’une roulade sur le coté, mouvement que rattrapa immédiatement son mystérieux opposant avec une dextérité pratiquement inhumaine pour lui décocher un coup sévère en plein visage, lui fendant la lèvre et l’envoyant à nouveau au tapis. L’adversaire n’avait même pas daigné utiliser sa lame pour défaire la menace, une insulte de plus pour les samouraïs courageux qu’étaient les deux mobiens. La hallebarde en métal fouetta la poussière plusieurs fois alors que le dénommé Bellum observait son adversaire haleter en silence.

-Je ne crois pas vous avoir présenté mon tout récent associé. Bellum est mon subalterne, car il en faut quand on possède un poste de mon importance. Mais trêves de lieux communs, je viens vous offrir mon aide, Auguste Winston, comme vous avez semblé la demander hier à la télévision. En échange je souhaiterai obtenir la clémence du gouvernement à mon égard quant à mes actes passés, car après tout chacun devrait être capable d’accéder à la rédemption n’est-ce pas ? Et qui mieux qu’un guerrier peut vous protéger d’un autre guerrier ?

La déclaration de rédemption du chevalier noir n’eut le temps de surprendre personne, car déjà Scias se relevait et chargeait son adversaire

-MEURS DEMON !

Cria Scias alors que le chevalier noir le soulevait à nouveau du sol et se contentait de le projeter dans les airs pour le laisser s’écraser sur l’estrade. Le chevalier réajusta ses gants de cuir et son masque d’argent figé dans un rictus sarcastique se tourna vers Winston, tandis que les deux mobiens qu’aucun de ses gardes n’avait pu arrêter étaient étalés dans la poussière devant lui.

-Marché conclu ? Lâcha-t-il sur un ton mielleux


Botanic Base, place forte du GUN en Adabat.

-Je vous remercie encore une fois de m’héberger le temps qu’un hélicoptère vienne me chercher.

Lança White à son hôte tandis qu’il s’étirait un peu. Il avait marché pendant une éternité et était tombé par chance sur une troupe du GUN qui patrouillait dans le coin, après leur avoir montré son insigne ils l’avaient fait monter dans leur jeep et ramené jusqu’à leur base. Botanic Base était une ancienne base abandonnée du docteur Eggman que le GUN avait récupérée, ils s’en servaient à présent pour surveiller le continent, car il s’agissait de la plus grosse base du GUN de la région. Le général en charge des opérations se frotta les mains et lança avec enthousiasme :

-Je vous en prie, je vous en prie. C’est un honneur de recevoir dans nos locaux un héros national tel que vous, Mr White. Lorsque vous verrez Mr le président, n’hésitez pas à lui parler de notre rôle dans cette affaire, je compte sur vous ?
-Vous avez ma parole.

Lança White en riant dans sa barbe. Il avait un peu tiré les ficelles pour accélérer la venue de son engin puisqu’il ne pouvait pas décemment attendre la fin du conflit pour régler cette histoire. Il avait été obligé de se présenter devant le gradé en charge en lui assurant que le président souhaitait le voir et lui confier des bataillons pour repousser les monstres, ce qui n’avait pas cessé de faire travailler l’imagination de cet espèce de crétin qui avait, on ne sait comment, réussi à se procrastiner général. White se coucha sur le lit de sa chambre. Ca faisait à présent deux jours entiers qu’Aphrodite l’avait abandonné au beau milieu de nulle part. Il avait longé la côte en maugréant pendant tout ce temps. Voyageant à la lumière de la lune sur la plage abandonnée avec pour seules compagnes les vagues qui s’écrasaient sur la cote. Il avait abandonné sa veste de smoking pour rester en chemise et dénoué sa cravate. Accessoirement, il avait également juré comme un pompier, mais au bout de trente kilomètres de marche à maugréer il avait fini par se faire une raison : l’héritière l’avait laissé tomber. D’une manière complètement égoïste et à la limite du grotesque et elle avait eu carrément tord de faire ça. Inutile de se creuser la tête pour se demander pour quelle raison elle l’avait viré de son hélicoptère. Il connaissait Aphrodite, il savait comment elle fonctionnait, il lui était inutile d’avoir une bonne raison pour agir de la sorte. L’animosité suffisait amplement à lui faire prendre des décisions irréfléchies. Il avait oublié pendant un temps, à cause de ses manières extraverties, que le milieu où elle était née était prompt à engendrer ce genre de gamines gâtées-pourries. Il n’avait simplement pas cru sur le coup que l’héritière puisse en être une. Comme quoi, chassez le naturel il revient au galop. Son hélico arrivait d’ici trois heures, plus que trois heures à supporter cet enquiquineur et après il pourrait s’occuper de Winston.

-Mon général ! Fit un soldat en entrant en trombe dans la chambre.
-J’avais demandé à ne pas être dérangé pendant que je parle avec le capitaine White, officier !
-Mais mon général nous sommes attaqués !

Le général s’esclaffa.

-Ridicule, il fait jour, et vous avez assez d’équipement pour gérer les Pawns sans mon…

Une explosion faisant trembler les murs de la base retentit, elle fit tomber White de son lit tandis que le général et le soldat se cramponnaient aux murs.

-Mon général, il ne s’agit pas uniquement des créatures ! Les mobiens se sont alliés à elles, et maintenant ils envahissent la base ! Les secteurs quatre, cinq, six et sept sont déjà infestés d’autochtones et de créatures des ombres !

Le général poussa un gémissement avant de sortir et de ne trouver rien de mieux que d’engueuler sa recrue.

-Comment ont-ils pu s’enfoncer aussi profondément dans la base sans qu’on s’en aperçoive ?! Tout est de votre faute, incapable !
-Mon général je…
-Vous êtes aveugle ou quoi ? Comment est-ce que de maudits animaux sauvages ont pu arriver jusqu’ici sans que vous ne les remarquiez ?!

White toussa un peu négligemment à la remarque raciste du général qui s’empressa de rajouter.

-Ah, mais ce n’était pas dirigé contre vous bien sûr !

Le renard soupira et se leva, saisit son arme de service et sortit de la pièce pour se diriger à pas rapides vers la salle logistique où les subalternes de l’homme devaient être en train de gérer l’attaque. S’il pouvait faire quoi que ce soit, ça serait depuis là. Il était choqué d’apprendre, plus que l’apparition de ces créatures, que des mobiens s’étaient joints à eux, et il était curieux de savoir ce qu’ils comptaient prouver en attaquant la base du GUN. Il était également plus ou moins frustré de ne pas avoir pu quitter la base avant que cette révolte n’éclate. Il était mobien après tout, la dernière chose dont il avait envie, c’était de se battre contre les siens. Poussant la porte de la salle de conférence, il lança au soldat.

-En temps que capitaine inquisiteur, je prends le commandement des opérations, expliquez-moi la situation.
-L’ennemi s’est infiltré dans nos murs avec une grande patience et a visé en priorité les places telles que l’armurerie et les salles de communications. Nous sommes incapables de donner des ordres à nos hommes. Les rebelles, bien que vingt fois moins nombreux que nous, possèdent l’aide des créatures ténébreuses ainsi que tout notre armement.
-Quelle merde. C’est comme si on avait laissé la porte grande ouverte, comment croyez-vous qu’ils se sont infiltrés ?
-Aucune idée mon capitaine.
-Combien nous reste-t-il d’hommes ?
-Peut-être deux cents.

Sur les mille soldats en stationnement à la base, le chiffre était léger, mais logique, car la plupart étaient à l’extérieur pour patrouiller. Les caméras de surveillance montraient que la plupart des soldats avaient été forcés à la reddition plutôt que tués, et qu’ils étaient regroupés dans une aire à l’écart et surveillés par une quinzaine d’hommes, et une trentaine de ces créatures noires. A l’intérieur des locaux des images montraient les aberrations qui étaient apparues grimper sur les murs et déchiqueter les soldats qui tentaient de résister, forçant les autres à se rendre ou à être sévèrement blessés.

-Bon, écoutez-moi, ce combat va être une lutte d’endurance, jusqu’à ce que l’une de nos patrouilles revienne à bon port, nous devons tenir le fort. Une fois que ça sera le cas nous les enverrons chercher les patrouilles alentours pour nous aider. Pour le moment vous allez envoyer des messagers rejoindre les bataillons encore au combat, je veux qu’ils se réunissent autour du noyau central de base, les points stratégiques d’importance étant déjà tombés il n’y a aucune raison de s’attarder à les protéger, il faut couvrir le centre logistique à tout prix !
-Excusez-moi capitaine, mais je suis la personne en charge de cette forteresse ! Lança le général qui venait de finir d’engueuler son subalterne et avait enfin atteint le centre logistique.
-Plus maintenant. Au nom de l’inquisition, je reprends le contrôle des opérations pour la durée de l’attaque.

White n’avait pas à s’inquiéter de lui, les autres hommes étaient assez intelligents pour savoir auquel des deux gradés obéir dans une situation de crise telle que celle-ci, et les « talents » du général devaient être tels que ses hommes ne lui feraient de toute façon pas confiance pour tenir le fort.


-Alors ? Demanda-t-elle.
-La cible n’est toujours pas sortie du bar.

Loki donna sa paire de jumelle à la femme qui observa l’établissement dans laquelle leur cible était entrée, un espèce de tripot mal famé en plein Spagonia à l’enseigne clignotante dont plusieurs lettres grésillaient. Le rade portait le nom sympathique de « Taverne du nez cassé ». De quoi réjouir quiconque avait envie de prendre un verre.

-Qu’est-ce qu’on fait ?

La femme écrasa sa cigarette sur le rebord de la fenêtre. C’était une grande femme maigre et d’allure plutôt aigre. Elle avait les joue creuses et son corps était plus taillé pour les travaux physiques que pour figurer sur les pages d’un magazine de mode. Ses cheveux roux bouclés qui lui tombaient sur la nuque étaient renvoyés en arrière par un serre-tête en tissu. Elle portait un treillis, des rangers et une veste, à sa ceinture un boîtier de communication pendait.

-On ne peut pas se permettre une attaque frontale. Il est possible qu’il ne soit plus dans le bar et que celui-ci ne soit qu’une couverture dissimulant autre chose, il serait sorti par une autre porte malgré notre quadrillage. Débouler ainsi dans le bar lui montrerait qu’on est à sa recherche, et à ce moment là plus rien ne serait possible.

Linamarina Makinaskova, cela ressemblait à s’y méprendre au nom d’une nouvelle sorte de Tektonique russe, mais il s’agissait du nom de cette femme d’une trentaine d’année au teint pâle et aux cheveux de feu. Ancienne recrue du GUN, elle avait quitté les divisions dans le but de faire justice elle-même. Linamarina possédait un des groupes de mercenaires les plus efficaces du marché et ils étaient ensemble sur la même mission. Contactés par le même homme, Linamarina avait été surprise de voir que son groupe de mercenaire allait avoir à travailler avec un bleu dont elle n’avait jamais entendu parler, mais les capacités de reconnaissance du caméléon étaient admirables et pour le moins pratique dans ce job. Le travail était pour le moins simple : le client était poursuivi par un tueur à gage, il était extrêmement riche, et ne pouvait pas compter sur la police, encore moins dans la crise que le monde connaissait en ce moment. Leur but était non pas de protéger l’homme, se doutant que des mercenaires n’étaient pas de toute confiance, mais bel et bien de remonter la piste du tueur et éliminer le commanditaire. Ils avaient reçu énormément d’informations rendant le travail bien plus simple et on avait mis à disposition un vol charter de l’armée rien que pour les réunir en Spagonia. Qui que soit cette personne, elle était très influente. Linamarina et Loki savaient tout deux pourquoi ils avaient été embauchés, dans le but de se surveiller l’un comme l’autre et de prévenir si l’un des deux venait à doubler leur propre commanditaire pour avoir sa peau. Le dit commanditaire n’avait d’ailleurs pas pris la peine de révéler son identité, l’argent rendait parano, c’était bien plus facile pour lui de se cacher derrière son combiné de téléphone et de donner des ordres. Loki continuait à se demander pourquoi il avait été choisi a contrario de mercenaires plus expérimentés qui auraient rempli ce travail bien mieux que lui. Mais comme il s’agissait de sa première mission en solo et que la récompense était faramineuse, il devait faire de son mieux.

-Je vais rentrer dans le bar, et je reviens faire un rapport de la situation. Lança Loki. Lina le regarda d’un air dur, étonnée de son audace ?
-Tu es sûr ? Il peut y avoir n’importe quoi là dedans, des bandes de malfrats armées jusqu’aux dents prêts à te réduire en charpie.
-Je vais me faire discret. Lança Loki en disparaissant de la vue de la mercenaire, celle-ci répliqua.
-Très bien, je te fais confiance. Laisse ton communicateur allumé, on ne sait jamais.

Loki obéit et se fondit dans l’environnement pour disparaître complètement de la vue de sa coéquipière. Il longea les murs vers le bar. Il sauta comme un acrobate vers un mur et se mit à l’escalader pour atteindre le toit. Là, il attendit patiemment qu’un client sorte pour s’engouffrer comme le vent dans la porte ouverte. Alors qu’il évoluait dans le tripot en se collant au plafond, il faillit suffoquer. Il avait oublié pendant quelques secondes à quel point les fumeurs aimaient ce genre d’endroit, tout le plafond du bar était enfumé. Il se laissa tomber comme une feuille près d’un large canapé et c’est là qu’il reconnut sa cible. L’ignorer eut été difficile car sa voix forte couvrait presque la musique d’ambiance et la télévision, néanmoins les autres habitués n’avaient pas l’air de vouloir se frotter à l’homme baraqué qui était en train d’attaquer sa quatorzième choppe de bière. Un sourire goguenard aux lèvres, il portait de larges lunettes de ski sur les yeux. C’était un homme chauve vêtu d’un pantalon militaire, d’une veste et d’un T-shirt arborant une tête de mort. Son corps était parcouru de nombreuses cicatrices, en particulier sur le visage car celui-ci était barré d’une large balafre en croix. L’homme rigolait grassement, sous chacun de ses bras, une femme légèrement vêtue qui passait sa main sous son T-shirt alors que l’homme ne s’interrompait que pour boire un peu plus...

-Ha ha ha, aie pas peur beauté, mes cicatrices te rendent nerveuse ? Tu veux savoir comment on m’les a filées ? Mon père c’poivrot, y se frittait régulièrement avec ma darone. Et un soir alors qu’il était plus beurré qu’d’hab, il lui a enfoncé un couteau dans le crâne à coup de high-kick, avant de tartiner la cuisine avec sa cervelle. Il a essayé le ctrl+X sur moi mais j’suis encore là. Franchement il a cru qu’il me foutait les miquettes avec son couteau le padre ? Et avec sa réplique merdique « Why… So… Bad-ass ? » ?
-Je crois que j’ai déjà entendu ça dans un film. Lui répondit une des femmes en se lovant contre lui.
-Ah, ouais. Ptetbien. Ca m’arrive parfois quand je suis murgé, je confonds les rêves avec la réalité. J’vous fantasme pas vous ?… J’aurais l’air con là quoi…

La cible était là, elle était juste complètement ivre, une chance. Le caméléon allait pouvoir ressortir faire son rapport à sa coéquipière, il aperçut un homme qui se rhabillait et sauta sur l’occasion, se demandant vraiment pourquoi elle s’était inquiétée a ce point. Passant entre les tables comme un serpent, il arriva près de celle de sa cible qui brusquement tendit la main vers lui ce qui lui fit esquisser un sursaut de surprise alors qu’il se figeait et regarder la main avancer vers lui. Au dernier moment la cible dévia le bras et attrapa son cigare sur le cendrier avant de le tendre vers une de ses galantes qui l’alluma avec son briquet. Il le porta ensuite à sa bouche et saisit sa choppe de bière, il sembla hésiter entre les deux puis finit par boire avec son cigare toujours en bouche. Il résultat de cette manipulation des plus intelligente qu’il manqua de s’étrangler et toussa comme un pompier.

-Ah ouais, là ça se voit, j’crois qu’j’ai bien dosé… T’es combien toi ?

Loki poussa un soupir de soulagement. Il ne l’avait pas remarqué. Comment aurait il pu ? Il était non seulement invisible à l’œil nu et extrêmement silencieux malgré qu’il y ait assez de bruit dans le bar pour tuer un homme sans que personne ne le remarque. Qui plus est l’homme empestait autant l’alcool et la cigarette que le cancer du poumon et la cirrhose réunis. Loki commença à se dépêcher de sortir quand une puissante main l’attrapa par le col et l’écrasa sur la table, renversant les verres de bière par terre, Loki se retrouva la tête dans le cendrier la cendre recouvrant son visage et le rendant ainsi visible.

-Hoho. Lança l’homme aux cicatrices. Il court il court le furet, j’suis partant pour te botter l’arrière-train avec du plomb maison !

L’homme ponctua sa phrase d’un énorme rot alors que le mobien essayait de se débattre avant de hurler de douleur pendant que son tortionnaire lui brûlait le dos de la main avec son cigare, le maintenant en place de l’autre main.

-Alors, t’es qui toi ? Tu voulais un autographe c’est ca ? T’aimes mes lunettes ? Avec le détecteur j’ai pas loupé un seul mouvement de chaleur. Allez crache le morceau ! J’t’ai gaulé, Game Over. Moi chuis tout bourré, toi… T’as pas d’excuses. Alors tu vas me dire pourquoi tu me cherches des noises.

Les filles faciles gloussèrent tandis que Loki serrait les dents. Elle ne payait peut-être pas de mine, mais sa cible savait ce qu’elle faisait. Un geste de travers et il lui brisait la nuque. Autour de lui les autres clients observaient la scène avec appréhension mais également une espèce de curiosité malsaine. Le caméléon se mit à bredouiller, le ventre prit par la peur.

-Alex… Hayden… Connu également sous le nom d’Agent X, meilleur agent de la mafia Tolliver…

Loki sentit la prise se raffermir sur lui.

-Putain là j’vais friser l’mal de crâne, tu m’apprends quedalle, j’parie mon froc que t’essaies d’gagner du temps pour tes potes qui s’pissent dessus dehors ? Genre « Mon communicateur est allumé ».

A peine avait-il finit de parler que la porte du bar fut ouverte à la volée et Lina déboula dans le bar accompagnée par trois de ses hommes. La mercenaire avait sorti la mitrailleuse lourde qu’elle portait en bandoulière et ordonna d’une voix ferme aux autres clients de sortir.

-Lache-le X ! Ou je repeins le bar avec ta cervelle comme ta mère avant toi !
-Ne parle pas comme ça de maman ! Répliqua X. C’était une femme de cœur… Ou pas.

L’Agent X relâcha Loki avant de saisir chacune de ses deux pétasses par le débardeur et de les balancer vers Linamarina en guise d’attaque. Avec une force physique impressionnante, les deux filles de joies valdinguantes furent esquivées de justesse par la mercenaire tandis que l’homme bondissait en retournant sa table et sorte ses deux calibres lourds.

-Allez princesse, montre moi ce que tu sais faire ! Let’s go crazy !

Les tirs transpercèrent la table comme s’il s’agissait de carton pâte. Les reflexes de toute une vie d’expériences firent plonger Lina derrière le comptoir, suivi de deux de ses hommes, le troisième fut cloué à la porte par le calibre des armes. Aussitôt la fusillade se mit en place, les bouteilles derrière le comptoir volaient en éclat sous les tirs de l’agent qui essuyait une pluie de balles et se couvrait avec le mobilier à disposition, le patron sortit de l’arrière boutique, armé de sa Winchester.

-Maintenant vous allez arrêter bordel de merd…

Il n’eut pas le temps de finir que Lina l’attrapa par le col et lui éclata le nez sur le bord du comptoir, récupérant son fusil à pompe au passage pendant que le patron hurlait « Mon neeez ! »


Shamar - Pyramide Base.

-Un deux trois quatre ! Un deux trois quatre ! Et on s’étiiiiiiire, et on relaaaache ! Lança la télé.
-On relaaaache !

Répondit l’homme tandis qu’il faisait trembler tous ses appartements rien qu’en faisant ses étirements. A coté de lui, Inari était assise gentiment en train d’éplucher une tonne de journaux, une paire de lunettes sérieuses sur le nez. Mais contrairement aux apparences, celle-ci se contentait d’aller directement à la dernière page pour récupérer la bande dessinée et la découper pour se faire un album improvisé. Ses talents en découpage étaient dignes d’une gamine de cours préparatoire. Par terre, des journaux en pièces parlant de crise mondiale étaient destinés à finir à la poubelle sans être lus où à servir pour éplucher les patates ce soir. La scène eut été comique dans d’autres circonstances. Inari était étendue sur un immense lit, vêtue d’un débardeur et d’une culotte, et lisait sans aucune gène en pouffant les magazines, elle se faisait plusieurs albums, l’un parlant des exploits du docteur, et l’autre était tout simplement le recueil de sa BD préférée.

Inari était heureuse. Elle qui avait vécu à la rue pendant la majeure partie de son existence se retrouvait à présent logée, nourrie et blanchie au sein de l’Eggman Army où le docteur ne se privait pas pour lui donner tout ce qu’elle demandait en échange de sa fidélité. Des notions comme celles d’argent et de salaire n’étaient même pas venues à l’idée d’Inari. Elle était heureuse, elle avait tout ce qu’elle voulait, un toit, des jouets, un père aimant, et peut-être même un grand frère pour veiller sur elle.

Le dit grand frère s’épongea un peu le front et avança en faisant trembler le sol de sa chambre récupérer un bidon de jus de pomme qu’il engloutit par litres. Le fait que le grand frère soit un robot de quatre mètres de haut faisant sa gymnastique matinale devant une émission ringarde et buvait du jus de pomme ne soulevait aucune question chez Inari qui trouvait cela parfaitement normal pour quelqu’un de faire ce genre de choses. Après tout s’il ne faisait pas de gym il allait grossir… Ce robot.

-Une chance qu’on soit dans la confidence ! Si je n’avais pas été prévenu aussi tôt de la catastrophe, je n’aurais jamais pu enregistrer mon émission de fitness favorite. La télé de crise est d’un ennui.

Fit Tank en s’étirant un peu dans ses appartements, de grands locaux avec des tapisseries et un style qui rappelait les années 70.

Tank « l’enragé suprême », un des amiraux de l’Eggman Army et bras droit du docteur. Il était célèbre pour sa force et sa puissance de frappe redoutable. Une partie de l’Egg fleet était sous ses ordres directs. C’était autant un maître de logistique qu’une bête de combat. Néanmoins Tank était un peu farfelu. Qui avait déjà vu un robot suivre des cours d’aérobic et boire du jus de fruit ? Peu de gens le savaient, mais Tank était également un chiot recueilli par Eggman il y avait bien longtemps. Blessé sévèrement, le professeur lui avait aménagé un corps de remplacement, peu de ses organes originels étaient encore en activité,ce qui faisait de Tankunrobot bien plus humain qu’il ne le devrait. Le fait d’entretenir par de la gymnastique un corps de métal et sa consommation de jus de pomme lui permettant de dégourdir son cerveau encore humain tout en lui attribuant les nutriments nécessaires pour continuer à fonctionner. Il se laissa tomber sur le lit comme une masse et celui ci aurait sûrement été cassé en deux par le poids du robot si il n’avait pas été estampillé « Eggman Army », le lit ploya sous le choc et fit bondir Inari dans les airs ce qui la fit éclater de rire alors que Tank la récupérait entre ses bras.

Même les méchants ont droit à un peu de repos et à présent qu’ils avaient rempli leurs objectifs respectifs, Eggman n’avait pas de mission supplémentaire à leur donner dans l’accomplissement de ses noirs desseins. Ils passaient donc un peu de bon temps dans l’une des bases du docteur, à Sandopolis. La cassette de Tank s’acheva et les informations revinrent à l’écran.

-…Notre journal d’informations va débuter, l’information principale de ce bulletin est que Sonic aurait été aperçu en train de courir en Apotos, le héros n’a pas daigné s’arrêter pour répondre aux questions de nos journalistes néanmoins nous pouvons vous donner la preuve en image que notre hérisson préféré est encore en vie…

Tank haussa les épaules. Ca faisait longtemps qu’il était au courant, depuis qu’il avait reçu les rapports de là haut rédigés par Eggman en personne. Les médias avaient tendance à aller bien plus lentement que le docteur en termes de nouvelles fraîches, un bon plus pour les services d’espionnage d’Eggman.

-Dis… Demanda soudainement Inari en tirant sur son maillot de sport comme un enfant tire sur le pantalon de son père. Qu’est ce qu’on va faire quand le docteur aura conquis Mobius ?

Tank se gratta un peu la joue et réfléchit, puis il finit par lancer à la lapine.

-A mon avis le travail ne fera que commencer, créer un monde nouveau ça demande du temps tu sais, t’inquiète donc pas, on aura toujours un max de boulot à fournir, mais on sera très important dans le nouveau monde.

Inari se blottit tendrement contre Tank, comme pour entendre la suite d’une douce histoire. Une histoire qui incluait la mort de beaucoup de gens et la fin de la démocratie telle qu’on l’entendait. Que du bonheur.

-Inari aimerait que ça ne s’arrête jamais…

La lapine soupira d’aise, bercée par le bruit de la télévision qui continuait à déballer ses nouvelles.

-Les révoltes mobiennes qui ont éclaté la semaine dernière dans le monde entier se sont brusquement accrues durant les deux dernier jours et continuent à se propager comme une traînée de poudre, le gouvernement à déclaré vouloir régler un « conflit qui n’a pas lieu d’être » le plus vite possible. A cet effet le royaume de Mercie est sorti du silence diplomatique et à proposé de négocier avec les nations unies pour trouver une solution commune à la crise. Nous sommes toujours sans nouvelle de Diamantipolis, la ville des glaces a été complètement coupée du reste du monde lors de l’incident et nous sommes dans l’impossibilité d’entrer en contact avec les officiels de la v…

Inari sursauta alors que le visiophone de la chambre signalait une alerte. Tank se leva et se dirigea sans se presser vers celui ci pour décrocher. Un pawn apparut sur l’écran.

-Alerte rouge amiral, des intrus se sont infiltrés dans la base.
-C’est une blague j’espère ?

Lança Tank tout en serrant ses dents de métal. Ca ne pouvait pas être une blague, ce genre de robots n’avait pas spécialement le sens de l’humour. Pénétrer dans une base de l’Eggman Army sans posséder une force armée titanesque n’était possible que de quelques mobiens triés sur le volet, dont Sonic et ses amis. Et si c’était le cas alors de gros problèmes les attendaient. D’un air grognon il saisit sa veste et la boutonna rapidement alors qu’Inari allait récupérer sa combinaison dans sa chambre. Est ce qu’ils ne pourraient jamais profiter d’un repos bien mérité ? Tank ravala sa colère et lança.

-Et qui sont ces intrus ?
-Beaucoup de Mobiens, en particulier des échidnés, accompagné de rejetons de Dark Gaïa.
-Pardon ?!

Dark Gaïa, l’entité qu’ils avaient libérée au fond de Mobius, peu de personnes étaient au courant de son existence. L’un des travaux préalable des agents de l’Eggman Army ayant été de récupérer les ouvrages existants et de kidnapper l’auteur de la plupart des livres : le professeur Pickle qui avait été sous la garde personnelle du docteur pendant un temps avant que Sonic ne l’aide à s’échapper. Grâce aux connaissances du docteur, ils utilisaient à présent les rejetons de Dark Gaïa ainsi que les Pawns pour lancer des assauts sur les villes principales, les deux coopérants main dans la main. Le fait de savoir que les rejetons se rebellaient contre Eggman était un fait assez grave pour mériter qu’il se penche dessus. Car oui, ces créatures noires pullulant comme la peste n’étaient rien de plus que des fragments de Dark Gaïa plus ou moins important, le monstre avait connu une sorte de « dépressurisation » pour avoir été réveillé trop tôt et avait explosés en une multitude de morceaux. Franchement, quel cinéma, quand il était réveillé trop tôt est-ce qu’il explosait lui, hein ? Non. Voilà.

Dans le hangar les mobiens avançaient impunément, ils étaient toute une troupe chevauchant les créatures ombreuses comme s’il s’agissait de vulgaires montures. Ils avançaient sur l’entrepôt et détruisaient à l’aide de leurs bêtes les pawns imprudents qui s’aventuraient sous leurs griffes. Des armes en main, ils mitraillaient tout ce qu’ils pouvaient.

-Récupérez les armes ! Cria le chef. Récupérez les armes et les engins de locomotion ! Nous devons faire vite avant que notre infiltration soit découverte ! Chaque seconde passée ici est une seconde de plus où nous frôlons la mort !
-Qu’est-ce que vous faites ? !

Inari venait de débouler au détour d’un couloir, ses yeux regardaient avec horreur les dégâts que les échidnés avaient fait à la base du docteur, les portes en métal avaient été défoncées, les systèmes de défense mis hors d’état de nuire et les pawns bataillaient pour essayer d’avoir le dessus contre les nuées de Dark Gaïa toujours plus nombreuses.

-Qu’est-ce que vous faites à la base du docteur ? !

Cria-t-elle presque alors que ses yeux étaient devenus des pupilles irisées par la colère. Un mobien oiseau pointa sur elle le blaster qu’il avait dérobé à un pawn alors que le chef, un échidné noir portant un croissant de lune sur le front détournait l’arme de la lapine.

-Ne tire pas idiot ! Tu vois bien que ce n’est pas un robot ! Ma sœur ! C’est la révolution ! Toi aussi tu as été opprimée par les humains pendant trop longtemps, comme nous tous. L’âge des humains n’est plus, aujourd’hui, c’est le renouveau du peuple mobien ! Je ne sais pas qui tu es ni ce que tu fais dans cette base de l’Eggman Army, mais c’est dangereux ici ! Viens avec nous ! L’armée révolutionnaire mobienne va créer un nouveau monde, dans lequel nous allons tous vivre en paix !
-Ne vous foutez pas de moi ! Cria Inari alors que ses yeux n’exprimaient que la rage. Tous… Vous n’êtes tous que des hypocrites ! Des arrivistes ! C’est maintenant que le docteur est si près d’atteindre son but que vous vous réveillez ? C’est maintenant que vous avez décidé de vous battre pour votre monde ? ! Vous êtes des lâches ! Inari se bat depuis le début ! Cette révolution c’est celle d’Inari ! Pas la vôtre !

Un flot de flammes vertes jaillit de la lapine ce qui fit reculer les autres mobiens. Tandis que ceux ci saisissaient leurs armes pour l’abattre, la cloison derrière eux explosa et une énorme main assena une pichenette à l’oiseau qui s’écrasa sur le mur d’en face alors qu’un colosse jaillissait et posait le pied là où il se trouvait quelques secondes avant.

-Vous comptiez nous voler alors ?! Lança Tank d’un air maussade. Bande d’abrutis, vous n’avez aucune idée de qui nous sommes ?! Vous avez l’instinct de conservation d’un troupeau de lemmings ou quoi ?!

Une des créatures d’ombres fut envoyée sur Tank suivie de bien d’autres, d’un geste négligeant il les arracha de son torse de métal et en écrasa trois d’un coup sous la plante de ses pieds.

-Nous sommes l’Eggman Army ! Le monde tremble devant nous ! Peu importe qui vous êtes, vous opposer à l’empire est une tentative vouée à l’échec !

Le groupe de rebelles se trouvait pris entre les flammes et le colosse de fer qui se mit à dégager des arcs électriques.

-Si vous ne comprenez pas ça alors je vais vous faire un dessin !
-ON va vous faire un dessin !

Renchérit Inari alors que les flammes chimiques traversaient ses bras et jaillissaient de ses paumes pour incendier les ennemis pendant que Tank frappait la terre, propageant la foudre dans le sol et grillant le groupe de révolutionnaires entier, la lapine encaissant l’attaque en sautant au dernier moment. En à peine quelques secondes, une trentaine de mobiens accompagnés de 60 rejetons étaient mis KO. Tank saisit le chef et souffla sur celui ci pour éteindre les flammes qui le faisait ressembler à une bougie d’anniversaire avant de le tenir avec deux doigts par une de ses dreadlocks.

-Ne…me…Tuez pas… Gémit-il.
-Tu vas me dire comment tu arrives à contrôler ces créatures. Lança tranquillement Tank, après quoi on aura une petite conversation entre six yeux, toi, le docteur et moi.


Deux hélicoptères se posèrent sous la pluie devant le White Hall. Du premier sortent quatre mobiens. Le premier est Vladimir comte d’Ombrelune, dans ses plus beaux atours de soie rouge et noire affichant un sourire prétentieux typique de la noblesse. A ses cotés, le professeur Horgelus qui conservait son apparence négligée en portant son pull et son jean, des lunettes vissées sur son nez. A droite se trouvait le vicomte Raoul de Bragelonne, son épée au flanc et vêtu de son costume d’apparat, à gauche se trouvait Achille de Mirmidon, dans un costume de capitaine de la garde étincelant. A peine posé ce dernier frappe dans ses mains et du second hélicoptère douze soldats armés de fleurets se dressent devant le chemin des nobles, dégainent leurs armes et font une haie d’honneur.

Du premier hélicoptère, un dernier Mobien sort, il porte un costume noir ainsi qu’une cravate, à la mode humaine. Néanmoins sa veste est mise par dessus ses épaules telle une cape qu’il retient de sa main droite pour que les pales de l’hélicoptère ne la dégagent pas d’une bourrasque. Sur sa tête, un diadème d’or et de pierreries, à ses doigts, de nombreuses bagues.

C’était un hérisson encore adolescent au pelage vert et blanc qui avance sous les épées entrecoupées et qui viens serrer la main d’Auguste Winston sous les flashs des quelques journalistes triés sur le volet autorisés à assister à un tel évènement. Pour la première fois dans l’histoire de Mobius, le dirigeant d’une contrée mobienne avait accepté de négocier avec le chef d’une contrée humaine, c’était le signe que les temps avaient changé.

-Monseigneur, c’est un plaisir autant qu’une joie de vous rencontrer.
-Moi de même Mr le président. Répondit le monarque d’une voix claire.
-Espérons que notre aide conjuguée puisse mettre une fin à ce chaos. Je ne souhaite qu’offrir un avenir meilleur à tous les mobiens des fédérations unies, lança Winston avec sollicitude. Le fait que vous ayez répondu à mon invitation me remplit de joie.
-Eh bien…

Commença le prince mais ses mots se noyèrent au fond de sa gorge sans franchir la barrière de sa bouche. Il n’était pas très doué pour les discours, son regard se tourna vers Vladimir qui hocha la tête sereinement, lui donnant la force de continuer.

-…Eh bien j’espère qu’il en sera ainsi.

Zackiel le troisième, prince de Mercie et dirigeant du pays depuis la mort prématurée de ses parents il y a une dizaine d’année de ça. A peine âgé de 17 ans, le prince avait du régner sur un pays recevant des pressions financières et politiques énormes, et sans l’aide d’une noblesse disponible et avisée, il n’aurait probablement pas réussi à maintenir son règne au fil des ans. Vladimir en particulier jouait le rôle de vizir tout autant que celui de mage royal de Mercie. Zackiel avait un franc-parler qui ne collait pas avec ces entretiens formels, et il en était le premier contrit lorsqu’il devait faire face à des officiels, et dans ce cas, rien de moins que le président de 70% de tout Mobius, les 27% restants étant les territoires de l’Eggman Army. Il avait fait l’effort de porter un smoking pour montrer son souci d’intégration et de coopération au sein des fédérations unies. Le président désigna une limousine.

-Nous allons nous diriger vers l’hôtel de ville pour discuter des termes de notre entente comme il en était convenu.

Pour rassurer la population mobienne, la signature allait se faire dans un lieu public, c’était un gros coup de pub des fédérations unies destiné à renouveler la confiance que le peuple avait envers le gouvernement et présenter un Auguste Winston parfaitement repenti. Derrière le président, sa secrétaire observait la scène avec un dégoût qui n’était caché que par ses lunettes de soleil, et derrière elle, un homme en armure croisant les bras sur son plastron accompagné de sa miniature. Suite aux évènements de Green Hill, il avait été promu garde du corps présidentiel, et bien que le chevalier noir fût toujours suspect aux yeux du public, aucun mobien n’avait plus attenté à la vie du président depuis qu’il était dans les parages. Sa présence imposant le respect même en ces lieux tandis que le masque d’argent fixait la délégation de Mercie en silence, les gouttes de pluie dégoulinant sur son visage sarcastique alors que les mobiens lui jetaient un regard prudent. Le chevalier noir était un terroriste international, il n’en était néanmoins pas plus neutre et il n’était pas spécialement connu pour être un raciste, contrairement à Winston. A coté de lui le mystérieux Bellum qui ne disait mot et qui restait parfaitement immobile, les gouttes de pluie glissant sur son masque sans le déranger outre mesure.

En silence, les officiels montèrent dans la limousine, les gardes Myrmidons se plaçant dans des Side-cars prévus à leur effet à coté des motards humains.

Le cortège se dirigea vers l’hôtel de ville sous la pluie battante.

-Pas mal beauté… Ouaip, je dois avouer qu’tu t’défends bien.

Lança l’Agent X, caché derrière sa table retournée alors que la fusillade durait depuis à présent dix bonnes minutes, aux pieds de Lina, le barman au nez éclaté, contre la porte, les deux poufs de l’Agent X qui étaient étendues par terre, du sang coulant de leur front. Il faut dire que c’était pas très galant ni intelligent de les lancer, mais qu’est-ce que c’était bad-ass ! Et l’Agent X était super bad-ass. En tout cas c’était comme ça qu’il se qualifiait. Les chargeurs de ses magnums étaient vides, et comme dans toutes les bonnes fusillades de film il n’avait réussi à toucher personne, ou si peu : deux des hommes de Lina étaient à terre, l’un mort, l’autre blessé, mais comme dans toutes les bonnes fusillades, ça ne comptait pas. Une balle de magnum, ça te traverse un gorille de part en part comme dans du beurre, c’était un pistolet puissant mais qui demandait une musculature et une poigne telle, qu’il fallait carrément être d’un gabarit exceptionnel pour tirer, sinon le recul déboîtait l’épaule à celui qui l’utilisait. Peut-être que s’il avait été moins bourré il aurait mieux visé, mais eh, il était toujours en vie ! Alex Hayden sourit. Sur sa joue la cicatrice d’une balle qui l’avait frôlé venait de finir de se refermer et n’était plus qu’un vague souvenir à présent.

-T’es sûre qu’tu veux pas qu’on en discute ? Qui veut ma tête ? C’est les phénix qui vous envoient ? Non chuis con, ils auraient envoyé quelqu’un de plus discret comme l’autre cancéreux… J’y suis ! C’est Denaro !! C’est Denaro qui en veut à mes fesses ? Qu’il aille se foutre mon gun où j’pense tiens !
-Ca t’arrive de la fermer ? ! Cria Lina à l’homme qui n’avait pas fermé la bouche depuis le début de la fusillade tandis qu’elle tirait au fusil à pompe vers le muret derrière lequel X était caché.
-Nan, j’aime bien faire la conversation tu vois, c’pas tous les jours qu’on rencontre une donzelle de ton calibre, même si je les préfère moins plates, t’habites chez tes parents gamine ?

(Agent X par MOT)

X saisit une grenade accrochée à sa veste. Ca devenait carrément chiant là, il ne voulait pas faire sauter son bar préféré, mais là il n’avait plus le temps de faire dans la dentelle, une petite explosion et… Ka-Boom ! Ils devront se recoller les morceaux en enfer ! S’il abîmait ses précieux alambics il pourrait toujours boire la bière qui en giclerait, faut pas gâcher. Alors qu’il dégoupillait la grenade quelque chose se décrocha du plafond et tomba comme une masse sur X, Loki avait profité de l’arrêt temporaire de la fusillade, et que l’attention de l’agent était portée sur Lina pour sortir de son champ de vision et l’attaquer par surprise, comme un serpent il avait rampé sur le plafond en retenant sa respiration et s’était écrasé de tout son poids sur son ventre avant de se lover contre lui et de le saisir par son énorme cou de taureau pendant qu’il dégainait un couteau.

-Rends-toi ! Ou sinon…

Le visage de X se tordit de douleur et son regard commença à partir dans le vide, Loki se demandait s’il n’y avait pas été un peu fort quand les joues de celui ci se gonflèrent d’un coup et qu’il rendit tout ce qu’il avait pu boire dans la soirée au caméléon qui poussa un cri de dégoût. Il se dégagea en repoussant X et en faisant des roulades maladroites sur le sol.

-Dégueulasse !
-*Hurg* Double effet Kiss Cool…

X leva la grenade devant ses yeux et s’aperçut qu’il avait dégoupillé celle-ci au moment ou Loki avait atterri sur son ventre.

-Oh… crotte.

Depuis l’extérieur du bar une explosion sourde se fit entendre et un énorme nuage de fumée gris sortit de la taverne du nez cassé par toutes les issues.

-Ca m’fait plus marrer là.

Lança l’Agent X, à qui il ne restait plus que le tronc, qui avait vu ses jambes ainsi que ses bras s’éparpiller dans le bar et qui ressemblait à présent à une mauvaise référence aux Monty Pythons. Linamarina sauta de derrière le comptoir et sortit son talkie walkie.

-J’ai besoin de trois hommes pour récupérer la cible, nous l’avons immobilisée.
-Est-ce bien utile ? Demanda Loki en regardant le corps aux membres répandus dans toute la pièce. Je ne crois pas qu’il va…
-Il survivra. Fit Linamarina. Son organisme possède des nanomachines capables de le régénérer sur une longue période, ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne gambade à nouveau comme une biche.
-T’pourrais me gratter un peu derrière l’oreille ? J’crois que j’ai un bout de ferraille coincé là.

Elle assena une claque sur le crâne de l’homme aux cicatrices qui gloussait comme une dinde avant de lui lancer.

-Tu vas nous dire tout ce que tu sais, sinon j’exploiterai ce pouvoir de régénération au maximum, et crois moi tu regretteras de ne pas pouvoir mourir.


-Ici Botanic Base ! SOS ! SOS ! Nous avons besoin d’aide !

Le soldat se retourna vers White.

-Inutile mon capitaine, les liaisons distance sont brouillées.

Le renard s’appuya la tête contre la table de conférence. Ils bataillaient sans relâche depuis plusieurs jours. Repliés dans le centre de commandes, les rebelles avaient réussi à les repousser dans leurs derniers retranchements et avaient pris le contrôle des réserves de nourriture et des cuisines. Les combats avaient cessé et la suite coulait de source : ils allaient les affamer comme des rats. Car ils savaient que leurs renforts n’arriveraient pas. Pas après qu’ils aient explosé le centre des liaisons longue distance et qu’ils aient fait blocus autour du fort White commençait à perdre sérieusement patience, et plus que ça, il était en proie à de nombreux doutes, comme par exemple la raison pour laquelle les monstres pouvaient être contrôlés par les mobiens, ça n’avait aucun sens. Ces créatures n’obéissaient à personne, sinon à la volonté destructrice du docteur Eggman. Ca voulait dire qu’il existait un moyen de les soumettre à la volonté de quiconque. Cela présageait non seulement de sérieux dégâts dans les rangs humains, mais une longue guerre sanglante si jamais ceux-ci découvraient comment ils avaient fait.

-Nos provisions seront épuisées avant la nuit mon capitaine, que faisons-nous ?!
-…

White restait prostré sur sa chaise, attendant que la solution vienne à lui, il se battait contre ceux qu’il avait toujours voulu protéger. Il ignorait tout de cette attaque et des motivations de ces gens, peut-être étaient-ils contre la tyrannie de Winston également, peut-être pouvaient-ils s’allier le temps d’arriver jusqu’au White Hall régler le problème personnellement ? S’il attendait plus longtemps, ses soldats allaient perdre le moral au fil des jours et ils ploieraient sous la première attaque que les autochtones lanceraient contre eux. Il n’y avait qu’une chose à faire. White se leva et lança.

-Je sors négocier avec l’ennemi. Il n’y a plus rien à faire d’autre. Peut-être arriverons-nous à un compromis, mais j’en doute.

Le mobien déchira sa chemise blanche et la noua autour d’un fusil pour créer un drapeau blanc de fortune, suprême symbole pour invoquer les pourparlers. S’il avait été informé de l’attaque plus tôt il aurait pu sans problème repousser l’envahisseur, mais le commandant ennemi avait fait preuve d’une ruse et d’un sens de l’infiltration plutôt exceptionnel, et pour cela il le félicitait. A moins, et c’était plus plausible, que le général de cette base soit un crétin total et à ce moment là il ne le félicitait plus. White sortit des baraquements, torse nu sa veste sur les épaules en agitant son drapeau blanc.

-Je veux m’entretenir avec votre chef.

Lança-t-il à un échidné qui portait trois fusils en bandoulière, celui-ci hocha la tête et lança aux autres.

-Maintenez vos positions conformément aux ordres, au moindre geste suspect, vous nous prévenez, et on abat leur émissaire.

White serra les dents. Une telle organisation signifiait sans mal qu’ils avaient déjà compris qu’ils allaient sortir négocier… Sans se défendre, il laissa l’ennemi prendre le fusil et le conduire jusqu’à l’extérieur.

-Chef ! Le camp ennemi a envoyé un émissaire pour s’entretenir avec vous !

Fit un mobien loup en se tenant au garde à vous, le chef l’envoya reprendre son poste à l’extérieur de la tente d’un geste de main tandis que celui-ci pointait du doigt un autre garde.

-Toi ! Lança le chef sur un ton autoritaire.
-Je vis pour vous servir chef !
-Va m’faire un café !
-A vos ordres !
-Toi ! Fit à nouveau le commandant en pointant du doigt une autre recrue.
-Oui chef ?
-Va m’faire un Sandvich !
-A vos ordres chef !
-Mmhhh… Nomnomnom Sandviiiich… Bava un peu le chef avant de pointer du doigt une des créatures aux yeux luisants et à la peau noire.
-Toi ! Fais le poirier !

La créature se mit sur les mains et marcha jusqu’à la sortie de la tente de fortune où se trouvait le centre logistique de l’attaque située à quelques mètres à peine de Botanic Base. Peu de temps après l’échidné arriva et se mit au garde à vous.

-Voilà l’émissaire du GUN, il vient parlementer.
-Faites entrer !

White pénétra dans la tente et se figea tandis que le chef tournait ses yeux vers lui et celui-ci sourit avant de faire signe au soldat qu’il pouvait disposer.

-Tiens, comme on se retrouve, s’pèce de chiffe molle. Fit-elle en enlevant son masque.

Devant White se tenait, assise dans un fauteuil roulant, celle qu’il avait sauvée il y avait à peine quelques jours de ça d’un bain glacé dans les eaux d’Holoska. Aphrodite, encadrée par ses deux gardes du corps leva le menton d’un air dédaigneux vers son ancien amant et lui lança.

-Tu viens réclamer la pitié je présume ?

Sur son front, la lune blanche se mit à briller.

Le forum RPG All Over Mobius : avec les partenaires sur la page principale de PSo :).

Le Deviantart du forum où sont réunis les arts de tous les artistes : http://mobiusmembers.deviantart.com/

MOBIUS UNLEASHED, sur le forum de PSo : http://www.planete-sonic.com/forum/index.php/topic,4857.0.html



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