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MOBIUS UNLEASHED Chapitre 6

Publié par Viper Dragoon le 3 août 2009

White découvre qui a pris la tête d’une division de l’Armée Revolutionnaire Mobienne, Lina et Loki poursuivent leur contrat alors que dans les ombres se tapit l’ennemi.



Le reveil de Maximi
(Cliquez sur l’image pour écouter la musique d’ambiance du chapitre)
Art par KANNA

Croissant de lune

-C’est une blague ? Lança White en se renfrognant un peu.
-Alors quoi ? Lança Aphrodite avec dédain. Pour toi une femme peut pas commander une armée c’est ça ?
-Arrête de dire des conneries, tu vois très bien où je veux en venir.

L’échidné croisa les bras sur sa poitrine et regarda le militaire de haut avec un sourire goguenard.

-Allez, fais pas ton mauvais perdant.
-Tu m’arrêtes ce cirque tout de suite et tu me dis ce que les mots « haute trahison » t’évoquent.
-Hmm, ce sont deux mots féminins ? Oh ! J’y suis ! Ce que tu m’as fait à Diamantipolis !

White abattit son poing sur la table d’opération, faisant voler les petits playmobils représentant les positions du GUN dans la base avant de la balayer d’une main. Il n’aimait pas voir la discussion tourner en querelle de couple.

-Fro, tu arrêtes immédiatement de faire ta gamine, tu viens de déclarer la guerre au gouvernement nom d’un chien !

Les sourcils de l’échidné se plissèrent et elle claqua des doigts : deux rejetons apparurent dans des volutes de fumée tandis que ses gardes du corps sortaient leurs armes et les pointaient sur lui.

-Tu me parles sur un autre ton. Crois-moi, si j’avais su que tu étais dans cette base, j’en aurais attaqué une autre. La dernière chose dont j’avais envie c’est de te voir me parler comme ça encore une fois.

L’un des rejetons tendit la main vers le mobien :
-Assieds toi.

La créature poussa White sur une chaise. Le renard polaire ne plaisantait plus : non seulement il était trahi par une personne qu’il portait encore dans son cœur il y a quelques jours de ça, mais en plus de ça elle continuait à lui marcher sur les pieds malgré la situation et persistait dans cet humour qui n’avait plus lieu d’être. Mais White voyait clairement derrière la psychologie d’Aphrodite, ce qu’elle essayait de fuir c’était la confrontation avec ce qu’il représentait : l’homme qu’elle avait aimé.

-Est-ce que c’est fini ces conneries ? ! Vous la laissez foutre en l’air son empire commercial vous deux ?!

Sachant qu’il ne pourrait pas lui faire entendre raison, il s’adressait à ses gardes du corps qui étaient en temps normal dotés d’un peu plus de cervelle. Rude remonta ses lunettes sur ses yeux.

-Mon travail est de protéger la patronne, peu m’importe ce qu’elle choisit de faire.
-Mr White… Pourquoi cherchez-vous à nous freiner ? Lança Ceera avec sollicitude.
-Pardon ?! C’est pas assez évident pour vous ?! Vous êtes entré en guerre avec le GUN ! N’importe qui avec deux neurones peut voir où est le problème et pourquoi je cherche à arrêter cette folie !
-Les jours du GUN sont révolus. Lança Aphrodite en détournant son regard.
-Ben voyons ? Tu crois qu’avec tes trente hommes qui se battent en duel tu vas réussir à renverser le gouvernement mondial ?! T’es complètement t…

White s’interrompit quand le fouet d’Aphrodite claqua sur l’un des accoudoirs de la chaise pour lui intimer de fermer son clapet. Celle-ci tendit la corde de l’arme qu’elle utilisait pour corriger un peu les rejetons quand ils n’étaient pas assez rapides, et lui lança.

-Ta gueule. Bon. Je crois que QUELQU’UN va devoir expliquer à QUELQU’UN ce qu’il a raté en dédaignant le meeting d’un certain gardien.

Lança Aphrodite tandis qu’elle singeait le visage en sueur de White comme une gamine de trois ans imite le visage de crétin d’un autre gamin de trois ans par une grimace horrible avant de pointer du doigt le croissant de lune sur son front d’un air qui voulait dire « Et celui là, tu l’as vu celui là ? ».

Oh ma tête… Ma pauvre tête que m’est-il arrivé ? Il y a… Des gens… Autour de moi, ils parlent… Je les entends… Allez ouvre les yeux Maximi !

L’échidné ouvrit les paupières et se redressa dans le lit de camp avant de se masser le crâne. Il avait la tête comme une citrouille, il ne se rappelait de rien après l’apparition des molosses qui avaient emmené Kuamy… KUAMY ! Il se releva d’un bond et observa ses alentours : il se trouvait dans un hôpital de campagne en pleine jungle. Les murs n’étaient rien de plus que des draps blancs tendus entre des arbres. Trois échidnés étaient en train de parler entre eux et tournèrent leur museau vers Maximi quand il sursauta. Ils se levèrent et avancèrent vers lui. Il ne mit pas longtemps à reconnaître les premiers, il s’agissait des deux échidnés qui se trouvaient aux cotés de Knuckles lors du discours, le scientifique, et l’aveugle, Theorem, tous les deux étaient accompagnés par une jeune femme qu’il n’avait jamais vue. Maximi voulut se lever mais il fut ramené au lit d’une main douce, par l’échidné.

-Allongez-vous encore quelques minutes, vous n’êtes pas encore pleinement remis de vos émotions.
-Theorem… Est-ce que Kuamy va bien ? Demanda-t-il à l’aveugle.

L’échidné fixa de son regard vide son camarade. Ils se connaissaient tous, ils avaient tous été les élèves d’un même maître. L’aveugle lança avec platitude.

-Ne t’en fais pas, elle nous rejoindra plus tard.
-Mes hommages Maximi, lança le médecin en opinant du chef pour le saluer avant de lui tendre la main, mêlant salut échidné au salut humain. Je suis le docteur Brain, le médecin personnel du gardien. Theorem m’a parlé un peu de votre parcours, vos capacités seraient inestimables pour diriger cette révolution.

Maximi regarda Brain un peu dans le vague puis il se rappela de tout : la révolution, les échidnés qui se dressaient contre le gouvernement mondial. Il ne savait pas trop quoi en penser lui même quand Theorem lui posa une main sur l’épaule.

-Je comprends que tu sois perdu, laisse-moi t’expliquer : la séparation des continents de la planète qu’ont provoqué les humains, en plus de diviser le gouvernement, nous a donné un avantage inestimable.
-En effet, reprit le docteur en toussant pour que les yeux rouges de l’intéressé se tournent vers lui. Depuis que le monde est en morceaux à cause de la Master Emerald, l’énergie chaotique de toute la planète s’est dispersée dans le monde entier. Cette énergie qui a ouvert les brèches séparant les continents a aussi eu un effet secondaire indésirable pour nos adversaires. Tous les mobiens qui avaient développé des aptitudes spéciales ont vu leurs pouvoirs se décupler.
-Mes pouvoirs sont décuplés ?

Maximi regarda sa main quelque secondes et la tendit vers la porte, il fut immédiatement interrompu par la femme qui sourit et lança.

-Tant que nous sommes à l’intérieur, je te conseille de nous croire sur parole. La maîtrise du vent de Maximi était un atout bien utile, sauf s’il prenait le risque de créer un typhon en plein dans leur base. Theorem reprit.

-Tous les pouvoirs ont été portés à leur paroxysme, je suis moi-même plus puissant que jamais.
-Néanmoins, reprit Brain, ce pouvoir est à double tranchant, et ceux qui n’exerçaient pas un contrôle total sur leurs capacités ont perdu complètement le contrôle.
-Grâce à la bénédiction du gardien nous avons le contrôle sur la nuée. Renchérit Theorem
-Je ne comprends rien à ce que tu racontes.

Lança Maximi en s’étendant sur son lit avant de pousser un cri d’effroi et de tomber à la renverse : à coté de lui se trouvait une de ces créatures ténébreuses qui ravageaient tout sur leur passage. Les yeux de celle-ci, comme des lampes, le regardaient. Brain ricana et lança.

-Ne craignez rien, Theorem exerce un contrôle parfait sur la créature.
-Remet Maximi dans son lit. Lança l’aveugle.

La dite créature saisit Maximi dans ses bras griffus et le reposa sur son lit d’hôpital sous le regard ahuri de l’échidné et s’empressa même de le border.

-Comment…
-C’est grâce au Don du Gardien. Lança Theorem en montrant le croissant de lune sur son front. Comme c’est une situation sans précédent, il a trouvé judicieux de créer une milice d’élite spéciale qui obtiendrait un fragment de sa puissance, lui permettant de contrôler le chaos issu de l’émeraude mère.
-Ces créatures ne sont pas mauvaises, elles sont juste l’essence du chaos, grâce à notre influence sur elles, nous pouvons les utiliser pour gagner cette guerre. C’est grâce à nos actions que le monde se remet en place, en purgeant les lieux que la Master Emerald détruit, et non pas grâce aux recherches du gouvernement Winston comme ils le prétendent a la télévision. Répliqua l’échidné.

La main de Theorem se posa sur l’épaule de l’intéressé et il lança avec sincérité.

-Maximi mon ami, veux-tu rejoindre nos rangs ? Un homme tel que toi serait une aide précieuse pour gagner cette guerre…

L’échidné réfléchit alors. La révolution était proche, elle se ferait avec ou sans lui, il n’avait jamais été quelqu’un de très politique. Il n’était d’aucun coté et vivait sa vie comme il le souhaitait, mais ses amis avaient besoin de lui, le gardien aussi… Il n’avait pas peur de se battre, et il avait aussi envie de connaître ce nouveau monde que Knuckles allait bâtir pour eux.

-Bien sûr, j’accepte ! Je serais content de me battre à tes cotés et à ceux de Kuamy !
-Bienvenue dans l’ARM Maximi ! Lança Brain en le coupant. L’Armée Révolutionnaire Mobienne est prête à t’accueillir comme un de ses fils dès que tu seras sur pied.

Brain saisit Theorem par le bras et l’enjoignit à sortir avec lui.

-Voici Miss Talia. Elle est à votre service à partir d’aujourd’hui. Elle faisait partie du GUN avant de rejoindre notre cause. Elle vous sera utile pour faire vos premiers pas.
-Tu peux compter sur moi. Lui lança Talia en souriant alors que le docteur et l’aveugle quittaient la pièce. Une fois sortis ce dernier s’arrêta quelques secondes.

-Docteur…
-Qu’y a-t-il ?
-Je comprends qu’il ait fallu mentir à Maximi, pour que celui ci ne s’inquiète pas mais… Et Kuamy, qu’allez-vous lui faire ?
-Que vais-je lui faire ?!

Brain se retourna vers Theorem et le regarda avec un sourire paternel, l’échidné était dans sa quarantaine après tout, il pourrait très bien être son père. Il posa son bras sur l’épaule de Theorem et l’attira vers lui.

-Mais rien du tout enfin. Laisse la simplement se reposer un moment, quand j’ai été la voir, son pouvoir était totalement hors de contrôle, je ne voudrais pas qu’elle blesse à nouveau quelqu’un.
-Mais… Mais ça fait déjà plusieurs jours, et je n’ai même pas eu l’occasion de la voir une seule fois… Peut-être que si elle me voit elle…
-Theorem, Theorem mon grand, fais moi confiance, ne suis-je pas le docteur personnel du gardien ? S’il y a quelqu’un qui peut faire quelque chose pour elle, c’est moi. Je veux juste t’éviter de la voir sous un aussi mauvais jour, la pauvre s’en veut terriblement de ce qu’elle a fait.

Theorem eut l’air abattu et ses mains se resserrèrent sur son bâton.

-Je… Je comprends… Merci pour toute votre aide Docteur… Je vous confie ma femme. Sauvez-là à tout prix.

Brain sourit.

-Bien sûr Theorem, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir.


Kanna sirotait de l’eau avec une paille d’un air distrait en regardant par la fenêtre. Depuis que le monde avait été mis en pièces, il était impossible de quitter le continent de Spagonia sans emprunter un avion. Le problème demeurait dans le fait que l’armée les réquisitionnait tous. Ca faisait une semaine que le camion essayait de passer, mais qu’il ne trouvait aucune voie praticable, et des barrages de police contrôlaient les véhicules circulant sur les voies principales. Après des jours de conduite ils avaient décidé de s’arrêter dans un restoroute pour faire une pause. Bruiser regardait le menu d’un œil perplexe pendant qu’Armadillio ronflait comme un goret sur la banquette à coté du tatou.

(Ces montages vous sont offerts par SHNELLES CORPORATION)

La serveuse, une mobienne porcine vint alors à eux.

-Bienvenue au Shnelles Burger, alors il veut quoi mon chou ?
-Du pop-corn au poulet. Répondit Bruiser
-On n’en a plus. Lança la serveuse avec un air antipathique.
-Un Méga Shnelles Burger ?
-On n’en a plus.
-Qu’est-ce que c’est ça, le Shnelles Burger with P.Cheddar ?
-On n’en a plus.

Bruiser lança un regard noir à la serveuse et lança avec un ton posé.

-Ok la morue, qu’est-ce que tu as alors ?
-Des menus Shnelles Surprise.

Bruiser se passa une main sur le visage. Evidement, avec tous ces militaires sur les routes y’avait pas moyen qu’ils aient pu se faire un ravitaillement décent. Jamais il aurait cru qu’un jour il descendrait dans un Fast-food, et encore moins qu’il commanderait un menu enfant. Ruminant dans sa barbe il soupira.

-J’en prendrais cinq. Eh crétin, qu’est-ce que tu prendras ?

Pour toute réponse Armadillio ronfla, essayant de rattraper ses heures de sommeil perdues au volant de l’épave qui lui servait de camion. Bruiser haussa les épaules.

-Pour mon copain ça ira, vous lui mettrez juste la surprise.
-Et la petite dame elle prendra quoi ?

Kanna était absorbée dans ses pensées. Ca faisait un moment qu’ils voyageaient ensemble, et elle avait fini par se prendre de sympathie pour le petit groupe, et ce malgré leurs intentions belliqueuses. Ils étaient ensemble pour le meilleur et pour le pire maintenant, toutes les villes étaient infestées de militaires qui demandaient des papiers en permanence. Le camion rempli d’armes devait à présent couper les routes et éviter les barrages en permanence. Ils n’étaient pas recherchés, encore heureux, mais ça chauffait pour leur matricule… Et Armadillio ne voulait pas se débarrasser des armes. Alors ils étaient obligés de jouer le rôle de fugitifs. Kanna avait appris au cours de leur séjour qu’ils allaient vers la capitale pour un travail. Elle ne s’était pas étendue sur ce qu’était le travail, ça semblait plutôt évident au vu de ce qu’ils transportaient avec eux. Malgré leur nature clairement mauvaise, ils avaient un bon fond, elle pouvait le ressentir en eux. C’était pour ça qu’elle appréciait leur compagnie. Elle cherchait l’aventure après tout, est-ce qu’elle ne l’avait pas trouvée ?

-Oh, Kanna ? Tu prends quoi ? Lança Bruiser, la rappelant à la réalité.
-Uh, oh, juste un verre d’eau s’il vous plait.
-Et mettez-lui deux Shnelles surprises. Rajouta le tatou.
-Bruiser !
-Faut que tu prennes des forces, on a de la route à faire.
-Mais je n’ai pas de quoi payer !
-Et alors ? C’est bien pour ça que je t’invite, t’en fais pas pour ça, c’est pas deux menus enfants qui vont faire du mal à mon portefeuille.

La serveuse revint rapidement avec les sept boites qu’elle posa devant les camionneurs avant de s’en aller en remuant son énorme fessier. Le restaurant était entièrement vide, la bouffe avait cramé sous l’étouffante chaleur après que la climatisation ait lâché. Le fromage en particulier avait commencé à fusionner avec la boite en carton du menu surprise et attaquer le papier du burger, qu’il avait presque entièrement bouffé quand le tatou le prit en main et l’engloutit.

-Merci… Lança timidement Kanna.
-Ne me remercie pas va, faut s’entraider quand on est dans la panade. Et arrête de regarder le camion, Nitro va bien, je lui ai mis trois doses de sédatif, ça devrait le tenir endormi pour une bonne heure, et la camisole que tu lui as bricolée l’empêchera de se planter les ongles dans les paupières si jamais on est en retard. Pour l’instant détends-toi et mange.

Kanna eut un sourire gêné. Même s’il disait ça, ça ne la rassurait pas. L’écureuil avait commencé à devenir de moins en moins contrôlable au fil des jours : au début il se contentait d’agir bizarrement et de manière agressive, mais il avait commencé à s’en prendre à tout ce qui croisait leur chemin. Ils avaient eu la désagréable mésaventure de rencontrer un camion transportant des médicaments échoués sur le bord de la route, ils avaient crevé. Bruiser était en train de négocier quelques médicaments pour ses blessures contre une roue de secours quand Nitro avait bondi de la camionnette et avait fracassé la tête du chauffeur contre sa voiture, lui enfonçant le rétroviseur dans le nez avant de le refaire sortir par l’arrière de son crâne. Puis il était parti courir dans le désert en ôtant ses vêtements tout en baragouinant des propos incohérents. Ils avaient beaucoup paniqué, mais finalement décidé de ne pas gâcher et de récupérer un maximum de choses avant que d’autres pillards ne le puissent. Armadillio était parti chercher l’écureuil et en était revenu avec de multiples marques de griffes sur le visage, en train de traîner Nitro contre le sol tandis qu’il se cramponnait à sa jambe. Depuis qu’ils pouvaient le piquer, les voyages avaient été plus calmes, mais cela demandait une dose plutôt importante, et ils seraient vite à cours de morphine.

Alors qu’il ingurgitait son troisième hamburger, Bruiser sortit la surprise de la boite en carton : c’était une mini figurine de l’héroïne de toutes les petites filles sages de Mobius : la chanteuse Cindy Lee-Cieux et qui possédait un jouet à son effigie ressemblant plus ou moins à un couineur pour chien… La société de consommation prenait vraiment les gosses pour des cons. Il regarda un peu la chose et la pressa entre ses doigts tandis que la chanteuse couinait et que ses yeux et sa poitrine grossissaient entre ses mains sous la pression. Bruiser posa l’objet à coté d’Armadillio et lança à Kanna :

-Dis moi, ça te gène pas de retourner à Spagonia ? Tu m’avais pas dit que tu voulais en partir ?
-Je comptais partir… Mais c’est compromis vu la situation actuelle…
-Ouais je vois… Tu sais on va essayer de mener à bien notre boulot, après quoi on se démerdera pour te trouver un hélico ou quelque chose comme ça.
-Pourquoi est-ce que tu ferais quelque chose comme ça pour moi ?
-T’es un compagnon de voyage, et entre le fou et le crétin t’es la personne la plus équilibrée que j’ai pu rencontrer, et puis tu dégages une sorte de sympathie, ça me donne envie de te renvoyer l’ascenseur.
-Je sais pas quoi dire.
-Alors dis rien.

Cinq hommes entrèrent dans le Shnelles Burger, ils avancèrent jusqu’à la table des mobiens et se positionnèrent autour d’eux.

-Messieurs dames, veuillez nous suivre.
-Pardon ?

Lança le tatou qui cligna un peu des yeux avant de comprendre, un bref regard à travers la vitre l’informa que plusieurs jeeps étaient garées à coté du camion, et plusieurs soldats étaient en train de le fouiller… Bruiser serra les dents : en neutralisant Nitro, ils avaient également neutralisé leur antivol le plus agressif.

-Il doit y avoir erreur écoutez, ce camion n’est pas à nous. Tenta de négocier Bruiser
-Vous êtes les seuls clients dans ce restaurant.
-Ah mais c’est parce que nous venons du désert. On passe de temps en temps manger un bout ici, pas vrai Arma ?
-Gghh ?

Le coyote ouvrit un œil et reconnut les militaires. Le réflexe de défense fut plus rapide que la pensée et le flingue qu’il portait dans son pantalon se colla au front du capitaine qui les interrogeait et se déclencha, lui trouant la tête sur le coup. Dans un juron, Bruiser tira Kanna par le col et la plaqua derrière la table qu’il retourna pendant qu’ils essuyaient la fusillade des soldats. Le tatou se tourna vers Armadillio et lui lança :

-Putain mais t’es vraiment trop con toi ! Rappelle-moi pourquoi je zone avec toi ?!
-T’as pas d’amis ?

Bruiser colla une droite à Armadillio qui se tint le nez en sang.

-Fils de…
-Kanna ! Passe par la porte de derrière !

Le tatou balança la table d’un coup de poing bien placé sur les soldats, les écrasant sur le comptoir tandis que la lynx bondissait par dessus celui-ci avec agilité, renversait la serveuse et passait dans les cuisines pour sortir par la porte de derrière. Au moment où elle passa la porte de l’entrée de service, la lynx s’arrêta, et tomba à genoux. Elle fut rejointe rapidement par le tatou et le coyote qui se tenait le visage.

Une farandole de cliquetis se fit entendre. Devant eux une trentaine de soldats armés pointaient leurs armes sur eux.

-Couchez-vous ! Vous êtes en état d’arrestation !
-Oh…

Aucune issue, les soldats encore un peu choqués par leur dérouillée arrivaient derrière eux. Bruiser soupira et leva les bras en l’air alors qu’Armadillio braquait les militaires avec son pistolet. Le boxeur soupira avant de lui arracher son arme et de la balancer devant lui.

-On se rend.


-I am Metal Sonic feel my wrath I got a dick like a chainsaw I’ll cut you in half HAHAHA ! !
- Bring it on you can’t replace this based on me on a first name basis why the fuck are you rappin so slow who do you think you are, LEO CAMACHO ?
-Error does not compute ! Shoot my system froze reboot ! Scanning loading converter... I am Sonic insert girder
-WTF is this mothefucker bullshit that Robotnik just won’t quit. I’m tired of this shit I want a chili dog I’m the real motherfucker Sonic The Hedgehog !

La radio s’éteignit sous les protestations du seul auditeur qui se foutait des infos.

-Eh ! Remets la radio ! C’te chanson suinte le Badass !
-La ferme…

Cracha Loki. Trois jours qu’ils interrogeaient X et qu’il n’avait rien dit. Linamarina n’y était pas allée avec le dos de la cuillère mais X semblait fait d’acier. Ils étaient passés de l’interrogatoire au bottin jusqu’aux aiguilles enfoncées dans la colonne vertébrale et l’arrachage de quelques dents avec une pince (lesdites dents avaient repoussé au bout de quelques heures à peine). Même lorsqu’ils étaient allés jusqu’à stimuler la douleur rénale, la plus puissante que le corps humain pouvait ressentir en l’ouvrant comme une huître X avait rigolé entre ses cris de douleurs. Ce type était un dur à cuire, à un niveau épique. La torture physique ne servait à rien et il aurait fallu le cuisiner pendant des mois pour qu’ils aient les informations qu’ils voulaient. Alors qu’au bout de 72 heures de tortures sans discontinuer X s’était mis à chanter, certains des mercenaires de Lina avaient craqué et tenté de lui coller une balle entre les deux yeux. C’était lui qui les mettait à l’épreuve, au final. Et contre quelqu’un d’une telle carrure, que pouvaient-ils faire sinon se montrer plus patient que lui ? Néanmoins entre temps leur client avait appelé avec de nouvelles informations.

-Ce soir dans les alentours de minuit, le tueur à ma poursuite va tenter d’abattre une de mes proches connaissances dans le but de me forcer à sortir. Profitez en pour vous confronter au tueur, je le veux mort ou vif.

Le client était roi après tout. Lina raccrocha le combiné de téléphone et soupira. Devoir laisser X seul ne la rassurait pas, car ses membres avaient repoussé comme prévu, et il allait sûrement tenter quelque chose dès qu’elle serait partie, comme tout être bad-ass qui se respecte. X ricana et leur lança :

-Tirez pas de telles tronches. C’est l’intention qui compte vous savez ? Y en a pas des masses qu’ont réussi à me capturer.
-Loki, fais le taire ou je ne réponds plus de rien. Marmonna Lina au caméléon qui soupira avant de saisir un tissu avec du chloroforme.
-Z’avez rien trouvé de mieux qu’le chloroforme ? L’chloroforme c’est bon pour les pisseuses ! T’crois vraiment m’endormir avec ton machin là... chuis tellement badass qu’ton truc c’est aussi effica…ce qu’une…tapp…ette…à m…mouche contre…un din…o…zzaure…zzzzzzzz…

X s’écrasa en avant et se mit à ronfler. Tous les mercenaires soupirèrent d’aisance alors que Lina demandait à Loki ainsi qu’à cinq de ses hommes de la suivre, laissant le reste des mercenaires derrière elle alors qu’elle quittait les lieux. Ce n’était que grâce à une organisation draconienne qu’il était encore en leur possession. Mais se débarrasser d’une vingtaine d’hommes alors qu’il était désarmé ligoté et au bord de la douleur depuis des jours, une telle évasion s’il arrivait à la mettre au point serait vraiment…Bad-ass. Raison de plus pour le surveiller de près… Mais elle imaginait sûrement des choses… Après tout ils étaient bien assez nombreux et intelligents pour ne pas se faire avoir.

Lina referma la porte des appartements qu’ils occupaient, laissant ses subalternes en charge avec X qui continua à ronfler bruyamment. Entre deux ronflements, il ouvrit un œil, puis sourit avant de le refermer.

A l’autre bout de la ville, à la prestigieuse université de Spagonia trois hommes étaient en train de discuter placidement.

-Ah, et voilà ma collection de livres exotiques.
-Très impressionnant. Votre bibliothèque est bien garnie professeur Pickle.
-Oh, tous ces livres m’ont été ramenés du monde entier par un ami.

Lança le professeur en brassant un peu l’air devant lui d’un geste extravagant avant de se rasseoir entre les deux hommes sur le canapé. C’était un petit homme avec un nez en forme d’aubergine et des sourcils blanc broussailleux sur les yeux. Le professeur Pickle était le plus grand expert archéologue de tout le pays, et c’était également le dernier expert vivant de la légende peu répandue des manuscrits de Gaïa. Il avait été capturé il y a une semaine de ça par le docteur Eggman en personne avant d’être secouru ni plus ni moins par Sonic.

-La captivité a été horrible, pensez-vous ! S’exclama le professeur, j’ai été enfermé pendant des jours avec rien de plus pour me nourrir que du thé médiocre et de mauvais sandwichs !
-…les rescapés des Eggquarters n’ont pas vraiment l’habitude de se plaindre de la nourriture. Lui lança patiemment son interlocuteur.
-Mais rendez-vous compte ! L’épaisseur ridicule du pain, des tranches de concombre grossièrement coupées et aucun condiment ! J’ai laissé avant de partir un mémo pour le chef d’ailleurs et…
-Soyez heureux d’avoir été nourri. Lui lança le second homme pendant qu’il prenait ses aises sur le canapé. J’en connais qui auraient été moins bons envers vous. Enfin Eggman avait besoin de vous il a donc du vous maintenir en état…
-C’est tout à fait correct monsieur ! Renchérit le professeur Pickle sur un ton guilleret avant de reprendre. Alors dites moi professeur Rearith, qu’avez-vous découvert lors de votre expédition ?

Dans le salon du professeur se trouvaient deux invités de marque. Sur sa droite, Rearith, fraîchement revenu d’Holoska savourait une tasse de thé bien méritée tandis que sur sa gauche, faisant plier le canapé sous son imposante musculature, se trouvait Magnum. Celui-ci saisissait du bout des doigts les fragiles tasses du professeur Pickle. Magnum avait réintégré la sobriété de son costume noir à cravate et prenait un peu de repos bien mérité. A peine s’étaient-ils posés en Spagonia que leur avion de location avait été confisqué par l’armée et ce malgré les relations que Magnum entretenait avec le Commander en tant qu’agent d’élite occasionnel. Il semblerait qu’à cause de la crise sans précédent son statut ait été révoqué temporairement pour pallier au plus urgent. Bloqué à Spagonia, il avait décidé de profiter de cette crise mondiale pour, paradoxalement, prendre quelques jours de repos, et Rearith avait été assez aimable pour l’héberger dans ses appartements universitaires.

Ce soir, le professeur allait faire son compte rendu à l’expert, et bien qu’il n’ait été payé que pour escorter le professeur en Holoska, il était tout de même curieux de savoir à quelles conclusions était arrivé le scientifique au corps de métal. Rearith savoura sa tasse de thé et se tourna vers le Pickle.

-Tout comme vous venez de me le confirmer professeur, le docteur Eggman a réveillé Dark Gaia, l’entité qui a été scellée par les échidnés il y a plusieurs millénaires de ça dans les profondeurs de Mobius. Grâce à son pouvoir je suppose sans mal qu’il compte conquérir le monde.
-Vous êtes au courant que les médias accusent les échidnés menés par Knuckles d’avoir causé le cataclysme ? Lança Magnum tandis qu’il s’appuyait la joue sur son poing d’un air profondément las, comme si cela ne le concernait pas, ce qui était le cas. Il serait peut-être temps de les mettre au parfum. Surtout après que vous m’ayez dit que Sonic est sur les talons de ce soit disant « Dark Gaia ».
-Peu de gens prennent le temps de respirer le parfum des roses, monsieur. Répondit Pickle.
-Pardon ?
-Excusez-moi, je vais aller me refaire un Sandwich au concombre.

Lança le professeur avant de s’éclipser dans la pièce d’à côté. Magnum se renfrognaun peu.

-Il est bizarre votre ami.
-Oh vous savez, ce n’est pas très étonnant. Fit Rearith avant de monter sa main près de son nez et de faire mine de renifler d’une narine, ce qui fit cligner des yeux Magnum.
-Quoi ? Lança le cyborg avec un sourire amusé. Ne me dites pas qu’un homme de votre expérience n’a pas compris que « Sandwich au concombre » n’est qu’un nom de code pour lui ?

A l’extérieur du bâtiment, dans le parc, le concierge était en train de passer le râteau en sifflotant, celui-ci s’appliquait à faire un tas bien organisé près du grand arbre, comme il l’avait toujours fait depuis qu’il travaillait ici. Il s’arrêta de siffler quand son téléphone sonna. L’homme décrocha.

-J’écoute.

-Ici Or. Changement de programme, les renforts n’arriveront pas, vous allez devoir opérer seul.
-Cela ne me dérange pas. Au contraire, ça m’épargnera la désagréable contrainte de travailler avec des amateurs.

L’homme referma le clapet de son portable et se débarrassa de son mégot de cigarette qu’il balança négligemment dans les buissons du jardin de l’université. Il sortit de sa veste un paquet flambant neuf et l’ouvrit de ses mains gantées pour allumer une seconde cigarette avec son briquet tout en protégeant la flamme du vent. Il regarda sa montre, dans une demi-heure...

L’homme souffla la fumée de sa cigarette devant lui, faisant un astucieux rond de fumée tandis qu’il inspirait un peu, son visage éclairé par le néon du préau du parc.

Le calme avant la tempête.


Le voyage était pour le moins calme. La première voiture limousine contenait Raoul de Bragelonne, Achille, le professeur Horgelus et au volant, l’aimable secrétaire d’Auguste Winston, Miss Marple qui serrait ses doigts parfaitement manucurés de toutes ses forces sur l’accoudoir de son fauteuil en cuir. La répartition des personnes dans les voitures était une idée d’Auguste, elle le savait. Il n’y avait que lui pour la coller entre trois de ces horripilants animaux parlants qui se prenaient pour des nantis. Si la princesse détestait les mobiens du plus profond d’elle-même, les mobiens de Mercie avec leur port altier qui se comportaient comme les grands de ce monde lui étaient insupportables. Alors, se concentrant un maximum sur la route elle tachait d’oublier l’existence de ces trois erreurs de la nature, ce qui était plutôt difficile quand celles-ci étaient en pleine discussion juste sous son nez.

-C’est une simple question de mécanique. Lança le hérisson en remontant ses lunettes. Il n’y a pas de quoi être impressionné. Ces voitures sont le quotidien du genre humain.
-C’est facile à dire pour vous professeur Horgélus, renchérit Achille. Vous avez fait vos études sur le continent, et êtes familiarisé avec tout ça, mais mes hommes n’ont jamais quitté le pays, et ils sont nerveux, je peux les voir depuis la fenêtre, ils ont peur, ils n’ont jamais été à une telle vitesse, c’est bien plus rapide qu’un cheval.
-A combien pensez-vous que ces moto peuvent monter Miss ? Demanda Bragelonne à Alice qui eut un visage quelque peu troublé et baragouina.
-Euh, je l’ignore.

Maudit soit Auguste. Il allait le lui payer. Dans la seconde limousine la situation était un peu la même.

-Désirez-vous un peu de vin monseigneur ? Demanda Auguste alors qu’il saisissait une bouteille dans le mini bar aménagé. C’est un excellent cru.

Zackiel ouvrit la bouche pour répondre mais Vladimir le coupa.

-Son altesse est encore trop jeune pour s’adonner aux plaisirs de la boisson, néanmoins j’accepterais un verre avec plaisir. Lança la chauve souris qui saisit un verre à pied pour le tendre vers le président qui le servit.

Zackiel soupira un peu. Il était heureux que le comte ait répondu avant lui car l’homme qui se trouvait juste en face lui coupait tellement le souffle qu’il n’arrivait pas à prononcer un mot.

-Et vous chevalier, prendrez-vous un verre ?

Le chevalier noir, installé confortablement et sans aucune gène sur son siège avait rabattu sa cape par dessus la banquette et croisé ses jambes, se sentant parfaitement dans son environnement.

-Pas pendant que je suis de service. Répondit-il au président avec un soupçon de sarcasme.

Le regard de Vladimir était plongé dans le masque du chevalier, tandis qu’il était impossible de voir où se dirigeait celui de son voisin. Le comte le fixa pendant un court moment et Zackiel se demanda pendant quelques secondes s’il ne souhaitait pas voir quel genre d’homme était ce chevalier, dont la triste réputation était remontée jusqu’à leur royaume. Bellum quant à lui, avait complètement disparu, de vue seulement, nul doute qu’il ne devait pas être loin. Le chauffeur lança.

-M. le président, nous sommes arrivés.

Winston se para de son plus beau sourire et attendit d’être garé pour sortir de la limousine sous les flashs des appareils photo puis de se diriger vers la portière de Zackiel pour la lui ouvrir personnellement.

Qui aurait pu prévoir que ce serait la dernière chose qu’il ferait ?


Elle lui avait tout expliqué. Comment Knuckles avait appelé à la révolte des mobiens contre le gouvernement mondial en utilisant la force d’un peuple en colère et le contrôle des créatures de l’ombre, ainsi que comment leurs actions étaient les seules capables d’emmener à la reconstruction progressive du monde. Le capitaine était assis sur sa chaise, ses bras croisés sur sa poitrine, et écoutait le tout d’une oreille dubitative. Aphrodite acheva son monologue et lui lança

-Voilà. Tu sais tout. On se bat pour notre peuple, on se bat pour tous les peuples mobiens enchaînés depuis des siècles. Tu devrais facilement comprendre qu’il y a des moments où il faut lever son derche de son bureau et passer à l’action. La révolution c’est maintenant, c’est notre chance de changer cette société. C’est le moment pour lequel mon père et moi nous nous sommes tant battus depuis des années, pour avoir une chance de changer ce monde, et c’est maintenant que les miens ont besoin de moi.
-…
-Maintenant tu sais où sont les gentils dans l’histoire, rejoins-nous et sers sous mes ordres, et on reprendra ce pays.

La tension était palpable et les yeux de White jaugeaient le regard impérieux d’Aphrodite. Ils se fixèrent pendant un moment sans rien dire et White finit par éclater de rire. L’héritière fut surprise de ce revirement au point d’en être déconfite et de lui lancer.

-C’est pas drôle bordel de dieu ! Cria-t-elle en tapant sur la table avant de pointer son index vers son visage. Te fous pas d’ma gueule White !
-Je crois surtout que toi et tes petits copains vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude. La guerre n’a jamais apporté que plus de guerre, vous croyez que si on gagne on va changer les choses ? Il y aura toujours des humains, si vous gagnez vous ne ferez que renverser l’ordre social, et bien que ça serait marrant cinq minutes j’ai pas envie de vivre dans un monde où le mépris et l’arrogance sont le lot quotidien, même si c’est nous qui la répandons. Sois réaliste Fro, cette guerre ne changera pas l’ordre social, elle ne fera que créer des victimes inutiles de la barbarie qui nous habite. Tu étais en train de suivre le bon chemin en voulant changer la société de l’intérieur, mais là tu gâches tout en suivant le chemin revanchard de la haine.

Aphrodite le fixa d’un regard froid pendant tout son discours et White eut le temps de l’analyser. Elle était sérieuse et à fond dans son idée. Elle n’avait pas peur de se salir les mains pour y arriver, il pouvait toujours continuer à parler, elle n’écoutait pas. Têtue comme une mule, c’était exactement ce qu’elle était, une mule, et il commençait à regretter de la connaître aussi bien, car il savait qu’il se voyait en Aphrodite. Même s’il réfléchissait plus que l’héritière il campait sur ses positions, comme il campait sur la position de défendre le GUN à tout prix.

-Tu as fini ?

Lança Aphrodite d’un ton hautain.

-Oui.

Elle fit claquer son fouet et lança à une des créatures.

-Emmenez le, on garde cet homme en otage, traitez le avec les égards - mais également avec la malveillance - dus aux prisonniers de guerre.

Alors que deux monstres immobilisaient White au niveau des bras Aphrodite fit signe à ses gardes du corps de faire approcher son fauteuil roulant du renard, arrivé contre lui elle passa la main dans son pantalon et en sortit un pistolet qu’elle posa sur le bureau.

-C’est bon, vous pouvez l’emmener.

Et White fut traîné en dehors de la tente, maugréant dans sa barbe alors qu’il essayait de se dégager de la prise : impossible, les deux monstres étaient dotés d’une force surhumaine. Il dut subir les regards durs de tout les mobiens du camp alors qu’ils le laissaient là, torse nu au milieu du clan ennemi. Les monstres l’envoyèrent au sol alors qu’un échidné lui passait des menottes.

-Les miens vont s’inquiéter si je ne rentre pas, vous pourriez…
-Les tiens ne sont plus, répondit l’échidné. Votre diversion déguisée en négociation a échoué.

White soupira, le général avait sûrement trouvé judicieux de reprendre le commandement après son départ, il n’aurait plus la chance de faire des erreurs à présent.

Il observa la lumière de la lune, en une journée la force principale des défenses d’Adabat était tombée…Il n’osait pas imaginer ce qui se passait dans les autres bases. Mais en même temps les échidnés n’avaient jamais eu autant de chances de renverser le pouvoir en place. En attaquant les places fortes pendant que celles-ci étaient occupées ailleurs, ils récupéraient les armes des militaires et armaient ceux qui ne pouvaient pas contrôler les créatures. Le renard polaire observa ses menottes avant que le soldat en service passe sa chaîne dans une autre chaîne de métal et l’attache au milieu du camp.

-Qu’est-ce que tu fous ? Lança White avec fatigue au soldat.
-Ordre du commandant, elle a demandé spécifiquement que tu ne sois pas mis avec les autres prisonniers.

Répondit l’échidné placidement tandis qu’il l’abandonnait accroché à un pilier de tente rivé au sol. White soupira alors que devant lui se trouvait le reste de la garnison, en pleine pause, mais là s’il tentait quoi que ce soit il serait repéré par les soldats, qu’ils soient de garde ou non. Aphrodite se méfiait de lui directement, elle le connaissait trop bien, il n’aurait pas du lui raconter ses histoires d’évasion spectaculaires….

Et White eut l’impression que cette nuit sur le Shnelles gloire et son naufrage ne s’étaient jamais finis…

-Tiens, on frappe. Ca doit être le livreur de Sandwich !

Lança le professeur Pickle sur un ton guilleret, d’un pas léger il vint folâtrer vers la porte de son bureau. Magnum et Rearith se regardèrent un moment alors qu’il ouvrait celle ci. Ce ne fut pas le livreur de sandwich qui se trouvait devant la porte mais une grande femme rousse aux lèvres pulpeuses vêtue d’un imperméable accompagné par cinq autres personnes et un mobien. A la vue des individus suspects le mercenaire assis à coté de Rearith se leva.

-Vous êtes le professeur Rearith ? Demanda Lina à l’homme devant elle.
-J’ai bien peur que non ma chère, m’apportez-vous mon Sandwich au concombre ?
-Très drôle. Ecoutez, dites moi où je peux trouver le professeur, je dois m’entretenir avec lui.
-Bonsoir ? Lança Magnum.

Les yeux de Lina se pointèrent vers Magnum et son arme en fit immédiatement autant. Le mercenaire ne bougea pas d’un cil. En réalité personne ne bougea. Magnum regardait la femme avec un air décontracté, Rearith restait assis et ne quittait pas le pistolet des yeux, quant à Pickle, il regardait la scène avec un sourire aux lèvres, riant même un peu. Inutile d’imaginer dans quels délires psychédéliques il était en train de planer.

-Oh oh oh, par mes aïeux ! Quelle agressivité !
-Quoi ? Commença Magnum. Ce n’était pas un bon soir ?
-Tu ignores peut-être qui je suis, mais moi je sais qui tu es, Magnum. Tu la fermes et mets les mains sur la tête. Cracha Lina.

Le monde du mercenariat était tout petit. On se connaissait de réputation, en règle générale l’existence d’autres mercenaires sautaient aux yeux des autres quand ils se faisaient doubler sur des contrats. Le mercenariat était plus ou moins légal, bien sûr la loi réprouvait l’usage de la force dans des cas particuliers, mais elle était bien contente d’avoir la force de frappe des mercenaires quand ça se gâtait. La plupart du temps, les mercenaires étaient comme des poids sur la grande balance du bien et du mal. En fonction des contrats qu’ils acceptaient ils pouvaient se faire plus ou moins une idée du type qu’ils étaient. Lina et Loki étaient du « Bon » coté de la balance, ils n’acceptaient que des missions qui restaient grosso modo dans le cadre de la loi et qui les opposaient à des groupes illégaux, protection, neutralisation et capture des criminels étaient leur lot. Il y avait ensuite le coté plus sombre de la médaille, assassinat, corruption, intimidation, chantage. Les mercenaires travaillant sur ce genre d’affaire étaient des êtres froids et endurcis qui n’avaient aucune pitié et qui ne faisaient qu’accomplir des missions aveuglément peu importe qui était le client.

Et entre les deux il y avait Magnum, le mercenaire avait la réputation d’accepter tous les boulots. Peu importe leur nature, il trempait dans des affaires louches un soir, et un autre il servait le GUN en temps qu’agent spécial. Certes, sa réputation n’était plus à faire, mais celle-ci était à double tranchant, car le mercenaire était connu pour sa « ponctualité ». S’il devait protéger quelqu’un jusqu’à minuit, il ne le protégerait pas une minute de plus. Il pouvait très bien avoir été payé pour protéger le professeur, puis pour le descendre, ainsi il empochait la prime des deux contrats. La présence du mercenaire en ces lieux ne voulait pouvoir dire qu’une chose pour Lina : il était celui qui allait assassiner le professeur Rearith.

-Alors. Réfléchit Magnum. La police n’a rien contre moi, et je suppose que si vous aviez un contrat sur ma tête vous auriez tiré depuis longtemps. J’en déduis que vous devez être… De la concurrence. A la vue des cheveux j’hasarderais : Linamarina ?
-J’ai dit, mains sur la tête !

Rearith se leva et s’interposa entre Lina et Magnum. Les yeux bleus du chauve se braquèrent dans ceux de la mercenaire alors qu’il déviait sans peur aucune l’arme de sa poitrine.

-Je suis le professeur Rearith. Pourquoi me recherchez-vous ?

Lina lança un dernier regard à Magnum qui haussa les épaules d’un air interrogatif et elle rangea son arme. Il y avait plus urgent pour le moment.

-Vous êtes en danger si vous restez ici, quelqu’un va attenter à votre vie.
-D’où tenez-vous une telle information ? Répondit le professeur avec un ton grave.
-Un… De vos amis me l’a transmise. Lança Lina avec platitude. Ecoutez ça semble grotesque mais vous devriez nous suivre pour le moment.
-Attendez une seconde.

L’arme de Magnum était à présent sortie de son étui, les mercenaires derrière Lina braquèrent dans un geste uniforme leurs fusils vers l’homme au costume noir.

-Qu’est-ce qui me dit que vous n’êtes pas ceux qui veulent prendre sa tête ?
-Magnum cessez de nous faire perdre notre temps ! S’il y a quelqu’un en qui on ne doit pas avoir confiance ici c’est vous ! Vous pouvez vous retourner contre nous à n’importe quel mome…

Lina n’acheva jamais sa phrase. La grande vitre du bureau du professeur Pickle vola en éclat alors qu’une balle de Sniper percutait Rearith en pleine tête, celui-ci s’écroula au sol, inerte. Poussant un juron Lina cria à tous ses mercenaires de la suivre avant de se précipiter à l’extérieur à la poursuite de l’homme qui déjà abandonnait son arme sur les toits et se mettait à courir.

-Loki ! Occupes-toi de lui !
-A vos ordres !

Cria le caméléon alors qu’il passait par la fenêtre éclatée et se propulsait contre les parois antiques de l’université de Spagonia, s’y accrochant comme un lézard pour les escalader. Là il aperçut l’homme en train de courir sur les toits, la fumée de sa cigarette s’échappant encore de sa bouche alors qu’il la balançait sur le coté et piquait un sprint.

-Vous ne vous échapperez pas !

Dans le laboratoire, Magnum avait attrapé Rearith par les aisselles et le tirait vers le canapé pour l’allonger tandis que Pickle regardait la fenêtre et poussait un sifflement admiratif.

-Ils ne font rien à moitié dites donc !
-Ca vous ennuierait de descendre de votre nuage de cocaïne et de m’aider professeur ?
- Oh là là ! Saperlipopette ! Est-ce que le professeur Rearith est tombé ?

Magnum porta à la lumière le crâne du professeur, celui-ci arborait l’impact de la balle, mais c’était bien tout, ce qui était plutôt surprenant, Magnum toqua le crâne du professeur et il entendit un bruit de ferraille. Il éclata de rire. Il était vivant, sa boite crânienne en métal avait stoppé la balle.

-Ce type a une chance de cocu. Appelez la police et les secours professeur !
-Tout de suite ! Lança Pickle, ravi, avant de saisir le téléphone sur son bureau d’un geste gracieux.

Le mercenaire se leva et partit à la poursuite du tireur en souriant, il avait une petite idée de qui était derrière tout ça, il connaissait ce travail, il n’y avait pas trente-six personnes à la surface du globe qui pouvait en fournir un de cette qualité.

Pendant ce temps sur les toits de l’université de Spagonia, Loki courait du plus vite qu’il pouvait, mais ce n’était pas facile. Il n’était pas Sonic lui, et dans son cas le fait que ses jambes soient courtes n’arrangeait pas les choses. L’assassin était un sportif entraîné, malgré sa cigarette il le distançait sans problème.

-Arrêtez-vous ! Cria Loki.

Pour toute réponse l’homme se retourna et saisit son pistolet silencieux avant de décocher deux balles que le caméléon esquiva. L’homme en profita pour enjamber l’arête du grand réfectoire et passer de l’autre coté. Le mobien s’arrêta pour rependre son souffle, c’était un professionnel. Il n’avait aucune chance de le rattraper… Il fallait être réaliste… Cet homme était rompu à l’exercice de ses fonctions… Et lui ne valait rien sans l’aide d’Omicron… Il n’avait jamais été utile… Même au moment où on avait besoin de lui… Il était incapable…

-Petit !

Cria une voix depuis le sol, Magnum était en train de le rattraper loin derrière lui, le mercenaire avait pris un raccourci pour rejoindre le caméléon, et pour cause car il lui lança.

-Il va s’éclipser par l’aile est !
-Comment vous savez ça ? !
-C’est le choix le plus logique ! Il peut accéder aux égouts de ce coté !

C’est vrai. Se dit Loki alors qu’il se revoyait au début des opérations en train du repérage. C’est vrai que l’armée patrouillait encore dans tout Spagonia, un tueur n’aurait jamais aucune chance de s’échapper, à moins qu’il n’emprunte les égouts ! Le caméléon vira de bord et se précipita vers la dite aile est. Le tueur quant à lui enjamba un dernier muret, fit une roulade et se retrouva dos au mur, face à Linamarina, qui l’attendait de pied ferme accompagnée de ses cinq hommes, encore haletants.

-Tu va te rendre bien gentiment et on ne te fera pas de mal.

Le tueur resta très décontracté alors qu’il saisissait un paquet de cigarette et d’un geste en faisait sortir une de sa boite pour la mettre dans sa bouche.

-Je ne crois pas non. Répondit le Fumeur en allumant la clope avec son briquet.


-Maître !
-Hors de question.
-Mais maître ! Ne voyez donc pas que j’ai été élu ? !
-Tu n’as pas été élu espèce de fou.

Répondit l’échidné assis en tailleurs sur son tatami alors qu’il se relevait solennellement et fixait celui qui lui adressait la parole avec dédain, adossé contre les murs du dojo, plusieurs échidnés se tenant fixes, alignés par grades.

-Mais maître ! J’ai apporté gloire et prestige sur notre nom !
-Aucune vie prise inutilement n’apporte la gloire et prestige ! Tu as tué des gens incapables de se défendre contre tes poings !
-C’était pour le bien de mes pairs !
-Silence !

Rugit l’échidné alors que l’intéressé s’étalait comme une carpette.

Central City. Devant l’hôtel de ville, plusieurs silhouettes vêtues de d’imperméables se tassaient dans une ruelle perpendiculaire, le leader rabattit son feutre sur son crâne alors qu’il observait les limousines se garer, les souvenirs lui revenaient en tête peu à peu. Il serra les dents alors que les paroles de l’homme lui revenaient en tête, sèches, amères, comme le remous de l’océan dont les vagues repoussent les déchets le long de la plage. Il entend encore son ton dégoulinant s’adresser à lui alors qu’il essaye de masquer le mépris qu’il lui porte.

-A présent va t’en, je te bannis de ces lieux, tu n’es plus mon élève.

Le disciple poussa un cri de souffrance et tomba à genoux sur le tatami alors qu’il se mettait à sangloter. Contre les murs les échidnés restèrent fixes et demeurèrent insensible, l’échidné en larme leva ses yeux globuleux vers eux et leur cria.

-Mes amis ! Mes camarades ! Mes frères !

Seul le silence lui répondit alors que les regards insensibles le toisaient. Il poussa un nouveau cri, saisissant ses dreadlocks et les tirant comme s’il allait les arracher.

-POURQUOI NE DITES-VOUS RIEN ?!

-Chef, chef… Lança un hérisson qui s’impatientait derrière lui.
-Je sais. Répondit l’échidné alors qu’il sortait de la ruelle et avançait au milieu de la foule tandis que les limousines se garaient sous des dizaines de caméras et des centaines de photographes. La porte de la première limousine s’ouvrit et une jeune femme se dégagea rapidement suivie de près par trois mobiens. L’échidné trépigna, il n’aimait pas attendre, il n’aimait plus rien.

-Mes frèèères…

La dernière syllabe de l’échidné mourut au fond de sa gorge alors que le maître lui tournait le dos avec résignation.

-Maximi. Lança-t-il avec fermeté.

L’échidné sortit du rang et s’inclina avec respect devant le maître du Dojo. L’homme leva la main et lança, sans daigner attribuer un regard de plus au malheureux

-Fais le sortir.
-Oui maître.
-NON ! Hurla le banni alors que Maximi le saisissait par les aisselles et le tirait dehors.
-Je t’en prie, ne rend pas les choses plus difficiles.
-NOOOOOOOON ! !

L’échidné retira son imperméable arborant son costume tribal et le croissant de lune sur son front. Certains passants se retournèrent et le regardèrent, d’autres le pointèrent et crièrent alors qu’il s’avançait dans la foule qui s’écartait devant lui, les agents de sécurité tournèrent la tête vers lui et sortirent leurs armes.

-Arrête ! C’est inutile ! Lui cria Maximi alors que l’échidné était traîné vers la porte et tendait la main vers le maître.
-Traitres ! TRAITRES ! Est-ce que notre amitié ne veut rien dire ? ! Est-ce que vous n’êtes que les chiens de cet homme ? ! Kuamy ! Theorem !

En silence les deux télépathes détournèrent leur regard tandis que Kuamy fermait les yeux, la main de Theorem lui tomba sur l’épaule, et elle la serra contre elle. L’échidné éclata de rire entre deux sanglots avant de lancer.

-J’ai compris… Je comprends maintenant ! Vous n’en aviez rien à foutre ! Tout ce qui vous intéresse c’est de servir le maître avec vos pitoyables vies !

D’un geste, l’échidné fou remonta la tête et assena un violent coup de crâne à Maximi avant de charger l’homme assis en tailleur.

-DANS CE CAS LE MAITRE, CA SERA MOI !
-Imbécile. Répondit en se levant Aurelius Samsala, maître Mugenka.

L’échidné disparut de la vue de la foule, d’un seul coup il n’était plus visible nulle part, la bonne raison était qu’il venait d’apparaître devant la limousine de Zackiel, juste en face de la porte ouverte.

Le maître se retourna vers l’échidné au regard fou et leva le poing, déchaînant une véritable tornade qui écrasa son adversaire contre le plafond. A peine eut-il touché le sol qu’Aurelius lui écrasa la nuque de sa sandale.

-Kuamy ! Cria-t-il alors que l’échidné tentait tant bien que mal de se relever. Scelle son pouvoir sur le champ !

Kuamy s’approcha en silence du disciple maîtrisé ses yeux fermés n’osaient regarder l’échidné alors que ses yeux laissaient couler des larmes.

-Kuamy ! Non !
-Il le faut. Je suis désolée. Trancha-t-elle alors que sa main rentrait en contact avec le front de l’échidné.

Zackiel écarquilla les yeux alors que l’échidné venait d’apparaître devant lui contre toute attente, Devant lui se trouvait un échidné aux larges dreads sombres qui fouettaient le sol. Ses yeux étaient étrécis dans ses pupilles comme pleins de folie, et dans sa main, une lance qu’il brandit.

-TRAITRE A TON SANG ! Cria Noval. MEURS !

Et avant que personne n’ait pu réagir la lance transperça le cœur de Zackiel. Tout se passa au ralentit les gens criaient, mais il ne pouvait plus les entendre, il contempla les visages choqués de toute l’assistance tandis que ses genoux n’arrivaient plus à le supporter. Il avait eu mal, mais c’était déjà fini. Ses yeux eux, étaient blancs, rivés vers sa mort prochaine. Il ne voulait pas mourir ! Il était si jeune ! Il avait tant de choses à faire ! A accomplir ! Il devait marcher sur les traces de son père, de ses ancêtres et gouverner Mercie ! Le front du hérisson toucha le sol alors que ses yeux se retournaient dans son crâne, et que son regard se perdait dans le vide.

C’est ainsi que mourut Zackiel le troisième, prince de Snottingham et cent troisième roi de Mercie.

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