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MOBIUS UNLEASHED Chapitre 7

Publié par Viper Dragoon le 9 août 2009

White est prisonnier de l’armée révolutionnaire, Linamarina traque le tueur à la cigarette, et pendant ce temps du coté de l’Eggman Army...



Vladimir tenant entre ses bras le corps inerte de Zackiel
(Cliquez sur l’image pour écouter la musique d’ambiance du chapitre)
Art par MOT

Paranoïa

Le temps s’arrêta alors que tout autour les gens hurlaient. Achille et Bragelonne sentirent l’adrénaline leur fouetter la nuque alors que Noval retirait sa lance du corps du hérisson qui tombait dans les bras de Vladimir, son torse dégoulinant de sang. Il y eut un moment de silence empli de tension alors que la chauve-souris soupesait le corps de son prince mort.

-V… VOTRE ALTESSE ! Cria Vladimir alors qu’il le tenait dans ses bras et lançait aux humains autour de lui : NE RESTEZ PAS PLANTES LA ! APPELLEZ UNE AMBULANCE !

C’était la panique, cinq mobiens jaillirent de la foule munis d’armes à feu, ils abattirent les gardes qui étaient sur le point de s’en prendre à Noval avant de tirer en l’air pour effrayer la foule et la disperser.

-Nous sommes l’ARM ! L’Armée Révolutionnaire Mobienne ! A tous les partisans, rebellez-vous ! Le règne des humains touche à sa fin !
-Mort aux traites qui pactisent avec l’ennemi ! Mort aux traîtres de Mercie !
-Mon Prince ! Rugit Achille alors que les larmes perlaient à ses yeux. Sa main empoigna sa rapière d’un geste et fonça vers le groupe de Mobiens. Osez dire ça devant moi ! Bande de lâches ! Affrontez-moi ! Notre prince était un homme bon !
-Par mon nom, lança Raoul de Bragelonne, jamais je ne pardonnerais un tel outrage !
Les deux mobiens fous de rage chargèrent le groupe terroriste qui riposta par une nuée de balles, les tenant à distance, se fichant presque de l’assassin qui était toujours à coté de la délégation présidentielle.
-Chef ! Venez vite ! Crièrent les terroristes alors qu’ils se repliaient.

Mais Noval ne vint pas, ses pupilles rétrécies étaient plongées dans les yeux inquiets d’Auguste Winston. Soudain il sourit, faisant tournoyer sa lance encore pleine de sang il en lécha la pointe avec intensité avant de lancer à la cantonade.

-Winston… Je n’étais pas venu pour toi mais tant qu’à faire ta tête sera un trophée de choix !

L’homme politique serra les dents et se tourna vers le Chevalier Noir, qui avait observé la scène avec mutisme et arrogance, les bras croisés sur son plastron de fer, il pointa l’échidné du doigt et rugit.

-Je ne vous paye pas pour faire des séances photos ! Débarrassez-moi de ça !

Le mystérieux combattant tout de noir vêtu eut un rictus, d’une simple impulsion de ses pieds et il se retrouva en lévitation à quelques centimètres du sol alors qu’un Noval en pleine frénésie le chargeait, faisant tournoyer sa lance de combat comme jamais. Le chevalier le laissa venir jusqu’à lui avant de tendre sa main vers l’échidné au dernier moment. Celui s’arrêta net dans son élan. Il n’avait pas été soulevé dans les airs ni quoi que ce soit mais se tint soudainement la tête et se mit à hurler. Les disques aux poignets du chevalier noir se mirent à tourner et brusquement il propulsa Noval hors du sol, le projetant à une dizaine de mètres dans les airs avant de l’attirer brusquement vers le bitume. Noval s’écrasa en créant un puissant impact sur le béton, mettant KO l’échidné sur le coup. C’était la panique : Bragelonne et Achille étaient en train de régler leurs comptes aux hommes de main de l’échidné en les désarmant à coup de rapière pour les forcer à se rendre. Winston refaisait nerveusement son nœud de cravate alors qu’il était rejoint par sa secrétaire. Vladimir tenait le corps de Zackiel entre ses bras, et le chevalier noir, toujours les bras croisés, redescendit sur terre tandis que les disques à ses poignets et à ses jambes cessèrent de tourner sur eux même. Le professeur Horgelus remonta ses lunettes d’un air négligeant avant de soupirer.

-Le prince… Le prince est mort. Fit Vladimir qui tremblait de part en part en tenant la dépouille de Zackiel dont les yeux étaient vides.
-Monsieur le comte… Commença Winston en s’avançant vers Vladimir, celui-ci le repoussa d’une main.
-Vous en avez assez fait. Fit-il en serrant les dents. Vous en avez même fait plus qu’assez… Dire que c’était le vœu du prince d’apporter la paix en ces temps de discorde…

Les larmes coulaient le long des joues du comte d’Ombrelune alors que les envoyés de Mercie se réunissaient près de lui. L’émotion était grande et les mobiens, tout autant que les médias, étaient bouleversés.

-Nous allons rentrer chez nous.

Lança la chauve-souris tandis qu’elle saisissait dans un étui de cuir à sa ceinture un grimoire et l’ouvrait d’un geste sec. Il se mit à réciter des incantations d’une voix brisée par l’émotion tandis qu’un cercle blanc apparaissait sous ses pieds. Ce sort les ramènerait chez eux, tous ensemble. Pourquoi avoir pris la peine de prendre un hélicoptère pour venir si Vladimir était capable de ça ? Pour la bonne raison que l’utilisation de pouvoirs ne se faisait pas sans effort, également pour faire un effort de courtoisie envers leurs invités, mais tout cela était fini. A la fin de l’incantation, tous les mobiens de Mercie regardaient les humains d’un air grave. Les ruisseaux coulant sur les joues de Vladimir ne se tarissaient point et il lança, en temps qu’avertissement final :

-Oui, nous allons rentrer chez nous, mais vous n’avez pas fini d’entendre parler de nous, humains.

Le ton était sec et cassant. Vladimir prononça les derniers mots qui scellèrent le sortilège et ils disparurent de la vue des humains. Le chevalier noir lança avec sarcasme.

-De bien grands mots pour une si petite bouche.

Il se retourna et balaya sa cape d’un geste de main avant d’avancer et de dépasser Winston, attendant près de sa limousine alors que l’homme politique respirait un grand coup. Alice se rapprocha de lui et commença à essayer de lui parler, Winston lui lança d’un murmure sec, tournant le dos à la presse qui les mitraillait :

-Attention mademoiselle De Roselac, si j’entends quoi que ce soit à propos du fait que nous aurions du les tuer, je vous renvoie à ce cher Malvenne avec mes plus sincères remerciements.
-Taisez-vous et remerciez moi plutôt d’être intervenue, si je n’avais pas distrait cet échidné avec mon hypnose le chevalier noir n’aurait rien fait.
-Eh bien excusez moi « Princesse », mais de quoi devrais-je vous remercier au juste ? De faire votre travail ?

Winston s’éloigna furibond et avança vers le Chevalier qu’il dépassa pour ouvrir la porte de la voiture, puis il lui adressa quelques mots bien sentis qui ne semblèrent pas le faire réagir et entra dans la limousine.


Au même moment à l’Université de Spagonia, près du mur longeant la façade est.

On ne pouvait voir du fumeur que les cendres incandescente de la cigarette qu’il venait d’allumer. Il portait le costume d’un concierge, constitué d’une casquette rabattue sur son visage, d’une veste verte et d’un bleu de travail. Le haut de son corps était caché par les ombres de la rue, mais ses yeux perçants regardaient Lina avec un air froid et détaché de tout, le regard d’un tueur. Il ne semblait pas le moins du monde intimidé par la présence des six personnes qui pointaient leurs armes sur lui. Il était évident qu’il avait utilisé le costume de concierge pour pénétrer dans l’enceinte de l’établissement, vu à quel point il avait été difficile à repérer, il n’était pas exclu qu’il surveillait les lieux depuis des jours.

-J’ai entendu parler de toi.

Lança Lina en pointant son pistolet vers sa tête, tandis que l’homme portait la main à sa clope et laissait s’échapper un nuage de fumée.

-Un tueur travaillant pour une organisation d’assassins connue sous le nom de « Phénix » et dont tu es le membre d’élite. Le tueur à la cigarette, celui dont tous ignorent le visage. Celui qui ne laisse aucune trace à l’exception du tabac qu’il répand partout où il va.

Le regard de Lina se fronça alors que son bras tremblait d’excitation.

-Et il y a assez de preuve sur toi et sur les lieux que tu viens de quitter pour te coffrer pour de bon. Tu es fini le Fumeur ! Ta carrière va partir en fumée et ça commence ce soir !

Dans les ombres, le sourire de l’assassin se dessina avec malice alors qu’il se débarrassait de son mégot de cigarette et commençait à diriger ses mains vers ses poches.

-Maintenant tu me lèves les mains là où je peux les voir, tu bouges encore une fois, lança Lina avec agressivité, et je dirais que tu as résisté à l’arrestation.
-Ne nous énervons pas. Lança le Fumeur avec passivité alors qu’il levait les mains. Vous allez me laisser partir.
-Et pourquoi ça ?

L’homme au visage voilé par la nuit lança un regard sur sa droite. Le mégot de sa cigarette avait rencontré une sorte de longue traînée de poudre qui s’embrasa aussitôt avant de passer dans un creux dans le mur et se faufiler dans l’université.

-Parce que bientôt vous n’aurez plus aucune preuve contre moi.

Alors qu’il achevait sa phrase une énorme explosion retentit au sein de l’université, le Fumeur profita immédiatement de la distraction engendrée pour se jeter sur les hommes de Lina pendant que la secousse faisait vibrer le sol. Deux balles de silencieux en pleine tête expédièrent le sort des malheureux mercenaires de la rouquine alors qu’un troisième tentait de l’empoigner, en vain. Le tueur, aussi habile dans le tir que le combat au corps à corps retourna la situation à son avantage et ce dernier servit de bouclier humain à l’homme pour encaisser les balles des deux autres sbires de Lina. De sa manche surgit un couteau de lancer qu’il utilisa pour transpercer la gorge d’un des molosses à distance tandis que le dernier encore en vie tombait en arrière et se faisait dessus.

Lina respira un bon coup, son flingue était toujours braqué sur le Fumeur qui finit par lâcher le camarade criblé de balle de Lina pour replacer celle-ci dans la ligne de mire de son silencieux. Des sirènes de polices retentirent alors. Le fumeur recula alors dans la pénombre.

-Reste où tu es ! Cria Lina en serrant les dents, le tueur la regarda avec un sourire acéré et entreprit de quitter les lieux, une balle dans le flanc le stoppa net.

-Arrête-toi j’ai dit ! Renchérit Lina. Je ne suis pas une de ces gamines que tu peux impressionner en pensant que je n’aurais pas le cran de tirer !

L’assassin à la cigarette serra les dents et décocha une volée de balle vers Lina tout en fuyant. La fusillade se poursuivit alors que Lina coursait le fumeur à travers les rues de la ville.

-Oooh… mon ventre

Lança Magnum alors que l’explosion avait fait voler en éclat tout un coté du pavillon des professeurs. Le mercenaire était en train de courir pour rejoindre Linamarina au moment où ce pan entier du bâtiment avait chuté et Magnum avait sombré sous une avalanche de briques. Loki qui courait sur un toit à coté descendit vers le mercenaire.

-Vous n’êtes pas blessé ?!
-Je crois que j’ai toutes les cotes pétées, mais à part ça je me porte comme un charme. Lança Magnum avec un sourire qui se voulait radieux.
-Je vais vous sortir de là, ne bougez pas ! Le caméléon se mit à enlever progressivement les briques, le mercenaire lança.
-Ne t’occupe pas de moi ! Rattrape le tueur !
-Mais…

Magnum attrapa Loki par le col et lui lança à la volée.

-Est-ce que tu sais pourquoi je suis le meilleur ?
-Parce que… Vous accomplissez tous vos contrats ? Demanda un Loki intimidé et perplexe.
-Presque, mais aussi parce que j’arrive à m’en sortir quoi qu’il arrive ! Tu ne fais pas long feu dans ce métier si tu ne sais pas te démerder par toi-même !

Il dégagea le caméléon en le repoussant et lui cria.

-Si tu ne le rattrapes pas il va s’enfuir ! Et tout ton travail sera perdu ! Dans ce genre de moment là il faut que tu fasses confiance à tes partenaires et à ton instinct ! Va maintenant !

Loki lança un dernier regard en arrière alors que Magnum attrapait un débris plutôt massif de l’explosion et le dégageait de son corps avec de gros efforts. Serrant les points, il se précipita vers les coups de feu. Il allait prouver à tous qu’il n’était pas inutile, et qu’il pouvait s’en sortir sans Omicron !

Magnum saisit un amas de briques et s’apprêta à le bouger avant de s’étaler en arrière en haletant.

-Finalement j’aurais peut-être du lui demander de rester… Quelle loose.

Les clefs tournaient habilement autour de son index alors qu’il poussait un petit rire qui se transforma en hilarité tonitruante, il daigna même se taper sur la cuisse pour souligner qu’il se bidonnait bien fort. Au sol, une vingtaine d’hommes abattus par ses soins alors que le sol de la cave où il se trouvait était couvert de sang. L’agent X se leva de sa chaise et fit craquer les articulations de sa nuque pour se dérouiller un peu tandis qu’il avançait tranquillement, son corps couvert de diverses blessures le ralentissait un petit peu, mais rien de bien méchant. Tout ça partirait avec le temps, comme d’habitude. Il avait quand même un mal de bide atroce quand il y repensait, cette Lina n’y était pas allée avec le dos de la cuillère, elle serait restée s’occuper de lui plus longtemps et il ne savait pas encore combien de temps il aurait tenu… Avant de leur raconter des bobards. Eh, Bad-Ass un jour, Bad-Ass toujours. Mais Lina avait quitté les lieux. Et dieu sait qu’il lui avait été facile de rouler quelques amateurs en prétextant avoir besoin de pisser un coup et en menaçant de mouiller son futal, il en avait fait venir un d’un peu trop près.

La suite est tellement évidente, a-t-on besoin d’un résumé ? Le bon vieux coup du bouclier humain, quelques vertèbres défoncées, des corps qu’on balançait à travers la pièce comme un gros plombier italien balance une grosse tortue verte à pics. Des coups d’épaule, de coude, de poing, de pied un peu partout, et surtout dans les couilles. Après quoi il avait cassé quelques meubles en bois pour la frime sur le dos des sbires restant et avait forcé deux des mercenaires les plus lâches à se rouler une pelle sous la menace d’une arme (Qu’il venait de leur subtiliser) avant de les éclater avec un High kick en pleine tronche. Il sentait que le pressing pour ses rangers allait lui coûter la peau du cul, mais il s’était bien éclaté. Il se sentait vraiment fier de son coup.

A quoi sait-on qu’on a fait du travail de pro ? Eh bien quand on sait que tous les mercenaires de Lina ont sévèrement morflé mais qu’ils étaient encore plus ou moins en vie, là on savait qu’on avait atteint un bon niveau de Bad-ass-itude, et que les néologismes ne lui faisaient plus peur. C’était bien d’être un dieu du combat, encore fallait-il des gens pour colporter sa divinité aux quatre coins du pays. Il fallait un tueur très costaud pour se débarrasser d’une vingtaine d’hommes dans sa situation, il en fallait un encore plus balèze pour leur botter le cul sans les envoyer au cimetière. Les gémissements des pauvres minables retentissaient dans toute la cave comme des murmures sinistres mais qui étaient aussi doux que l’Angélus pour le botteur de trains professionnel qu’il était. X avait récupéré une des bières que les mercenaires buvaient et se l’enquilla en quelques gorgées avant de roter.

-Aïeuh.

Lâcha-t-il alors que de l’autre main il enlevait une balle de revolver qui lui était entrée dans le bras gauche pendant l’attaque en utilisant un décapsuleur. Pour ce qu’il s’en foutait mais bon, il voulait préserver son teint de pêche. Se levant de sa chaise il avança près de la grande table et du combiné de téléphones, là il récupéra ses lunettes, ses cigares et ses pistolets qu’il rangea à sa ceinture, en compagnie des douze autres qu’il avait récupérés sur les mercenaires de Lina, il observa un peu le téléphone et finit par décrocher pour composer un numéro qu’il connaissait bien. Se foutant complètement que Lina pouvait revenir à tout moment pour lui mettre le grappin dessus, après tout, quand on avait atteint ce niveau de Bad-Ass-itude, on s’emmerdait pas avec les détails. On lui répondit presque immédiatement et une standardiste à la voix aussi vive que celle d’un paresseux en décomposition lui répondit.

-Bienvenue chez « I wonder what’s for dinner ? », pizzeria Royale de Gamelon. Que désirez-vous messire ? Répondit une voix de femme.
-J’aimerais commander une trentaine de pizza à l’adresse suivante, si vous pouviez agencer les olives pour faire des messages de bon rétablissement y’aura des pépètes à la clef.

- Oui monsieur. Puis-je vous recommander notre spéciale Octorok ?
-J’ai pas le temps, des « Epépéronis » suffiront.

-Bien monsieur.
-J’aimerais également faire la commande personnelle de la pizza spéciale du chef avec la garniture au Rosenthal.
-Ne quittez pas, je vous mets en liaison avec le service.

X tapota du pied et se mit à fredonner la musique d’attente avant de faire quelques pas en entortillant le fil du combiné comme la ménagère accomplie qu’il était, écrasant la main d’un des mercenaires tentant d’appeler du secours par la même occasion. Finalement on décrocha.

-Bonsoir.
-Salut ma poule, ici X.

Le balafré dut éloigner son visage du combiné alors qu’une diarrhée de mots orduriers se déversaient du combiné.

-Six mois bordel de merde ! Tu disparais pendant six putains de mois ! Tu te crois en vacances sur Emerald Coast ? Qu’est-ce que tu branlais nom de dieu ?!
-Holà, holà, du calme Jo, j’avais pas déposé mes congés ?!

-Tu étais censé garder contact avec nous ! Le Boss est furieux !

X se sentit mal à l’aise. Il pouvait tenir tête à peu près à n’importe qui niveau tchatche, mais le Boss c’était autre chose. Et dire qu’à la base il avait balancé son portable à la flotte pour ne pas être dérangé à propos de petits contrats de merde… Bon en même temps après coup il était probable que le fait que le monde se soit dispersé ait bouleversé ses congés payés… La question était, avait-il envie de les arrêter maintenant ?

-Quoi qu’il en soit tu ramènes ton cul illico presto à la succursale ! On a besoin de toi de toute urgence !
-Allô ? Bzzzkkrrrr ! Je ne t’entends plus ! Brrezzzk je passe sous un tunnel ! On va être coupés !

-X, espèce de crétin je vois bien que tu appelles d’un fixe et tu sais parfaitement que plus aucun portable ne coupe quand ils passent dans des tunn…

X raccrocha et marcha vers la sortie de la cave. Il avait appelé le QG au cas où celui-ci aurait des informations sur le pourquoi du comment sa tête était devenue un contrat dans le milieu. Mais au lieu de ça on lui demandait de rentrer au bercail. Il aurait bien aimé faire ça, mais il avait encore un détail à régler. Il avait la mauvaise habitude d’être un sale curieux qui fourrait son nez partout là où il ne le devait pas. Il avait envie de savoir pourquoi tout d’un coup on en voulait à son joli minois au crâne luisant. Et il allait mettre la main sur ces deux olibrius de Lina et Loki pour le savoir. X récupéra un imperméable accroché à un porte-manteau ainsi qu’un feutre qu’il vissa sur sa tête avant d’ouvrir la porte, s’allumant un cigare avant de laisser une liasse de billets derrière lui.

-Tenez, c’est pour le livreur, allez et sans rancune !

Et il ferma la porte derrière lui pour s’enfoncer dans les ténèbres des ruelles de Spagonia les mains dans ses poches. Il y découvrit un baladeur dans celle de droite et mis les écouteurs sur les oreilles avant de régler la station radio.

-1, 2, 3 here we come with the rings it’s Sonic and Tails bitch pack your things I learned a couple of magic tricks you can call me Houdini I got the CHAOS EMERALDS barely competing !
-You’re so clever Sonic where do you come up with these rhymes ? Sorry I’m in a bad mood I’ve been waitin’ outside how ’bout you gimme a chance to be your sidekick guy !
-Keep up that attitude I’ll punch you in your eye !
-Ow !

-Fuck yeah ! Lança X en souriant.


Des explosions retentirent alors que la forteresse volait en éclat sous les typhons. Les soldats du GUN étaient précipités vers le cœur de la tornade sans pouvoir rien faire pour l’arrêter que de se protéger de son impact. Maximi n’avait pas vraiment besoin d’aide pour faire des dégâts dans les rangs du GUN. Il sentait le pouvoir se déverser à flots à travers lui et ne cherchait plus à le retenir, s’il le faisait il sentait qu’il allait exploser. Assis dans le cœur de la tornade, il observait le cyclone ravager les chars d’assauts lancés contre son armée alors qu’il les projetait dans les airs sans aucune difficulté. L’échidné, observait la forêt se changer en champ de bataille sous ses yeux. Le GUN, malgré sa résistance, ne l’atteindrait jamais là où il était. Néanmoins il était faux de dire qu’il était satisfait de voir les dégâts qu’il créait. Il aurait préféré pouvoir les convaincre de se rendre, mais les soldats avaient refusé. Alors il était obligé de les déloger par la force, et dieu sait que ça le répugnait. L’échidné ferma les yeux, assis dans l’œil du cyclone sur un pan de mur qui avait été arraché par la tornade, à coté de lui se trouvait Talia, des larmes coulèrent de ses joues et l’échidné s’approcha de lui pour le serrer dans ses bras.

-C’est la guerre… C’est la guerre Maximi… Tu fais tout ça pour le bien des tiens.

Il aurait espéré être aux cotés de ses amis mais ceux-ci étaient déjà dispatchés aux quatre coins du continent sur leurs propres champs de batailles, en train de gagner pour la gloire des mobiens. Il pensait qu’il pourrait compter sur leur soutien au cours de l’épreuve qui s’annonçait à lui, mais leurs pouvoirs les forçaient à prendre la tête d’un bataillon entier d’hommes. Mais au moins Talia était là pour lui.

Pour lancer une tornade de cette puissance, il aurait fallu à Maximi qu’il se prépare pendant des semaines, peut-être même plusieurs mois, et à présent qu’il voyait comment il pouvait les déchaîner à volonté, il commençait à avoir peur de ses propres mains. Ces mains capables d’engendrer la destruction et la mort tout autour de lui. Même si le docteur Brain et Theorem les voyaient comme les mains qui façonneraient le nouvel ordre terrestre dans lequel régneraient l’harmonie et la paix. Maximi n’aimait pas l’idée de devoir bâtir cette révolution sur le cadavre de l’ordre précédent. Mais c’était nécessaire, et il comprenait pourquoi, les humains avaient goûté au pouvoir, il était dur de leur ôter des mains à présent.

A des centaines de kilomètres de là un autre échidné foulait le sable de ses sandales, son bâton créant de longues traînées derrière lui alors qu’il avançait au devant de soldats armés prêts à utiliser toute leur force de frappe. Theorem s’arrêta devant les forces du GUN et se concentra, son esprit comme une flèche de foudre frappa les soldats les uns après les autres et les força à tomber à genoux, l’échidné tendait la main vers eux. Pour lui cet acte qui s’était révélé si difficile au fil des années était devenu terriblement facile du jour au lendemain… Il lança finalement.

-Déposez les armes.

Les fusils et les pistolets furent déposés alors que les dernières bases des côtes d’Adabat cédaient sous les pouvoirs psioniques de l’aveugle, les faisant ployer sous son esprit auquel rien n’échappait. Il était omniscient, il pouvait tout voir et tout influencer autour de lui. Il n’y avait plus de limites, les barrières qui retenaient son pouvoir avaient volé en éclat et à présent il les utilisait à leur paroxysme. Il était sûr que même leur maître n’avait jamais atteint un tel niveau de puissance, alors qu’il ordonnait à des centaines d’hommes armés de se soumettre au simple pouvoir de sa pensée.

-Vous marcherez tous sur la voie de la paix à présent.

Malgré tout dans son cœur, Theorem ne pouvait s’empêcher d’être inquiet et de se demander si Kuamy allait bien. Son âme sœur lui manquait et il avait été déchiré de devoir s’opposer à elle. Le docteur Brain lui avait dit que son pouvoir était devenu hors de contrôle, et à chaque fois qu’il rentrait de mission, il lui demandait de ses nouvelles. Et à chaque fois la réponse était la même : attendre et espérer. Alors c’est ce qu’il faisait, et il espérait que bientôt, il pourrait se tenir à ses cotés et tout lui expliquer. Chaque fois qu’il tremblait c’était pour elle, chaque fois qu’il se sentait fléchir, c’était de peur qu’il ne lui arrive quelque chose. Toute cette peur s’affichait sur son visage et le faisait paraître plus vieux de plusieurs années, l’inquiétude et la terreur le rongeaient à l’intérieur.

A des centaines de kilomètres d’ici, dans les marécages les troupes d’élites du GUN avançaient doucement, dissimulées dans la vase ainsi que sous des camouflages performants, ceux-ci avançaient en faisant le moins de bruit possible, ils allaient prendre à revers le campement des échidnés qui attaquait le bataillon principal dans les plaines. Ces saloperies d’animaux avaient peut être cru qu’ils avaient une chance contre eux mais ils avaient la chance d’avoir la ruse pour eux, se disait le caporal qui commandait l’escouade. Bien sûr, tout ça ce fut avant de s’enfoncer dans la terre vaseuse du marécage. S’il n’y avait aucune défense en arrière du camp, ce n’était pas parce que les échidnés étaient stupides, mais parce que leur connaissance du terrain où ils se battaient était supérieure.

Lui et ses hommes furent attaqués simultanément par cinq créatures qui, dans la position où ils étaient, n’eurent aucun mal à neutraliser la vingtaine d’hommes de l’unité, les soldats furent conduits et jetés au pieds du commandant ennemi, une femme assise sur un fauteuil roulant et qui lança un regard des plus perplexes au soldat tendit que sa main caressait son fouet.

-Imbéciles ! Je ne possède peut-être pas des pouvoirs comme les autres généraux, mais j’ai au moins un cerveau en état de marche !

Devant eux se tenait une mystérieuse échidné aux dreads d’argent portant un treillis militaire. Derrière elle, deux gardes du corps, un humain et un rhinocéros. Le premier portait un pull en coton et un pantalon de jean brun ainsi que des lunettes, ses cheveux noirs coupés en brosse respiraient l’artificiel alors que sur ses yeux trônaient des petites lunettes rondes, sa moustache était grosse et soyeuse. A coté de lui le rhinocéros était simplement vêtu d’une salopette et d’un gros t-shirt ventant les bienfaits de biscuits au cacao alors qu’un chapeau de paille trônait sur sa tête. Tous les trois portaient des masques de catcheur mexicains, un rouge pour l’échidné, un jaune pour Rude et un vert pour Ceera.

Car l’échidné assise dans ce fauteuil roulant n’était autre que Démonika la terrible échidné des noires ténèbres maléfiques, princesse de beauté au visage inconnu de tous et maître stratège prodige des armées de la révolution. Oui, c’était son titre complet, aidée de ses deux fidèles serviteurs, Poly l’humain et Lashaa le rhinocéros, elle défendait le droit des échidnés à regagner leur liberté. Evidemment qu’il s’agissait d’Aphrodite, qui d’autre aurait eu si peu d’imagination pour choisir son pseudonyme et pour se cacher le visage avec des masques du Lucha Libre à part elle ? Elle était peut-être un génie, mais il était plus facile pour elle de vérifier les comptes de la Shnelles que d’écrire le roman de sa vie. D’ailleurs il faudrait qu’elle s’essaye à ça un jour, elle raconterait comment elle avait été élevée au sommet d’une montagne par des moines guerriers et comment elle avait battu Shadow, reconstituée la master emerald, foutu une torgnole au biolizard et sauvé le monde à la fin de la crise de l’ARK. Ca serait sûrement très constructif, et le contenu sera aussi vrai que celui de ses magazines people.

Pourquoi un tel embarras sinon ? C’est bien simple. Aphrodite était quelqu’un de passionné, mais elle était loin d’être stupide. Quand une révolution avait lieu, tout se passait pour le mieux, puis 10 ans plus tard un homme commence à mystérieusement assassiner tous les anciens chefs révolutionnaires. Elle le savait elle l’avait lu dans Kinshen le Va nu pieds ! Et un manga shonen historique où un mec est capable d’étirer ses membres comme s’il avait bouffé le fruit du Caoutchoutier ne pouvait pas se tromper ! Plus sérieusement, Aphrodite était quelqu’undepolitique avant tout, son rôle se ferait après que des types comme Theorem et Maximi nettoieraient les lieux. Si elle apparaissait comme ayant officiellement participé au conflit armé ça risquait de lui revenir dans la http://www.planete-sonic.com/forum/...gueule un jour, c’était comme ça dans la politique. Elle ne prenait donc aucun risque. Démonika la puissante vengeance du malin ferait un bien meilleur vecteur pour diriger une armée qu’elle, qui était connue pour son pacifisme avéré. Elle se ferait respecter plus facilement par ses hommes.

-Foutez-les à poil et fouillez-les ! Quand ça sera fait vous les mettrez avec les prisonniers de guerre !
-Pourquoi tu ne leur offres pas un tube de vaseline chacun pendant que tu y es ?

Aphrodite se retourna vers celui qui, malgré qu’ils aient changé de location, était toujours enchaîné au milieu du camp. Les prisonniers de guerre devaient rejoindre le grand camp qui se trouvait être justement la forteresse de Botanic Base où ils étaient emprisonnés sous la surveillance des forces échidnés. Néanmoins elle avait tenu à garder White là où elle pouvait avoir les yeux sur lui. Bien des fois le capitaine avait réussi à se tirer de situations plus épineuses et elle ne voulait surtout pas faire l’erreur de base de laisser White à proximité de soldats prompt à la révolte et d’un paquet de munitions à disposition. Le capitaine avait du passer une bonne nuit blanche, il avait été traîné sur des kilomètres, lancé dans un hélicoptère, puis replanté au milieu du camp, ses yeux fatigués regardaient l’œuvre d’Aphrodite en baillant.

-Pas de fayot ce soir pour toi prisonnier ! Proclama la grande et terrible Démonika.
-Pour ce que j’en ai à carrer, ô grande Dé-Monica.
-Arrête de m’appeler comme ça !

En Angel Island, dans le centre névralgique de l’ARM, Brain et Knuckles supervisaient le déroulement des opérations. Le gardien avait comme d’habitude l’air extrêmement fatigué, assis sur un trône de bambou pendant que divers Mobiens géraient les liaisons à distance. Le visage de Maximi apparut sur un écran posé sommairement sur une souche.

-Docteur, les forces du GUN positionnées près de Green Forest ont été maîtrisées.
-Les soldats de Seaside Hill se sont rendus.
Renchérit Theorem qui apparut à la suite.
-Ici Aphr… Démonika la grande ! Plus personne pour nous mettre des bâtons dans les roues du coté d’Aquatic Ruins !

Brain réveilla Knuckles qui s’était endormi sur son fauteuil et lui lança avec joie à lui ainsi qu’aux autres échidnés présents sur Angel Island tandis qu’il levait la main.

-Messieurs, j’ai une annonce à vous faire. Tout Adabat est à présent entre les mains de l’armée de la révolution. Grâce aux créatures et à la puissance de nos généraux, nos pertes sont minimes.

Le centre de commande fut plongé dans les vivas pendant quelques minutes alors que Brain lançait avec délice et brandit le poing.

-A présent bâtons le fer pendant qu’il est chaud. Marchons sur Central City !


-Arrête-toi tout de suite !

Elle avait l’impression d’être dans un mauvais jeu vidéo de poursuite où le voleur était un raton laveur et l’enquêtrice une renarde intransigeante armée d’un gros pistolet. Partout où elle visait, sa cible utilisait le couvert de la nuit pour fuir, son habilité, malgré qu’il soit blessé, était trop remarquable pour être honnête. Il devait porter un gilet pare-balles par dessous ses vêtements bouffants, une réaction intelligente considérant qu’il savait probablement le nombre de personnes armées qui allaient se trouver ici. Malgré ça Lina ne pouvait s’empêcher d’être en colère, ils étaient huit, dont trois mercenaires rompus à l’exercice de leur métier, quatre de ses hommes avaient été descendus par cet enfoiré et elle se retrouvait toute seule pour le poursuivre. Malgré l’efficacité de Loki jusqu’alors et la réputation de Magnum, elle ne devrait pas compter sur eux pour mettre la main sur cette ordure. Ca ne la gênait pas outre mesure, Lina n’avait pas besoin d’eux pour faire le travail qu’elle savait faire le mieux : traquer et descendre des pourritures telles que le tueur qui fuyait face à elle.

S’abritant au détour d’une ruelle pour éviter trois balles de silencieux qui écaillèrent le mur, Lina sortit sa propre pétoire et courut après le fumeur en lui tirant dessus. Les impacts de balles fusaient partout. L’homme à la cigarette renversa les poubelles sur son chemin pour ralentir le passage de la mercenaire alors qu’il pestait en silence. Que cette femme était collante ! Il avait reconnu en elle les battantes qui ne renonçaient jamais devant rien. Le type qu’il détestait le plus avoir à affronter, surtout quand ils étaient aussi doués. Il avait tenté de la semer de bien des façons mais elle ne semblait pas avoir peur de prendre un coup de feu, et dans des ténèbres aussi profondes, bien que ses yeux y soient habitués, il était dur de viser sur une cible mouvante ayant déjà l’expérience des fusillades. Restait à savoir comment se débarrasser d’elle… Mais bien sur !

Le fumeur sortit de la poche de son veston un cylindre de fer, il ne voulait pas avoir à utiliser ça, mais il n’avait pas le choix, un second pistolet tomba entre ses mains alors qu’il rangeait le premier, il chargea la cartouche avant de se retourner et de tirer sur la mercenaire. Un trait de lumière jaillit de l’arme alors que la fusée de détresse jaillissait de celle ci et éblouissait Lina dont les yeux furent brûlés par la soudaine lumière, la fusée transperça ses longs cheveux roux, les brûlant légèrement sur son passage ainsi que sa joue. Lina poussa un cri de surprise alors que ses yeux pleuraient.

-Reviens ! Reviens espèce de lâche !

Elle longea les murs en tirant devant elle à l’aveuglette, mais l’homme ne répliqua pas, elle sortit de la ruelle et fut accueillie par d’autres lumières, moins puissantes, mais plus nombreuses, deux tanks bloquaient la route de Lina tandis qu’une foule de fusils d’assaut se braquaient sur elle.

-Vous êtes en état d’arrestation !
-Quoi ?! Vous ne comprenez pas ! Je suis mercenaire, le tueur vient de s’enfuir !
-Lâche ton arme terroriste !

Lina serra les dents. Ce n’était pas juste ! C’était vraiment trop injuste ! Elle poursuivait le tueur et ces imbéciles la freinaient en plein élan, lui donnant le temps de s’échapper ! Lina leva les bras, ne désirant pas s’opposer à la justice, celle-ci n’ayant rien fait, elle laissa tomber l’arme au sol, avant d’être plaquée contre terre par une dizaine de soldats. Dix sur une femme, voilà qui n’était guère élégant se dit le fumeur alors qu’il écrasait sa cigarette. Il s’était glissé dans un interstice et avait laissé Lina passer devant alors qu’il partait dans l’autre sens. Tranquillement, le concierge rabattit le col de son vieux jogging et sortit de l’autre coté, ni vu ni connu. C’était un bon problème de réglé, il allait tirer quelques cordes pour que cette folle furieuse reste là où elle était. Son téléphone se mit à vibrer. Comme prévu, il s’agissait des agents environnants ayant vu la fusée de détresse et demandant si il avait besoin d’aide. Il commença à sortir une nouvelle cigarette avant de répondre.

-Fausse alerte, retournez à vos postes et…

Il n’eut jamais le temps de finir sa phrase car un coup de pied en pleine poitrine lui coupa le souffle assez longtemps pour l’amener au niveau du Caméléon qui réapparaissait devant lui pour lui coller une droite en plein visage, brisant le nez du tueur qui lâcha sa clope, celle ci tomba dans le caniveau. Loki, les larmes aux yeux regardait le fumeur en plein dans les yeux, loin d’être intimidé par le tueur professionnel il lui lança :

-Espère d’ordure !

La phrase fut suivie d’un direct retentissant en pleine mâchoire qui fit reculer l’homme, parfaitement comme le caméléon l’avait prévu pour qu’il se trouve sur la trajectoire d’un coup de pied dans les côtes. Le portable tomba au sol, se perdant dans les « allô ? » pendant que Loki se ruait sur lui. Il ne lui pardonnerait pas ce qu’il avait fait à Lina et à ses compagnons, toute peur s’envola de son esprit pour n’être remplacée que par la colère. Une colère bien trop sourde car le prochain coup de genoux, ne bénéficiant plus de l’effet de surprise fut arrêté par l’homme tandis qu’il saisissait Loki par sa queue, il profita de son allonge et de sa taille pour lui décocher un coup de pied magistral dans le ventre, l’envoyant bouler dans les poubelles, rattrapant au vol le couvercle d’une de celle ci, il s’en servit comme un frisbee géant et l’envoya en pleine tête du caméléon, l’assommant sur le coup.

-Tsssk.

Lança l’homme alors qu’il crachait un peu de sang et se massait la mâchoire. Et dire qu’il pensait que cette soirée s’était passée sans le moindre accroc. Il se baissa et récupéra le téléphone pour répondre tandis qu’il s’éloignait, abandonnant Loki, les pieds dans les déchets, la tête dans les étoiles.

Tank laissa tomber sa tasse de thé remplie de jus de pomme et regarda le communicateur alors que ses énormes fesses de métal étaient assises sur un imposant canapé, appuyée contre lui, Inari en petite tenue qui regardait l’écran avec des étoiles pleins les yeux et un large sourire. Contrairement aux apparences, ils ne regardaient pas le dernier épisode des Aventures de Sonic the Hedgehog, qui était paradoxalement le dessin anime préféré de la lapine. Celle-ci étant la seule personne de tout Mobius qui devait encourager le docteur Robotnik et trouver pertinentes toutes les inventions farfelues qu’il créait et qui était toujours la première surprise de voir comment un plan pareil pouvait échouer. Elle avait cru que le canon rebondisseur de raton-laveur aurait éliminé la menace, mais il était encore détruit à la fin de l’épisode. Tank n’osait pas la décourager, ça lui briserais ses rêves d’enfant que de savoir que ce dessin anime avait été inventé par les hommes politiques en plein boum de l’Eggman Army pour provoquer une propagande pro-hérisson bleu en faisant passer le docteur pour un crétin fini et en le caricaturant de la pire façon possible aux yeux de tous les petits enfants pour les endoctriner. Il savait que le boss n’aimait pas ce dessin animé, aussi avait-il demandé à Inari de garder ça secret, ce qu’elle avait naïvement accepté de faire sans se poser plus de questions.

Ce n’était donc pas AOSTH qu’ils regardaient. Ils étaient en conversation vidéo avec le docteur qui avait lu leur dernier rapport à propos de l’intrusion des échidnés, et qui avait fait marcher son service de renseignements, à présent ils savaient tout ce qu’il y avait à savoir. L’amiral lança à l’écran.

-Bon eh bien, je n’ai plus de questions, nous ne nous dérangerons pas plus longtemps Docteur ! Et puissiez vous vous débarrasser du hérisson cette fois ! On est de tout cœur avec vous !
-Oui ! Inari veut que vous construisiez un second canon rebondisseur de ra…

Tank lui mit la main sur la bouche et lança précipitamment.

-A bientôt.

La conversation vidéo s’acheva et Tank se leva en croisant les bras avant d’éclater de rire.

-Ces crétins sur Mobius sont vraiment dans la mouise ! Ils vont se dévorer entre eux, et ça ne fera que nous donner plus de chances de renverser le tout une fois qu’ils nous auront mâché le travail !

Inari ralluma la télévision et repassa les images d’archive en clignant des yeux, les combats de Maximi et Theorem apparaissaient à l’écran.

-Inari ne comprend pas ! Si les pouvoirs de tout le monde sont devenus spéciaux, pourquoi ceux d’Inari ne sont pas plus forts ?

Sanglota la lapine alors que la main massive du grand balourd qu’était Tank lui tapotait délicatement l’épaule et la serrait contre lui. Inari avait obtenu ses pouvoirs grâce à un contact prolongé avec certains produits chimiques que produisaient les humains, par conséquent il n’avait rien à voir avec l’énergie chaotique.

-Allez va pas pleurer ! Si ton pouvoir n’a pas grandi eh bien c’est peut-être parce tu ne l’avais pas à ta naissance non ?
-Inari veut être utile au professeur !
-Mais tu es utile… Raaah, c’est quand même pas compliqué ! Mon pouvoir aussi il a pas augmenté ! Et c’est normal parce qu’il vient de mes batteries, mais quand même ! Est-ce que je fais la tête moi ?

L’énorme doigt de métal de Tank repoussa les larmes sur les joues de la lapine avant de lancer avec un sursaut de joie.

-Eh ! Je sais ce qui pourrait te faire plaisir ! Le professeur nous a donné carte blanche pour gérer les attaquants hein ? Ca te dit de leur mettre tellement la pétoche qu’ils n’oseront plus jamais s’attaquer à nous ?

Avant qu’Inari n’ait pu demander de quoi Tank parlait il la saisit par le bras et la tira vers un renfoncement de la pièce où se trouvaient deux fauteuils et une table.

-A l’usine de robots !

Et d’un seul coup une vitre apparut sur le renfoncement alors que ce petit salon intérieur apparaissait être une capsule qui fut happée par un couloir sombre empli de néons. La capture se déplaça à vitesse super rapide a travers les installations de la base. Il s’agissait d’un prototype qu’ils avaient utilisé sur Launch Base il y avait quelques années de ça et que le docteur avait perfectionné à ses heures perdues. La voix automatique qui commentait les étages parlait d’une manière monotone.

En quelques secondes ils avaient parcouru plusieurs kilomètres de base souterraine et se trouvaient dans un immense hangar où des centaines de milliers de robots étaient agencés, mais ce n’était pas ça qui les intéressait. D’une commande vocale, la capsule continua plus loin, passant en revue des centaines de milliers de robots de combats qui réapprovisionnait tout Mobius. Ce n’était pas tout de finir une étape une fois avec Sonic, encore fallait-il renvoyer des ennemis quand tu penseras à la refaire. Bien vite l’amiral arriva jusqu’aux sections reculées où se trouvaient les robots les plus puissants, ceux-ci étaient contenus dans des capsules agencées telles des grappes de raisin suspendues à des pôles électriques qui les alimentaient, et se tournant vers Inari il lança.

-On va leur montrer !

Appuyant sur la commande vocale il lança :

-Je veux que vous me sortiez le bataillon triple S ! Code Alpha trois, trois, M, zero, sept, L, deux !

-Code reconnu, accès de type S autorisé, identification vocale en cours…

Au loin plusieurs des grains de ces grappes de raisins se décrochèrent et furent emmenés sur la plate-forme principale pour y être déposés sur des rails.

-Identification vocale terminée, similarité 100%, sujet reconnu comme étant l’Amiral Antoine Damien « Tank ». Accès à la requête en cours.

Les trois grains de raisins furent envoyés sur des rails et propulsés grâces à des réacteurs avant de tomber fraîchement devant Tank et Inari, les capsules de deux mètres de haut chacune se stabilisèrent, la machine ressemblait à un énorme distributeur de figurines, créée encore une fois selon la fantaisie du docteur. Tank s’approcha de la vitre incrustée sur l’œuf et essuya la buée sur celle ci avant de regarder à l’intérieur, Inari s’accrocha à l’épaule de son grand frère pour monter et voir aussi le contenu de la capsule avant de sourire.

-On va vraiment utiliser ça ?
-Autant se faire plaisir non ?

(Inari et Tank par KANNA)

Inari explosa de joie alors que Tank chargeait les drones de monter les capsules à bord de son aéronef personnel. Bientôt Mobius allait devoir s’inquiéter de quelque chose de plus important que la guerre civile.

Le forum RPG All Over Mobius : avec les partenaires sur la page principale de PSo :).

Le Deviantart du forum où sont réunis les arts de tous les artistes : http://mobiusmembers.deviantart.com/

Des questions ? Des Feedbacks ou commentaires ? Déposez les sur le topic MOBIUS UNLEASHED sur le forum de PSo : http://www.planete-sonic.com/forum/index.php/topic,4857.0.html.




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