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MOBIUS UNLEASHED Chapitre 9

Publié par Viper Dragoon le 31 août 2009

Rien de telle qu’une bonne petite trahison pour commencer le second arc du bon pied !



Talia, exposée par KANNA
(Cliquez sur le lien pour entendre la musique d’ambiance du chapitre)

Hyatus

*Tap*

*Tap*

*Tap*

*Clic*

Dans les ténèbres de la chambre le poste de télévision s’alluma soudain affichant le seul programme encore diffusé en ces temps de disette : le journal. Le présentateur salua les téléspectateurs et réarrangea ses fiches avant de s’éclaircir la gorge.

-Mesdames et messieurs bonsoir, voici les nouvelles. Deux semaines après les attentats qui ont couté la mort de leur prince, le royaume de Mercie continue à accuser le gouvernement de retenir la dépouille de feu le prince Zackiel, des mesures pourraient être prises de la part des deux pays si les accusations continuent au cours de la semaine. Le gouvernement a annoncé hier un renforcement de la milice dans Central City. Une nouvelle que le congrès a qualifiée de « tardive », car cela fait depuis une bonne semaine que l’ARM, commandée par l’ancien héros national Knuckles, revendique notre capitale. En parallèle le président Winston a décidé de prendre des mesures radicales pour lutter contre l’ARM depuis que celle-ci a revendiqué l’assassinat du prince de Mercie.
-Nous ne nous laisserons pas intimider par les groupes armés autoritaires car nous sommes une démocratie droite et juste ! Je ne serai plus clément, je ne serai plus pacifique alors que ces mobiens qui ont perdu la raison remontent jusque sur nos terres pour égorger les citoyens, les femmes et les enfants ! Si le dialogue ne peut pas avoir lieu, alors nous les repousserons de toutes nos forces pour préserver l’unité de nos fédérations !

Lança Auguste alors qu’il se tenait devant l’hôtel de ville sous les tonnerres d’applaudissements.

-Par ailleurs le chef d’état s’est engagé à ce que les bataillons NEWMAN s’assurent de la sécurité de la capitale, laissant au GUN le travail d’intercepter les bataillons de l’Eggman Army. Je vous rappelle également que tous les continents sont revenus à leurs places à l’exception d’une parcelle de terrain qui semblerait abriter l’installation principale du professeur Eggman. Ce phénomène de reconstitution de la planète est revendiqué injustement par l’armée révolution comme un résultat de ses prises. Ils ne trompent évidemment personne puisque les scientifiques ont découvert qu’il s’agissait de ces mêmes échidnés qui ont brisé la planète en utilisant la Master Emerald, propulsant la guerre qu’ils attendaient tant. Grâce à leur cohésion, les hommes de science du président se sont appliqués à monter une machine qui remettrait les continents en place et ceux-ci la testent depuis les diverses bases du GUN, avec succès. Malheureusement ils ne peuvent accéder au dernier continent puisque celui-ci est sous contrôle total de l’Eggman Army.

Le journaliste passa au second feuillet alors qu’une image imprécise et floue laissait voir une sorte de yéti au poil bleu foncé et au dos du crâne dardés de pics rappelant celui d’un hérisson, il portait de larges baskets cloutées et des bracelets à ses bras.

-Dans d’autres nouvelles un monstre particulier est récemment apparu aux quatre coins de plusieurs grandes villes du monde. Le sujet serait une espèce de gorille qui possède la faculté d’étendre ses membres. Ce monstre semble être inoffensif et passe son temps à aider les personnes mentalement défaillantes campées à l’extérieur de chaque ville. Ne prenez donc pas peur si vous le voyez et demandez lui de faire votre lessive, il acceptera sans même demander de récompense. On ne peut pas en dire autant de la Reine de l’effroi.

Une seconde photo apparaissait sur l’écran, arborant un monstre immonde et muqueux à la chair dégoulinante doté de nombreuses tentacules, yeux et bouches.

-Ce monstre continue à apparaître régulièrement dans les rues de Central City et ce malgré le nombre de fois où il est détruit. Il est extrêmement dangereux et si jamais vous le voyez, cachez-vous et informez immédiatement les autorités compétentes. Nous en venons à l’information principale du jour.

Une troisième photo montra les échidnés avançant dans Central City.

-Les bataillons de l’ARM nous assiègent et campent à toutes ses sorties, nous devons essuyer des assauts des échidnés et mobiens qui possèdent tous de dangereux pouvoirs issus de leur magie mystique. Ces individus extrêmement dangereux et fanatiques affrontent sans discontinuer les bataillons militaires. D’après le président cela ne devrait être qu’une question de jours avant que nous soyons débarrassés de ces envahisseurs.
-Ca te dérangerait d’éteindre la télé ?

Lança une voix agacée dans la chambre alors que l’autre éteignait la télévision et partait ouvrir les volets.

C’était une belle petite chambre d’hôpital tout ce qu’il y avait de plus blanche et bien ordonnée, deux lits, une petite télévision accrochée au plafond, un patient et deux visiteurs. Assis sur le lit en face de celui ci se trouvait Magnum, dans son costume habituel. Il avait été reçu à l’hôpital après les évènements mais les docteurs avaient rapidement découvert qu’il n’avait rien et s’occupèrent de personnes qui avaient vraiment besoin d’eux. Dans le cas présent il s’agissait de Rearith. Le professeur était étendu sur le lit en face du mercenaire, des bandages autour de la tête et plongé dans un profond sommeil. Le mercenaire le regarda un moment et lança.

-Pour un homme de fer il n’a pas été bien résistant. Je suppose que c’était pour ça qu’il avait besoin de ma protection… Enfin, j’oublie que c’est pas forcement un Robocop…
-Un quoi ?
-Rien.

A coté de Magnum se trouvait Loki, il s’était réveillé sur une civière dans un hôpital, il n’avait également que quelques égratignures qui ne demandèrent rien de plus que des pansements. Magnum et lui étaient restés ici veiller sur le professeur qui dormait à poings fermés.

-Tu penses qu’il va se réveiller bientôt ? Demanda Loki à Magnum. Celui-ci haussa les épaules.
-Impossible de dire, son crâne a subi un violent choc. Il est plongé dans le coma pour le moment, impossible de savoir s’il reprendra ses esprits un jour.

Loki baissa les yeux et Magnum posa sa main sur son épaule.

-C’est mieux que rien ! Ton client est pas mort au moins !
-Ce n’est pas mon client… Fit Loki, bien qu’il en doutait, car depuis qu’il était hospitalisé il n’avait plus de nouvelles de lui… Mais comment un homme qui n’était qu’archéologue pouvait proposer un montant aussi exhorbitant que celui de trois millions de rings ? Mystère et boule de gomme.
-Pour le moment tu as plus urgent à t’occuper non ?

Dès le lendemain de leur hospitalisation, Linamarina avait été accusée par les policiers d’avoir commis tous ces meurtres. Elle avait été mise en détention provisoire en Spagonia avant qu’elle ne soit jugée à Central City lors du prochain convoi de prisonniers. Loki s’était insurgé mais on l’avait royalement ignoré, vu le statut de son emploi elle faisait un coupable idéal. Ils étaient appelés à témoigner dès que le procès aurait lieu.

-Je me sens coupable, si j’avais été là à temps… Si j’avais été plus fort…
-Ce n’est pas une question de force Loki. C’est une question de volonté, et d’astuce. Il y a toujours plus fort que soi. Regarde, moi, je suis taillé comme une armoire à glace et pourtant j’ai trouvé des types capables de me casser en deux sur mon long chemin. Malgré ça je m’en suis toujours sorti. Il faut que tu utilises ta tête, tu as des habilités des plus pratiques pour un métier comme le nôtre. Tâche de les utiliser pour te faire un nom.

Loki réfléchit un moment à la question alors que le vent s’engouffrait dans la chambre qui n’était plus bercée que par le son unique de l’électrocardiogramme de Rearith.
-Messieurs.

Lança une voix à la fenêtre alors que Magnum et Loki se retournaient. Devant lui, le visage à moitié couvert par les volets de la chambre, se trouvait l’homme de la dernière fois, une cigarette dans la bouche et un bandage sur son nez aplati, souvenir de sa rencontre avec Loki. Magnum pointa son pistolet sur l’homme.

-Je savais que c’était toi.

Lança le barbu. Lui et le Fumeur se connaissaient bien, ils avaient déjà eu l’occasion de tester leurs forces respectives sur une lutte contre la montre. Bien que ça ne fut pas très professionnel de sa part, Loki saisit un des couteaux à sa ceinture et le pointa vers l’homme.

-Espèce de salaud ! A cause de toi Lina…
-Voilà le marché, je fais sortir ton amie de prison, en échange tu me laisses descendre cet homme.
-Tu négocies maintenant ? Cracha Loki.
-Je ne prendrais pas le risque d’une confrontation directe avec Mr.Magnum. Lança le Fumeur pendant que l’homme au smoking souriait. Je sais de quoi il est capable, et comme vous gardez la chambre jour et nuit et que vous connaissez mon visage, je n’ai pas d’autre moyen d’approcher ma cible.
-Professionnel jusqu’au bout hein ? Demanda l’homme avec un sourire.
-Vous pouvez me repousser ici et maintenant, mais tant que je n’aurais pas tué cet homme, ma mission ne sera pas terminée, et vous finirez par relâcher votre garde… Nous sommes entre gentlemen. Lança-t-il alors qu’il allumait une cigarette. Nous devrions pouvoir nous arranger. Magnum, que diriez-vous de partager la mise ?
-Pas cette fois Fumeur. Lança l’homme. Cet homme que tu essayes de tuer est un de mes amis.
-Je vois. Fit le tueur qui sortait son silencieux alors que Magnum braquait son propre pistolet sur lui.
-Je ne te laisserai pas le descendre. Répondit-il avec un sourire. En plus de ça j’ai quelques questions à te poser.

A ce moment on frappa légèrement à la porte et ils se rigidifièrent tous. C’était une situation de vie ou de mort, si l’un d’entre eux baissait les armes l’autre pouvait en profiter, ça n’empêcha pas la grosse infirmière d’entrer dans la salle en remuant son énorme postérieur pour pousser la porte, tirant derrière elle un caddie repas. Elle portait une blouse blanche d’infirmière trop petite pour tout son gras, un chapeau, un filet à cheveux et avançait vers eux.

-Voilà voilà mon chouuuu, qui c’est qui va manger de bons petit haricots verts au lard ? Lança la grosse vache dont la jupe laissait voir ses énormes mollets couverts de poils. C’est mon petit SUCRE D’ORGE !

Cria l’infirmière alors qu’elle sortait de sous le caddie une énorme sulfateuse et que celle-ci révélait sa véritable nature. Pour s’infiltrer dans l’hôpital, rien de tel que de se déguiser en infirmière, c’était donc comme ça que l’Agent X était arrivé, en blouse d’infirmière, ses lunettes sur le nez et pointant son énorme minigun sur les trois mercenaires ébahis.

-La vache, c’est bondé ici !
-X ! Cria Loki en préparant un second couteau de lancer. Il savait qu’il s’était échappé lors de la poursuite, mais il ne pensait pas qu’ils se recroiseraient.
-Il est temps de régler les comptes ma vieille !
-X. Fit le Fumeur avant de retirer sa cigarette et la balancer d’une pichenette impeccable dans le cendrier à coté de Rearith. D’une main il sortit son téléphone portable.
-Qu’est-ce que tu fais ?! Cria Loki.
-Tiens ! Fit X qui reconnut la silhouette du meilleur agent de l’Organisation phénix. Le cancéreux ! Ca c’t’une surprise, qu’esse tu fous à Spagonia ?!

L’homme se contenta de composer un numéro et de poser le combiné sur la table.

-J’ai localisé l’agent X.

-Parfait, expliquez lui en détail la situation.
-Nous sommes en présence « d’invités » pour le moment.

Sans se gêner, Magnum passa entre les deux assassins qui le braquèrent et il saisit le téléphone.

-Allô ?

-Qui êtes-vous ?
-On m’appelle Mr.Magnum.

-LE Mr. Magnum ?
-Celui-là même.

Plus personne ne bougeait et ils regardaient Magnum au bout du combiné. Il y eut un temps de réflexion puis l’homme finit par répondre :

-...Intéressant, qu’avez-vous fait de notre homme ?
-Il est avec moi en ce moment. J’ai quelques questions à vous poser.

-Et qu’est-ce qui vous dit que je vais y répondre ?

_-Rien, mais écoutez-moi un peu avant de prendre une décision.

Le mercenaire s’assit tranquillement sur une chaise et lança à l’homme à l’autre bout du combiné.

-Je ne suis pas bête. Les deux meilleurs assassins de deux mafias ennemies sont envoyés dans un pays lointain alors qu’une situation de crise se passe à la capitale. Mais plus que ça ils semblent coopérer. J’en déduis donc que, pour vous séparer d’éléments tels que celui-ci, faire taire le professeur est plus important que de faire taire Winston. Et pour que vous en veniez au point de vous allier tous les deux pour le tuer, je trouve ça un peu excessif.
-…
-Avouez-le : Vous êtes tellement dépassé par les événements actuels que vous ne savez pas comment gérer cette crise. Vous vous êtes probablement alliés entre vous pour défaire Winston et ses troupes car vous savez que c’est une nuisance à vos affaires. Maintenant voilà ce que je vous propose : Je vais vous filer un coup de main. Ca m’étonnerait que Winston soit arrivé à son poste par des moyens légaux, alors vous me mettez dans la confidence, et en échange vous annulez le contrat sur la tête de mon ami.

Le mercenaire n’en revenait toujours pas qu’il avait accepté un contrat qui ne lui rapportait rien, la voix ne répondit rien pendant quelques secondes puis finalement elle lança.

-Agent, je vous autorise à révéler les détails de l’affaire à cet homme et à ceux qui l’accompagnent dans le but strict de celui de nous venir en aide. Dans le cas où ils refuseraient de participer tuez les tous, X y compris.
-Ce sera fait. Répondit le fumeur.

Magnum renvoya le téléphone portable au fumeur qui en referma le clapet et sortit une cigarette de sa boite.

-Je vais tout vous expliquer.


-Par ailleurs si vous avez la moindre information ou suspicion à l’égard d’un mobien au comportement suspect s’il vous plait contactez le numéro suiv…

La chaussure shoota dans la radio et l’envoya bouler dans un coin du campement. Les soldats se mirent à protester.

-Eh ! La radio !
-Vous foutez pas de ma gueule ! Ca fait une demi-heure que vous auriez du prendre votre ronde ! Cracha Roxanne à ses troupes. Les soldats soupirèrent.
-A quoi bon lieutenant ? Le NEWMAN se charge de tout de toute façon.

La blonde avança vers la recrue qui avait dit ça, l’attrapa par le col et lui colla une droite qui l’envoya s’écraser plus loin sur le bitume tandis que les autres soldats se mettaient à la siffler. Elle se retourna.

-Vous la fermez et vous m’écoutez maintenant ! Je suis votre supérieure, vous êtes dans mon unité et vous obéissez à mes ordres, sinon je vous fais tous passer en cour martiale et je fais de votre vie un enfer, tas d’punaises ! Est-ce que c’est bien clair ?!
-Chef, oui chef !

Le soldat qu’elle avait frappé en plein visage se massa la mâchoire et partit rejoindre ses camarades pour faire la ronde en grommelant avec le reste de la troupe. Roxanne soupira et s’assit sur une caisse, ronchonne. Les troupes se décourageaient. A présent que les NEWMAN avaient sécurisé Central City, le GUN était envoyé à l’étranger pour s’occuper d’opérations de grande envergure. Mais ceux qui, comme elle, restaient de garde à Central City étaient relégués aux taches mineures. Et elle pouvait comprendre pourquoi ils ne mettaient plus aucun cœur à l’ouvrage, on s’engageait dans l’armée pour pouvoir botter des culs et devenir un héros, un gradé ou bien gagner sa vie en temps que tel. Une guerre comme ça était une aubaine pour un bon soldat qui voulait prouver sa valeur. Mais maintenant tout ce qu’ils faisaient, c’était patrouiller et escorter des ravitaillements sur des routes nettoyées ainsi que garder le contact avec la population.

Parlons-en de la population, les humains n’arrêtaient pas de se plaindre que les mobiens avaient tout détruit, qu’ils devraient être placés dans des camps. Les mobiens les plus faibles étaient persécutés par les humains et ceux qui se défendaient étaient soit calmés avant qu’ils ne fassent de gros dégâts, soit arrêtés par l’armée qui les emmenait sur Prison Island. C’était proprement dégueulasse, et bien sûr les médias propageaient la paranoïa comme de la traînée de poudre et les bureaux recevaient une trentaine de délations par jour. Personnellement elle ne s’occupait plus de cette merde.

Ensuite le problème, c’était les NEWMAN. Ces types étaient des élitistes et des asociaux. En un mot des connards. Elle avait essayé de glaner des informations sur leur provenance, en tapant simplement la causette à certains d’entre eux, mais ils l’ignorèrent complètement. Ceux qui avaient été assez aimables pour lui parler étaient les chefs d’escadrons et leur conversation se résumait à « Dégagez le passage ! ». Ils restaient entre eux, campaient entre eux, et ne se mêlaient jamais aux autres soldats comme s’ils se prenaient pour des dieux. Elle avait finalement décidé de les ignorer et s’était attribuée sa propre mission, comme le QG ne semblait plus partant pour lui en fournir de nouvelles… Elle saisit son fusil et partit rejoindre son bataillon alors que sa radio se branchait.

-Ici le bataillon 95 ! Nous demandons des renforts ! Je répète : Renforts demandés ! La reine de l’Effroi a été localisée près des docks ! Je répète, c’est urgen…ARRRRRRRGH !

Roxanne sourit et mit son fusil en bandoulière. Ce monstre était réapparu, elle n’avait pas pu se confronterà lui depuis la dernière fois, mais les docks étaient plutôt proches de sa position, elle fit de grand signes à sa troupe et lui lança.

-EN AVANT !

Et les militaires suivirent Roxanne à travers les rues démolies de la ville.

-J’ai une annonce à faire.

Les gens parlaient tout autour d’elle alors que le brouhaha ne semblait pas vouloir s’achever le moins du monde, à coté d’elle Maximi et Theorem, les bras croisés, en temps que généraux de l’ARM, ils faisaient également partie du gala, et derrière eux Knuckles sur son trône de bambou, et qui avait semblé reprendre des couleurs pendant les deux semaines qui étaient passées. A coté de lui, Brain. Elle finit naturellement par perdre son calme et saisir le mégaphone sur la table pour brailler.

-MAIS VOUS ALLEZ FERMER VOS GUEULES OUI ?!

La voix de l’héritière fit l’effet d’un chat se faisant les griffes sur un tableau noir à la puissance 10 et fit se taire tout le monde dans les vingt-cinq kilomètres autour de la zone d’impact. L’échidné soupira et croisa les bras sur sa poitrine. Ils se trouvaient à présent dans le grand vélodrome couvert de Central City, des milliers de Mobiens et de créatures pullulaient tout autour alors qu’elle allait commencer son discours en récupérant le micro.

-Merci. Comme je le disais donc : Cela fait une semaine que nous essayons de prendre Central City, et les plus demeurés d’entre vous ont commencé à se demander pourquoi pour une fois on avait pas réussi à prendre la ville en une heure ou deux montre en main. Lassée de devoir répondre encore et toujours à cette question j’ai décidé de vous faire un dessin.

Aphrodite descendit le grand écran blanc du mur et deux échidnés au fond de la salle passèrent le dessin de l’échidné, celui ci était grossier, mal foutu et provoqua un élan d’hilarité suite aux compétences en dessin de l’intéressée.

Le "Master plan" d’Aphrodite, par VIPER DRAGOON

-Comme vous voyez. Lança le chef stratège en ignorant les rires dans l’assemblée. Les petits poinçons rouges représentent grosso modo notre force de frappe, et les petits points carrés noirs, les leur. Imaginez que toute cette grosse ligne soit des soldats, et imaginez que le soldat est aussi grand sur ce plan que l’échidné est petit. Est ce que vous comprenez ?
-En fait-t’es juste un très mauvais Stratège quoi !

Lança une voix dans le public, Aphrodite saisit sa bouteille d’eau et la balança dans celui-ci, celle-ci atteignit le mobien moqueur à trois cents mètres de distance en plein front, ce qui fut assez pour faire taire les autres.

-Bon, en résumé ils sont bien plus nombreux, bien plus organisés et bien mieux équipés que nous. Qui plus est on se bat sur leur terrain et pas sur le notre. S’il était facile de déclencher des tornades en Adabat ça l’est beaucoup moins ici sans faire d’innocentes victimes civiles ET démolir la place forte des humains. Ce que nous ne ferons pas, c’est hors de question. J’ai tenté jusque là plusieurs plans pour affaiblir les forces ennemies mais ils ont tous échoué et…

Aphrodite tapa sur sa table.

-J’en entends qui parlent encore là ! Oui vous à l’avant dernier rang ! Fermez votre clapet ! Bon merde ! Je vais pas faire le prof pour des élèves qui en ont rien à foutre, alors voilà en gros : ils sont plus nombreux, ils sont mieux armés, et si vous écoutez pas vous allez tous vous faire tuer ! Je vais faire le briefing pour le prochain plan !

A la table Theorem croisa les bras. Il portait à présent de nombreux tatouages sur son crâne ainsi que sur ses épaules et son torse, son bâton avait été remplacé par un Caducée et ses vêtements, bien que toujours aussi pauvres, avaient été revus à la hausse : il portait une veste et un pantalon de toile. Maximi quant à lui il portait une cape et une couronne de plume, toujours accompagné par son assistante Talia. Il s’agissait d’une suggestion de la part de Brain pour que les généraux soient plus facilement reconnaissables par les hommes mais également pour qu’ils n’aient plus le problème qui était survenu il y avait deux semaines de ça avec Metal Sonic. Il fallait fidéliser les troupes en consolidant leur apparence intimidante, ils étaient les trois leaders du peuple ils devaient avoir l’air de véritables terreurs. Si on omettait que les tatouages grattaient encore un peu Theorem et que Maximi était trop humble pour avoir la carrure du type à la couronne et à la cape, ça leur allait plutôt bien. Brain avait proposé à Aphrodite un costume en cuir composé d’un jean, un T-shirt, une veste et un masque. Elle avait rejeté le T-shirt et le masque pour préférer un débardeur Doskoï Panda et son masque de Lucha Libre la rendant encore complètement ridicule, mais l’important c’est qu’elle n’en avait pas l’air à ses propres yeux.

-Nous allons utiliser le réseau des égouts pour attaquer la ville, nous avons trouvé un passage qui n’avait pas déjà été sécurisé. Bon, je sais que c’est pas très grandiose de ramper dans des égouts moisis et croyez moi si j’avais pu l’éviter je l’aurais fait, mais on n’a pas trop le choix alors arrêtez de faire vos petites précieuses. Faites ce que je vous dis et tout ira bien ! Pendant que le gros de nos troupes s’infiltrera, Maximi créera une diversion en simulant une attaque à l’opposé et Theorem partira en éclaireur neutraliser les premières flottes se trouvant au-dessus du point d’accès. Je vous donnerai plus d’informations quelques heures avant l’attaque.

Démonika le général des limbes obscures marqua une pause et lança.

-Je sais que beaucoup d’entre vous se sentent invincibles parmi nos rangs, surtout depuis que les mobiens rejetés par le gouvernement ont commencé à nous rejoindre dans la lutte. Mais vous n’êtes pas invincibles. Je ne veux pas perdre mes hommes inutilement, alors si jamais vous pensez que la situation est perdue je veux que vous sauviez votre vie. Il n’y a aucune preuve de courage ou d’héroïsme à mourir au combat, les vrais héros sont ceux qui arrivent à survivre… J’ai fini.

Aphrodite fit signe à Rude de pousser son fauteuil roulant hors du bureau et laissa la parole à Maximi qui commença à expliquer ce que serait la prochaine étape avec une assurance un peu trop surjouée. Elle n’avait pas divulgué la nouvelle que lui avait annoncée Brain il y a quelques jours de cela car elle savait comment une armée comme celle-ci était fragile. Si elle leur avait dit qu’il y avait un traître dans leurs rangs et leur avait ordonné de se surveiller les uns les autres ça aurait été la débandade complète et leur armée se serait entièrement désorganisée. Elle se demandait bien qui était ce traître, et pourquoi il les vendait au gouvernement mondial. Mais ça ce n’était pas son job. Le plan qu’elle avait proposée était faux, elle en avait un bien meilleur, bien plus ingénieux que l’autre, ce plan n’était qu’une manière de voir qui était le traitre, le vrai plan serait annoncé à la dernière minute demain matin, les généraux étaient aussi dans la confidence il n’y avait qu’à attendre.


-Tout a commencé lorsque que vous avez intercepté des liaisons radios qui parlaient d’une opération de grande envergure superposée à celle de l’Eggman Army. Vous y avez appris en disséquant les conversations qu’Auguste Winston avait été informé des futurs plans d’Eggman et comptait mettre ceux-ci à profit pour préparer son retour à la présidence et ce par forts moyens. La Tolliver avait donc conscience depuis des mois de ce qui allait arriver à la planète.

Lança Le fumeur à X alors qu’il prenait une inspiration sur sa cigarette et s’appuyait contre le rebord de la fenêtre. Il marqua un temps et lança.

-Comme vous pouvez l’imaginer, le retour de Winston et la destruction de la planète étaient très mauvais pour vos affaires. Ceux-ci ont finalement découvert que vous interceptiez leurs communications et ont tenté d’éliminer la Tolliver avant que celle ci ait pu faire quoi que ce soit. Pour ne pas éveiller les soupçons vous avez décidé de trouver un bouc émissaire pour détourner le gouvernement de la Tolliver. C’est là que vous avez décidé d’engager quelqu’un d’une autre mafia pour s’occuper de l’homme qui allait assassiner le président et ainsi nous faire porter le chapeau : moi.
-Le président a été assassiné ? Lança Loki avec surprise.
-Ils ont fait passer ça pour un arrêt cardiaque, mais je peux vous garantir qu’il a un trou gros comme une bille à travers le front. Je devais donc intercepter l’homme qui allait assassiner le président et lui faire son affaire moi même… Je me souviens parfaitement de cette nuit.

*****

Wulf Rakkuen était dans sa chambre à coucher, il s’était levé soudainement et était sorti de sa chambre pour partir vers son cabinet présidentiel. J’avais organisé toute ma protection autour de ses appartements, son déplacement imprévu avait complètement bouleversé mes préparatifs. Grâce à la copieuse somme qu’on m’avait donnée pour mon contrat et l’influence des miens, j’avais réussi à m’infiltrer en temps qu’agent de la sécurité. J’étais de service devant la porte du président au moment où celui ci avait décidé de sortir contre toute attente.

-Bonsoir Mr le président.

Lui lançais-je platement, celui-ci ne m’accorda pas un regard avant de répondre un bonsoir enfariné et avancer en peignoir vers son bureau. J’ignore encore pourquoi il a fait ça, peut-être avait-il trouvé urgent de finir un de ses travaux… Dans tous les cas je ne pouvais pas décemment le suivre et quitter mon poste sans attirer l’attention autour de moi. Je me tournais vers l’autre agent qui assurait la garde ce soir là et allait tenter de l’éloigner quand les premières secousses se mirent à retentir.

-C’était quoi ça ?! Cria mon partenaire. Aussi perdu que lui, je profitais néanmoins de ce don divin pour lui lancer.
-Va voir si tout va bien, je m’occupe de surveiller le périmètre.

Il acquiesça et partit, aussitôt je profitais de cette occasion pour rejoindre le cabinet présidentiel, et c’est avec satisfaction que je trouvais celui-ci à son bureau. Il me regarda avec stupeur alors que je lui criais avec un air plein de panique.

-Tout va bien Mr Rakkuen ?

A peine eu-je fini de parler qu’une forme noire tombait du ciel pour se suspendre sur la fenêtre.

-Bonsoir Mr Le président. Lança la seconde personne, avec un ton bien plus ironique. Renversant sa chaise et tombant en arrière, Rakkuen ne pouvait que contempler qui allait prendre sa vie ce soir.

Le chevalier noir eut un sourire.

-Rassurez-vous, je vais faire tout ça de manière rapide et indolore. Rien de personnel, mais j’ai promis à une connaissanceque vousnepasseriez pas la nuit.

Les tremblements de terre se firent plus violent, déstabilisant les deux hommes alors que
je passais à couvert d’une bibliothèque et tirait une balle de silencieux en pleine poitrine du chevalier. Celui-ci la stoppa à quelques centimètres de son torse et la dégagea d’une pichenette.

-Je me doutais naturellement qu’un chien de votre genre serait ici pour me gâcher le plaisir de cette nuit.
-Depuis quand travaillez-vous pour Winston ?!

Le nom sembla prendre de court Rakkuen tandis que le chevalier, d’un simple mouvement de poignet, faisait s’effondrer la bibliothèque sur moi. Dans un mouvement désespéré je lui décochais trois balles, une dans le front, une dans la gorge et une dans le cœur, il les arrêta toutes avec la même facilité. D’un bond, il se propulsa à l’autre bout de la pièce. Rakkuen décrocha le téléphone pour appeler la sécurité, mais d’un geste, le Chevalier Noir trancha la ligne avec une lame de jet. Le laissant paniquer dans un coin de la pièce, le Chevalier se pencha sur moi et m’observa avant de tendre la main.

-Ca tombe à pic.

Fit-il en m’arrachant mon silencieux.

-Je ne vois pas de façon plus discrète que celle là.

Et avec une précision redoutable, il enfonça une balle dans la tête du président avant d’abandonner l’arme derrière moi. Je ne pouvais qu’observer impuissant ce monstre marcher calmement vers la fenêtre et lancer.

-Retournez donc voir vos patrons et dites leur qu’il est vain de s’opposer à nous.

Et il disparut dans la nuit.

******

-Après m’être dégagé de la bibliothèque, j’eus à peine le temps de fuir les gardes présidentiels et de rejoindre les miens. Nous fumes immédiatement contactés par la Tolliver et, au vu des informations que nous leur fournîmes, ils proposèrent de former une trêve temporaire dans le but d’entraver les plans de Winston. Nous savions pour notre part que Richard Malvenne, le principal partenaire de Winston était notre allié, mais le silence de sa part concernant cette opération de grande envergure nous menèrent à penser que la Malvenne souhaitait profiter du chaos pour absorber le Phénix dans ses rangs.

La tension dans la chambre d’hôpital était palpable alors que le fumeur se débarrassait de son mégot à travers la fenêtre.

-Nous avons redéfini nos priorités et avons réparti les tâches entre nous. Pendant que la Tolliver armerait nos hommes pour lutter contre le gouvernement Winston, à présent impossible à arrêter, je devais m’allier avec le meilleur agent de la Tolliver pour retrouver la piste du chevalier noir, découvrir qui il était et le supprimer. Malheureusement il s’avéra que ledit agent était injoignable.

X se frotta un peu la nuque. Il sentait d’avance le savon qu’on allait lui passer quand il allait rentrer.

-Votre N°3, Geese Howard décida de récupérer en contrepartie une bande de trafiquant d’armes mobiens et de les envoyer à Spagonia pour m’assister. Ce plan avait l’avantage de servir les intérêts de tout le monde quoi qu’il arrive, car le camion rempli d’armes qu’ils trimbalaient avec eux allait distraire les militaires de vos propres cargaisons. Les mobiens ont fini par être arrêtés et emmenés à Prison Island. Ce qui nous emmène à la conclusion.

Il pointa négligemment son pistolet vers Rearith.

-Cet homme d’après nos service n’en est pas vraiment un, il a reconstitué son corps à 80% avec des logiciels et des membres mécaniques. Le chevalier noir possède un costume lui permettant, comme vous le savez, de maitriser toutes sortes de gravité. Par conséquent il n’y avait qu’un pas à faire pour déduire que cet homme était le chevalier noir. Malheureusement l’apparition simultanée du chevalier aux côtés de Winston disculpa le professeur.
-Pourquoi continuer à essayer de le tuer alors ? Demanda Magnum.
-Nos informateurs ont découvert qu’il était malgré tout celui qui avait armé le Chevalier Noir. En le supprimant nous lancions un avertissement au Chevalier que sa vie était menacée et le privions de soutien logistique.
-Alors je vais vous apprendre une bien triste nouvelle : vos informateurs sont infiltrés. Je suis resté pendant des mois avec le professeur Rearith et ce n’est pas un trafiquant d’armes. Quand il se réveillera il pourra sans problème vous montrer l’intégralité de son séjour sur la banquise passé avec moi. Les mois les plus froids de ma vie, je ne risque pas de les oublier. Lança Magnum. Tout est sauvegardé dans sa mémoire interne.
-Tu es sûr ?
-Tu me connais assez pour le savoir non ? Est-ce que j’irais jusqu’à me fritter contre deux professionnels pour défendre un type auquel je n’ai aucune raison de m’attacher ?
-Dans ce cas…

Le fumeur rangea son arme et serra la main de Magnum.

-Je crois que tout est clair.
-Attendez une seconde ! Cria X. Ca n’explique pas qui veut ma tête ! C’pour ça que je suis là ! Il saisit Loki par le col et le souleva à son niveau.
-Je ne cracherai jamais le nom de mon client. Fit Loki en regardant X avec un regard haineux.

-N’est-ce pas évident ? Répondit Magnum. Quelqu’un avait besoin d’éloigner X du Fumeur et faire en sorte que tout le monde croit que le professeur était important à l’administration Winston pour nous emmener sur une fausse piste. Qui plus est la rencontre du Chevalier Noir avec Winston qui a largement été médiatisée à travers le monde s’est fait une bonne semaine après la mort du président Rakkuen, ce qui signifiait que le Chevalier travaillait déjà pour Winston avant de devenir son subalterne.

Magnum se leva et s’étira un peu avant de ranger son pistolet dans sa veste et de séparer Loki et X.

-C’est clair non ? Nous avons été manipulés messieurs. Et bien qu’être utilisés fait partie de notre quotidien je crois que je parle pour tout le monde en disant que personne n’apprécie de se tirer dans le pied.
-Qu’est-ce que tu fais ? Lança Loki alors que Magnum enfilait sa veste noire.
-Nous allons tous nous payer une petite visite au président. Lança Magnum en souriant.


-Bien, organisez les lits de camp de ce coté là.

Lança Maximi alors qu’une nouvelle vague de blessés revenait sur les lignes arrières et était auscultée par les divers médecins. Il avait décidé de faire un break et d’aller s’occuper de choses qui ne le dépassaient pas. Jamais il n’aurait imaginé avoir une telle influence, un tel pouvoir sur les gens. Cela le terrifiait presque, il avait peur d’être corrompu par le pouvoir et essayait de jauger le plus possible ses actions. Il aimerait être sur le front, avec les autres soldats, il aimerait faire quelque chose de simple. Le poids des responsabilités lui écrasait les épaules.

Un peu plus loin Aphrodite ordonnait à Rude de planter la tente où allait se trouver leur unique prisonnier de guerre : White. Celui-ci avait mauvaise mine, ça faisait deux semaines qu’il accompagnait Aphrodite partout où elle allait, qu’il avait à peine le droit de faire sa toilette et qu’il était sous surveillance étroite, il n’avait pas trop à se plaindre au niveau de la nourriture, mais en avait marre de servir de Tamagochi à Aphrodite. La chance de s’évader n’était pas encore venue. Pendant qu’elle faisait ça elle donna les instructions aux échidnés.

-Je veux deux soldats à l’intérieur et à l’extérieur de cette tente jour et nuit sauf contre-indication ! Vous ne vous approchez pas de lui et vous donnez des coups de pieds dans sa gamelle jusqu’à ce qu’elle soit à portée, vous ne le quittez pas des yeux pendant qu’il fait ses besoins. S’il est malade ou s’il a l’air d’être mort, vous ne le TOUCHEZ PAS et vous m’envoyez chercher. Aucun contact, aucune discussion avec le prisonnier, peu importe son état. Si le campement est sous attaque ennemie, moi ou un de mes gardes personnels viendra le chercher. Personne ne rentre sans mon autorisation et personne ne sort avant la fin de son tour de garde.

Les quatre échidnés hochèrent la tête et se placèrent conformément aux ordres. Maximi soupira. Bon enfin, ça les regardait. Aphrodite avait toujours été excentrique mais se mettre sur son chemin la rendrait encore pire, autant de pas s’en mêler. Il décida de partir faire une sieste un moment pour réfléchir à tout ça et retourna vers ses quartiers. Tout ça ne lui plaisait décidément pas, il n’aimait pas l’idée de devoir renverser l’ancien monde pour bâtir le nouveau, il n’aimait même plus la perspective de ce nouveau monde… Pris de doutes, il décida de se diriger vers les quartiers de Talia, elle savait comment lui remonter le moral… Alors qu’il arrivait à coté de sa tente il entendit l’échidné qui semblait en pleine conversation avec quelqu’un, il décida de ne pas la déranger et d’attendre sagement à côté de la tente. Mais au bout de quelques secondes quelque chose le perturba, il entendait Talia parler, bien qu’il n’entende pas ce qu’elle dise, mais il n’entendait pas de réponse de la part de l’interlocuteur… Serait-ce possible que… ? Il s’approcha de la tente et écouta.

-Ils vont attaquer par le corridor sud des égoûts. Oui. La troupe menée par Maximi ne sera qu’une diversion.

Maximi sentit le sang bouillir dans ses veines alors qu’il entrait dans la tente et dévisageait Talia avec un récepteur entre les mains, celle-ci sursauta alors qu’il avançait vers elle.

-Tu… C’est toi l’espion ?
-Maximi.
-Je n’arrive pas à le croire ! J’avais toute confiance en toi !
-Maximi ce n’est pas ce que tu crois je…
-Alors qu’est-ce que c’était ?! Explosa le mobien alors qu’il saisissait Talia par le bras. Comment peux-tu nous faire ça ? Tu es une échidné toi aussi !
-Maximi écoute moi. Lança Talia en passant ses mains sur ses joues. Vous êtes complètement manipulés, fanatisés par la révolution, vous ne voyez même pas qu’on vous utilise comme des pions. Si j’ai rejoint les rangs de l’armée révolutionnaire en temps qu’agent double, c’était pour essayer de combattre le tout par l’intérieur.
-Mais nous allons construire un ordre nouveau !
-Maximi, sous la direction de l’homme qu’est le Docteur Brain, vous ne ferez rien de plus que le servir, ne vois-tu pas qu’il a complètement drogué le gardien pour qu’il fasse ses quatre volontés ?

Elle lui caressa la joue et lui lança.

-Maximi, il est encore temps de revenir en arrière, quitte l’ARM et rejoins le GUN, ils ne se battent peut-être pas pour changer les choses, mais sous eux nous étions tous libres.
-Je… Commença Maximi en se tenant le front. Je ne sais pas Talia… Tout ça est tellement…
-Emparez-vous de la traîtresse.

Deux soldats de l’ARM étaient apparus à l’entrée de la tente accompagnée du Dr Brain ceux-ci saisirent Talia par les bras et l’entraînèrent hors de la tente.

-Maximi ! Cria-t-elle.
-Talia !
-Félicitations général Maximi, vous avez localisé notre traître. Une chance que je passais par là.

Lança Brain avec un sourire chaleureux. Talia écarquilla les yeux, et finit par baisser la tête.

-Tu m’as manipulée… Fit-elle à Maximi, celui-ci allait s’insurger mais fut à nouveau coupé par le docteur.
-Emmenez-la ! Je statuerai sur son sort plus tard.

Il passa son bras autour de l’épaule de Maximi alors que Talia était traînée dehors.

-Maximi, je sais que ça doit être un choc…
-Docteur… Dites-moi la vérité… Est-ce que vous droguez notre gardien ?

Brain marqua un temps avant de répondre.

-…Je ne voulais le dire à personne, mais c’est vrai, sous la demande personnelle de celui-ci bien sûr, jamais je n’oserais faire une telle chose, mais ses douleurs sont devenues de plus en plus insoutenables au fil des semaines, et il voulait apparaître présentable devant les troupes.
-Je… Vois. Fit Maximi. Je… Je ne sais plus quoi penser.
-Maximi mon ami, je ne suis qu’un mobien, je ne sais pas où cette guerre va nous mener, mais après tout ce que tu as accompli, tu vas vraiment revenir en arrière ? Même si tu venais à t’arrêter crois-tu que le monde oublierait ton visage ? Si nous gagnons, tu passeras pour un lâche, si nous perdons le GUN voudra ta peau, et si tu les rejoins ils ne t’accepteront jamais comme un des leurs. Reste avec nous Maximi, reste avec les tiens, c’est nous ta famille.
-V… Vous avez sûrement raison docteur. Je vais essayer de me reprendre.

L’échidné lui tapa sur l’épaule et lui lança.

-C’est bien. Si jamais tu as le moindre doute, viens me voir, je suis prêt à en parler avec toi.

Des cris, des hurlements retentirent alors que la tour en elle-même tremblait de toute part sur ses fondations. Le scientifique faillit faire tomber son scalpel alors que son patient était toujours sous respiration artificielle. Il frappa des poings sur son bureau et se leva. C’était un petit homme courbé aux cheveux blancs éparpillés et au nez crochu, il ressemblait à une caricature de scientifique. Il se leva et avança jusqu’aux escaliers qui menaient aux étages supérieurs il frappa à la porte d’un bureau adjacent. Une voix séduisante lui lança.

-Entrez.

L’homme entra et se retrouva nez à nez avec une mobienne dragonne qui était en train de gérer une horde de scientifiques occupés à mener des expériences diverses, à travers la vitre on pouvait voir de nombreux cocons attachés à une espèce d’énorme machine couveuse.

-Professeur, mais quelle surprise. Lança-t-elle avec sarcasme.
-Ne me donnez donc pas de ça espèce de petite délurée ! Je croyais que vous vous étiez chargée de calmer le patient de la chambre 209 ?!
-Juste un léger retard, il sera bientôt à nouveau aussi doux qu’un agneau.

Une seconde secousse surpuissante se fit entendre alors qu’on hurlait depuis les profondeurs du complexe.

-Mes hommes sont en chemin, je ne peux pas les faire aller plus vite.
-Vous auriez du prendre de l’avance ! Vous me faites perdre du temps avec vos singeries ! Je suis un homme de science, moi, je fais un travail sérieux ! Je ne suis pas un animal sorti du zoo à qui on a donné une blouse !
-Vous avez de la chance que je sois honteusement bien payée, docteur Merrel, sinon je vous enfoncerais la langue dans la gorge pour moins que ça.
-Taisez-vous sombre idiote et écoutez-moi ! Vous avez peut-être réussi « on ne sait comment » à vous hisser là où vous êtes, mais vous n’aurez jamais aucun avancement si vous n’avez pas un minimum d’OR-GA-NI-SA-TION !

A chaque syllabe il frappa sur la table, les autres scientifiques, habitués à leurs disputes quotidiennes ne se souciaient plus d’eux.

-Mais peut-être que ça va mettre du temps à rentrer dans votre minuscule boite crânienne d’espèce sous-évoluée ?!
-Encore un mot Docteur Merrel, rien qu’un mot, et vous allez regretter d’être né. Finit par lancer la dragonne excédée.
-Merrel. Naviento. Assez.

Richard Malvenne pénétra dans le laboratoire et Merrel se précipita vers son patron.

-Monsieur Malvenne, vous êtes quelqu’un de raisonnable ! Pourquoi me faire travailler avec cette… Cette vulgaire charlatan d’hybride ?!
-Nous en avons déjà parlé Mr Merrel, nous n’allons pas nous étendre sur le sujet plus longtemps si vous le voulez bien. Où en êtes-vous ?
-10 000 nouveaux SSGM seront prêts dès ce soir. Ronchonna Merrel.
-Et leur armement est fin prêt monsieur Shnelles. Je veux dire, Malvenne. Acheva Ishtar Naviento sur un ton malveillant.

Ishtar Naviento, une mobienne particulièrement connue dans le domaine de l’armement et de la pharmaceutique, elle possédait sa société indépendante, la Walpurgis.Inc qui, bien que n’ayant pas été absorbée par la Shnelles, se retrouvait en déficit budgétaire. A coté d’elle le docteur Francis Merrel, 76 ans, imbuvable et acariâtre. C’était un génie de triste renom spécialiste de la biologie avancée et de la génétique, mais que la communauté scientifique considérait comme fou. Mais à aucun d’entre eux ne revenait l’exploit de la création du projet.

Les SSGM, soit Super Soldat Génétiquement Modifiés étaient à la base un projet de la Shnelles Corporation vieux d’une quarantaine d’année destiné à protéger les intérêts de la boite via une milice super entraînée de clones de combats. Le projet avait énormément évolué en même temps que la génétique de la planète et était tombée entre bien des mauvaises mains. Pendant le mandat de Winston, celui-ci avait réussi à se procurer les dossiers des opérations et les avait mis en lieu sûr. A présent ces dossiers ainsi que d’autre étaient dans les mains de ces deux génies de la technologie et de la génétique. Depuis la baie vitrée, on pouvait voir les scientifiques récupérer des hommes d’âges mûrs à peine sortis de leurs cocons et leur donner des vêtements militaires ainsi qu’une arme. Sur ces panoplies noires était gravé l’emblème du bataillon NEWMAN.

-Demain nous recevons une visite du président. Lança Richard Malvenne en ignorant le sarcasme d’Ishtar. Arrangez-vous pour que notre patient de la chambre souterraine ne fasse pas trop de grabuge.
-A ce propos. Commença Ishtar. Nous avons beau augmenter les doses il semblerait que les calmants ne fassent pas effet. Je n’ai jamais eu un « patient » tel que celui ci. Nous lui avons littéralement injecté en intraveineuse l’équivalent d’un camion de calmants pour éléphants et cela ne l’a fait dormir que pour trois heures. Il va falloir que vous preniez une décision, nous devons nous en débarrasser, si ça continue dans quelques jours il arrivera à se libérer malgré nos « soins ».
-Débrouillez-vous pour le garder en vie jusqu’à la visite du président, après quoi vous pourrez faire ce que vous en voudrez, il nous sera plus utile mort que vivant.

Malvenne salua les deux scientifiques et entreprit de sortir des laboratoires avant de remonter tranquillement les couloirs en sifflotant. Il passa devant de longues rangées de cages agencées sur les côtés. Dans les cages se trouvaient de nombreux mobiens qui semblaient désespérés, certains portaient de gros colliers de métal autour du cou ou des camisoles et d’autres se contentaient de pleurer en attendant que leur sort soit réglé. Remontant vers les étages supérieurs, il croisa bien de ces créatures aux réactions plus que variées : certains pleuraient, certains essayaient de le griffer ou de l’attraper à travers les barreaux, d’autres lui lançaient des regards noirs. Il s’arrêtait parfois quelques secondes pour regarder ce spectacle en souriant. C’était pour ça qu’il vivait, pour ce spectacle de domination. Tout était à sa place, les animaux derrière des barreaux, et les humains profitant de la visite. Arrivant vers la moitié de sa destination le sol trembla à nouveau et puis, plus rien. Remontant le couloir il tomba sur Alice qui était assise devant une cage et soupirait, elle se leva à l’arrivée de Richard.

-Alors ?
-Rien à faire, tout comme l’autre, son esprit est insaisissable, à la différence que ces animaux là ne sont pas dopés par la magie. Lança-t-elle en pointant les mobiens assis en tailleur, la tête haute dans leur cellule. Mes pouvoirs accrus n’y feront rien. Je n’ai jamais vu un être vivant avec une volonté comme la leur, c’est comme si mon esprit glissait sur eux.

Dans la cage, Scias, des menottes aux poignets, fermait les yeux et récitait en silence les sutras de la libération que lui avait enseigné son maître, ses yeux étaient rivés sur son esprit et nulle part ailleurs. Tel le maître zen qu’il était, son cerveau était comme le roseau qui ployait sous la tempête mais ne se fendait pas. A coté de lui sous ses conseils, Taoshymiru était également assis en tailleur et méditait tranquillement au milieu de la forteresse. Tous les deux psalmodiaient en silence pour se dégager de l’influence de la femme. La princesse avait passé tout son après midi à essayer de faire de ces deux mobiens des gardes du corps dociles, mais aucun n’avait cédé à sa torture mentale.

Scias et Taoshymiru par MOT

-Essaie tant que tu le peux, si tu arrives à les dominer je pense que cela surprendra agréablement Auguste.
-…Comme vous voulez.

La princesse saisit un des bâtons électrifiés qui servaient à maîtriser les mobiens qu’ils sortaient des cages et l’alluma et s’en servit pour frapper les deux mobiens. Richard continua à avancer dans le complexe sous leurs hurlements. Kanna se colla contre le mur quand il passa pour ne pas qu’il la remarque. Ils avaient été séparés, Bruiser et Nitro, bien plus dangereux qu’elle, avaient été emmenés dans une autre cellule, elle se sentait seule, triste et abandonnée de tous dans cette grande cellule. Elle se colla contre le mur de la prison pour se faire discrète. A travers celui-ci elle entendit les pleurs de son voisin. Il pleurait beaucoup, bien qu’elle ignorât qui il était, elle lui lança avec un ton maternel.
-Ssh… Tout va bien se passer.
Bien qu’elle n’y croyait pas tellement et que le désespoir commençait à lui remonter à travers la gorge.

Malvenne monta jusqu’à son bureau et en poussa la porte avant d’observer les deux spectacles qui faisaient office de paysage, d’un coté une grande baie vitrée donnant vers la marée s’écrasant sur le récif, le second était son poste de télévision qui donnait sur tout le complexe.

C’était Prison Island, sur Metal Harbor, la grande prison des fédérations unies, une prison gouvernementale censée être vide et où se déroulaient toutes les opérations de Winston. Celui-ci alluma la télévision et regarda les chaînes de la vidéosurveillance, dans la chambre 209 le patient était à présent inerte, endormi pour un court moment dans le cachot le plus bas de la prison. D’une pression la télécommande ordonna à la télévision de passer à la salle de sécurité souterraine, au milieu de nombreux lasers, retenu par des chaînes se trouvait un énorme tube rempli de liquide, celui-ci servait visiblement à alimenter les SSGM en énergie pour leur permettre de naître. Le mobien inconscient respirait grâce à un masque. D’un clic il vira directement à la salle de sécurité supérieure et laissa la station allumée. Entourée de chaînes, elle brillait là, tel un phare de lumière dont il ne pouvait pas se lasser, il sortit ses papiers et commença à les remplir, les yeux rivés sur son trophée.

Au milieu de la salle, l’émeraude mère enchaînée avait pris une teinte violette.

Le forum RPG All Over Mobius : avec les partenaires sur la page principale de PSo :).

Le Deviantart du forum où sont réunis les arts de tous les artistes : http://mobiusmembers.deviantart.com/

Des questions ? Des Feedbacks ou commentaires ? Déposez les sur le topic MOBIUS UNLEASHED sur le forum de PSo : http://www.planete-sonic.com/forum/index.php/topic,4857.0.html.



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