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MOBIUS UNLEASHED Chapitre XI

Publié par Viper Dragoon le 16 septembre 2009

Le train de la résistance est en partance vers Prison Island, Magnum et les mercenaires s’infiltrent parmi les défenses pendant qu’une alchimiste et un "chasseur de trésor" piratent les ordinateurs principaux, loin de se douter que parmi eux se trouvent... Un terrible mexicain.



White déguisé habilement en mexicain pour s’infiltrer dans la roquette
(Cliquez sur l’image pour la musique d’ambiance du chapitre)
Art par KANNA

La Roquette

-Ici l’aéroport de Central City, à vous.
-Ici Cargo-prison, code d’atterrissage 9-W-9-7-P.
-Code positif, vous atterrirez sur la piste 5.
-Bien reçu.

Acheva le fumeur alors que d’une balle dans la tête il éliminait le dernier garde vivant d’un geste négligeant. Il avait servi à ça après tout. Il n’avait maintenant plus aucune utilité, après quoi il se concentra à nouveau sur le guidon.

-Je ne cautionne pas de telles méthodes. Lança Linamarina dans sa camisole de force détachée.
-C’était le moyen le plus rapide de s’assurer qu’il ne parlerait pas. Répliqua Fumeur.
-Nous aurions pu le laisser au fond de la cale, inconscient et ligoté. Fit Lina alors que X prenait le corps et ouvrait la porte de l’avion pour le balancer par dessus bord.
-Vous êtes adorable. Répliqua simplement le fumeur.
-Oh elle est mignonne, t’fais la tronche poupée ? Lança X en lui posant la main sur l’épaule. En un éclair, Lina tira sur sa main et lui flanqua en coup de coude en plein menton, la montagne qu’était X se redressa comme de rien n’était en rigolant, s’essuyant un peu de sang coulant de sa lèvre.
-Mignonne mais farouche la donzelle.

Dans le cockpit, les mercenaires faisaient un dernier briefing avant le débarquement. Loki était en train d’affûter son arsenal de couteaux en silence dans un coin. Mr.Magnum nettoyait son Magnum avec attention, toujours dans son costume cravate impeccable. X lui paradait un peu partout entre la soute aux prisonniers et tapait la causette à tous les gens qu’il trouvait, le Fumeur s’occupait de conduire l’avion en silence en écrasant sa vingtième cigarette sur le tableau de bord. L’atterrissage se déroula sans problème et Magnum sortit de celui-ci accompagné des prisonniers, menottés et ligotés comme convenu. Il avança et repéra le panier à salade censé les conduire en prison, il s’approcha de l’homme et lança.

-Agent fédéral Magnum, moi et mes hommes allons prendre la suite des opérations en main.

Lança Magnum en présentant sa carte du GUN. Les soldats se mirent au garde à vous et abandonnèrent le wagon dans lequel les prisonniers allaient être conduits à Prison Island. Le mercenaire monta à l’avant accompagné du Fumeur et X se chargea de rester à l’arrière avec les autres mobiens. Ils étaient sortis de l’aéroport il y a quelques minutes. Magnum et X s’étaient fait passés pour l’escorte, Lina et les autres étaient les prisonniers. Quant au Fumeur il était sorti en tant que pilote et avait attiré un agent dans un coin sombre pour finalement ressortir de celui-ci déguisé en soldat.

-Jusqu’où s’étend ton influence au juste ? Demanda le Fumeur à Magnum qui eut un sourire.
-Bosser à mi-temps pour le gouvernement, ça aide. On me laisse carte blanche quand je viens les voir, je suis pas en service normalement, mais il suffit de mettre le pouce sur le « agent honoraire » en bas de la carte, et personne ne te pose de questions.
-Je vois.
-Ous’qu’on va maintenant ? Demanda X à l’arrière.
-On se débarrasse de la cargaison en premier.
-Tu ne tueras personne d’autre Fumeur ! Cria Lina. Assez de cette boucherie inutile.

L’homme soupira.

-Déchargeons-les au coin d’une rue alors.

Le camion s’arrêta à peine un pâté de maison plus loin, Lina lança aux mobiens qui avaient ôté leurs camisoles de force et se retrouvaient en costume standard de bagnards.

-Ecoutez-moi ! D’ici deux pâtés de maisons se trouve une planque, dites que c’est Lina qui vous envoie et ils vous laisseront rentrer. Evitez de vous faire chopper par les militaires et tout ira bien.

Les mobiens remercièrent Lina et quittèrent le wagon tandis qu’il ne restait plus derrière eux que Kneemerls.

-Allez du vent tu es libre ! Lança Lina au chat.
-Euuuh…
-Qu’esse tu veux le chat botté ? Demanda X.
-Voilà, je suis pas un ingrat, et j’aimerais vous renvoyer l’ascenseur, alors si y’a quoi que ce soit que je puisse faire, dites le moi hein !
-Genre ! Lança X en se tournant vers mobien, le toisant de sa grande taille et de ses grands muscles.
-T’as vu ces biscotos gamin ? C’est pas du cervelas, t’es ptêt un chouette poteau j’te l’accorde, mais si tu sais rien faire y’a pas moyen que tu zones avec nous c’est compris ? Alors montre moi ce que tu sais faire on en rediscute !
-C’est à toi ça ?

Lança Kneemerls en lui tendant une ceinture, X regarda son pantalon et celui-ci se mit a tomber dangereusement pour dévoiler un caleçon buzz l’éclair qu’il remonta bien vite.

-Ok ça roule tu peux venir. Lui répondit X alors que Kneemerls souriait de toutes ses dents.
-Et après ? Demanda Loki.
-Nous allons ensuite à la planque de la Tolliver, récupérer de l’armement. Fit le Fumeur
-Ca m’plait bien ça ! Lança X en souriant alors qu’ils remettaient les bouts. Linamarina posa une main sur l’épaule du Fumeur.
-C’est sympa d’avoir surmonté ta psychose de l’effacement de preuves pour moi mon vieux. Je n’apprécie pas tes méthodes, mais je vois que tu sais bosser en équipe, et c’est tout ce qui compte.

Le Fumeur plongea sa cigarette dans l’allume cigare du fourgon alors qu’une violente explosion retentissait, derrière eux l’aéroport était en flammes. L’homme à la cigarette prit une inspiration alors que la main de Lina se crispait sur son épaule.

-Toutes mes excuses. Fit-il en souriant.

-Nom nom nom nom…

Mâchouillait Aphrodite dont le fauteil était adossé à la carcasse d’un train, une barquette de frites en main. Il fallait avouer que Lower Ranger ajoutait un gros plus à ses forces : enfin un mec qui savait faire des frites. Pas trop tôt. Il en avait distribué une plâtrée à toute la première unité alors qu’il s’occupait de bricoler le train. Aphrodite plongea une énorme frite dans la mayonnaise et se mit à la manger sans complexe. Goddamit, à quoi ça servait d’être un personnage de fiction si on devait se limiter sur la bouffe ? Elle ne grossirait JAMAIS ! Ou alors ça lui tomberait là où il faut hé hé hé. Quoi que, d’un point de vue réaliste, elle pouvait plus marcher. Ce handicap allait être un peu comme une grossesse, elle allait prendre des kilos. C’était bien pour ça qu’elle n’aurait pas d’enfant tiens, plutôt crever que de perdre sa taille de guêpe.

-Alors ? On en est où ? Demanda-t-elle.

-^o^ J’ai bientôt fini, ô ma reine !
-Spas trop tôt bordel d’merde !

Ca faisait depuis tard le soir qu’ils étaient là, et maintenant on était dans le petit matin. Bientôt s’ils restaient plus longtemps leur rassemblement allait être plus que suspect. Elle fit signe à Rude de la pousser jusqu’au train. Le gros de l’armée avait abandonné son camp pour mener cette bataille, ils n’étaient pas à l’abri d’un bombardement là où ils étaient, alors ils avaient décidé de bouger pour prendre totalement contrôle de l’endroit où ils voulaient aller, car ils étaient bien plus nombreux que les troupes positionnées à cet endroit précis. Assis de l’autre coté de la locomotive, Theorem essayait de réconforter Maximi.

-Maximi.
-Je ne sais pas si ce qu’elle disait était la vérité, ou non, je me sens coupable, si tu savais…

Theorem prit une inspiration. Il était loin d’être la meilleure personne à qui s’adresser maintenant… Il n’avait toujours pas revu Kuamy depuis ces trois semaines. Et il s’en inquiétait grandement.

-Je n’ai pas de solution miracle… Tout ce que je peux te dire, c’est d’attendre et d’espérer.
-Messieurs.

Brain venait d’arriver avec le reste des troupes accompagné par le gardien qui marchait à ses cotés, une grande première, il semblait plutôt en forme pour une fois.

-Vous allez mieux ? Demanda Theorem avec espoir.
-Oui, je vais tenter de vous aider aujourd’hui, bien que je ne sois pas encore revenu au niveau que j’avais, je pense pouvoir être utile. Répondit Knuckles.
-Démonika ! Cria Brain. Aphrodite et sa barquette de frite se tournèrent vers Brain, elle lui lança avec la bouche pleine.
-Kuwa ? !
-Quand pourrons-nous partir ? !

-^O^ Maintenant !
Brain et les soldats se retournèrent vers l’olibrius déguisé en power ranger d’opérette, Aphrodite lui tapa dans le dos.
-C’est bon, il est avec nous.

-O^O Je vous suivrai jusqu’en enfer ! Déesse du Karaoké !
-Pardon ? Lança Brain, déstabilisé.
-Essayez pas de comprendre. Répliqua Aphrodite avant de regarder le travail de Lower Ranger. Celui-ci avait custom la locomotive avec des dents de requins et des yeux méchants, et c’était plus ou moins tout. Ils auraient pu partir bien avant, mais ça aurait été moins cool qu’avec une tête de requin.

-Voici le plus puissant de tous les trains de Mobius !! O^O La Chouquette !
-C’est nul. Répondit Aphrodite.

- O__o La Barquette ?
-Toujours nul.

- O__ La Roquette alors ?
-Déjà mieux.

-^o^ Je savais que choisir le nom de la femme du Roquet serait charismatique !
-Laissez-moi vous résumer l’opération. Lança Brain avec un peu plus de sérieux. Grâce aux Wagons que nos soldats ont agencés nous allons créer deux locomotives, la première contiendra la première force de frappe dans laquelle se trouveront nos généraux, la seconde contiendra les renforts, dans laquelle je prendrais place en compagnie du gardien. Chaque locomotive contiendra environ 500 hommes, avec deux passages, nous devrions pouvoir nettoyer le terrain pour permettre au reste de nos troupes de nous suivre. Je vous rappelle le but de notre excursion : nous allons entrer dans Prison Island et rallier les mobiens prisonniers à notre cause. Comme tous les accès sont bloqués à l’exception de celui du train, et comme nul n’attend de nous voir arriver par un tel moyen, c’est comme ça que nous procéderons.

-^o^ La Roquette sera alors suivie de sa petite sœur, la Chouquette !
-Tu y tenais à ce nom. Lança Aphrodite avec sarcasme. Allez, on attend les derniers arrivants et on monte à bord.
-Mauvaise nouvelle. Ceera venait d’apparaître, essoufflé dans la gare. White s’est enfui !

Le regard d’Aphrodite se fronça pendant quelques secondes avant de hausser les épaules.

-Il peut rien faire contre nous au point où nous en sommes.


Trente fusils de combat se pointèrent simultanément sur la poitrine d’X quand il ouvrit la porte de la planque d’un coup de pied, envoyant la porte valdinguer en bas de l’escalier. Il lança avec un sourire aux lèvres.

-Du calme les copains, c’est moi, j’amène des amis.

Les hommes de la Tolliver baissèrent leurs armes avec méfiance alors qu’un des hommes partait chercher le patron. En attendant, X invita ses compagnons à entrer.

-C’est ici que vous entreposez les armes.

Déclara le Fumeur qui les avait guidés jusqu’ici. L’homme regarda son paquet de cigarettes. Vide. Il s’en débarrassa et se mit en tête d’aller emprunter une cigarette à un des hommes en stationnement. La porte du fond s’ouvrit à la volée, devant eux un grand gaillard aux cheveux blonds et à l’allure patibulaire, sa mâchoire prononcée lui donnait un air de bulldog et sa démarche n’inspirait rien de bon, il bouscula X en le poussant avant de l’attraper par le col, celui ci se laissa faire et ne se départit pas de son sourire.

-Où tu étais espèce de traitre ? Demanda Geese Howard.
-Oh tu sais, à droite, à gauche…

Lança X alors qu’il récupérait le cigare dans la bouche du sportif et le mettait dans sa bouche. Geese Howard avait été un sportif talentueux il y a quelques années de ça, mais maintenant il était connu comme le chef de guerre et le patron le plus féroce de la Tolliver. X inspira un peu et cracha la fumée dans la figure de Tolliver qui lui assena une droite magistrale, qu’X réceptionna au creux de sa main.

-Je vais t’exploser la tronche.
-T’es mignon mais t’es un tout ptit breton Howard, me casse pas les couilles. Moi et mes potes on va trouver Winston et lui régler son compte, comme stipulé avec le grand patron, t’as envie de te mettre le grand patron à dos mon ptit Howard ?
-C’est pas bête ce que tu dis, t’es déjà assez dans la merde pour nous avoir lâchés, j’vais juste attendre et savourer.

L’homme relâcha X et le balança en arrière, celui-ci atterrit sur son postérieur sans broncher.

-C’est une jolie collection que vous avez là.

Les fusils se tournèrent vers Magnum alors qu’il était en train d’armer un fusil mitrailleur des forces spéciales.

-Mais ça ne suffira pas à descendre le président si nous n’avons pas un plan pour infiltrer le White Hall.
-Descendre ? Lança Lina, personne ne descendra personne !
-On va trainer Winston devant les tribunaux. Et ça s’arrêtera là. Répliqua Loki.
-Vous êtes bien naïf, ça nous empêchera pas de le faire tuer en prison. Lança Howard en haussant les épaules. Mais après tout pourquoi pas. On a le président sur écoute depuis des semaines. Et aujourd’hui il n’est pas chez lui, il est en visite officieuse sur Prison Island.
-Prison Island ? C’est là que j’allais être transférée. Fit Lina en réfléchissant.
-Prison Island ? Répliqua Kneemerls. Ah non, si je vous suis c’est pas pour retourner en prison !
-Personne ne t’a demandé de nous suivre. Lança le Fumeur alors qu’il allumait sa cigarette.
-Je crois que j’ai un plan. Lança Lina. Mais il va me falloir le support de vos hommes, Howard.

Le boxeur sourit.

-Ca semble bien plus excitant que d’avoir à garder ces armes toute la journée, allez-y, servez-vous, vous êtes de la maison de toute façon. Et toi la rouquine, explique-moi ce que tu veux dire par là.
-Wouhouhou ! Lança Magnum en décrochant un bazooka d’un établi. Je me sens comme un gamin dans un magasin de jouets.

-Je peux savoir pourquoi tu es venue ? Demanda Mot en rampant dans le conduit d’aération.
-…
-Bah, j’ai pas besoin que tu m’en dises plus, mais ça doit être plutôt important si tu as pris la peine de venir aussi loin. C’est l’endroit le plus gardé de tout Central City.

Karma et Mot dans les conduits d’aération par MOT

Les deux échidnés procédaient à une avancée délicate dans le conduit d’aération, mais leur route était rapidement bloquée, après tout, l’infiltration par les conduits d’aération était un classique tellement célèbre qu’il était impossible qu’ils n’aient pas prévu le coup, quand le passage n’était pas bloqué par des pâles qui ventilaient l’air, des rayons infrarouges étaient mis en place pour empêcher l’échidné d’aller plus loin. Ils n’avaient pas trente-six solutions. Ils se retrouvaient bloqués après à peine quelques mètres.

-Je crois que c’est pas un bon endroit pour entrer ici. Mieux vaut sortir et…
-Je viens sauver un enfant. Un enfant sous ma protection.
-Même des gosses hein… Lança Mot avec un air sombre. Je savais qu’il y avait les détenus les plus dangereux de mobius ici, mais je ne m’attendais pas à une telle sécurité… Il doit y avoir quelque chose de plus, allez, recule maintenant, on va trouver un autre pass…

Alors qu’il parlait Karma avait sorti une fiole de sa besace et l’avait fait couler sur une des grilles de ventilations, les pâles de celles-ci se rigidifièrent et se mirent à geler, et d’un coup de poing elle brisa la pâle, débloquant un passage.

-Il fallait me le dire tout de suite que tu avais la clef. Lança Mot en plaisantant avant de passer devant, Karma s’apprêtait à le suivre quand elle se tint soudainement le ventre, prise de faiblesse.
-Est-ce que ça va ?
-Ne t’occupe pas de moi, avance.
-Dis pas de bêtises ! On est tous les deux dans la même galère, si je t’abandonne derrière tu risques de me faire repérer !

Le voleur saisit l’échidnée par le bras et la tira un peu derrière lui, c’est une Karma transpirante et plutôt faible qui le rejoignit.

-Tu es malade ?
-En quelque sorte.
-Et tu tentes quand même de venir sauver ton fils ?
-Ce n’est pas mon fils… Mais c’est tout comme. Répondit Karma. Alors que finalement ils voyaient une grille qui déboulait quelque part, dans un laboratoire visiblement, mais il y avait bien trop de gens pour qu’ils osent descendre.
-Et toi, pourquoi est-ce que tu es là ?
-Tu ne reconnais pas le signe sur mon front ? L’ARM ?
-Non. Répondit-elle en toute honnêteté, elle avait eu très peu de temps et bien assez peu d’énergie pour se concentrer sur l’actualité.
-Eh bien, je suis un homme qu’on envoie en première ligne faire un peu de repérage, un éclaireur, pour la gloire de l’armée révolutionnaire.
-Un espion quoi.
-Tout de suite les termes péjoratifs, je suis un éclaireur, pas un espion. Je repère les lieux, et j’en informe mes supérieurs.
-Comme un espion quoi. Trancha Karma. Mot soupira.
-Quoi qu’il en soit, je suis juste là pour désactiver les défenses, mais comme ça nécessite trouver le terminal central, peut-être qu’on pourra en profiter pour demander à l’ordinateur où se trouve le marmot que tu es venu secourir non ?
-D’accord.

Plus loin dans la prison.

-Tu es un prince ? Lança Kanna avec surprise.
-Oui, j’ignore pourquoi mais je me suis réveillé ici. Tout ce dont je me souviens, c’est qu’un échidné m’a attaqué. Après ça tout est noir. J’étais venu signer un traité pour aider les fédérations unies et les rebelles à régler leurs problème de manière pacifique et…

Les images de Noval le poignardant revinrent en tête du prince qui répondit.

-J’aurais du mourir, ce jour là.
-Mais pourtant, tu es bien vivant, malgré ce que ce scientifique a dit.
-C’est vrai, et je suis en pleine forme. Lança Zackiel tandis qu’il faisait les cent pas dans sa cellule. Il revint vers Kanna et prit sa patte entre ses mains. Sans toi je ne sais pas si ça aurait été possible
-Je… Je n’ai rien fait. C’est ma voisine qui a tout…
Le hérisson se palpa soudain le torse et se mit à paniquer.
-Le pendentif. Où est-il ?
-Quoi ? Demanda Kanna. Zackiel posa les mains sur ses épaules.
-J’avais un pendentif sur moi, je le porte toujours, c’est un héritage de notre famille depuis des générations.
-Je n’ai rien vu, tu es arrivé ici dans cet état et…
-Ecoutez-moi…

Ladite voisine venait apparemment de reprendre connaissance celle-ci lança d’une voix faible.

-Ecoutez-moi, j’ai un plan, mais pour ça tout le monde doit ignorer que tu es encore vivant, prince. Arrête de bouger et fait le mort, les gardes arriveront et ils seront bien obligés de sortir ton corps… Et à ce moment là…

Kanna et Zackiel regardèrent l’extérieur des barreaux. C’était leur seul chance.

-Je vais m’appliquer, lança le prince.

Dans les hauteurs de la tour de Prison Island.

-Superbe. Je dois vous avouer Richard, la savoir en notre possession me rassurait déjà, mais j’étais impatient de la voir.

Auguste Winston avança vers la Master Emerald qui irradiait la pièce de sa lumière violette tel un néon. Si le toit n’avait pas été complètement fermé sur l’extérieur, la lumière qu’elle irradiait aurait pu être vue à des kilomètres. Il portait d’ailleurs des lunettes de soleil, alors que les passerelles de métal avançaient vers la plateforme soutenant l’énorme pierre de deux mètres de diamètre et que celle-ci brillait comme jamais. Winston se tourna vers Merrel.

-Vous êtes sûr que c’est sans danger ?
-Aucun danger ! Mais si vous touchez la pierre, PAF !
-Paf ?

Merrel sourit et avança jusqu’à un des NEWMAN, d’une impulsion il le poussa sur l’émeraude mère, il y eut un flash aveuglant et l’homme fut réduit à un petit tas de cendres

-Paf. Répondit-il.
-Pas besoin d’être aussi démonstratif. Répliqua Winston sur un ton plus froid alors qu’il se tournait vers sa secrétaire et son garde du corps. Qu’en dites-vous messieurs dames ?
-Impressionnant, avec une telle puissance nous pourrons produire des surhommes capables de rivaliser sans problème avec les mobiens. Ils ne pourront plus rien contre nous.
-J’ai déjà vu des boules à facette plus grosses. Répondit le Chevalier noir avec son habituel sarcasme.
-Allons allons. Lança Richard en posant une main sur l’épaule de l’homme costumé en souriant. Je croyais que vous aimiez les joyaux messire ?

Le chevalier regarda un moment Richard qui faisait référence aux Chaos Emerald qu’il avait réunies il y avait trois ans de ça et qui lui avaient fait perdre la raison. Le masque le fixa avec tension et finalement se dispensa de commentaires.

-D’ailleurs où se trouve notre invité ? Demanda Winston.
-Il est en train de vérifier la salle de conditionnement au sous sol, il nous rejoindra dès que possible.


-Qu’est-ce que tu fabriques ? Demanda Tank à Inari en se tournant vers la lapine qui remplissait un gros sac.
-Inari se disait qu’après la mission on pourrait partir faire un pique-nique !
-Ha ha ha, t’es mignonne, mais on va déjà essayer de faire ça bien d’accord ? Le docteur n’aimerait pas qu’on bâcle le travail.

Les deux gradés se trouvaient dans la salle de commande du Tank Roger, des pawns étaient affairés à droite comme à gauche, l’un d’entre eux lança au robot massif en se mettant au garde à vous.

-Amiral, nous devrions arriver à Central City d’ici trois heures.
-Excellent petit soldat, va aider tes amis maintenant.

Tank se dirigea vers son armoire en sifflotant. A l’intérieur se trouvait une quantité faramineuse d’armes en tout genre dont il se chargea : un couteau à la cheville, un énorme nunchaku sur l’épaule, un poing américain dardé de pics et recouvert de plaqué or… Une fois qu’il eut fait ses emplettes, il se dirigea vers une seconde armoire dans laquelle était entreposée tout un stock de cornes ainsi que des cravates dans une boite à chaussure. Il se tourna vers la lapine et lui lança.

-Laquelle me va le mieux ? Celle à pois ou celle avec des crânes ?
-Celle avec les têtes de lapin ! Lança Inari.
-Oh, mais tu choisis tout le temps celle là ! J’aimerais bien en mettre une autre de temps en temps !
-Hmmmmm… Celle avec les crânes alors !
-Vendu !
-Pourquoi est-ce que tu te fais aussi coquet ?
-Ce n’est pas tout de conquérir des pays, on représente le docteur, il faut avoir du chic et de la prestance en toutes occasions.
-Oooh…. Inari aimerait tellement que le docteur lui fasse d’autres vêtements que cette tenue rouge.

La lapine tâta un peu sa tenue moulante rouge qui épousait les formes de son corps. Le docteur la lui avait faite pour qu’elle résiste aux acides que sécrétaient sa peau et qui, normalement, consumaient ses vêtements dès qu’elle activait son pouvoir. Elle aurait aimé quelque chose de mieux, comme une jolie robe par exemple. Elle lui demanderait quand ils se reverraient. Le docteur était très occupé dernièrement à superviser la construction d’Eggmanland sur son continent, le parc d’attraction mortel attendait Sonic avec impatience. Tank vissa sur son crâne de jolies cornes blanches qui partaient vers le haut et saisit un marteau de guerre adapté à sa taille dans son armoire.

-Décidément, les Métal Sonic ne sont plus ce qu’ils étaient. Obligé d’aller faire le travail soi-même
-Ca veut dire quoi, « En maintenance » ?
-Hein ? Pourquoi tu me demandes ça ?
-Ben, c’était ce qu’il y avait marqué sur les grands ordinateurs quand on a commandé les jolies capsules.

Tank marqua une pause, un peu de sueur commença à dégouliner depuis son crâne. Hm. Si le docteur apprenait qu’ils avaient utilisé des robots en mauvais état pour attaquer les fédérations… Mais en même temps, cela expliquait leur manque de punch sur le coup.

-Bien, Inari, pas un mot au docteur d’accord ? Après la dérouillée que le bataillon S s’est prise, il vaut mieux qu’il ne sache pas qu’on les a utilisés.
-Euh, d’accord.
Tank s’approcha de la fenêtre et regarda les nuages filer sous sa vitre. Bientôt ils allaient arriver à Central City. Une fois que l’empire principal humain serait tombé, leur maître n’aurait aucun mal à ignorer Sonic et s’établir là-bas. Ca allait être le coup du siècle. S’il n’était pas promu après ça… Enfin il était difficile d’aller plus haut qu’Amiral.

Attend-nous Mobius, l’Eggman Army n’a pas dit son dernier mot.

-Halte ! Déclinez votre identité s’il vous plait.
-Agent fédéral Magnum, répéta Mr.Magnum, j’apporte un nouveau lot de prisonniers.

Répondit Magnum sur le siège passager au soldat qui gardait l’accès des bateaux. Au loin, Prison Island se dressait, perdue dans le brouillard. Ils se trouvaient au port militaire où plusieurs dizaines de bateaux faisaient l’aller-retour avec l’île de la prison, de ces bateaux des centaines de soldats sortaient régulièrement au pas de marche, dans une cadence impeccable qui ne souffrait d’aucun retardataire, ce qui fit plisser les yeux du mercenaire… Etrange. Sur le siège du conducteur le pilote fumait sa cigarette, sa casquette rabattue sur son visage, il passait inaperçu. Le camion était arrêté le temps de l’inspection. Le soldat se mit au garde-à-vous.

-Nous devons inspecter votre cargaison avant que vous ne puissez passer monsieur !
-D’accord, d’accord, mais laissez moi venir avec vous, ce sont de sacrés rascals que tenez là sergent, et j’espère bien qu’ils resteront derrière les barreaux.

Le soldat et le mercenaire au costume noir passèrent à l’arrière et le soldat ouvrit la porte, à l’intérieur un soldat qui était assis au fond du fourgon, tandis que ses bancs étaient remplis d’humains à l’allure patibulaire à l’unique exception de Kneemerls, le soldat se retourna vers Magnum.

-Il doit y avoir une erreur ! Prison Island est une prison pour les mobiens représentant un danger pour nos citoyens !
-Et ?
-Et votre cargaison est presque entièrement composée d’humains !

Magnum saisit le soldat par le col et lui lança.

-D’humains ?! Vous appelez ça des humains ?! Moi j’appelle ça des monstres ! Regardez bien !

Fit-il en tendant le doigt vers le grand blond à l’épaisse musculature.

-Geese Howard ! Considéré comme le N°3 du réseau Tolliver, un homme capable de vaincre une cinquantaine de soldats surentrainés à mains nues et de les déchirer comme des feuilles de papier en utilisant seulement ses auriculaires !

Pour toute réponse Howard balança un sourire inquiétant au soldat alors que Magnum enchainait.

-Linamarina Makinaskova, ancienne agente des services secrets, connaît 70 manières différentes de tuer un homme à mains nues de 147 autres à l’aide d’une serviette de bain, une tueuse froide et insensible connue pour sa discrétion et sa fiabilité.

Lina décocha un regard farouche au soldat alors qu’elle semblait prête à rugir et bondir sur lui

-Billy Kane l’arracheur de dents de Station Square, Tony Vorcetti de la mafia de Genosha, Le…

Il regarda Kneemerls un moment alors que celui-ci prenait son air le plus antipathique.

-Le… Le chat botté ! Espion international tellement discret que personne ne l’a jamais vu ! Cruel, très cruel !
-Meeeooowr ! Lança Kneemerls en montrant ses dents.
-Avec des criminels d’une telle carrure, comment… Magnum saisit le soldat avec les deux mains. Comment voulez-vous que nous les enfermions dans des prisons humaines ? Vous voulez vraiment les laisser provoquer une révolte et que tous les voyous que le gouvernement a mis sous les verrous s’échappent ? Mais par tous les saints vous êtes fou à lier ! Fou à l…
-Ca va, ça va ! Cria le soldat en se dégageant. Vous pouvez passer !

Magnum remonta à l’avant alors que le Fumeur démarrait et montait à bord du bateau de transport, il détacha un peu sa cravate tandis que le fumeur lui lançait.

-Très joli coup.
-Merci. Répondit le mercenaire avant de taper sur la cloison. Nous sommes hors de portée vous autres !
-C’est bon les gars. Relaya X.

A ce signal les mafiosi sortirent des renfoncements du camion et de sous les bancs de fer les armes qu’ils avaient emmenés avec eux et se mirent à monter tout en les revérifiant une dernière fois.

-Je crois pas t’avoir donné l’autorisation de prendre ça le Mobien. Lança Howardà Kneemerls qui astiquait un automatique.
-Oh, disons que je me sers parfois sans trop demander la permissiOOOON !

Geese avait saisi le chat par les pieds et s’était mis à le secouer dans le van, faisant tomber diverses grenades de ses poches, deux uzis, des couteaux de combat de commandos, quatre portefeuilles, deux Rolex en or dont une gravée aux initiales de Geese Howard, ainsi qu’une quantité faramineuse de bagues en or et en argent, la plupart des pistolets se braquèrent sous le nez du chat.

_-Qu’est-ce que tu as à dire pour ta défense ?
-Euh… Quoi que je dise vous allez me tuer de toute façon ?
-C’est bien. Butez-le les mecs.
-Personne ne butera personne ! S’interposa Lina. On a besoin de toutes nos forces pour renverser Prison Island, si Winston est en visite dans cette île la sécurité doit être au top niveau ! Vous remettez vos petites querelles puériles à plus tard !
-Elle a raison, lança Magnum depuis l’avant du fourgon. Donnez-lui ses armes. Et maintenant plus un mot !

Lança-t-il alors que la barge évoluait sur les eaux.


-En avant Roquette ! Cria Aphrodite alors que les roues du train se mettaient à tourner sur elles-même à toute vitesse, prenant de la vitesse sur la piste de rail alors que les échidnés autour de celui-ci voyaient la vieille locomotive cracher un gros nuage de fumée dans les airs.

- O^O Les moteurs sont à fond ô ma reine ! Tenez ! Attrapez ! Lança Lower Ranger sur le quai alors qu’il balançait une télécommande à Aphrodite.

-Utilisez ça quand vous voudrez aller à pleine vitesse !
-Démonika ! Cria Brain. Nous vous rejoindrons d’ici une heure ! Essayez de nettoyer les lieux en attendant !
-Tu l’as dit bouffi ! Répliqua le général des ténèbres avant de tirer le frein à main. Trois, deux, un, GO !

D’un coup sec la locomotive sauta sur les rails et se mit à vrombir à pleine puissance sur les rails. Grâce à l’ancienne ligne relayant Prison Island à Central City, ils allaient surprendre tout le monde en déboulant droit dans les lignes ennemies. Aphrodite se tourna vers la fenêtre.

-Maximi ! Tout va bien ?!

A l’avant du train, assis sur le nez du requin, Maximi écartait les deux bras pour repousser le vent sur les cotés de la locomotive, accélérant sa vitesse de pointe. Derrière lui son manteau de plume claquait au vent alors que sa lance levée en l’air semblait guider la tête de la roquette vers l’avant. Maximi essayait de se concentrer sur sa tâche un maximum, mais la voix de Talia au fond de sa tête l’empêchait de penser à ce qu’il devait faire, complètement confus, il ne répondit pas à l’appel d’Aphrodite avant une seconde sommation.

-Ah, oui. Je maitrise la situation.

Fit-il d’une voix négligente. L’héritière lui lança un regard perplexe. Elle savait que Maximi avait quelques problèmes d’ordre psychologique, mais elle avait refusé de les écouter au moment où elle aurait pu… En même temps quelle idée de raconter sa vie au beau milieu d’une mission… Mais s’il devait être comme ça pendant toute la durée des combats il valait mieux qu’il se prenne une balle dans la tête dès maintenant. Aphrodite fit alors ce qu’elle savait faire le mieux pour réconforter les gens : leur gueuler dessus.

-Allez remue toi Maximi ! Oublie pas pour quoi on se bat ! T’es quoi ?! Une tarlouze ? Botte-toi le cul et reprend des esprits, si tu marches pas tu vas crever, alors vaut mieux pour toi que tu oublies ce qui te fout en boule et que tu renvoies cette amertume sur tes ennemis, ou sinon on est dans une merde noire ! Sors de ta connerie et concentre toi sur ta mission sacré nom d’un chien !

Theorem posa sa main sur l’épaule d’Aphrodite et lui lança avec un ton plat.

-Ca suffit, ce n’est pas comme ça que tu vas l’aider.
-C’est moi qui donne les ordres ici !

Cria Aphrodite à Theorem. Les deux échidnés se firent face. Il y avait un moment qu’ils n’avaient pas été confrontés ainsi. Theorem et Aphrodite étaient de vieux amis, mais elle avait fini par tourner le dos à Theorem pour la même raison que celle pour laquelle elle remuait Maximi : parce qu’il était incapable d’affronter les problèmes comme un homme. Aphrodite avait une idée bien précise de la façon dont un échidné devait vivre, avec fierté, panache, et jamais, jamais n’avouer sa faiblesse à personne. Et elle vivait selon ces idéaux et s’efforçait de guider l’armée vers l’avant grâce à sa hargne. D’un geste plein de colère elle repoussa la main de Theorem et lui lança un regard sans équivoque qui voulait signifier : « Si toi tu veux être mou, alors n’attire pas les autres dans ta guimauve ». Elle se retourna vers Maximi et lui lança, à lui, mais également à Theorem.

-C’est la bataille qui va décider si oui ou non on va renverser les fédérations unies. C’est pas le moment pour vous de faire les chochottes et de vous tailler les veines, c’est le moment de prendre vos armes et de prouver au monde entier pourquoi les échidnés ont régné pendant des millénaires sur Mobius pendant que les humains passaient encore leur temps à jouer avec leur caca ! Du nerf ! De l’énergie ! Des soldats risquent de tomber aujourd’hui, nous sommes tous responsables de ce qui va arriver à nos hommes ! Nous ne pouvons pas nous permettre de fléchir, nous ne pouvons pas nous permettre de reculer !
-Des fois, t’es vraiment trop conne.

Finit par cracher Theorem avant de quitter la locomotive avec fracas. Jamais il n’avait parlé sur ce ton avant, et cela traduisait bien l’état d’esprit du psionique. L’héritière le regarda partir. Au moins tout ça n’était pas vain, elle avait transformé l’amertume chez l’aveugle en colère, et rien que pour ça son discours avait été utile. Elle savait ce qui démangeait Theorem. Elle connaissait Kuamy, elle avait entendu ce qui lui était arrivé, quant à Maximi elle en avait aussi une idée vu les relations qu’il avait avec Talia. Mais bon sang, ils se croyaient donc les seuls à souffrir ces abrutis d’hommes ? Pour cette révolution elle avait tout sacrifié. Son argent, son empire, et même son petit ami. Pour elle, rien n’était plus important que la réussite pour son peuple, et l’égalité enfin retrouvée. Aphrodite ne verserait pas une larme, elle n’en verserait jamais. Si elle était incapable d’être forte, qui dirigerait cette armée ?

Assis à l’avant de la locomotive, les larmes de Maximi étaient arrachées de ses yeux par les bourrasques alors qu’il serrait les dents. Il était triste, mais comme elle l’avait dit, il devait être fort, il y aurait toujours un lendemain s’ils gagnaient, mais s’il mourrait maintenant alors il ne la reverrait jamais. Se levant au dessus du chemin de rails qui s’engouffraient sous la bouche du requin, ils étaient à présent au dessus de la mer, levant sa lance dans les airs, Maximi poussa haut et fort son cri de guerre, un cri déchirant qui venait du fond de ses tripes alors que ses facultés atteignaient leur paroxysme. La Roquette fit un bond en avant alors qu’elle atteignait une vitesse de pointe colossale. Démonika sortit de sa poche la télécommande que lui avait donnée Lower Ranger.

-Qu’est-ce que ce truc est censé pouvoir faire ?

Aphrodite écrasa le bouton, aussitôt quatre fusées jaillirent des compartiments de la locomotive.

-Et m…

Commença-t-elle alors que les fusées se mettaient en marche et que le train était propulsé comme une véritable roquette, écrasant les mobiens dans la locomotive contre les murs. A l’arrière plusieurs mobiens se sentirent pas bien et se mirent à dégobiller un peu partout par les vitres du train, dans un coin un mobien habillé d’un grand poncho et d’un sombrero faisait une sieste. Un échidné vint vers celui ci.

-Vous n’avez pas mal au cœur l’ami ?
-Si pronto.

Répondit l’homme alors que l’échidné repartait vomir par dessus bord.

Sous sa fausse moustache, White serra les dents, il avait pu facilement trouver un costume et faire mine de rejoindre les rangs, les mobiens étaient tellement nombreux et tellement désorganisés qu’ils ne faisaient même pas attention à qui entrait et sortait. Repérer un super karaoké géant avait été une partie de plaisir et à présent il n’avait plus qu’à attendre son heure. Il savait qu’Aphrodite était trop arrogante pour le poursuivre et trop intelligente pour chercher au dernier endroit où il aurait pu se cacher : juste à coté d’elle.

Sur le chemin de fer une ombre se mit à bouger, celle-ci émit une petite lumière rouge.

-M. le président, il semblerait que nous aurons des visiteurs incessamment sous peu. Lança le chevalier noir alors qu’il appuyait sa main contre son oreille.
-Excellent, tout se passe donc comme prévu. Lança Winston.

Le président et la délégation étaient tous attroupés devant la cellule N°209. Deux nouvelles personnes les avaient rejoints entre temps et toutes deux se tenaient près de la cage et observaient la bête en train de dormir avec un soupçon de crainte mêlée à de la joie.

-Il ne risque pas de se réveiller ? Lança Winston à Merrel.
-Aucune idée ! Vous voulez qu’on essaye ?
-Non merci.

La bête dans la cellule sombre était sécurisée de partout, de nombreux bracelets de métal encerclaient ses poignets, ses coudes, et ses épaules. D’autres se trouvaient attachés à son cou, son ventre, ses jambes aux trois articulations, lesquelles étaient reliées à au moins cinq chaines tractées dans les murs. Celles-ci étaient soutenues par plusieurs autres câbles de métal, des tubes qui semblaient servir d’intraveineuses coulaient droit dans les veines du sujet, il portait un lourd masque de fer qui barrait sa bouche et une camisole de force.

-D’ailleurs Auguste, reprit Richard, cette détention, aussi ultime semble-t-elle paraître ne durera pas éternellement, nos drogues ont de moins en moins d’effet sur lui et la quantité qu’il demande chaque jour est de plus en plus faramineuse.
-Je vois. Débarrassez-vous de lui dans ce cas.
-Ca sera fait.
-Chevalier noir, avez-vous prévu de quoi réceptionner nos invités ?
-Les soldats sont en alerte maximale mais j’ai bien peur que cela ne soit pas nécessaire. Ils ont utilisé l’une des possibilités les moins concrètes pour lancer leur attaque et leurs chances de passer nos lignes de défense sont minimes. Néanmoins nous ne sommes pas à l’abri d’une infiltration de l’intérieur.
-Faites au mieux. Lança Winston distraitement.
-En cas de problème ultérieur, lança un des nouveaux venus, vous savez que vous pouvez compter sur moi. N’est-ce pas M. le président ?
-Naturellement. Lâcha sèchement le président.
-Bien, lança la princesse, retournons à la salle de l’émeraude.

Pendant ce temps, dans les conduits d’aération de la salle de contrôle.

-La voie est libre. On descend.

Lança Mot alors qu’il retirait la grille et tombait comme une plume dans la salle des ordinateurs, se rétablissant sur son genou avant de regarder aux alentours. De nombreux ordinateurs étaient agencés et de nombreuses télévisions montraient en alternance les caméras de surveillance. Mot se leva et se dirigea vers la porte qu’il verrouilla avec une chaise. Puis il revint au niveau de l’alchimiste.

-Vas-y saute. Je te rattrape.

Karma tomba plus qu’elle ne sauta dans les bras de Mot qui s’écrasa au sol, néanmoins en amortissant sa chute il ne causa pas le moindre bruit.

-Pffiou, tu devrais faire un régime tu sais… Eh… Eyh !

Cria-t-il alors qu’entre ses mains Karma semblait en proie à une migraine atroce, haletante et suante, elle respirait avec difficulté, il la prit d’une manière plus confortable et lui lança.

-T’es sûre que tu vas bien ?
-Oui. Répondit-elle avec difficulté.
-Regarde-toi, tu peux à peine marcher.
-Je te dis que je vais bien ! Cria-t-elle presque avant de le repousser. Mot fit quelques pas en arrière.
-D’accord, d’accord. Lança l’éclaireur avec calme. Essaye juste de ne pas faire de bruit.

Mot se tourna vers l’ordinateur, fit craquer ses doigts et sortit une liste de sa poche avec une disquette.

-Alors, aller dans le DOS et taper…

Mot se mit à pianoter prudemment sur le clavier. Il savait qu’il aurait du prendre des cours d’informatique s’il voulait être un éclaireur compétent, ça allait demander de plus en plus des compétences dans ce domaine. Après tout ils vivaient dans une ère de l’informatique et tout ça. Au bout de quelques minutes il finit par introduire sa disquette.

-Voilà, avec ça le docteur Brain devrait avoir accès à l’ordinateur central, ce n’est qu’une question de temps pour qu’il désactive les défenses.

La barre de téléchargement commença à s’afficher sur l’écran.

-On a plus qu’à attendre. Lança le chasseur de trésor qui s’apprêtait à utiliser son grappin pour remonter dans les canalisations. Tu viens Karma ? …Karma ?

Il tourna son visage vers l’alchimiste qui regardait les grands écrans briller sur le moniteur. Plusieurs choses la saisirent : elle remarqua l’attroupement autour de la cellule 209, elle remarqua une révolte qui prenait son sein vers le second étage, elle remarqua la Master Emerald et le grand tube lumineux, et dans tout cela, elle l’aperçut. La poignée de la porte se mit à tourner lentement, Mot paniqua.

-Karma ! Quelqu’un arrive ! Vite !

L’alchimiste se retourna vers le chasseur de trésor et saisit sa main alors qu’il la hissait vers les conduits, la porte fut enfoncée à ce moment là. Dans l’encadrement de celle-ci, accompagnée de plusieurs NEWMAN apparut une mobienne dragonne au sourire acéré.

-Tiens tiens tiens… Lança Ishtar alors qu’elle pénétrait dans les locaux. On dirait que nous sommes envahis par les cafards !
-Khhh.

Mot et Karma bondirent sur le coté pour éviter une rafale de mitrailleuse dans leur direction. Le chasseur de trésors pesta.

-Je dois protéger le terminal le temps que le téléchargement se fasse, sinon tout est perd… Karma ?

L’alchimiste était au sol et se tenait le ventre, en proie à une intense douleur. Mot posa sa main sur son épaule.

-Karma est-ce que ça va ?

Pour toute réponse l’alchimiste vomit. Ishtar posa une main sur sa hanche et éclata de rire.

-Si vous n’êtes pas capable de tenir un combat j’aimerais bien savoir pourquoi vous avez pris la peine de vous infiltrer ici…
-Karma… Accroche toi.

Lança-t-il alors qu’elle continuait à vomir. Mot posa la main sur l’emblème sur son front et des rejetons de Gaïa jaillirent de l’ombre.

-L’ARM. Lança Ishtar en souriant. Enfin un peu d’animation.

Plus loin dans les cachots.

La queue incroyablement longue de Kanna claqua dans les airs alors qu’elle s’enroulait autour de la gorge d’un soldat, et la mobienne gratifia celui-ci d’un coup de pied en pleine poitrine qui l’envoya bouler contre un mur. Le soldat se releva une fois de plus.

-Ils n’arrêtent pas ! Cria Kanna à Zackiel, c’est comme s’ils étaient insensibles à la douleur !

Le prince quant à lui avait affaire à un Newman armé d’une de ces grandes perches électrifiées. Le hérisson se mit à courir vers l’ennemi avant de glisser entre ses jambes, ses deux mains s’agrippèrent à son dos alors qu’il bondissait sur celui-ci et martelait de coups le geôlier qui dirigea la perche vers son propre corps. Zackiel sauta de celui-ci alors que la décharge le parcourait et le grillait complètement. Le hérisson récupéra la perche et saisit le soldat de Kanna à la gorge grâce à son bout préhensible avant de l’électrifier, le laissant tomber au sol. Le hérisson poussa un soupir de soulagement avant de saisir la lynx par la main.

-Nous devons partir, avant que les renforts arrivent.
-D’accord. Lança Kanna avant de saisir le trousseau de clef à la ceinture du gardien et de se diriger vers la cellule d’à côté. Pour la première fois son regard croisa celui de son interlocutrice. Il s’agissait d’une mobienne qui portait un lourd casque sur la tête ainsi qu’un bandeau noir autour des yeux, ses mains étaient attachés à des menottes suspendues au plafond, lorsque la porte s’ouvrit elle leva le museau vers Kanna.
-Enfin ! Je savais que je pouvais compter sur vous ! Lança Kuamy.

-Tout le monde a compris ce qu’il avait à faire les enfants ?

Demanda Magnum alors que derrière lui les humains s’étaient débarrassés de leurs costumes de prisonnier et avaient saisi leurs armes d’assaut. Tous affichaient un air patibulaire et une envie d’en finir. Ils n’étaient plus qu’à quelques kilomètres de la côte.

-Loki est parti en éclaireur, dès que nous arrivons, c’est pas de quartier. Enchaina le mercenaire. Howard vous êtes sûr que ce ne sont pas des humains ?
-Sûr de sûr, ce sont des abominations, ils se battront jusqu’à la mort.
-Très bien. Dans ce cas y’a pas d’hésitation. Dès que nous arrivons, nous allons tout attaquer, rester groupé et évoluer vers la prison. Chacun à son rôle, il ne devrait pas être difficile de semer le ch…

Alors qu’il achevait sa phrase un énorme missile sembla percuta l’île principale, faisant trembler le sol et créant d’énormes remous dans la mer. Le mercenaire enleva ses lunettes de soleil quelques secondes le temps de cligner des yeux.

-Woaw.

Il avait bien fait d’allumer un cierge avant de partir.

Le forum RPG All Over Mobius : avec les partenaires sur la page principale de PSo :).

Le Deviantart du forum où sont réunis les arts de tous les artistes : http://mobiusmembers.deviantart.com/

Des questions ? Des Feedbacks ou commentaires ? Déposez les sur le topic MOBIUS UNLEASHED sur le forum de PSo : http://www.planete-sonic.com/forum/index.php/topic,4857.0.html.



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