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Sonic & Le Chevalier Noir

Publié par Kendo le 1er avril 2009

La Sonic Team continue son petit bonhomme de chemin dans la série des jeux s’inspirant des livres toujours réservés à la Wii... Après les Mille et Une Nuits de Sonic and the Secret Rings, bienvenue dans les légendes arthuriennes.


Un début prometteur

Comme Sonic & the Secret Rings, pas d’intro, on passe directement à l’écran-titre afin de démarrer le jeu le plus rapidement possible, pourquoi pas.

Le scénario est introduit de manière simplissime. Merlina se fait courser par le méchant Chevalier Noir qui s’avère être le Roi Arthur. A la manière d’un Final Fantasy, elle invoque un héros qui pourra la sauver et sur qui ça tombe ? Sonic évidemment. Dans un monde chevaleresque, la mission de Sonic sera de sauver le roi Arthur de cette malédiction qui le rend mauvais...

Vous l’avez compris aux vues des images et des vidéos, Sonic se promène épée à la main. Mais pas n’importe laquelle, Caliburn, une épée magique qui parle et qui vanne. D’ailleurs même après s’être présenté, Caliburn appelle notre héros Valet the Hedgehog, chevalier du vent. Au niveau des commandes, cela se traduit par un duo Nunchuk/Wiimote. Avec le joystick du Nunchuk, on dirige le hérisson et avec la Wiimote, on saute avec le bouton A et on donne des coups d’épée en l’agitant. Par rapport à Secret Rings, on gagne en précision. Mais disons que cette précision paraît bien inutile compte tenu des erreurs de level design que nous verrons plus bas.

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Pourtant tout commence bien, l’ambiance est agréable, et lorsque la première mission commence, on ne peut s’empêcher de penser que graphiquement le jeu assure. Le travail de profondeur sur les décors et les vastes environnements se ressent. Plus tard, dans les niveaux plus avancés, les effets de chaleur et de lumière sont de toute beauté.
Les niveaux sont malgré tout assez diversifiés et on n’a pas l’impression de se manger moult clones. Musicalement, les thèmes des niveaux ne sont pas inoubliables mais restent en parfaite adéquation avec l’atmosphère de chaque environnement. Les thèmes principaux, quant à eux, restent en tête. Le retour de Crush 40 impose et c’est souvent que le thème Knight of the Wind me revient en tête. Globalement, l’OST est bonne, les bruitages accompagnant le jeu ne dérangent pas. Il est marrant de voir que d’anciens thèmes sont présents et se déclencheront à des moments bien précis.
Quand on se concentre sur le jeu en lui-même, là, ça se gâte.

Chevalier du Vent !

Dur de concilier la vitesse et l’agilité de Sonic avec les combats à l’épée qui sont de nature lente et bourrine. Et qui plus est quand la conception des niveaux et la position des ennemis sont irréfléchies. Je m’explique.

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Comme dit plus haut, en théorie le jeu est plus précis qu’un jeu sur rails grâce notamment à l’utilisation du joystick analogique pour diriger le hérisson, sauf qu’en pratique, ça ne sert à rien. Les niveaux sont faits de couloirs, de lignes droites, et quelques virages de temps à autre pour simuler des variations. En réalité, le joystick ne servira que pour esquiver les ennemis, les civils ou encore essayer de varier la panoplie de coups de Sonic. Le hérisson bleu n’a pas énormément de coups différents. Il peut sauter, exécuter un homing attack en réappuyant sur A, se protéger avec Z et ensuite différents coups d’épées en agitant la Wiimote plus une direction avec le joystick. Rien de bien sorcier mais la latence qui peut subvenir pendant le jeu, rend l’ensemble relativement pénible. On se contente donc d’agiter sa Wiimote de droite à gauche en espérant que ça frappe... Mais attention à ne pas frapper à tout va, vous risqueriez de blesser d’innocents civils.

En effet, dans les niveaux, on trouve de temps en temps, entre trois rangées d’ennemis, des civils avec qui vous pouvez échanger des anneaux contre des trésors par l’intermédiaire d’une mini QTE. Attention toutefois à ne pas les blesser car là, ils ne vous fileront rien mais en plus de ça, vous serez pénalisé au sujet de la note finale au bout de l’étape. A chaque fin d’étape, on reçoit une note comprise entre 1 et 5 étoiles, récompensant votre manière de jouer. Collectionner les 5 étoiles vous permet de débloquer tous pleins de secrets ; rien d’obligé donc, ce moyen de rallonger la durée de vie du jeu ne fera qu’améliorer votre satisfaction personnelle si vous prenez le courage de tout refaire.

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Le système d’anneaux change légèrement. Leur présence physique y est ici plutôt anecdotique, ils sont contenus dans les objets destructibles du niveau (rochers, tonneaux, morceaux de glace etc...). En revanche, à la manière des Lums dans Rayman, des fées aident le chevalier hérisson. Plusieurs catégories existent : les jaunes vous fournissent des bonus d’anneaux (l’équivalent des télés), les bleues vous font accélérer (les accélérateurs donc) et les rouges remplissent la jauge de ce qu’on appelle Âme Sauvage. Vous servant de Caliburn, cette barre vous permet d’utiliser des attaques spéciales. Lorsqu’un certain seuil est dépassé, en appuyant sur B, vous lockez un ennemi puis grâce à un petit mouvement sec de la Wiimote, vous l’achevez en une demi-seconde. Avec certaines subtilités, vous pouvez enchaîner les ennemis et voir votre compteur de hits s’affoler, c’est sympathique mais vite lourdingue et imprécis. On se rappelle qu’on espérait l’emploi du Wii Motion +, accessoire censé accroître la précision de l’ensemble, on a encore rêvé. Grâce également à cette Âme Sauvage, vous pouvez parcourir des distances à la vitesse de la lumière, mais attention à bien surveiller le niveau de votre jauge.


Un peu de challenge ou ça n’existe pas ?

Les ennemis, tous skinnés chevalerie évidemment, ne sont pas trop un problème dans ce jeu. Leur variation est satisfaisante, leur IA également. Je vous rappelle que ce jeu s’adresse à un public super jeune, nous les fans hardcores et vieux cons restons sur la touche. Le véritable problème vient de leurs emplacements : tous les cinq mètres. J’exagère peut-être un tout petit peu mais lors d’une partie c’est hyper frustrant de buter contre des murs d’ennemis qui apparaissent chaque dix pas. Le rythme du jeu est cassant, ça accélère et aussitôt on est stoppé par des vagues ennemis. Les placements intelligents qui méritent réflexion ont lieu autour de civils qu’il ne faut pas blesser. Faut réussir à les attirer loin des innocents pour pouvoir les destroy, pas mal comme moyen mais ultra limité, la même technique marche à chaque fois.
Les combats contre les boss normaux sont des 1 contre 1 (ou presque), rien de spécial à annoncer, certains vous lancent d’énormes références à d’anciens jeux, de part leur mise en scène mais aussi par rapport aux dialogues des protagonistes.

Au cours de l’aventure, vous serez amené à affronter les Chevaliers de la Table Ronde en combat singulier. C’est ainsi que vous affronterez Gauvain (Knuckles), Lancelot (Shadow) et Perceval (Blaze). Ces combats sont introduits de manière assez stylée mais leur déroulement est sans intérêt. Pas du tout de difficulté, il suffit de gigoter la Wiimote à tout va pour être le plus offensif possible et vaincre l’adversaire comme si de rien n’était. La garde ? On connaît pas, c’est une aptitude cachée on dirait. Plus loin encore, on pourra incarner ces chevaliers pendant quelques niveaux. C’est ainsi que proche de la fin du jeu, vous pourrez diriger Lancelot (Shadow), Gauvain (Knuckles) et Perceval (Blaze). Le gameplay reste le même, seules les aptitudes changent, c’est sympa de pouvoir les jouer. C’est aussi marrant de voir que les caractères n’ont toujours pas évolué, par exemple Knuckles est toujours naïf et se laisse berner à l’infini. On n’y peut rien me direz-vous, ça fait parti du scénario qui est tout de même très agréable à suivre grâce aux mini-scènettes bien animées.
D’autres persos de l’univers font leur apparition avec notamment Amy Rose dans le rôle de la Dame du Lac et bien sûr Tails, le forgeron. Avec lui, vous pourrez upgrader vos capacités et améliorer vos armes avec les différents objets trouvés dans les niveaux. Mais voilà, cette customisation qu’on nous annonçait si importante aux premières annonces du jeu, se révèle en fait complètement inutile. Le jeu se fait aisément sans aller une seule fois voir le forgeron, un comble. On a donc un potentiel non utilisé qui lourde encore plus l’ensemble, il est vraiment dommage de voir que contrairement à Sonic & the Secret Rings, les aptitudes ne sont pas du tout importantes.

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La durée de vie varie suivant votre courage. Moins de trois heures pour finir l’histoire principale et se dire que finalement, 50 euros pour ça, ça pique ou sinon si vous avez plus de courage ou voulez vous rassurer que ce jeu mérite ces 50 euros, il ne vous reste plus qu’à vous faire toutes les missions annexes et toutes plus bidons que les autres. Du genre, faites un combo de 20 coups, donnez 80 anneaux aux villageois, et bien sûr les épreuves contre-la-montre dans lesquelles vous serez comparés aux meilleurs (les pauvres) joueurs de la planète. Si c’est pas du challenge ça... Une replay value certes conséquent mais au combien pénible. On s’en serait bien passé.
Mais pour les plus courageux il reste les "Legacy Mission" qui sont des niveaux un peu spéciaux. Ce sont des croisements entre des niveaux de Secret Rings/Black Knight avec les vestiges de ce qu’on adorait dans les Sonic Adventure et Sonic Heroes. Ces stages remontent l’intérêt du jeu, dommage qu’il faille endurer l’enfer pour y accéder.

Et puis j’ai presque oublié de vous parler du mode multijoueurs qui aurait pu éviter un naufrage complet. Celui de Secret Rings était fort sympathique avec ses multiples épreuves sur fond de jeu de l’oie, dans Sonic & Le Chevalier Noir, il s’agira juste d’un combat à mort en arène fermée opposant jusqu’à quatre joueurs... Perso j’ai jamais réuni trois autres personnes pour jouer avec moi, ils ont tous décliné mon offre :’(. Plus sérieusement, l’intérêt est très limité, à peine cinq minutes de jeu et le gavage est complet. Un mode multi complètement foiré.

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Bon bah vantons-nous

Finalement, Sonic & the Black Knight est un jeu dont le goût variera suivant votre catégorie d’âge mais aussi votre exigence en matière de jeux Sonic. Très décevant de part sa linéarité en matière de level design, son gameplay ultra rébarbatif, et bien sûr sa non-exploitation du système de customisation qui lui donne un arrière-goût baclé. Il plaira néanmoins aux plus jeunes, le jeu leur étant clairement destiné, mais à courte dose. Graphismes travaillés, bande-son très honnête mais l’enrobage ne suffit pas pour pallier au vide structural. Et ne parlons pas du mode multijoueur, complètement inutile. Sega n’a pas fait une énorme campagne de pub contrairement à son dernier hit Sonic Unleashed et on comprend bien pourquoi.

Après avoir usé du feu et du vent, il reste à Sonic l’eau et la terre. Espérons que ces deux prochains épisodes (s’ils ont lieu bien entendu) soient bien meilleurs que ce Sonic & Le Chevalier Noir qui rentre sans hésiter dans les jeux Sonic les plus inintéressants auxquels j’ai joués.


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