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Sonic & SEGA All-Stars Racing

Publié par Kendo le 10 mars 2010

Après SEGA Superstars Tennis où les héros de SEGA s’affrontaient dans des matchs délirants de tennis, ils reviennent en force après avoir passé leur permis de conduire pour des courses déjantées dans Sonic & SEGA All-Stars Racing.


SUMO comme le titre

C’est encore une fois à SUMO Digital que l’on doit ce jeu. Ce studio anglais, fort de ses expériences avec différents jeux SEGA comme le remake d’Outrun 2 et plus avant, SEGA Superstars Tennis, décide de mixer le tout pour nous donner un jeu de kart voulant rivaliser avec le grand maître en la matière -parait-il- Mario Kart. Qu’en est-il alors ?
Tout d’abord, commençons par le titre. D’emblée, on sait que le jeu tourne majoritairement autour de l’univers de Sonic et on verra plus bas que c’est vraiment dommage d’en avoir fait autant pour le hérisson bleu quand on s’appelle SEGA et qu’on possède tellement de licences prestigieuses. Oui, le fan ne sera jamais content d’un jeu fan-service, c’est bien connu.

Sonic Drift HD

Le jeu s’inspire de grands pontes du genre, comme le classique Mario Kart, mais aussi un autre jeu moins connu du grand public, Crash Team Racing, que j’avais adoré à l’époque. Lors des différents tests du jeu, je pensais plus au jeu de Naughty Dog qu’à celui de Big-N. On verra au fil du test que le jeu possède heureusement sa propre personnalité, ce n’est pas une vulgaire copie.

Le jeu aurait pu s’appeler SEGA Drift que tout le monde serait d’accord. Le jeu est axé dérapages et drifts divers de façon à bénéficier de turbos le plus souvent possible. Le turbo possède trois niveaux suivant la durée du dérapage, les flammes sortant du véhicule indiquent le niveau de boost qu’on aura. Lorsqu’elles sont rouges, on peut lâcher le bouton de frein de façon à avoir un boost maximum, de plus longue durée qu’un turbo de niveau 1, cela va de soi. Au joueur ensuite d’être un minimum technique pour enchaîner les boosts. On peut aussi en gagner lors de figures à réaliser en l’air. Ces mêmes boosts sont à vocation première offensive pour aller plus vite ou pour bousculer un adversaire, mais ils peuvent également servir en position défensive, lors d’un danger survenant de l’arrière. Avec le bon timing et un turbo de niveau 3, on peut annihiler l’attaque ennemie et continuer sa pointe tranquillement.

Concernant les items, ça reste très classique dans l’univers de SEGA en général avec des clins d’œil bien sentis, mais pas de réelles nouveautés avec les autres jeux du genre. On a juste droit à un mouvement spécial baptisé mouvement All-Star. Chaque personnage peut déclencher un mouvement qui lui confère de grands avantages, certains sont destructeurs, d’autres sont plutôt amicaux. Sonic et Shadow deviennent Super Sonic et Super Shadow pendant un court lap de temps ; Amy se met à bastonner tout le monde avec son marteau etc... Ajout très sympa comme dans SEGA Superstars Tennis sauf que là, il faudra plutôt être en queue de peloton afin d’avoir la chance de bénéficier d’un coup All-Star. Le All-Star est vraiment l’item le plus important de tous car en plus, les effets des autres items restent plutôt anecdotiques quand on s’y penche sérieusement. On perd plus de vitesse en percutant un mur, qu’en se mangeant une attaque ennemie. Les items sont plus là pour faire joli et donner un petit plus de fun au jeu car tout se jouera sur la conduite en privilégiant la trajectoire optimale et en cumulant les turbos.

Chaque personnage a un véhicule qui lui est propre, et ayant diverses caractéristiques. Plusieurs types de véhicules existent, véhicules légers, karts, véhicules lourds, hovercraft et motos. Ces dernières peuvent effectuer des turbos quasiment à volonté en faisant des wheeling, des roues, en effectuant rapidement haut et bas avec le joystick. Shadow et Ryo deviennent de vrais monstres de la route sur ces véhicules.

En matière de pilotage, les sensations peuvent différer si l’on prend des véhicules à forte inertie comme celui d’Ulala ou Opa-Opa : il y a un genre de glisse qui rend le pilotage assez pointu. Ca reste malgré tout une jouabilité arcade SEGA, du fun avant tout. Le casting peu à peu dévoilé au fil du temps est assez recherché. On notera toutefois un peu trop de persos de l’univers Sonic, sept sur les vingt disponibles sur PS3, je trouve que ça fait beaucoup. D’un autre côté, on savait à quoi s’attendre avec un titre de jeu pareil. Heureusement que Sumo Digital a de la bouteille et là encore, après avoir déterré Alex Kidd ou encore Gilius Thunderhead dans SEGA Superstars Tennis, le studio anglais surprend encore en déterrant des personnages encore plus inconnus au bataillon chez le grand public. Je pense notamment aux frères Bonanza, Robo et Mobo, ou encore à Zobio et Zobiko de House of the Dead (dénommé ici Curien Mansion pour des raisons de censure chez les voisins germaniques). Ils ont aussi sorti un personnage de SEGA tellement emblématique qu’à chaque citation, toutes les hypothèses du monde fusent, je parle bien évidemment de Ryo Hazuki sur sa moto, provenant de Shenmue.

Bien sûr, tous les persos ne sont pas directement disponibles, il faut jouer et les acheter par le biais des SEGA Miles accumulés au fur et à mesure de votre progression. Purement inspirés d’Outrun 2, les SEGA Miles serviront de monnaie d’échanges pour diverses emplettes, les personnages, les circuits et les musiques.
A noter que sur Xbox 360, il y a Banjo & Kazooie en exclusivité. Finalement on a donc :
- Sonic, Shadow, Amy, Tails, Knuckles, Big et Dr. Eggman de la saga Sonic.
- Billy Hatcher du jeu éponyme
- Beat de Jet Set Radio
- B.D. Joe de Crazy Taxi
- Ulala de Space Channel 5
- Les Chuchus de Chu-Chu Rocket
- Zobio et Zobiko de House of the Dead
- Jacky et Akira de Virtua Fighter
- Robo et Mobo de Bonanza Bros
- Aiai de Super Monkey Ball
- Amigo de Samba de Amigo
- Alex Kidd du jeu éponyme
- Ryo Hazuki de Shenmue
- Opa-Opa de Fantasy Zone

Avec tous ces personnages provenant d’horizons divers, on pensait qu’il y avait matière à avoir pleins de circuits tirés des différents univers. Mais finalement il n’en est rien et c’est vraiment dommage.


Un univers très coloré

Seulement six univers pour les circuits, pour un total de vingt-quatre circuits ce qui est assez satisfaisant. Néanmoins, là encore l’univers de Sonic rafle tout et on se retrouve avec neuf circuits tirés des environnements du hérisson, soit presque la moitié, ça fait beaucoup. Les autres univers sont cantonnés à trois petits circuits, ce qui peut être frustrant je vous l’accorde. Il est vraiment dommage ne pas avoir plus exploité d’autres univers. Tout le monde aurait aimé un circuit Space Channel 5 ou pourquoi pas un circuit Rez ? Bref, de toute façon, à notre époque, il suffit de demander et les développeurs nous comblent de DLC. Ce jeu ne dérogera pas à la règle, ce n’est pas encore dévoilé mais ça arrivera.

Les univers modélisés proviennent donc de la saga Sonic, Jet Set Radio, Billy Hatcher, Super Monkey Ball, House of the Dead et Samba de Amigo. Les circuits peuvent être très simples à maîtriser tout comme être assez complexes, je pense notamment aux circuits de Super Monkey Ball avec la dose de virages à angle droit mais aussi des chicanes où déraper peut être très difficile. Ces derniers circuits sont parmi les plus techniques à aborder mais après quelques heures de jeu, tout passe nickel.

Il est quand même difficile de créer des circuits tous différents, sans donner l’impression de déjà-vu au joueur ; Sonic & SEGA All-Stars Racing y arrive très bien. Sumo Digital a réalisé un beau travail d’ingéniosité sur ses circuits qui ont tous leur lot de surprise, de raccourcis et d’astuces pour gagner du temps. Même si comme dit plus haut, les items ramassés peuvent s’avérer anecdotiques, ils ont leur importance sur bon nombre de circuits jonchés d’obstacles qu’il faudra dégommer à coup de gants KO ou en activant son turbo au bon moment.

SEGA oblige, on a affaire à un jeu très coloré et bon enfant. La prise en main est immédiate et le fun s’ensuit donc tout naturellement. Sur PS3, on peut observer quelques chutes de framerate lors de passages surchargés mais cela ne gêne en rien dans la conduite. Tout cela reste rare, la majorité du temps, la fluidité du jeu est conservée. Notons qu’après test de la version Xbox 360, cette dernière voit plus souvent sa fluidité chuter. Pas de quoi partir en guéguerre inutile mais juste pour le signaler ; la plate-forme de développement initiale a été la PS3. On notera des temps de chargement un peu plus longuets sur PS3 -dûs au blu-ray- et pas d’installation requise, c’est déjà ça de moins.
Un petit peu d’aliasing viendra nous chatouiller les rétines, surtout au niveau de certains décors mais rien ne saute véritablement aux yeux. Le jeu est soigné de toute part, les circuits, les personnages et les environnements. Je regrette juste les vieilles modélisations de Ryo ou encore d’Akira, qui sont assez démodées.

Le Solo bien Sumo

Pour débloquer le contenu le plus rapidement possible, il va falloir doser quelques temps tout seul histoire d’accumuler des SEGA Miles. Pour cela, le solo se veut bien consistant. Je passerai les classiques modes Contre-La-Montre, Course Unique et Grand Prix. Dans ce dernier, il va falloir enchaîner les courses pour essayer de terminer premier et débloquer les épreuves suivantes. Trois niveaux de difficulté pour la progression ; contrairement à d’autres jeux, ce n’est pas la vitesse qui change mais surtout la difficulté des circuits qui demanderont une certaine technicité et l’agressivité de l’IA. On pourra toutefois reprocher une IA un peu trop faible mais en contrepartie tricheuse et pouvant réaliser avec succès des figures lors de minuscules sauts alors qu’en temps normal la figure ne passe pas totalement.

Une fois ce mode Grand Prix rapidement terminé, il reste soixante-quatre missions à terminer avec le score maximal AAA. Les notes comme les épreuves sont tirées d’Outrun 2, et contribuent à rallonger une durée de vie déjà assez conséquente. Rien à redire à part qu’il n’existe que quelques types de missions qui sont ensuite remis sur la table en augmentant la difficulté. Certaines épreuves se déroulent très vite, d’autres peuvent être longues et chiantes à faire ; quoiqu’il en soit, il y en a pour tout le monde et certaines épreuves prêtent à sourire.

Le multi, la cour de récré

La force de ce jeu réside dans le multijoueur. En ligne ou en local, le fun est garanti. Ca fait plaisir de pouvoir délirer à 4 en local, ça devient de plus en plus rare de nos jours. Même si les modes de jeu en écran splitté ne sont pas transcendants, ils peuvent faire passer une bonne soirée. A quatre, privilégiez un grand écran sinon la visibilité s’en trouvera touchée.
Le mode en ligne permet donc d’affronter n’importe qui sur la planète. Cependant, le système de recherche de parties est rudimentaire et semble vieillot. Sumo Digital a repris le même système que pour Outrun, on aurait aimé de la nouveauté et surtout plus de convivialité pour le réglage des parties. Quelques bizarreries sont à noter également : les sons de début de tour que l’on entend ne sont liés qu’à l’hôte. Autrement dit, dès qu’il passe la ligne de départ, ça le signale, ce qui peut déranger lorsqu’on est largement devant…
L’autre bizarrerie touche les coups All-Star qui ont tout simplement été supprimés du mode en ligne. Pour quelles raisons ? Pour éviter certains abus sans doute, car certains peuvent vraiment être trop ravageurs (notamment ceux de Dr. Eggman et des Chuchus). Quoiqu’il en soit, il est dommage de ne pas profiter de l’atout principal du jeu en multi…

Autrement, même s’il y a que deux joueurs humains, on peut configurer l’IA pour qu’elle joue les autres pilotes dans le mode de difficulté souhaité. Même si huit concurrents peuvent suffire, pourquoi ne pas avoir porté le nombre maximum de participants à douze comme dans un autre jeu ? Là encore, c’est une énigme.

Et le côté fanservice ?

Dans un jeu comme ça, on est obligé d’avoir ce qu’on appelle du fan-service, en matière de clins d’œil et de bonus, pour satisfaire les fans donc. Avec SEGA c’est facile, les développeurs l’ont bien compris en incluant Ryo Hazuki. Mais ce n’est pas tout. Malgré un thème de Bentley Jones que l’on ne retiendra pas, la bande-son est vraiment excellente car provenant essentiellement d’anciens jeux. Ce n’est pas un mal, mais il aurait fallu un peu de nouveautés juste pour l’occasion. Cependant, félicitons l’ajout de morceaux de Sonic CD, Jet Set Radio ou même de Bellini avec Samba de Janeiro. Les morceaux peuvent s’acheter dans la boutique et au début de chaque course, il suffit de choisir son morceau parmi les débloqués.

Les fans ont eu leur mot à dire, NiGHTS est inclus dans le jeu mais juste en tant qu’arbitre de course, le flagman. Mais soyons patients et croisons les doigts pour qu’elle soit jouable dans un hypothétique contenu additionnel.

Je parle volontairement du commentateur à la fin. Sa voix française ne m’a pas déplu, il est déjà moins pénible qu’en anglais. Mais on peut le supprimer en fouillant dans les options. Personnellement je l’ai gardé car ses vannes pourries me font délirer :p.

Un jeu en or ?

Finalement, Sonic dans une voiture c’est bien et largement mieux que Sonic sur un hoverboard.Sonic & SEGA All-Stars Racing est un jeu de course complètement déjanté qui donne à la PS3 et à la Xbox 360, le meilleur jeu du genre. Sumo Digital a réalisé un petit travail d’artiste afin de satisfaire le plus grand nombre de joueurs possibles en piochant dans le vaste univers de SEGA. La prise en main immédiate séduit mais c’est surtout son gameplay axé sur le dérapage qui donne au titre son identité propre. La durée de vie est conséquente avec le mode mission et le multijoueur. Malgré le peu d’univers SEGA utilisé pour les circuits, c’est un réel plaisir que de faire crisser les pneus dans des tracés intelligemment construits.
Outre l’absence de mouvements All-Star en multijoueur, quelques modes inintéressants toujours en multi et des ralentissements par moment, on trouve là un jeu avec peu de défaut, pas révolutionnaire dans le genre, mais le résultat est très satisfaisant.


Galerie finale




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