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Review Sonic Jam (Game.com)

Publié par Miles Prower le 14 mars 2006

L’intégralité de Sonic Jam disponible en version portable ? C’est en tout cas ce que semblait promettre Sega à travers ce jeu plutôt mal connu, sorti sur une console au nom obscur. Mais ce jeu atteint-il la splendeur de son "équivalent" sur console de salon, le fameux Sonic Jam sur Saturn ?


Présentation de la Game.com

Sortie en 1999 et éditée par Tigers Electronics, la Game.com est la première console à intégrer un écran tactile, bien avant la Nintendo DS. Sur le papier, cette machine présente des possibilités assez ahurissantes.

La Game.com s’annonce en effet autant comme un ordinateur de poche que comme une console portable. Son écran reste certes en noir et blanc, mais est tactile, ce qui offre de nouvelles possibilités de gameplay. Cela lui permet également de proposer un mini-organiseur, avec répertoire téléphonique. La console possède également deux ports cartouches, pour soit conserver deux jeux en permanence avec soi, soit brancher un jeu et une cartouche d’extension pour se connecter à internet.

À l’allumage, après le logo Game.com, six possibilités s’offrent à l’utilisateur : lancer le jeu, consulter les meilleurs scores, jouer à un Solitaire intégré, accéder à un mini-répertoire type PDA, regarder le calendrier ou se servir d’une calculatrice.

Cependant, le résultat final, une fois la console entre les mains, est plus que décevant. Les fonctionnalités PDA sont réduites à leur strict minimum, avec un affichage peu pratique à l’utilisation - rentrer des numéros de téléphone est laborieux malgré l’écran tactile, et consulter le calendrier ne sert strictement à rien. La consultation des High Scores semble parfaitement inutile, puisqu’il n’y a que peu de jeux sur cette machine. Quand au jeu intégré, un Solitaire, il n’est même pas intuitif d’utilisation (on ne peut pas faire glisser les cartes malgré l’écran tactile, on se contente de les sélectionner). La calculatrice, simpliste, manque complètement d’ergonomie. Et les fonctionnalités internet sont quasiment inexistantes, limitées à l’envoi d’e-mails en texte brut, et encore.

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Ecran de la Game.com
Même console éteinte, remarquez combien la couche tactile est visible et gênante pour une bonne lisibilité...

Ce qui déçoit le plus reste l’écran et le processeur de l’appareil. Ce dernier est extrêmement lent, ce qui certes garanti une autonomie plutôt bonne (environ 10h de jeu d’affilé d’après mes expériences, voire plus), mais prive de dynamisme la totalité de la ludothèque de la console. L’écran est décrit comme étant l’un des pires existants des consoles portables du marché, et la raison principale de l’échec de la Game.com. Extrêmement flou et illisible, gérant plutôt mal les teintes de gris, il rend la progression dans les jeux très pénibles. Seuls quelques jeux de casino (à vue fixe) restent convenablement jouables, ainsi que Lights Out.

Packaging de Sonic Jam

Sonic Jam s’annonce, par son packaging, comme un jeu tombé du ciel. Sega nous promet, à travers celui-ci, de retrouver à la fois Sonic 2, Sonic 3, et Sonic & Knuckles pour la première fois sur une console de poche. Hélas, là encore le jeu déçoit.

Premier choc, la notice de jeu. Il doit s’agir d’une des notices les plus succinctes du monde du jeu vidéo, comportant à peine 4 pages d’informations peu utiles (comment allumer la console, insérer la cartouche dedans, etc…). Plutôt étrange quand on connait un minimum la série Sonic sur Megadrive.

D’autre part, si l’on regarde de plus prêt la boîte américaine du jeu, on remarque des captures d’écran donnant envie. Par exemple, l’une d’elle montre l’introduction de Sonic 3, avec SuperSonic volant à la surface de l’eau et soulevant de grosses vagues. Pourtant, dans le jeu, Sonic 3 commence directement sur Angel Island et la séquence n’apparaît pas… De plus, on trouve aussi un screenshot d’un Sonic 3D en noir & blanc, alors que ce jeu ne fait même pas partie de Sonic Jam, que ce soit la version Saturn ou la version Game.com. Étrange… mais ces screens n’apparaissent pas dans le manuel européen du jeu.

Allumons maintenant la console et lançons le jeu, histoire de voir ce que cache toute cette mise en scène.

Première remarque : le jeu gère l’écran tactile, mais c’est un bien grand mot. L’utilisateur se contente d’appuyer sur l’écran pour sélectionner un jeu ou un personnage, ou même passer l’écran titre. À noter que pour la sélection du jeu, aucune touche "précédent/suivant" n’est proposée à l’écran, il faut donc utiliser la croix directionnelle. Passé le menu, vous pouvez ranger le stylet dans son emplacement (attention, il tient mal en place et à tendance à très facilement glisser) ; en effet, l’utilisation de la fonction tactile de l’écran s’arrête là.

Une fois la pitoyable animation de l’écran-titre passée, le jeu se présente de manière simpliste. On choisit d’abord son jeu, parmi Sonic 2, Sonic 3 ou Sonic & Knuckles. Impossible d’utiliser un quelconque Lock-On en combinant Sonic & Knuckles avec l’un des autres jeux. Ensuite, on pioche un personnage parmi les trois proposés : Sonic, Tails, ou Knuckles, et ce quelque soit le jeu choisi au départ.

Ne cherchez absolument aucun bonus ou manuel de jeu, aucun mode supplémentaire : rien de cela n’existe. On pourrait encore croiser les doigts, pensant à une version allégée de Sonic Jam sur Saturn ; mais la suite fait rapidement déchanter.

Personnages et habilités spécifiques

Retrouver le trio Sonic/Tails/Knuckles fait en théorie toujours plaisir à un joueur mordu de la série du hérisson bleu. Il faut dire que la Sonic Team avait réussi à bien varier le style de jeu en fonction du personnage choisis (cela se constate notamment à partir de Sonic 3 sur Megadrive) : si le point fort de Sonic est définitivement sa vitesse, Tails est capable d’explorer les niveaux plus en détail grâce à ses deux queues lui permettant de s’envoler. Knuckles, lui, peut accéder à des passages exclusifs dans certains niveaux, en brisant quelques murs à l’aide de ses poings, mais aussi en escaladant certaines parois. Tous ces éléments rendent les personnages uniques et justifie leur présence dans le jeu.

Mais dans ce Sonic Jam, tout ne se déroule pas forcément comme on pourrait l’espérer.

Choisir Sonic n’est absolument pas intéressant pour le joueur ; en effet, tous les personnages ont exactement la même vitesse dans le jeu, la même amplitude de saut, etc. La vitesse pourrait même être un point négatif sur ce jeu, puisque l’écran LCD de la console n’est pas assez net pour permettre de voir où l’on met les pieds. Comme tous les personnages, Sonic peut effectuer la célèbre SpinDash dans ce jeu ; en revanche, ce mouvement est hasardeux et difficile à réaliser tellement les déplacements sont saccadés et approximatifs.

Knuckles se voit donc doté des mêmes caractéristiques que Sonic, en termes de vitesse et d’amplitude de saut. Et, surprise, il ne peut ni escalader, ni percer de murs, même dans les jeux Sonic 3 et Sonic & Knuckles de cette compilation. La plus grosse déception provient du fait qu’il ne peut même pas planer.

Le seul personnage se distinguant reste donc Tails, qui conserve ses capacités de vol. C’est d’ailleurs probablement celui que vous choisirez si vous avez pour ambition de finir le jeu, car même si on ne voit toujours pas où on pose les pattes, il est au moins possible avec lui de passer facilement le premier niveau de Sonic 3 et d’éviter la plupart des chutes mortelles dans le vide de Emerald Hill Zone, dans Sonic 2.


Niveaux & bosses

La déception ne provient pas seulement des personnages, puisque les niveaux eux-mêmes ont énormément de défauts de conception.

C’est ici que l’on se rend compte qu’il est assez abusif d’appeler "jeux" ce que l’on choisissait parmi Sonic 2, Sonic 3, et Sonic & Knuckles. Seul un thème de niveau, rappelant souvent mais pas toujours la version Megadrive, est disponible par "jeu". Ainsi, Sonic 2 se limite à une version monochrome de Emerald Hill, Sonic 3 vous propose d’explorer un Angel Island comportant des passages non jouables (n’espérez pas franchir la section du tronc d’arbre creux, dans lequel le personnage est censé grimper en prenant appui sur les parois et tournoyant, sans utiliser Tails pour voler au dessus de cet endroit) ; et Sonic & Knuckles se borne à un Mushroom Hill décoloré, ne changeant donc pas de palette de couleur lors de la progression.
À noter : le plus souvent, il n’y a pas de level design exclusif, les jeux sont presque similaires à la version Megadrive. En revanche, ces niveaux sont parfois coupés en leur milieu, avec apparition d’un boss. De cette manière, un niveau qui comportait 2 Acts sur la version Megadrive peut en comporter 4 dans la version Game.com, et semble ainsi plus long…

Chaque "thème de niveau" ne comporte que trois badniks :

Sonic 2 :

- Coconuts, le singe perché dans un arbre et lançant des noix de coco

- Buzzer, grosse abeille tirant des boules de feu

- Masher, le piranha qui aime vous chatouiller la plante des pieds

Sonic 3 :

- Rhinobot, qui fonce de gauche à droite très rapidement pour vous piéger, car il sait que l’écran LCD de la console ne peut pas suivre

- Coconuts, encore une fois

- Bloominator,une plante crachant des boules hérissées de pics

Sonic & Knuckles :

- Madmole, une taupe dealeuse de champignons hallucinogènes

- Mushmeanie, un champignon halluciné monté sur ressort

- Butterdroid, un papillon très affectueux qui vous suit partout

Special Stages

Seul Sonic 2 ne comporte pas de Special Stages. Ceux de Sonic 3 et de Sonic & Knuckles sont accessibles à partir d’anneaux géants cachés dans les niveaux, comme sur Megadrive. Dans les deux cas, il s’agit d’une zone en fausse 3D, connue sous le nom de "Blue Spheres" dans sa version couleur, et "Get Black Spheres" sur Game.com.

Les Special Stage sont globalement injouables, et il vaut mieux les éviter. L’écran de la Game.com, bien trop lent à l’affichage, ne vous montrera jamais rien d’autre qu’une purée de pixels. Dommage, car ils semblaient plutôt pas mal adaptés d’après les screenshots du manuel de jeu.

Finir un Special Stage ne vous apportera rien de plus que quelques points supplémentaires. Il n’y a aucune Chaos Emerald dans ce Sonic Jam, et encore moins de Super Forms pour les personnages.

Détail des bosses

Sonic 2
Si ce jeu comporte 5 niveaux, seules les zones 2, 3 et 4 ont un boss de fin. Les zones ne comportent pas de chemins alternatifs à explorer.
Boss 1 :
Il s’agit du boss de Chemical Plant, en plein milieu d’Emerald Hill. Il n’y a aucune plate-forme mouvante dans cette, en revanche, ce qui le rend très facile à battre.
Boss 2 :
Le boss d’Aquatic Ruins. Pas besoin de prendre appui sur les flèches plantées dans les totems du bord du terrain de jeu pour le toucher, il suffit juste de lui sauter dessus sans technique particulière.
Boss 3 :
Le dernier boss est le boss normal d’Emerald Hill. À cause du gameplay hasardeux du jeu, il peut être assez difficile de sauter sur Robotnik en esquivant la pointe à l’avant de son véhicule.

Sonic 3
Seulement 2 bosses pour 5 zones dans ce jeu (aux zones 2 et 4).
Boss 1 :
Le boss de l’Act 1 d’Angel Island. Notez que le feu qu’il lance ne vous fait aucun mal… Heureusement, sinon ce passage aurait été injouable sur Game.com.
Boss 2 :
Boss de l’Act 2 d’Angel Island. Cette fois-ci, il vaut mieux éviter les boules de feu qu’il lance.

Sonic & Knuckles
Ici, 5 zones et 3 bosses, dans les zones 1, 3 et 5.
Boss 1 :
Correspond au boss de l’Act 1 de Mushroom Hill. Plutôt lent, il ne lance ses bûches que de manière horizontale dans cette version, et bien trop haut - il ne risque pas vraiment de vous toucher.
Boss 2 :
Il s’agit du boss de l’Act 2 de Mushroom Hill, les graphismes en simili-3D en moins. Evitez simplement les boules piquantes et sautez-lui dessus, rien de bien compliqué.
Boss 3 :
Surprise, c’est le boss de l’Act 1 de Flying Battery. Il suffit de rester au sommet de cette capsule en attendant qu’il se frappe lui-même par accident. Le seul risque est de se laisser piéger par les mouvements un peu hasardeux de Sonic, Tails ou Knuckles dans ce jeu.

Lorsque vous finissez un jeu, un écran "Congratulations !" vous félicite, et ça s’arrête là. Retour à l’écran-titre, même pas de générique de fin ou d’autre bonus.

Codes

Seulement deux codes sont connus pour ce jeu ; n’espérez pas y trouver de Level Select. En revanche, le deuxième code vous sera très utile… pour calmer vos nerfs.

Description Code
Invincibilité Mettre le jeu en pause, faire A, B, C, A.
Vie supplémentaire Mettre en pause, faire A, A, D, D.

Conclusion

Sonic Jam sur Game.com est un jeu qui ne répond absolument pas aux attentes des joueurs de la série Sonic ; le seul prétexte valable pour le posséder est, éventuellement, la réalisation d’une collection des jeux du hérisson bleu, ou une simple curiosité envers la console accueillant ce titre.

Le gameplay, l’un des plus laborieux jamais vu dans un titre Sonic, est le frein le plus important empêchant d’apprécier ce jeu. L’autre problème vient de la console et surtout de son écran, illisible.

Mention spéciale à Kendo pour avoir réussi à jouer pendant plus de 3 minutes d’affilées, et Shû pour avoir mis moins de 4 secondes à affirmer que c’était une daube :miles :



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