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Paru le dimanche 7 juillet 2019

Knuckles’ Chaotix - Test

Episode méconnu de la saga Sonic, Knuckles’ Chaotix en est l’un des segments les plus fascinants et mystérieux. Par son ambivalence perpétuelle, balançant entre éléments Classiques et données novatrices, le jeu se positionne à la lisière entre le passé et l’avenir, à l’intersection entre le Sonic d’hier et celui d’aujourd’hui. Paru en 1995 sur une extension de la Mega Drive, le mythique système 32X qui constituera l’unique échec cuisant de SEGA, Chaotix est le premier jeu de la franchise à avoir refroidi la presse à l’unisson : une maniabilité étrange et une certaine linéarité ont valu à ce petit frère de Sonic CD un accueil mitigé de la part des auto-proclamés spécialistes de l’époque. Rapidement ce jeu sympathique à l’ambiance formidable tomba dans un oubli sévère alors que la mise en avant sur le marché de la Saturn, véritable console 32-bits de SEGA, termina d’enterrer la 32X.

Presque dix années passèrent. Mais tandis qu’un noyau dur et minoritaire continuait de vénérer Chaotix envers et contre tout, imaginant que le fandom Sonic ne s’en soucierait plus jamais, la Sonic Team revînt en 2003 avec Sonic Heroes : ce jeu, l’un des plus vendus de toute la saga, avait pour fait majeur le retour de trois personnages apparus pour la première fois dans Chaotix. Il reprenait également des idées et concepts singuliers dont les prototypes avaient été réalisés pour le jeu de la défunte 32X. En peu de temps, ce qui était aux dires de la plupart un jeu mineur, inconnu ou raté, mua en pièce rare pour nostalgiques, en sensation d’une ère révolue, en pierre angulaire de l’histoire de Sonic. Fustigé jadis, Chaotix est devenu un jeu culte, une légende d’initiés qui côtoie les figures les plus secrètes de la Sonicologie en compagnie des SegaSonic et autres Sonic X-Treme.

Petit tour de piste non-exhaustif du plus ésotérique de tous les Sonic.

La genèse : "l’entre-deux" 32X

La jaquette européenne du jeu

Les coulisses de Chaotix sont étroitement liées à celles de la 32X.

La 32X, parue en Europe à la fin du mois de Janvier 1995, était une extension en forme de champignon qui se greffait sur la Mega Drive. Semblable au Mega-CD dans son utilisation mais au format cartouches, cet add-on auto-proclamé comme première 32-bits du marché fut un échec ludique et commercial sans précédent pour SEGA. Les causes de ce plantage intégral se révéleront nombreuses mais la principale fut de type organisationnelle : essentiellement bâti sous la houlette de SEGA of America, et ce sans le soutien réel de SEGA of Japan qui pour sa part penchait déjà le menton sur l’imminente Saturn, le projet 32X n’a jamais pu s’entourer de développeurs tiers en nombre. La 32X ne comptera avant sa mort précoce que 37 jeux recensés internationalement dont certains presque introuvables : en outre, les rares réussites incontestables du lot s’avèreront être des conversions de classiques arcade telles que Virtua Racing Deluxe ou After Burner 32X. Avec ses deux processeurs Hitachi SH-2, la 32X avait pour ainsi dire l’ossature de la Saturn, mais cadencée à une fréquence inférieure : sa volonté non-affichée était de pulvériser la Super NES de Nintendo. Elle avait toute la technologie nécessaire pour, mais décidément pas le personnel, ni les auspices, ni la créativité.

La jaquette américaine du jeu

Durant ce marasme, une équipe japonaise en retrait des grandes affaires de la firme va tenter le tout pour le tout : la 32X pourrait peut-être être sauvée, au moins sur le sol américain, avec un Sonic inédit dans son catalogue chétif. Les développeurs reprennent des travaux récents destinés à un hypothétique Sonic the Hedgehog 4 sur Mega Drive : ces travaux revêtent la forme d’un prototype intitulé Sonic Crackers, où Sonic et Tails évoluent attachés l’un à l’autre par une énergie élastique tout au long de deux niveaux ultra-colorés. Le concept est conservé, de même que plusieurs éléments de level-design, et l’annonce du jeu parvient rapidement à la presse : on se garde toutefois bien de signaler le changement de plateforme intervenu au dernier moment, d’autant que ce genre d’anecdotes a tendance à inquiéter à raison les journalistes. Les détails de la création de Knuckles’ Chaotix, de même que les unités de SEGA réellement impliquées dans le développement demeurent assez flous : jeu maudit par excellence, il est un épisode dont la société et dont Yuji Naka n’apprécient pas beaucoup de discuter. La raison pourrait être que ce jeu fut prié de se sacrifier en dernière instance au nom des intérêts de la Saturn.

En effet, Sonic et Tails initialement jouables furent gommés du jeu final. Le sprite de Sonic se vit bizarrement remplacé par celui assez similaire de Mighty (déjà créé à partir du Hérisson bleu pour le jeu d’arcade SegaSonic en 1993), tandis que celui de Tails fut purement et simplement éliminé (il en reste quand même une trace, le personnage secret Wechnia). Aujourd’hui encore les fans ne savent pas trop quoi penser des motifs d’un tel suicide commercial : pourquoi avoir évincé Sonic de l’argumentaire marketing du jeu ? Si aucune réponse officielle n’a jamais été apportée par les concernés, une partie du fandom défend une théorie qui, compte tenu de l’histoire américaine de la 32X, peut faire sens : SEGA of Japan et Yuji Naka lui-même auraient demandé à ce que Sonic et Tails soient remplacés par les moins célèbres Knuckles et Mighty, et ce afin de ne pas faire de Chaotix un événement contraignant la visibilité de la Saturn, alors priorité du groupe. En d’autres termes, Chaotix devait être un succès, pour l’intérêt de SEGA of America qui avait misé gros sur la 32X. Mais de préférence un tout petit succès, pour l’intérêt de SEGA of Japan qui privilégiait déjà la Saturn ! Conçu trop rapidement sous des conditions improbables et intenables, Chaotix traduit de manière éloquente les rapports de rivalité qui existèrent entre les équipes américaines et japonaises de SEGA à l’époque où émergeaient les premières consoles 32-bits. Des relations tendues qui se prolongèrent également quelques années sur Saturn, et souvent d’ailleurs sur l’épineux sujet des jeux affiliés à la saga Sonic.

La jaquette japonaise du jeu

En dépit des calculs des uns et des autres, Chaotix sera de facto un échec : associé à une extension peu vendue mais souvent revendue, il suivra aussitôt le chemin de sa déchéance. Considéré comme un jeu très moyen par la presse de l’époque, sa notation oscillant entre 60% et 80%, Chaotix aurait surtout eu besoin de plusieurs mois de développement supplémentaires pour se hisser au niveau de ses illustres prédécesseurs, et d’un hérisson bleu sur son emballage pour faire davantage parler de lui. Ironiquement, Chaotix est aujourd’hui un bon jeu au vu des standards actuels de la saga, et l’un des plus chers, sinon le plus cher, à se procurer en état complet. Il est aussi l’un des très rares spécimens créés spécialement pour la 32X et dépassant le simple statut de jeu correct.

L’histoire : les aventures de Knuckles

Centré sur Knuckles et ses amis de circonstance, Chaotix est le premier spin-off de la franchise.
Paru peu avant les deux aventures en solo de Tails sur Game Gear, et dix années avant la consécration de Shadow à travers son propre jeu sur 128-bits, Chaotix mettait pour la première fois sur le devant de la scène un autre personnage que Sonic, hérisson bleu relativement absent du résultat final.

La cartouche européenne du jeu

L’histoire se déroule quelques mois après la conclusion de Sonic 3 & Knuckles.
Un jour anodin, un tremblement de terre sous-marin agite à nouveau la vie de solitaire de Knuckles. Une seconde île flottante vient de surgir des eaux, présentant certains points communs avec celle sur laquelle il réside depuis toujours. Constatant que la Master Emerald réagit curieusement face à cet événement, Knuckles en déduit que l’île mystérieuse doit également posséder certains vestiges de la civilisation des Echidnés qui l’ont précédé. Il part enquêter sur place quelques jours plus tard, à la recherche des reliques qui semblent amplifier le pouvoir de la Master Emerald.

Déjà sur place, le Dr. Eggman a un train d’avance sur Knuckles. Il vient de découvrir un Anneau extraordinaire que l’ancienne civilisation utilisait en harmonie avec la Master Emerald, un Chaos Ring capable d’ouvrir des brèches dimensionnelles et de puiser l’énergie des Emeraudes à distance. Ravi d’avoir trouvé ce raccourci pour s’approprier la puissance des pierres précieuses, le Dr. Eggman paralyse aussitôt ceux qui tentent de s’interposer dans des capsules Combi-Confiners. Assisté de Metal Sonic, il établit sur l’île une nouvelle base en forme de parc d’attractions, Newtrogic High Zone.

Les dénommés Vector, Espio, Charmy Bee et Mighty, chacun sur les lieux pour des raisons différentes, ont ainsi été fait prisonniers pour parer à toute menace compromettant le plan du Dr. Eggman. C’était sans compter sur Knuckles qui fraîchement débarqué sur l’île trouve un moyen de les délivrer tour à tour en se connectant à eux par le biais de rings spéciaux. Newtrogic High Zone n’a qu’à bien se tenir !

La cartouche américaine du jeu

Les manuels américain et européen pour leur part racontent, comme souvent, une toute autre histoire, complètement stupide et qui ne s’inscrit dans aucune continuité. La seconde île flottante est désignée sous le nom de Carnival Island, et Knuckles en est nommé le gardien comme si de rien n’était. Le Dr. Eggman n’est plus le concepteur du parc d’attractions, au contraire il vient pour le réduire en cendres tandis que Knuckles et ses amis combattent pour que la date d’ouverture de Carnival Island ne soit pas repoussée ! Le sens de la dramaturgie de SEGA of America a ici de quoi laisser pantois. Bref, inutile de préciser que l’histoire officielle de l’opus est celle tissée par les sources japonaises.

La cartouche japonaise du jeu

Il est intéressant de noter qu’à défaut d’avoir été un best-seller, Chaotix est un jeu qui a considérablement marqué l’histoire de Sonic aux Etats-Unis. En effet, l’éditeur américain Archie publia en kiosques en Novembre 1995 un comics spécial entièrement dédié à Chaotix. Dans cette adaptation très libre et peu convaincante du jeu, les lecteurs réguliers du comics Sonic the Hedgehog découvraient pour la première fois Knuckles s’associant avec de nouveaux personnages pour former une alternative aux Freedom Fighters, les Chaotix : Vector, Espio, Charmy Bee et Mighty. Tandis que ces quatre protagonistes disparaissaient aussitôt des jeux, ils s’imposaient immédiatement comme des favoris du public dans le comics. Certains comme Mighty furent bientôt autant appréciés par le fandom américain que des célébrités telles que Sonic ou Knuckles, et la petite équipe issue du jeu 32X investit durant trois ans le comics Knuckles the Echidna en tant que casting régulier.

L’intérêt porté à ces personnages de second voire de troisième rang aux Etats-Unis fut si important que la Sonic Team ressuscita à l’improviste Vector, Espio et Charmy lors du jeu Sonic Heroes, leur confia un petit rôle dans Shadow the Hedgehog et leur consacra une poignée d’épisodes dans la série animée Sonic X. Les dénommés Chaotix eurent également leur moment de popularité dans le comics Sonic the Comic de l’éditeur anglais Fleetway qui tenta avec succès de suivre la vague américaine. En 2006, les trois compères continuaient toujours d’apparaître de temps à autres dans les comics Sonic the Hedgehog et Sonic X publiés par Archie. Vastes conséquences pour un jeu Chaotix passé totalement inaperçu !

Newtrogic High Zone ou Carnival Island

Personnages : galerie de portraits

Chaotix est un opus très bien peuplé.

Il est courant dans les jeux Sonic actuels d’avoir de larges choix de personnages jouables, chacun disposant de ses capacités propres. Cela paraît aujourd’hui tout à fait naturel, à tel point que plus grand monde ne se demande d’où a bien pu venir le germe de tels changements. Avec ses cinq personnages jouables, ses deux protagonistes bonus, ses deux ennemis et ses trois stars en caméos, Chaotix fut certainement l’un des plus importants promoteurs des multi-personnages dans la saga Sonic.

La particularité de Chaotix réside dans la gestion de deux personnages simultanément. Un personnage Leader qui se manie tout à fait basiquement, et un personnage Partenaire qui lui est affilié de force par le biais de la Ring Energy : un filament élastique émanant de rings spéciaux et reliant les deux protagonistes entre eux. Si ce lien est utilisé à bon escient, il peut permettre aux deux compagnons de prendre de l’élan et d’atteindre des plateformes a priori inaccessibles, mais également de se servir de l’autre comme d’un projectile pour attaquer. Si dans la théorie tout cela vous paraît évident, dans la pratique il est assez délicat de réellement maîtriser les mouvements distordus des deux associés.

Le personnage Leader sélectionne son partenaire avant chaque Acte au travers du Combi-Catcher : référence aux UFO-Catchers nippons où le joueur tente d’attraper sa peluche favorite grâce à une pince téléguidée, sauf qu’ici vous choisissez votre personnage Partenaire, le réveillez, et partez avec lui à la conquête du prochain niveau. Attention toutefois car qui dit Combi-Catcher dit pince mouvante, et il arrive d’échouer à attraper l’acolyte souhaité. Or certains personnages ont volontairement été placés là pour servir de pires partenaires imaginables, de boulets de service vous ralentissant dans votre progression. Du fait de la Ring Energy vous liant à ce second individu, vous devez choisir de préférence un Partenaire de poids à peu près similaire au vôtre pour ne pas déséquilibrer la donne.

Le joueur manie le personnage Leader comme dans n’importe quel autre opus Sonic 2D, le bouton C étant utilisé pour le saut et pressé deux fois pour les actions spécifiques au protagoniste incarné. Le bouton B pour sa part enclenche la fonction Hold : le personnage Partenaire se bloque sur place, vous permettant de créer des effets de balancier élastique et de prendre de l’élan. Si le bouton B est pressé tandis que le personnage Partenaire est près de vous, alors il se roule en boule dans vos mains et vous pouvez l’utiliser comme arme : un procédé que l’on retrouvera plus tard dans Sonic Advance 3. Enfin, le bouton A permet aux fainéants de faire venir le personnage Partenaire juste à côté de soi automatiquement : cette manœuvre créée pour des cas exceptionnels coûte une poignée de rings. En abusant du bouton A vous pourrez vous retrouver avec un nombre de rings négatif, ce qui demeure un cas unique dans la série.

Divers objets émailleront spécifiquement votre travail d’équipe : des Agrandisseurs ou Amoindrisseurs qui feront temporairement varier les tailles et poids des personnages afin de rendre leur contrôle plus handicapant, et plus sympathique des Echangeurs qui transformeront le personnage Partenaire en personnage Leader et vice-versa durant un temps donné. Un peu gadget, ces objets servent essentiellement à pimenter un déroulement très classique.

NomTechniques
Knuckles the Echidna
(Personnage-Leader-Partenaire)
Knuckles est le protecteur de la Master Emerald, descendant d’une civilisation tribale d’Echidnés. Lorsque la pierre sacrée se met inexplicablement à scintiller, son gardien soupçonne la nouvelle île flottante d’avoir un lointain rapport avec ses ancêtres. Il part alors en quête de réponses mais se retrouve piégé dans un parc d’attractions bâti par le vil Dr. Eggman. Déjà berné plusieurs fois par le savant fou, Knuckles usera de ses talents de planeur et d’escaladeur afin de le déloger de son trône.

Planer
Ça ne change pas de d’habitude, appuyez sur C pendant un saut et dirigez-vous vers la droite ou la gauche pour planer dans la direction choisie.

Escalader
Rien ne change non plus ici, planez jusqu’à atteindre un mur puis dirigez-vous avec haut et bas dans la direction choisie.
Espio the Chameleon
(Personnage-Leader-Partenaire)
Espio le Caméléon est un enquêteur privé ayant des talents de ninja. Il s’est rendu sur place à la demande d’un client anonyme désireux d’en savoir plus sur l’étrange phénomène des îles flottantes. Il peut marcher sur les murs et plafonds, effectuer une attaque tornade et changer régulièrement de couleurs. Il sera le premier à être délivré du Combi-Confiner par Knuckles et se liera d’amitié avec Vector et Charmy Bee. Pour sa part Espio restera assez fidèle à lui-même dans Sonic Heroes.

Courir sur les murs
Pour courir sur les murs, sautez en direction d’un mur et quand Espio le touche, appuyez sur C et maintenez le bouton enfoncé. Utilisez le D-Pad pour courir et relâchez C pour sauter du mur.

Courir sur les plafonds
Faites la même procédure que pour courir sur un mur en sautant tout simplement sur un plafond.
Vector the Crocodile
(Personnage-Leader-Partenaire)
Vector apparaît comme un crocodile funky et branché ne se séparant jamais de son walkman. Sonic Heroes et Sonic X le vieilliront, le doteront d’une certaine forme d’intelligence et lui attribueront une forte corpulence afin de radicalement modifier le personnage. Vector est capable de grimper aux murs et de se propulser horizontalement. Les raisons de sa présence à Newtrogic High Zone sont floues, mais il semblerait qu’il ait été envoyé en tant que journaliste d’investigation sur le paranormal.

Pour accélérer en plein saut
Pendant un saut, appuyez sur C et sur la direction souhaitée sur le D-Pad pour faire une petite accélération dans la direction choisie.

Pour escalader
Sautez sur un mur et appuyez sur C pour vous accrocher à celui-ci puis utilisez le D-Pad pour aller vers le haut ou vers le bas, exactement comme Knuckles.
Mighty the Armadillo
(Personnage-Leader-Partenaire)
Mighty est un Tatou dont la première apparition remonte à SegaSonic, jeu d’arcade durant lequel il côtoyait Sonic et Ray pour réussir une évasion spectaculaire. Il revient pour la seconde et dernière fois dans Knuckles’ Chaotix, où il est décrit comme solitaire et aimant voyager. Rapide et capable de sauter de murs en murs, Mighty le touriste est un blasé qui n’apprécie pas d’avoir été impliqué dans cette aventure contre son gré. Il connaît toutefois les antécédents du Dr. Eggman et a une revanche à prendre.

Pour sauter de murs en murs
Sautez contre un mur et appuyez sur C quand vous rentrez en contact avec celui-ci, appuyez de nouveau sur C pour sauter du mur. Ne restez pas appuyé trop longtemps sur un mur avant de sauter, sinon vous tomberez.

Pour monter un mur en s’y agrippant
Sautez contre un mur et appuyez sur C quand vous rentrez en contact avec celui-ci, appuyez sur Haut sur le D-Pad et appuyez de nouveau sur C pour faire un saut vers le haut et appuyez encore une fois sur C pour vous y raccrocher.
Charmy Bee
(Personnage-Leader-Partenaire)
Charmy Bee, butineur invétéré, s’est rendu sur l’île flottante à la recherche de nouvelles espèces de fleurs rares. Mais tout ce qu’il trouvera sur place c’est un lot d’ennuis, et deux futurs partenaires de business en la personne de Vector et Espio. Légère et peu résistante, l’abeille peut toutefois voler dans les airs à toute vitesse. Charmy Bee, présenté ici comme un adolescent ordinaire, ressemble peu au Charmy enfantin et joyeux de Sonic Heroes et Sonic X, tant civilement que dans son caractère.

Pour voler
Charmy ne saute pas, il vole. Appuyez sur la direction souhaitée sur le D-Pad et appuyez sur C pour vous envoler. Pour accélérer, allez vers la droite ou la gauche et appuyez sur C.

Pour faire un vol plané
Envolez-vous. Une fois en l’air, appuyez simultanément sur C et sur haut sur le D-Pad.
Heavy
(Personnage-Partenaire)
Heavy prétend être un robot conçu par le Dr. Eggman qui s’est échappé de son laboratoire. Il dit s’être rebellé contre son créateur avec son acolyte Bomb, mais nul ne sait s’il ne s’agit pas en réalité d’une manœuvre d’espionnage. Comme son nom l’indique sans détour, Heavy est lourd et posera bien des problèmes à celui qui aura pour partenaire cette grosse boîte de conserve.
Bomb
(Personnage-Partenaire)
Partenaire d’infortune, Bomb est un petit robot qui explose au moindre danger. Ce faisant il complique largement la tâche de celui avec lequel il est relié par la Ring Energy. Associé de Heavy, il clame à qui veut l’entendre que le Dr. Eggman est son ennemi, mais jamais le jeu ne témoignera de ses véritables allégeances, condamnant Bomb à ne rester pour toujours qu’un personnage indéfini.
Eggman
(Personnage-Ennemi)
Ivo Robotnik alias Dr. Eggman est de retour, à la recherche des Chaos Rings mystérieusement connectés à la Master Emerald. Encore plus menaçant, il a enfermé ses rivaux dans des capsules paralysantes, les Combi-Confiners, et dressé le parc d’attractions mortel Newtrogic High Zone sur la nouvelle île flottante. Réalisant que ses badniks placés ici et là ne suffisent plus à stopper Knuckles, il viendra le défier cinq fois en personne avant de déléguer la tâche à sa création Metal Sonic.
Metal-Sonic
(Personnage-Ennemi)
Le Dr. Eggman a remis en état de marche sa plus terrible invention, détruite lors de Sonic CD. Metal Sonic, complètement dévoué au savant fou dans cet épisode, a subi des améliorations conséquentes. Il peut désormais fusionner avec certains éléments électromécaniques environnants et contrôler des systèmes informatiques à distance. Lors du combat final, il évoluera en un puissant démon robotique doté d’un canon à particules, à la suite d’une fusion qui n’est pas sans préfigurer celle de Sonic Heroes.
Sonic The Hedgehog (Personnage-Cameo)
Au terme de la véritable fin après obtention des six Chaos Rings, apparaît une image collective des personnages du jeu. Sonic, le hérisson le plus célèbre du monde, vient y faire un héroïque caméo. Se pourrait-il qu’il ait fourni une aide hors-écran lors de cette aventure ?
Miles Tails Prower (Personnage-Cameo)
Collectez les six Chaos Rings puis terminez le jeu pour assister à la véritable fin. Dans cette dernière, Tails le renard aux commandes de son Tornado rouge fait irruption sur l’image de conclusion.
Amy Rose (Personnage-Cameo)
La fiancée auto-désignée de Sonic fait une petite apparition dansante dans le Sound Test du jeu, sous certaines conditions (Cf. Secrets & Codes du jeu). Amy a fidèlement conservé son allure et ses vêtements de Sonic CD.

L’anneau Chaotix : Le jeu

Knuckles’ Chaotix possède un Gameplay unique en son genre, les actions des personnages sont basées sur l’anneau que chacun d’entre eux possède dans sa main. Ils peuvent ainsi empêcher leur partenaire de s’éloigner, gagner de la vitesse et beaucoup d’autres choses encore, le tout grâce à 2 anneaux. Le gameplay est centré sur ça, d’ailleurs, certaines commandes telles que le Spin Dash deviennent inutiles, l’accélération donnée grâce à une technique étant beaucoup plus importante. Bien que le saut soit encore la meilleure façon de détruire des Badniks, l’anneau permet également de les détruire facilement. Cette innovation fait de Knuckles’ Chaotix un jeu unique en son genre, ce gameplay ne sera d’ailleurs plus jamais utilisé après ce jeu.

Knuckles’ Chaotix a également introduit 3 personnages très connus aujourd’hui grâce à leur retour dans Sonic Heroes et Sonic X, Espio the Chameleon, Vector the Crocodile et Charmy Bee. Il a aussi marqué le retour de Mighty, dont ce sera la dernière apparition jusqu’à Sonic Mania, 24 ans plus tard. Knuckles fait lui aussi parti de l’aventure en tant que personnage principal. On note quand même qu’il n’y a pas de vies dans ce jeu, il est en effet impossible de voir le message Game Over, il faut aussi savoir qu’il est possible d’avoir un nombre négatif d’anneaux. Si ce nombre arrive à -100, vous êtes renvoyé à World Entrance. Se faire toucher lorsque le nombre est négatif signifie aussi la perte du partenaire qui revient au bout de quelques instants. Si vous êtes touchés pendant que le partenaire est absent, vous êtes alors renvoyé à World Entrance. On perd également si l’on passe 10 minutes dans un même niveau.

On retrouve dans Knuckles’ Chaotix tout ce qui fait un Sonic, c’est à dire une bonne dose de vitesse, des niveaux qui défilent à toute allure... Ce jeu est malheureusement TRÈS facile, les niveaux sont courts et sans difficultés, les boss ne sont pas très durs à battre et obtenir les Chaos Rings est une partie de plaisir.

Test

- Graphismes : Ça reste dans le style Sonic mais ce n’est pas vraiment excellent pour un jeu 32X, ce jeu reste néanmoins assez rapide et fluide pour être suffisamment agréable à voir. On a aussi droit à des effets tels que des distorsions, des zooms et de la 3D.

- Jouabilité : Plutôt bonne, il ne faut pas beaucoup de temps pour maîtriser les techniques basiques et celles des personnages. Cependant, pour une jouabilité optimale, il faut jouer à 2 car l’ordinateur reste souvent bloqué contre un mur sans sauter ou au-dessus d’une passerelle, ce qui vous pousse à gaspiller 10 Rings pour le ramener à vous.

- Bande son : Dans la norme Sonic, c’est à dire plutôt bonne, les musiques sont bien réussies et vont bien avec le décor qui les accompagne.

- Durée de vie : Pas énorme, les niveaux sont plutôt courts et ne représentent pas de vrais challenges, les boss sont faciles à battre et les Special Stages ne sont pas très difficiles. En connaissant un tant soit peu le jeu on peut le finir en quelques heures.

- Scénario : Les deux scénarios sont très différents, je trouve le Japonais bien meilleur, l’Américain étant moins développé. Néanmoins, ils sont tous deux originaux.

- En résumé : Plutôt court, plutôt facile, le jeu est principalement tourné vers le mode 2 joueurs, car jouer seul devient rapidement lassant et l’ordinateur fait souvent n’importe quoi. Bref, à moins de jouer à plusieurs ce jeu n’a pas de réel intérêt. Les personnages sont attachants et possèdent tous leurs capacités personnelles, ce qui diversifie le jeu. On notera également la présence d’un système de sauvegarde, plutôt inutile vu la durée de vie.

Niveaux : au paroxysme psychédélique

A l’inverse des précédents jeux Sonic dont l’enchaînement des niveaux était linéaire, ici le joueur choisit systématiquement le Stage auquel il va se mesurer avant de passer à l’action : enfin, du mieux possible, puisque la sélection se fait par l’entremise d’un tirage au sort où il vous faudra des réflexes d’acier pour chuter sur la case désirée. Ainsi, si vous avez terminé les deux premiers actes de Techno Tower et que vous tombez à nouveau sur la case de ce Stage, vous débuterez automatiquement au troisième acte. Vous aurez donc vingt-cinq actes à parcourir en suivant cette méthodologie. Ces derniers, très longs et graphiquement soignés, ont toutefois du mal à se démarquer les uns des autres et la routine a vite fait de s’installer en dépit de nombreux recoins à explorer. Le level-design particulier du jeu déroge aux règles canoniques de Sonic en proposant un chemin très souvent ascendant plutôt qu’horizontal : autrement dit, vous montez, vous traversez, vous montez, vous traversez etc…

Dernière nouveauté et originalité qui attendra Sonic the Hedgehog 2006 pour renaître, la présence de quatre fourchettes horaires différentes dans le jeu : matin, jour, soir et nuit. Le background dans chaque niveau change selon le moment de la journée où il est parcouru, ce qui influe également sur les couleurs de certains éléments du décor. Une fourchette horaire donnée dure deux niveaux.

Special Stages et Bonus Stages

Special Stages :
A l’instar de Sonic 1 sur Mega Drive, il faut sauter dans un anneau pour accéder au Special Stage. Celui-ci se situe à la fin du niveau, au-dessus du panneau "Clear" et n’apparaît que si vous possédez au moins 50 anneaux. Il y a un anneau de ce genre dans chacun des niveaux, excepté dans les 5èmes actes des niveaux et dans Isolated Island.

Bonus Stages :
Les Bonus Stages sont là pour vous faire gagner un maximum d’anneaux et de Power-ups, on y accède par le biais de grands anneaux cachés dans les niveaux. Il vous faut posséder au moins 20 Rings pour pouvoir entrer dans ces Stages. A l’intérieur de ceux-ci, vous êtes mis en boule et vous devez vous déplacer pour prendre les Power-ups qui se trouvent sur votre chemin.

Arts conceptuels

Voici quelques dessins tirés du manuel d’instructions Japonais de Knuckles’ Chaotix :

Remerciements et plus encore

Retrouvez les autres dossiers consacrés à Knuckles Chaotix :
- La Solution Complète du jeu
- Les Secrets et Codes

- Merci à Syrul parce qu’à l’origine cet article devait lui appartenir, et aussi pour avoir fourni l’histoire japonaise.
- Dark Dash pour les scans du manuel et la photo de l’arrière de la jaquette américaine.
- Faolkan pour la photo de la cartouche européenne.
- Perfect Chaos pour l’artwork de Metal-Sonic.
- Kendo pour son aide et ses encouragements qui ont été nécessaires à finir cet article et aussi pour avoir passé son week-end à relire ce petit article.
- Kid-Paddle1 pour le dessin ci-dessous.
- Et aussi merci aux lecteurs, en espérant que vous avez appris des choses sur ce jeu.

Par Espio-4x le 7 juillet

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