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Paru le lundi 14 septembre 2020

Les jeux bonus de Sonic Mega Collection (Plus)

Sonic Mega Collection regorge de secrets à débloquer. Vous avez sûrement déjà vu ces nombreux points d’interrogation au milieu de la liste de jeux qui renferment sept jeux cachés. Trois d’entre eux sont liés à Sonic (Blue Sphere, Knuckles in Sonic 2 et Sonic 3 & Knuckles), mais les quatre autres sont des jeux d’autres séries. Si on peut trouver quelques liens entre Sonic et Flicky ou Ristar, on voit moins bien pourquoi Comix Zone et The Ooze ont été inclus dans la collection Sonicesque.

Mais que valent ces jeux ? Voici une petite série de quatre tests pour vous guider. Nous présentons les jeux dans l’ordre où vous les débloquerez, du plus facilement au plus difficilement.

Avant de commencer

Vous aurez besoin de débloquer certains jeux pour en obtenir d’autres. Voici ci-dessous la liste des jeux Sonic à débloquer.

Blue Sphere Lancer Sonic 1 et Sonic 3D Blast 20 fois chacun OU avoir une sauvegarde de Phantasy Star Online I & II sur la carte mémoire (GameCube)
Knuckles in Sonic 2 Lancez Sonic 2 et Sonic Spinball 20 fois chacun.
Sonic 3 & Knuckles Lancez Sonic 3 et Sonic & Knuckles 20 fois chacun.

Vous pouvez lancer un jeu, puis immédiatement le quitter pour aller plus vite. Répétez cette action autant de fois que nécessaire, puis revenez au menu principal de Sonic Mega Collection (Plus). Retournez dans la partie "Jeux" et, tadaaaa, vous débloquerez les jeux !

Test de Flicky

Date de sortie 1984 (Arcade), 1991 (MegaDrive)
Développeurs SEGA
Type Plate-formes
Le débloquer Lancer Dr. Robotnik’s Mean Bean Machine 30 fois OU avoir une sauvegarde de Sonic Adventure 2 Battle sur la carte mémoire (GameCube).
Wow. Cet écran-titre est...basique.

Flicky est probablement le jeu qui parlera le plus aux aficionados de Sonic. Celui-ci met en effet en scène la race des Flickies, les petits oiseaux que l’on sauve des griffes d’Eggman à plusieurs reprises depuis Sonic 1.
On ignore parfois que ce jeu est sorti sept ans avant le premier Sonic ! S’il est initialement sorti sur Arcade, il est aussi connu pour être le jeu le plus vendu de la SG-1000, la première console de SEGA. La version présentée ici est le portage Mega Drive, ressorti en avril 1991 (probablement pour préparer la vague Sonic de juin).

Dans ce jeu, vous devrez parcourir 48 niveaux et votre but sera d’y sauver les 10 poussins de Flicky. Pour ce faire, vous devrez les ramasser puis les emmener vers la porte de sortie, le tout en prenant gare aux ennemis qui peuvent les attaquer et les disperser aux quatre coins de la carte. Ce concept est très similaire à Sonic 3D Blast... Logique, puisque ce jeu a été pensé comme une suite de Flicky !
Bien que vous soyez un oiseau, vous ne pouvez pas voler et devrez vous contenter de simples sauts pour vous déplacer. Vous pouvez également ramasser des objets (téléphones, marteaux...) que vous pourrez projeter sur vos ennemis pour les mettre HS quelques instants. Une fois les 48 niveaux finis (bien qu’ils soient assez difficiles, la majeure partie se boucle en moins d’une minute), le jeu recommence au niveau 1 mais est plus rapide. Vous pourrez continuer à jouer ainsi jusqu’à l’inévitable Game Over.

Qui dit "jeu d’arcade" dit "mini-jeu bonus pour gagner des points qui ne servent à rien"

Le jeu souffre de son âge avancé (graphiquement on croirait un jeu Master System) et d’un game-design archaïque. Prenez les projectiles par exemple, le seul moyen de les lancer est d’utiliser...la touche de saut ! Il est donc impossible de conserver un projectile lorsqu’on veut changer de plate-forme, ce qui limite les options d’attaque. La Mega Drive avait 3 boutons sur sa manette, l’un d’eux aurait tout à fait pu être attribué au lancer de projectile au lieu de tous les catégoriser en bouton de saut.
La physique du héros n’est pas formidable non plus, Flicky a rebondit bizarrement contre les murs, ce qui peut entraîner des morts stupides. De même, il a tendance à glisser lorsqu’il court, rendant l’esquive d’ennemis plus difficile qu’il n’y paraît.

Verdict : Si le jeu est amusant, il est vite répétitif (la faute à son grand âge) et devient carrément frustrant par moment. L’inclure dans la compilation était est une bonne idée au vu des liens entre Sonic et les Flickies, mais vous n’y retoucherez sans doute jamais une fois que vous aurez bouclé les 48 niveaux.

Test de The Ooze

Date de sortie 1995
Développeurs SEGA Technical Institute
Type Action/Aventure
Le débloquer Débloquer Blue Sphere, Knuckles in Sonic 2, Sonic 3 & Knuckles et Flicky OU avoir une sauvegarde de Sonic Heroes sur la carte mémoire (PS2, Xbox).
Note Indisponible sur la version GameCube en Amérique et en Europe.
Un arrière-plan, c’est trop demander ?

Probablement le jeu le moins connu de la compilation, The Ooze a été développé par la même équipe que Comix Zone mais s’attaque à un tout autre genre. Ni plate-formes ni bourre-pifs ici, accueillez plutôt un ersatz de Zelda avec moult interrupteurs à activer.

Vous incarnez Daniel Caine, un scientifique ayant découvert que l’entreprise dans laquelle il travaille commet des crimes de guerre. La direction s’en aperçoit et injecte une substance dans son corps qui le transforme en flaque de slime. Après avoir évacué ce qui reste de Caine, le patron retourne à son bureau fumer un bon cigare.
Heureusement pour Daniel (et malheureusement pour nous), celui-ci n’est pas mort ! Il se réveille dans les égouts et découvre qu’il peut allonger son nouveau corps pour se déplacer et atteindre des interrupteurs. Son objectif est désormais de se venger de son ancien patron, et si possible de retrouver sa forme humaine.

Après ce pitch alléchant, on prend le contrôle du personnage. On est lâché dans un labyrinthe vu du dessus où le but est d’activer des interrupteurs pour accéder à la fin du niveau. Au total, il y a 5 mondes comprenant chacun deux niveaux et un boss.
Les capacités de Caine sont assez limitées : il peut se déplacer et étendre son "bras" pour activer des interrupteurs ou des bonus, et aussi cracher une petite partie de son corps sur ses adversaires. La quantité de slime rattachée à la tête de Caine représente son niveau de santé : si celle-ci est trop petite, Daniel meurt et vous perdez une vie.

Marre du vert ? Vous trouverez occasionnellement des bonus qui changeront votre couleur.

On peut perdre du slime de plusieurs façons : en étant touché par un ennemi, en passant sur certaines surfaces (bouche d’égout, sol électrique...), en étant "coupé" par une porte, etc. La gestion de ce précieux slime devient alors le point central du jeu, et on passe son temps à faire de larges détours pour éviter certains ennemis, ce qui rend le rythme de jeu assez mou. Il est d’ailleurs très dur de regagner du slime dans les derniers mondes du jeu, ce qui vous laissera souvent vulnérable face aux obstacles. Enfin, notez que si Caine se prend un projectile dans la tête, il meurt en un coup, quel que soit l’état de son corps. Comme si ça n’était pas assez dur comme ça...

Les niveaux sont très grands et il n’est pas rare de s’y perdre. Graphiquement, il arrive que certains passages soient involontairement dissimulés dans le décor (je pense aux failles dans les murs qui ne sont pas toujours très visibles), ce qui vous fera souvent tourner en rond à la recherche d’un moyen d’avancer, augmentant ainsi vos chances d’être punis par les ennemis.
Enfin, notons que la musique (très "synthé", comme beaucoup d’OST sur Mega Drive) tape vite sur le système et donne envie de couper le son. Au final, l’expérience de jeu est très douloureuse et on a souvent l’impression qu’on ne peut rien faire face aux obstacles qui se dressent devant nous.

Verdict : Ce jeu est réellement dur et pas franchement fun à parcourir à cause de son héros trop lent et de ses labyrinthes confus. Si vous vous lancez dans l’aventure, usez et abusez des save states proposées par la compilation. Le concept est sympathique mais mérite un bien meilleur travail sur le level-design et les capacités du héros.

Test de Ristar

Date de sortie 1995
Développeurs SEGA
Type Plate-formes
Le débloquer Lancer Blue Sphere, Knuckles in Sonic 2, Sonic 3 & Knuckles et Flicky 30 fois chacun.
C’est mieux, mais cette pose me rappelle quelqu’un...

Développé à partir d’un concept abandonné de Sonic 1 (vous savez, ce fameux lapin qui étirait ses oreilles ?), Ristar est parfois catalogué à tort comme une création de la Sonic Team. Cette confusion est due au fait qu’une bonne partie de l’équipe qui a travaillé sur le jeu rejoindra la Sonic Team pour assister à la création de NiGHTS Into Dreams. C’est également le premier jeu sur lequel a travaillé Yuji Uekawa, qui sera l’auteur du relooking des personnages dans Sonic Adventure !

Parmi les 4 jeux bonus, c’est celui qui se rapproche le plus d’un jeu Sonic, tout simplement parce que c’est un jeu de plate-formes ! Visuellement, il est aussi très similaire aux opus MegaDrive du hérisson. Cependant, oubliez la vitesse de la Tornade Bleue, notre étoile de mer est bien plus lente et, si quelques passages demandent de bons réflexes, le rythme de jeu est beaucoup plus posé que dans un Sonic.
Le gameplay du jeu est basé sur les bras du protagoniste. Ceux-ci peuvent être étendus dans 8 directions pour attraper tout ce qui passe à votre portée : objets, ennemis, murs, poteaux... Quoiqu’un peu répétitif à première vue, ce gameplay marche bien et parvient à bien se renouveler au fil des niveaux.

Les boss sont très amusants et originaux !

Le principal défaut du jeu est sans doute sa durée de vie. 14 niveaux, c’est assez peu pour un plateformer de cette époque, et la grande majorité se passe sans aucune difficulté. Vous aurez sûrement bouclé le jeu en moins d’1h30 dès votre première tentative. Notez cependant que le boss final est un étonnant pic de difficulté, les save states pourraient vous être utiles pour ce moment précis.

Verdict : Après le calvaire que représente The Ooze, ça fait du bien de toucher à un bon jeu de plate-formes à la difficulté correctement dosée. Ristar est peut-être même un peu trop simple à mon goût, mais son concept atypique et son look tout mignon en font un jeu digne de figurer au milieu des Sonic 16-bits.

Test de Comix Zone

Date de sortie 1995
Développeurs SEGA Technical Institute
Type Beat’em up, Plate-formes
Le débloquer Lancer 50 fois n’importe lequel des Sonic Mega Drive (1, 2, 3, & Knuckles, 3D Blast, Spinball, Mean Bean Machine) OU avoir une sauvegarde de Sonic Heroes sur la carte mémoire (PS2, Xbox).
Note Indisponible sur la version GameCube en Amérique et en Europe.
Eh bah voilà, ça c’est un écran-titre qui claque !

Ristar et Comix Zone sont deux des jeux les plus cultes de la fin de vie de la Mega Drive. Mais si tous deux ont marqué les joueurs par leur esthétique, Comix Zone est également très souvent mis en avant pour sa difficulté.

Vous incarnez Sketch Turner, un dessinateur qui a été enfermé dans sa propre bande dessinée et qui doit tenter d’en sortir. Ce qui frappe tout de suite, c’est le look comic-book du jeu, très convainquant pour une console 16-bits. Les développeurs se sont également amusés avec les codes de ce médium : Sketch peut sauter d’une case à l’autre, le papier peut brûler, les trous sans fond se situent toujours en bas de la page, etc.
Le gameplay est simple (1 bouton pour sauter, 2 pour frapper, 3 pour gérer votre inventaire), mais aurait mérité une petite explication. Sonic Mega Collection ne fournit pas le manuel du jeu, ce qui vous empêche de connaître certaines combinaisons de touches dévastatrices. Notez par ailleurs qu’il s’agit du seul jeu de toute la compilation qui utilise le layout d’une manette Mega Drive à 6 boutons au lieu de 3.

Occasionnellement, une militaire vous parlera depuis sa propre case. Mignon.

Le jeu est très court (6 niveaux, aucun ne dure plus de 10 minutes), mais également très difficile. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Sketch perd de la vie à chaque fois qu’il frappe quelque chose (ennemi ou élément de décor). Pire, sa vie n’est même pas restaurée entre chaque niveau ! Encore plus fou : vous n’avez qu’une seule vie pour finir le jeu ! Vous gagnerez une vie après chaque boss (tous les deux niveaux), mais encore faut-il y parvenir !
Résultat : même si les ennemis ne sont pas trop durs à battre, il vous faudra gérer vos précieux points de vie si vous voulez voir le bout du jeu. Pour cela, il conviendra d’utiliser un maximum d’objets comme les potions, les projectiles (qui font beaucoup de dégâts sans mettre à mal votre santé) ou le super bonus qui vous transforme en véritable héros de comic-book. Vous pouvez aussi utiliser votre rat de compagnie pour dégoter ces bonus, n’hésitez pas à l’utiliser dans toutes les cases de la BD.
En dernier recours, vous pouvez également sacrifier 20% de vos PV pour lancer un avion en papier qui tuera en un coup tous les ennemis. Cependant, gare à ne pas vous le prendre lorsqu’il reviendra vers vous !

Verdict : C’est un jeu dur, mais pas aussi frustrant que The Ooze. Si le finir d’une traite requiert une exécution parfaite et une grande connaissance du jeu, chaque niveau peut être bouclé assez facilement, et on peut utiliser un code pour accéder au niveau que l’on souhaite depuis l’écran-titre. Ça n’est pas très commode certes, mais le look atypique du jeu nous fait pardonner ces défauts.

Par Sonicvic le 14 septembre

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