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Paru le lundi 7 novembre 2022

Preview Sonic Frontiers : PGW 2022

La Paris Games Week est un grand évènement du jeu vidéo en France, et voir Sonic présent pour tester le dernier jeu en date avait quelque chose d’excitant. Je me suis personnellement chargé de tester la démo que SEGA nous présentait, mais notre CM O’Neal, qui poste régulièrement sur le Twitter de PSo, m’a donné de bons conseils pour pouvoir profiter au mieux des 15 minutes qui nous étaient attribuées… Et sans aucun screenshot, puisque toute capture photo ou vidéo du jeu était interdite.

Je tiens quand même à signaler que le stand SEGA, intégralement consacré à Sonic Frontiers, était très sobre, mais très beau. On avait de grands murs qui attiraient l’œil, présentant deux artworks promotionnels aujourd’hui vus et revus. J’ai patienté dans une looongue file d’attente d’une demi-heure avant de pouvoir toucher à un poste (ça faisait plaisir de voir autant de gens). Il y avait une petite trentaine de postes, tous équipés d’une Xbox One. Une autre file permettait d’accéder à un jeu de batak pour gagner une peluche Sonic, et derrière, une machine à selfie pour se prendre en photo avec notre mascotte préférée !

Vous ne saviez pas que ça s’appelait batak ? Moi non plus.

Seulement 15 minutes ?!

Oui, la démo de Sonic Frontiers n’était pas longue. Aussi, cette preview est proportionnellement assez courte, c’est pourquoi j’essaye de vous donner le plus de détails possibles. Afin de ne pas me spoiler plus que de rigueur et de gagner le plus de temps possibles, j’ai passé la grosse majorité des cinématiques. On va donc surtout parler de ce qui nous intéresse, le gameplay. Mais pas que !

Le jeu démarre, et j’ai été frappé par la sobriété de la direction artistique. Le menu, les boutons, les musiques d’entrées… On est loin des orchestrations et des effets de Sonic Unleashed, Forces ou Generations. Tout est blanc et épuré, mais très joli. Il s’en dégage un sentiment de sérénité.

On commence avec une cinématique nous montrant Sonic se réveiller sur la première île, Kronos Island. Il faut reconnaitre que les graphismes, du moins sur cette mouture Xbox One, sont moins jolis que ce que nous ont montré les trailers CGI. Ils sont corrects malgré tout, et n’empêchent pas de profiter des décors. Reste à savoir si la version finale aura le même problème. On peut néanmoins saluer le fait que les couleurs ne sont plus saturées ! L’herbe fluo de Sonic Generations est un lointain souvenir.

Sonic est maniable !

Je n’avais plus vu ça depuis des années personnellement (à part peut-être Sonic Lost World mais le gameplay n’avait rien à voir avec celui-ci). C’est la première fois que l’on a un Hérisson bleu qui ne fait plus savonnette quand il court, problème auparavant inévitable quel que soit l’opus que l’on prenait. C’est déjà une avancée remarquable, car le boost, lui, est d’une certaine manière toujours présent ! Conséquence inévitable, Sonic est un peu moins rapide qu’avant, et n’est donc plus un gros bourrin. Dans la zone ouverte, le boost n’a plus la même utilité, puisqu’il est ici plus une simple accélération. Le bouton d’activation a changé, la jauge se recharge toute seule sans anneaux, et il ne sert même plus d’attaque puisqu’il ne détruit pas les ennemis. En revanche, j’ai pu essayer deux niveaux Cyberspace, et là le boost a bien besoin d’anneaux pour être utilisé.

Sonic a d’autres compétences accessibles dès le début du jeu : double saut, course verticale sur les murs, light speed dash, kick, punch... Il faut un temps d’adaptation pour tous les contrôler, car les boutons ne sont pas toujours les mêmes que les précédents jeux. Heureusement, les courts temps de chargement nous offrent des tutoriels pour s’habituer.

Je me souviens avoir vu moins de vide dans les décors in-game

Zone ouverte et combat

En jouant, on comprend pourquoi SEGA parlait de zone ouverte, et non de monde ouvert. On se rapproche plus des derniers Tomb Raider, où on a une grande amplitude d’action, mais dans une zone limitée. Ce n’est pas un monde ouvert à la Assassin’s Creed, mais ce n’est pas non plus un niveau avec plusieurs chemins à choisir. On peut vraiment aller partout dans les limites de la zone, et à grande vitesse. C’est un grand plaisir, et un jouissif sentiment de liberté s’en dégage.

Jouissif, c’est aussi un mot que j’applique aux combats. Très nerveux, on sent l’impact des coups portés aux ennemis. Parce que oui, Sonic ne booste plus ou ne roule plus dans les ennemis, mais leur donne des coups de poings et des coups de pieds. Il peut bien sûr toujours utiliser la Homing Attack.
Il a aussi un arbre de compétences à apprendre au fur et à mesure de sa progression. La première est le fameux Cyloop, qui s’avère pratique pour étourdir plusieurs ennemis en même temps, récupérer quelques anneaux... Il semblerait que les autres attaques disponibles soient aussi nouvelles, mais la démo ne permet pas de le découvrir.
J’ai aussi pu affronter deux petits boss, très facile à détruire dès qu’on a compris comment les anéantir (et on le comprend très vite). S’arrêter dans sa course pour combattre un ennemi et vider sa jauge de vie ne ralentit pas pour autant le rythme, et donne un sentiment d’impact qui défoule pas mal. On aime ça !

Hashtag concentré pour ne rater aucun détail

Et les niveaux Cyberspace, alors ?

La zone ouverte est agréable à parcourir, et remplie de petits puzzles différents à faire pour gagner des collectibles (cœurs, pièces de robots, etc), ou pour dévoiler plusieurs parties de la map petit à petit. Ils permettent également d’atteindre les niveaux du Cyberspace.

Je suis un féru de lore, vous le savez, et je me demandais comment serait intégré le Cyberspace dans l’univers du jeu. J’ai eu droit à une cinématique où une voix désincarnée, sortie de l’une des ruines, la mentionnait comme Dimension Digitale. On est donc bien dans un monde à part, et non dans un mode de jeu propre au jeu vidéo. Cette petite séquence, ainsi que l’aspect générale des ruines, m’a beaucoup fait penser aux derniers jeux Assassin’s Creed (je le dis car je préfère que Sonic ressemble à ça plutôt qu’à du Mario).

J’ai donc pu accéder à deux niveaux Cyberspace, dont je tairai les noms mais qu’on a pu apercevoir dans les trailers. Ces niveaux ne prennent qu’une minute environ à être complétés. S’il n’y a qu’un niveau à chaque portail du Cyberspace, alors il semble que la grosse majorité du jeu soit donc la zone ouverte, et non ces niveaux-là.
Le gameplay se rapproche alors beaucoup de Sonic Generations, avec un level design beaucoup plus adapté au boost tel qu’on le connait, c’est-à-dire en couloir. Avec quelques pièges et réflexes nécessaires pour arriver au bout. Ne faites pas d’expériences trop en dehors du chemin prévu, ça m’a valu quelques morts. Les ennemis (cette fois bien connus de l’univers Sonic) nous attaquent, et ici il sera plus pertinent d’utiliser la Homing Attack que les autres systèmes de combat. En tout cas, on ne se retrouve plus comme dans Sonic Forces, face à des lignées de robots juste là à attendre qu’on les détruise. Ouf !

La présence de Green Hill nous rappelle que Frontiers est le jeu des 30 ans

Conclusion

Vous l’aurez compris, cette première impression de Sonic Frontiers est très positive ! Et ça me fait plaisir d’écrire ça puisque le dernier Sonic 3D qui m’a vraiment plu était Sonic Generations, sorti il y a pile 11 ans. Et depuis tout ce temps, on n’a eu que deux jeux 3D à se mettre sous la dent, il était donc grand temps que Sonic sorte de sa torpeur.
Le ton global a l’air plus sérieux que ce qu’on a vu pour les derniers jeux, le peu de cinématiques que j’ai vu n’avait pas de blagues futiles de mauvais goût. Pontac et Graff ont laissé leur place à Ian Flynn, ça se sent et c’est tant mieux !

Vous remarquerez que je n’ai pas parlé des musiques. Elles étaient très discrètes dans toute la démo, et parfois absentes. J’avais beau avoir un casque sur les oreilles, la PGW est un événement survolté et j’entendais plus les bruits de la foule en délire à d’autres stands que les quelques musiques du jeu.

Quel est le lien entre la dimension digitale, l’étrange gamine qui semble contrôler les ennemis du jeu, les Emeraudes du Chaos et les ancêtres de Knuckles ? Où diable est passé le Dr. Eggman ? Personnellement, j’ai hâte de le découvrir en jouant au jeu une fois qu’il sera sorti. J’espère que ce petit article vous aura donné envie aussi.
Et par-dessus tout, j’espère que cette fois-ci, nous ne serons pas déçus du résultat final.

J’ai même pu en profiter pour poser avec mon Hérisson bleu favori, alors c’était globalement une bonne journée.

Par Di-Luëzzia le 7 novembre

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