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Paru le samedi 5 septembre 2020

Sonic Dash - Test

Avec plus de 400 millions de téléchargements depuis son lancement en mars 2013, Sonic Dash est le jeu dématérialisé Sonic le plus utilisé au monde. Il repend le concept d’une course automatique en avant et des obstacles à éviter (aussi appelé Endless Runner), popularisé par Temple Run deux ans plus tôt.

Depuis sept ans maintenant, Sonic Dash a fait son chemin et a été mis à jour de nombreuses fois. Autrement dit, ceux qui ont pu ne pas aimer le jeu à cette époque parce qu’ils le trouvaient trop vide ou pas encore au point, ont toutes les chances d’apprécier le jeu à sa juste valeur aujourd’hui !

Un gameplay simple et efficace

Sonic Dash vous propose de faire courir un personnage dans un niveau en couloir à trois voies où s’enchaînent différents obstacles, que ce soit des badniks, des barrages, ou des gouffres. Le personnage avance tout seul, et il sera simplement question d’effleurer l’écran de votre mobile en haut, en bas, à droite ou à gauche pour contourner les barrières qui se dresseront devant vous. Première chose qui fait plaisir, ça va vite. Comme tout jeu Sonic qui se respecte, attention à avoir les bons réflexes au bon moment ! Vous pouvez aussi récupérer de nombreux bonus éparpillés sur la course, comme des anneaux, des étoiles rouges, les petits animaux contenus dans les badniks, ou des pièces de puzzles. Votre score augmente petit à petit pour faire augmenter votre niveau, ce qui vous fait débloquer de nouvelles zones au fur et à mesure. Détail intéressant, votre niveau est en fait un multiplicateur de score, qui vous fera atteindre des records démentiels au fur et à mesure de votre progression.

Seaside Hill et Snow Mountain

Les anneaux disséminés dans chaque niveau permettent de remplir la jauge de Dash, un turbo temporaire qui donne son nom au jeu. Pendant ce cours laps de temps, votre personnage fonce à toute berzingue, et détruit tout sur son passage, obstacles et badniks. De plus, tous les anneaux sont attirés à vous, ce qui augmente considérablement votre score. Concrètement, c’est le fameux boost que l’on connait depuis Sonic Rush et Sonic Unleashed.

Une rejouabilité qui donne envie

Comme la majorité des jeux sur mobile, cet opus a un côté répétitif qui ne dérange pas. Mais des efforts ont été faits pour éviter de tomber dans la monotonie. Certains gouffres sont plus grands que d’autres, et il faudra les traverser à coup de Homing Attacks contre quelques badniks, grâce à de simples pressions sur l’écran. Le couloir du niveau étant divisé en trois, chaque niveau se termine en vous proposant différentes directions. Elles sont toujours générées aléatoirement, et aident aussi à diversifier le jeu :
- Autre zone : on commence avec deux environnements, les cinq autres sont déblocables au fil du jeu.
- Looping : l’élément iconique de la Saga Sonic, avec moins d’obstacles mais plus d’anneaux
- Boss : combat contre Eggman ou Zazz, qui vous lancent eux-mêmes les obstacles à éviter.
- Aléatoire : un gros point d’interrogation, le jeu décide à votre place quelle sera la prochaine étape.
Ces fins de niveaux sont aussi l’occasion de faire des figures et d’augmenter votre score (et votre nombre d’anneaux), en suivant les flèches qui s’affichent à l’écran : haut, bas, droite, gauche, ici encore. C’est un élément de plus qui apporte de la variété au jeu, qui avec tout le reste, s’avère au final très divertissant.

Les deux Boss du jeu

Tout ce qui a été dit jusqu’à présent, c’est sympa pour jouer sur l’instant. Mais Sonic Dash propose aussi des options très sympathiques pour faire durer le plaisir. Jeu mobile oblige, de nombreuses options vous sont proposées pour dépenser votre argent, pour acheter des anneaux ou des étoiles rouges, mais ce n’est pas indispensable heureusement. Vous avez aussi la traditionnelle publicité à regarder pour gagner des anneaux gratuits, ou en doubler le nombre en fin de partie. C’est peut-être la seule chose qui nous donne l’impression d’être poussés à la consommation, autant dire que c’est relativement sage !

En revanche, vous pourrez dépenser vos anneaux dorés sans compter, tant vous en amasserez. Ils seront nécessaires pour acheter des Accélérateurs, différents objets offrant un score bonus en détruisant des badniks dorés ou en récupérant toute une lignée d’anneaux. Les autres seront disponibles sur le parcours, en lançant la petite roue de fortune du menu principal, ou en trouvant 4 pièces de puzzle disséminées sur la course. Bref, vous aurez largement de quoi agrémenter votre partie. Le jeu nous propose quotidiennement des missions à remplir, pour varier certains objectifs. Une douzaine de missions s’offrent à vous, comme détruire tel nombre de badniks, récupérer tel nombre d’anneau… Là encore, même si ces objectifs reviennent fréquemment, ils sont assez variés pour éviter l’ennui.

La Roue de fortune et le menu des Accélérateurs

Le son et l’image

Avec des environnements modernes dignes de Sonic Generations et de sa superbe direction artistique, Sonic Dash ne peut qu’être agréable à parcourir. Coloré et plein de vie, on remarque néanmoins une inégalité des graphismes d’un support à l’autre. Les éléments de décors sont plus présents sur iOS que sur Android, où les détails sont quand même moins fournis. Les personnages sont parfaitement modélisés, simplement rien à redire. De plus, le HUD est suffisamment clair et allégé pour que l’on sache où regarder chaque information sans risquer de se perdre.

Du côté de la musique, c’est aussi un sans-faute. Les thèmes les plus reconnaissables de la saga sont au rendez-vous, et la musique principale du menu est assez longue pour ne pas être redondante et énervante. On aurait peut-être aimé entendre parfois la voix de chaque personnage, mais il y en a tellement dans le casting que la tache aurait été inutilement compliquée pour les développeurs.

Golden Bay (City Escape) - à gauche sur Android, à droite sur iOS

Un roster de personnages conséquent…

Tout le gratin de la clique Sonic est présent, de Sonic Classique à Rouge, en passant par Charmy et Blaze. Si vous avez téléchargé le jeu avant 2015, vous avez certainement eu des événements vous offrant en plus du casting habituel des personnages d’Angry Birds, Hello Kitty ou Pac-Man. La version Android nous permet même de jouer avec Andronic, la mascotte d’Android aux couleurs du hérisson bleu. Un peu flippant, mais rigolo. Les 16 personnages de base sont donc largement dépassés, d’autant plus que Sonic Dash, six ans après sa publication, continue d’avoir des mises à jour, et ça c’est beau. On a ainsi pu, par le biais de jetons à collecter dans chaque niveau, gagner de nouveaux personnages, comme le Shadow Vampire, le Big Père Noël, Le Sonic du film de 2020, ou dernièrement Whisper et Tangle, premiers personnages de comics à rejoindre un jeu Sonic !

Les personnages multimédias font leur entrée dans les jeux

On regrette un manque de diversité dans les compétences de chacun, car ils ont tous exactement les mêmes attaques que Sonic Moderne (Spin Dash, Spin Jump, Homing Attack, Boost), ainsi que la même vitesse. Un peu dommage. Rouge faisant un Boost, c’est quand même pas banal… Malgré tout, ils ont des statistiques différentes, classées en 5 paramètres : Turbo, Multiplicateur de Score, Aimant, Bouclier et Départ éclair. Ces statistiques peuvent être boostées en regardant quelques publicités, mais surtout en dépensant des anneaux. Autrement dit, en refaisant les niveaux continuellement jusqu’à récupérer la somme requise. Les personnages ont aussi des petits animaux appropriés, dont la quantité sera doublée en fin de partie, lors du comptage de score. Par exemple, jouer avec Sonic doublera la quantité d’oiseaux bleus libérés, tandis que jouer avec Big doublera la quantité de pingouins, de lapins et d’écureuils sauvés. C’est un détail, mais assez important pour compléter le jeu.

…Mais très peu de zones différentes

Parce que le jeu contient certaines tâches à accomplir pour pouvoir le compléter, comme un 100%. C’est bien pour donner envie d’y jouer, mais ça sous-entend qu’un jour, on aura fait le tour du jeu et qu’on aura plus grand-chose à en retirer. Relativisons quand même, cette lassitude ne vient pas avant plus d’un an. La principale mission du jeu est ainsi de réparer les environnements. Vous commencez avec deux zones, l’éternelle Seaside Hill et Beach (qui est un dérivé de Seaside Hill), et pouvez en avoir sept à la fin. Quelques installations sont en ruines, et vous devez tout réparer au fur et à mesure, pour que les petits animaux aient des endroits où vivre et jouer. Pour peu qu’on aime l’univers de Sonic, l’objectif a le mérite d’offrir une implication, autre qu’en racontant une histoire. Courrez, libérez les animaux, gagnez des gemmes, construisez. Quand la zone est terminée, vous pouvez même choisir certains éléments de décorations plutôt que d’autres.

L’évolution d’une zone à travers la progression

Le côté négatif vient bien sûr quand vous avez terminé les sept zones. Les gemmes s’accumulent à ne plus savoir quoi en faire, et l’intérêt du jeu ne réside que dans la collecte de nouveaux personnages. Et c’est là qu’on se demande, pourquoi seulement sept zones ? Lors de la sortie de Sonic le Film, une huitième zone était disponible, sous les traits de San Francisco (autrement dit City Escape). Malheureusement, une fois l’événement passé, la zone a disparu du jeu, ce qui est vraiment dommage. Avec sa trentaine de personnages, le jeu gagnerait à avoir plus d’environnements, pour permettre plus de variétés de décors. Il faut dire que sur sept zones, trois sont dérivées de Seaside Hill, qui commence à devenir aussi indigeste que Green Hill Zone à force de la voir partout. Oups, Green Hill Zone est là aussi. Et ce n’est pas en transformant une zone nocturne en niveau ensoleillé que l’on sera bernés… Mention spéciale à Snow Mountain et Mushroom Hill, qui apportent un vent de fraîcheur dans un jeu Sonic moderne. Reste Sky Sanctuary, que l’on commence aussi à voir souvent depuis Sonic Generations.

Conclusion

Sonic Dash oscille constamment entre répétitif et diversifié. Le gameplay, qui a déjà fait ses preuves, s’adapte particulièrement bien à une saga basée sur le sentiment de vitesse. On répète toujours les mêmes gestes avec chaque personnage, mais tellement peuvent être débloqués qu’on accepte cette caractéristique, qui est de toute façon inhérente à tous les jeux mobiles de notre époque, quels qu’ils soient.

On pourra finir par pester sur le manque de diversité des environnements (peut-être une mise à jour dans quelques temps ?), mais la redondance qu’elle implique ne se ressentira pas avant d’avoir fini le jeu, ce qui peut demander plus d’une année. Autrement dit, vous pourrez profiter du jeu un très long moment avec un immense plaisir.

Temple et Mushroom Hill

Par Di-Luëzzia le 5 septembre

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